jazz / Piano

Festival International de Jazz de Montréal : Hiromi’s Sonicwonder au Théâtre Maisonneuve

par Rédaction PAN M 360

Avec plus de 20 ans de carrière, la pianiste de jazz Hiromi est passée avec brio d’un projet fascinant à un autre et s’est forgée une réputation comme l’une des artistes les plus explosives de l’histoire du jazz et comme ambassadrice mondiale de cet art. En 2023, elle a sorti Sonicwonderland, présentant peut-être le groupe le plus expressif, dynamique et polyvalent de sa carrière. Baptisé Hiromi’s Sonicwonder et composé d’Hadrien Feraud à la basse, de Gene Coye à la batterie et du trompettiste Adam O’Farrill, le groupe a poussé plus loin l’alchimie musicale distinctive de Hiromi : l’esprit de la fusion jazz-rock classique mêlé à une virtuosité d’origine classique, un funk envoûtant, des touches pop et, grâce à la trompette d’O’Farrill, le jazz acoustique à la pointe de la technologie.

Over more than 20 years as a recording artist, the jazz piano phenomenon Hiromi has shifted seamlessly from one spellbinding project to the next. In the process, she’s earned a reputation as one of the most explosive live performers in jazz history and a global ambassador for the art form. In 2023, she released Sonicwonderland, debuting perhaps the most expressive, dynamic and versatile working band of her career. Called Hiromi’s Sonicwonder and featuring Hadrien Feraud on bass, Gene Coye on drums and the trumpeter Adam O’Farrill, the group furthered Hiromi’s distinctive musical alchemy: the spirit of classic jazz-rock fusion melded with classically rooted virtuosity, entrancing funk, pop flourishes and, through O’Farrill’s trumpet, acoustic jazz’s state of the art.

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R&B / soul/R&B

Francos 2026 | Quand le hasard mène à Myra

par Sandra Gasana

À la base, je n’avais pas l’intention de couvrir le spectacle de Myra aux Francos. Mais entre le concert de Luiza et celui de Juste Shani, eh bien, il y avait 1 heure de battement, et c’est là que je me retrouve en face de Myra.

Je pensais découvrir cette artiste venue de France, accompagnée d’un guitariste/choriste/DJ, mais c’est au bout de quelques chansons que je me suis rendue compte que je la connaissais. En fait, j’étais tombée sur le morceau « des bisous » sur lequel elle a collaboré avec Aupinard (qui est également dans la programmation cette année), et j’avais eu un coup de cœur. Rien n’est par hasard.

Pour une première au Canada, elle avait déjà un petit fan club qui connaissait très bien ses morceaux et d’autres la découvraient. Parmi les instrumentaux qui sortaient des platines, nous avions un peu de tout, allant de la bossa nova au zouk/kompa.

« J’ai sorti un album en début d’année qui s’appelle YAPI » nous apprend-elle avant de nous jouer « Rebetiko » en mode voix-guitare et dont le clip a été tourné en Grèce, son pays natal. Sa voix me fait penser à celle d’Emma Peters, comme s’il y avait un filtre dessus.

Elle s’adresse à la foule à plusieurs reprises, en français et dans un anglais impeccable aussi, tout en mentionnant qu’elle produit et qu’elle monte ses propres clips. Une femme aux multiples talents.

Elle a aussi chanté des morceaux de son microalbum Après la pluie paru en 2025, comme « Des fleurs ». Elle a offert une surprise à son public en invitant Mauvaise Bouche sur scène, une artiste française que je ne connaissais pas du tout. Les deux ont collaboré sur « C’est bien » et leur complicité était palpable sur scène.

Elle a terminé son concert sur une note plus festive avec quelques effets sur sa voix et des rythmes dansants. Je ne regrette pas d’avoir atterri au Pub des Brasseurs par hasard, cela m’a permis de mieux découvrir Myra.

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bluegrass / folk-punk

Francos 2026 | Quebec Redneck Bluegrass Project et Alice Bro fusionnent au MTelus

par Michel Labrecque

Quoiqu’on pense du folk punk ou du bluegrass festif du Quebec Redneck Bluegrass project, assister à un de leur spectacle rend toute critique désuète ou inutile. Le groupe saguenéen, créé en Chine en 2006, a enflammé la salle MTelus, a sécrété des endorphines musicales dans un amphithéâtre quasi rempli.

En moins de deux chansons, le public, largement composé de vingtenaires et de trentenaires, dansait, claquait des mains et chantait à tue-tête. Le party allait durer près de 90 minutes, non stop.

Il y a quelque chose dans l’énergie du groupe, composé du compositeur JP Le Pad, de la violoniste Madeleine Bouchard, du mandoliniste Nicolas Laflamme et du contrebassiste François Gaudreault – en caleçon et bedaine à l’air- qui rappelle les Cowboys fringants. Mais en mode plus « alcoolisé », si je peux utiliser cette métaphore. Cela dit, point besoin de consommer quoique ce soit pour être emporté dans ce tourbillon, bien que leur avant dernier album s’intitule J’ai Bu.

Le QRBP est un phénomène populaire fascinant: ce groupe s’auto produit de façon indépendante, invite son public à fêter, à célébrer la vie, malgré ses aspects parfois difficiles. Le public semble se rassasier de cette authenticité. Et le mélange de bluegrass et de folk, avec des touches de punk, fonctionne à plein régime.

Beaucoup de pièces du récent Qu’acoustis-j Qu’ouïs-je Qu’entends-je ont été livrées, dont P’us d’planète, une chanson grivoise qui évoque la disparition de notre planète. Car c’est ça aussi le QRBP: une description du quotidien ou le ludique et le lucidité se côtoient. Avec des refrains comme : « Essaie d’élever des enfants par icitte » ou « On vend tu tout pis on crisse notre camp ? », qui posent des questions sur le sens de la vie, avant de relancer le party.

En première partie, Alice Bro a, elle aussi, enflammé la salle. La banjoïste, avec une grosse caisse sur son dos, était un complément parfait au QRBP. La jeune femme de Terrebonne décrit sa musique comme du « folk sale ». Dès le début de sa prestation elle a demandé au public: « Êtes-vous prêt à virer chaudaille avec nous? ».

Son premier album complet s’intitule 100 Filtres, en hommage à la cigarette, qui inclut des titres comme Lequel tu liches et Mange moi donc.

Alice Bro, qui compte parmi ses influences Bernard Adamus, Plume Latraverse et Mike Ward, aime provoquer. Tout en faisant parfois réfléchir.

Alice Bro est un OVNI étrange, qui semble avoir trouvé son public. Accompagnée d’un violoniste étonnant, d’une section de cuivres et d’un accordéoniste, en plus de la contrebasse, le « folk sale » d’Alice Bro s’est transformé en musique de cirque, avec des couleurs balkaniques, qui apportaient une touche de complexité musicale dans cette ambiance résolument festive et pas politiquement correcte pantoutte!

De tout évidence, le public a apprécié sa soirée. En cette époque incertaine, pourquoi pas « virer chaudaille » en attendant qu’il n’y aie « P’us d’planète » ?

Crédit photo: Productions Novak

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chant lyrique / classique / musique de chambre

Festival de musique de chambre de Montréal : Schubertiade à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

En clôture du Festival à la Maison symphonique de Montréal, seize musiciens se réunissent sur scène et célèbrent Schubert dans toute sa force expressive. Du Quintette pour piano et cordes « La Truite » à « La jeune fille et la mort », ces œuvres emblématiques traversent la lumière, la fragilité et la tension qui façonnent son univers. Portée par la présence collective des interprètes, le Barbican Quartet, la soprano Donna Brown, le pianiste Illia Ovcharenko, l’altiste Victor Fournelle-Blain, et le violoncelliste Denis Brott, cette Schubertiade promet une soirée inoubliable.

Sit onstage with the musicians for Schubert in its most intimate form: soprano Donna Brown performing The Trout, followed by the Trout Quintet and Death and the Maiden, arranged by Mahler for 16 strings. Performers include Illia Ovcharenko, pianist, the Barbican Quartet, violist Victor Fournelle-Blain and cellist Denis Brott.

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folk-pop / Piano / pop

Francos de Montréal : Coeur de pirate – En cavale à la salle Wilfrid-Pelletier

par Rédaction PAN M 360

Incontournable de la chanson francophone, Cœur de pirate est capable d’introspection et d’exaltation aussi bien que de subversion; avec sa voix intime et affilée, elle séduit comme elle surprend.
Icône pop internationale partageant sa vie et sa carrière entre le Québec et l’Europe, elle s’est produite à travers le monde depuis ses fulgurants débuts en 2008 – et, en 2025, elle revient sur scène pour présenter l’album Cavale. La voyant passer de la douceur aux envolées, ce nouveau spectacle à la scénographie grandiose présente autant la femme au piano que la star qui danse. On y retrouve sa distinctive manière – à la fois mélancolique et vibrante – de livrer l’émotion tout en invitant la foule à célébrer. Une soirée avec Cœur de pirate, c’est la volatilité des sentiments présentée avec un souci d’orfèvre, entre recueillement et exaltation. 

A defining voice in French-language music, Cœur de pirate crafts songs that are introspective, playful, and subtly subversive. Her intimate voice cuts deep, drawing listeners in.
An international pop icon, she has captivated audiences worldwide since her breakthrough in 2008, with a career that has flourished in Quebec and Europe. Now, in 2025, she returns to the stage with En cavale, her latest album. Her new concert blends quiet, heartfelt moments with soaring melodies, while a grand, dynamic set design highlights both the accomplished pianist and the electrifying performer who loves to dance. In her signature style—melancholy yet radiant—she pours her heart into every song, inviting the audience to share in the experience. An evening with Cœur de pirate is an emotional journey, equal parts reflection and celebration, brought to life with pure passion for the craft.

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hip-hop / rap français

Francos de Montréal : disiz à la scène Rogers

par Rédaction PAN M 360

CE SPECTACLE EST GRATUIT!

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ambient / électro-minimal / néoclassique

Festival International de Jazz de Montréal : Flore Laurentienne à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Mathieu David Gagnon travaille depuis longtemps dans l’ombre de projets remarquables en tant qu’arrangeur, orchestrateur, directeur musical et réalisateur. Tout en continuant de jongler avec les projets des autres, il a secrètement donné suite à une inspiration personnelle et a finalement dévoilé en 2019 son œuvre, Flore Laurentienne, Volume I suivie en 2022 de Volume II. Mariage étrangement naturel entre orchestre à cordes et synthétiseurs analogues des années 60 et 70, Flore Laurentienne est une invitation à la contemplation. Les albums de Flore Laurentienne Volume I et Volume II sortis via Costume Records ont conquis le public et séduit les critiques, récoltant deux Félix au Gala de l’ADISQ 2020 et le trophée du Meilleur album expérimental au GAMIQ la même année. Les albums ont également recueilli plusieurs nominations au Gala de l’ADISQ, au Prix JUNO ainsi que sur la longue liste du prestigieux Prix de musique Polaris. La pièce Fleuve No. 1 s’est retrouvée en ouverture du défilé de la maison Chanel à la Paris Fashion Week 2022. 8 tableaux, le dernier album de Flore Laurentienne, est paru le 1er mars 2024 sur Secret City Records. Sur ce nouvel album concept, le compositeur, orchestrateur et musicien, puise l’inspiration dans les œuvres de Jean Paul Riopelle.

Mathieu David Gagnon has long worked behind the scenes on remarkable projects as an arranger, orchestrator, musical director, and producer. While continuing to juggle other people’s projects, he secretly pursued a personal inspiration and finally unveiled his work, Flore Laurentienne, Volume I in 2019, followed by Volume II in 2022. A strangely natural marriage between string orchestra and analog synthesizers from the 60s and 70s, Flore Laurentienne is an invitation to contemplation. The albums Flore Laurentienne Volume I and Volume II, released via Costume Records, won over audiences and critics alike, garnering two Félix awards at the 2020 ADISQ Gala and the Best Experimental Album trophy at the GAMIQ that same year. The albums also received several nominations at the ADISQ Gala, the JUNO Awards, and on the long list for the prestigious Polaris Music Prize. The piece Fleuve No. 1 was featured as the opening number for the Chanel fashion show at Paris Fashion Week 2022. 8 tableaux, Flore Laurentienne’s latest album, was released on March 1, 2024, on Secret City Records. On this new concept album, the composer, orchestrator, and musician draws inspiration from the works of Jean Paul Riopelle.

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folk

Francos 2026 | Gab Bouchard garde une trace de ses spectacles intimes

par Samuel Lemieux

Gab Bouchard a transformé les Francos en véritable défouloir collectif — une foule compacte, remplie à rebord, déjà conquise avant même la première vraie montée. Dès les premières minutes, petit moment de flottement : il semble chercher ses mots, il marmonne et puis se lance à fond dans la performance. Loin de casser l’élan, ça humanise le moment. Puis, rapidement, tout se place. La voix devient claire, solide, portée par une foule en extase qui chante comme si chaque refrain lui appartenait.

Sur scène, ça respire le plaisir. Pas de discours prémâché, pas de posture calculée : Gab Bouchard est terre à terre, présent, sincère. Il joue, il s’amuse, et ça se sent. Chandail fleur de lys sur le dos, il incarne une forme de fierté simple, jamais lourde. Et autour de lui, le band suit avec une cohésion impressionnante — un groupe “cool” au sens pur, capable de passer du tight au presque free jam sans perdre le fil.

Musicalement, le spectacle navigue dans un territoire riche et éclaté. Il y a du Cowboys Fringants dans l’ancrage folk et rassembleur, mais aussi quelque chose de plus éclaté, presque expérimental. Un harmonica qui rappelle Dylan avec son contrôle des notes impeccable. Des touches de synthé qui rappellent Genesis, des moments où ça décolle dans une énergie “Dylan goes electric”, croisée avec un côté plus théâtral, crié, expressif — quelque part entre Bowie dans sa période Spider from Mars et un rock bien sentie.

Et le public, justement. Des moustaches partout dans la foule, clin d’œil affectueux devenu symbole de ralliement. Ça tape des mains, ça hurle, ça porte chaque montée. Il y a une reconnaissance palpable dans l’air — comme si l’artiste lui-même était encore un peu surpris, presque ému, de se retrouver sur cette grande scène, devant cette marée humaine.

Le final arrive avec une énergie digne de Tom Petty and the Heartbreakers : direct, fédérateur, imparable. La foule en redemande. Un rappel s’impose. Et quand “Pleure baby pleure” retentit, c’est l’explosion finale — un moment suspendu, collectif, chargé d’émotion.

Un show imparfait, vivant, profondément humain. Et surtout, un show qui appartient autant à Gab Bouchard qu’à la foule qui l’a porté toute la soirée.

Crédit photo: Productions Novak

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rap / rap français

Francos 2026 | Juste Shani, la voix qui réécrit les codes du rap

par Sandra Gasana

Je l’ai découverte sur les réseaux sociaux à travers quelques « reels » qui sont devenus viraux tellement son talent de rapeuse était impressionnant.

Elle faisait donc partie des artistes qu’il fallait absolument que je découvre plus en profondeur.

Accompagnée par un DJ et un musicien au clavier et à la guitare, Juste Shani est apparue sur scène toute vêtue de rouge : une jupe en latex courte assortie à ses bottes également rouges et un top rouge et noir. Fidèle à elle-même, sa prestance sur scène est aussi impressionnante que sur les réseaux sociaux. Elle dégage une force de caractère qui inspire le respect et démontre la détermination de l’artiste.

Elle débute avec le morceau « Schengen » qui soulève la foule, certains semblent la connaitre, d’autres la découvrent. Ce morceau figure dans son microalbum Diamant Noir, paru en janvier 2025. D’ailleurs, elle a inclut plusieurs morceaux tels que « Princess », « Got U », « Liyana » sur laquelle elle a fait chanter le public et « Brillance ».

Le thème du rêve, surtout de suivre nos rêves, est revenu à plusieurs reprises. Elle partage son vécu, son parcours et comment elle en est arrivée à venir jouer aux Francos de Montréal. Non seulement son rap est intelligent, mais elle chante très bien aussi. Son fan club à Montréal connaissait toutes ses chansons

« Dans cette partie du spectacle, je vais recréer les ambiances des soirées open-mic, c’est là que j’ai commencé », annonce-t-elle, en invitant des festivaliers à monter sur scène et partager leur talent.

Elle a même chanté « La Vraie Vie », un freestyle qu’elle a partagé lors de la cérémonie des Flammes et qui est devenu viral. En fait, tout ce qu’elle fait devient viral. Elle réécrit les codes du rap, se démarque grâce à sa plume originale, sa confiance en elle et son côté militant.

Elle a terminé le concert avec une portion plus festive et dansante, avec « Tout Schuss », « I Got U », avec son DJ qui a animé la foule, avant de terminer avec « Epilogue », qui parle de son choix de suivre son rêve.

Crédit photo: Production Novak

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