musique contemporaine

FLUX x Vivier x QMP 2026 | Épatants quatuors de George Lewis par Bozzini

par Frédéric Cardin

Il y avait foule dans la petite salle de La Chapelle Scène contemporaine hier soir pour venir entendre deux quatuors à cordes de George Lewis, interprétés par le Quatuor Bozzini. Qui plus est, le compositeur de 74 ans était présent pour manifester son appréciation du jeu enlevant des musiciens montréalais. 

ENTREVUE AVEC ALISSA CHEUNG DU QUATUOR BOZZINI 

C’est le Quatuor 4.5 ‘’Partial Truth’’ qui a été le premier à être joué (pour comprendre la numérotation inusitée offerte par Lewis, réponse dans les entrevues). On est vite emballé : la musique de Lewis est hyperactive, fourmillant continuellement de textures saillantes (grincements, glissandos, sons filés, mitraillage de l’archet bondissant sur les cordes, etc.). Dans ce quatuor, aucun moment ne reste inhabité, même si la trame de la partition ne donne jamais l’impression d’être saturée. L’activité énergique, frétillante de pointillisme délicat et nerveux, est incessante. Mais, le plus remarquable, c’est le sentiment de pulsation qui en ressort, une pulsation qui n’est jamais vraiment suggérée de manière évidente. Celle-ci existe finit par nous habiter, en dépit de son ostentatoire… absence explicite. Lewis est un fan de philo, dit-il. Je dirai donc que le beat, le groove, si invisible dans l’étant de sa musique, existe pleinement en tant qu’être intersubjectif en chacun de nous, auditeur-ices. 

Le quatuor suivant était le no 2.5 ‘’Playing with Seeds’’ plus disparate dans sa construction, déployant une énergie moins soutenue, plus fracturée, mais lui aussi rempli de textures excitantes (dont cette boule de caoutchouc frottée sur le corps du violoncelle et de l’alto, et créant un ronronnement organique franchement amusant, que j’aurais pris encore plus!). 

Rarement, il me semble, musique rigoureusement abstraite et atonale n’aura été aussi excitante à écouter. Une ovation méritée a conclu la prestation exceptionnelle de précision et de maîtrise technique des quatre membres du quatuor Bozzini (nommons-les : Isabelle et Stéphanie Bozzini, Alissa Cheung et Clemens Merkel). 

En première partie de concert, et en total contraste avec la musique de Lewis (c’est un peu la recette des concerts de Québec Musiques Parallèles, et on aime ça), il y avait une longue composition de Patrick Giguère, Ce qui frémit, pour viole de gambe et synthétiseur. La composition fonctionne avec le système d’intonation juste, sorte de microtonalité bien tempérée de 22 notes par gamme. 

On a entendu une musique déployée comme des mouvements de marées, avec des épisodes ascendant, très lentement sur de longues notes soutenues, vers des moments plus actifs et puissants (mais très raisonnablement. Rien de tonitruant ici), puis décroissants. Un mélange de drone et d’ambient. C’est dans le premier tiers de la pièce que j’ai eu le plus de plaisir, particulièrement au premier maximum ‘’maréal’’, là ou le synthétiseur de Daniel Áñez semble émerger des profondeurs aquatiques pour clapoter subtilement en accompagnant la viole qui se fait elle aussi plus bouillonnante. Le dernier tiers de la pièce, par contre, m’est apparu trop long, malgré un crescendo final qui faisait bel effet. 

Marie-Loup Cottinet à la viole de gambe s’est particulièrement démarquée dans une partition en intonation juste qui doit être très difficile à bien exécuter, et surtout à accorder!

Photo: Pierre Langlois pour QMP/ FLUX

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avant-rock / bruitiste / free jazz / free-rock / musique contemporaine

QMP 2026 | Ackermann et D’Orion : la complémentarité des extrêmes

par Frédéric Cardin

On aurait difficilement pu faire plus contrasté en termes de programmation de concert, hier soir à La Chapelle Scènes contemporaines. Québec Musiques Parallèles présentait un double programme consacré, en première partie, aux Rimes défaites par le Sphinx de Geneviève Ackermann, pour deux voix et deux guitares en intonation juste, puis, en deuxième portion au projet Mes fantômes d’Érick D’Orion, dont je vous ai parlé dans sa version discographique sortie récemment.

LIRE MA CRITIQUE DE L’ALBUM MES FANTÔMES D’ÉRICK D’ORION

Autant l’œuvre d’Ackermann est épurée, poétique et millimétrique dans ses détails, autant celle de D’Orion est maximaliste, éclatée, bruitiste et profondément jouissive. Rimes défaites par le Sphinx est un cycle de chansons, interprétées par Geneviève Ackermann elle-même et Florence Tremblay aux voix, accompagnées par les guitares classiques de Francis Brunet-Turcotte et Alexandre Éthier. Les chansons, je l’ai dit, sont construites selon le principe d’intonation juste, une gamme de 22 notes (la gamme normale en contient 12) qui comprend donc des tons intermédiaire entre les bémols/dièses habituels. Il s’agit donc d’une forme de microtonalité, mais qui, par sa rigueur structurelle, me permet de l’appeler ‘’microtonalité tempérée’’.  Le résultat est à la fois déroutant (au début), puis étrangement agréable. On a parfois l’impression d’entendre un mariage entre l’Ars nova médiéval et les créations de Meredith Monk. C’est beau et subtil, c’est d’une grande finesse et les interprètes sont excellents. Ackermann et Tremblay ont réussi à ajuster leurs harmonies, parfois fragiles, avec aplomb. À côté, Éthier et Brunet-Turcotte ont fait paraître aisée leurs partitions qui sont, en vérité, redoutablement complexes à interpréter, et ce sur des guitares spécialement conçues pour la cause de l’intonation juste. Oui, comme pour Angine de Poitrine, mais avec des résultats plus poussés et, curieusement pas toujours aussi ‘’weird’’. C’est que, la microtonalité utilisée ici ne l’est pas de façon cosmétique, comme chez le duo de Saguenay. Donc, pas le même besoin de la ‘’montrer’’. Elle est là, comme en écho, ou comme des fantômes distillés dans une fabrique générale qui finit par nous apparaître, au final, étrangement ‘’normale’’. 

Parlant de fantômes, ceux d’Érick D’Orion en deuxième partie avaient de quoi nous hanter longtemps après avoir été invoqués sur scène. Le principe de la musique du Montréalais accompagné de musiciens du Saguenay (et de Bernard Falaise en remplacement de Michel Potiron à la guitare) est de laisser les artistes interpréter ses idées en n’ignorant pas leurs ‘’fantômes’’ personnels, ou leurs influences stylistiques, si vous préférez. L’esthétique de D’Orion est bien plantée dans le rock extrême et le bruitisme. Mais ce qu’on a entendu (et qui n’est pas une simple redite de l’album) était bourré de références multiples, à la fois instillées par le compositeur (et chef d’orchestre pour l’occasion) et exprimées avec individualité par les artistes, tous très bons (je leur lève mon chapeau : Stéphane Beaulieu à la basse, Marie-Pierre Brasset aux synthétiseurs Moog Grandmother, Émile Boucher Cloutier aux percussions, Réal Gagnon à la batterie et Nicolas Gobeil à la trompette). Quel plaisir de hocher du crâne sur des rythmes bien bétonnés, lourds et expressifs, d’être submergés par le délirium cacophonique de tutti totalement free et d’entendre des références à Pendulum, à Philippe Brach et même à Bach (rare moment d’accalmie, ici magnifique dans son onirisme contemplatif, et inspiré d’une Passacaille du génie baroque). Des trois longues pièces au programme de D’Orion, la deuxième seulement semblait moins convaincante sur le plan structurel, même si elle était plaisante. Comme un patchwork où chaque musicien présentait son « influence » (sous la forme d’un morceau musical personnel et déterminant), comme une suite de mouvements disjoints. Pas beaucoup d’intégration des différents matériaux ensemble. Mais, tel que mentionné, de nombreux moments agréables néanmoins (c’est là que nous avons entendu l’épisode transcendant de Bach). 

Pour des puristes, cette juxtaposition iconoclaste est une hérésie. Pour les authentiques musicophiles ouverts d’esprit, c’était un bonheur réaliste, car quand on aime vraiment la musique créative, on n’est pas collés à des principes structurels pour apprécier un concert. On peut passer d’une extrême à l’autre sans broncher, car c’est pas mal comme ça que ça se passe dans nos têtes (comme l’a dit une spectatrice lors de la discussion après-concert).  

Une formule à rééditer sans hésitation.

expérimental / contemporain / improvisation libre / musique contemporaine

QMP 2026 | De l’imaginaire du Tarot à la transcendance d’une plante, la matière sonore s’offre une soirée d’improvisation

par Alexandre Villemaire

Québec musiques parallèles (QMP), cet évènement musical ambulant initié par le Quatuor Bozzini (Montréal) Tour de bras (Rimouski) avec la complice E27 musiques nouvelles (Québec) s’ouvrait mercredi soir à La Chapelle Scènes Contemporaines. Pendant 4 jours, des artistes se réuniront dans des performances aux dimensions variées et livreront un aréopage de musiques éclaté regroupant performances, art audio et musique expérimentale aux pratiques variées dans un esprit de partage et de circulation de ces musiques en dehors des festivals spécialisés. 

Dans la boîte noire qu’est le Théâtre La Chapelle, pour commencer ce marathon de concert, nous avons eu droit à deux productions qui amenaient le public à entendre la matière sonore sous deux approches stylistiques différences avec Mélanie Bourassa, Nicolas Bernier, Jim Denley et Éric Normand.

En première partie de ce double plateau, c’est le nouveau duo Super scintillant formé de Mélanie Bourassa et Nicolas Bernier qui a présenté son projet Tarot. Les deux complices mixent dans leur duo le son de la clarinette basse, joué par Bourassa, aux sons du synthétiseur modulaire de Bernier. La performance qu’ils ont donnée est dans la ligne directe de la création de leur premier album éponyme, sorti sous étiquette Ambiance magnétique. C’est avec ce jeu de cartes, associé fortement à l’art divinatoire pour prédire son avenir, qu’ils créent leur musique. Ce n’est pas non plus le traditionnel tarot de Marseille qui est employé, mais un jeu de cartes bien spécifiques avec des images et des associations bien particulières d’affects et de symboles, dessinés par Caroline Séguin, flûtiste de l’Orchestre Métropolitain. En faisant pigé aux membres du public des cartes, ils comprovisent ensemble autour de ce que le hasard des cartes leur donne. Des associations comme soleil/lune, tortue et licorne magique, donnent lieu à un jeu allant de sonorité sobre et plaintive. Une autre série de carte mettant l’image de la montagne et des météorites superpose des sonores éclaté et suraigus maintenu par un ostinato rythmique percussif créé par Bernier alors que le rappel, inspiré par un champignon, peignait littéralement sous nos yeux un tableau sonore où le matériau sonore, au timbre anxieux se propage tel un cordyceps, ce champignon parasitaire qui infecte les insectes. Voir et entendre les deux musiciens dans cet échange télépathique, évolué avec les idées lancées par l’un et l’autre, s’influencer et modifier leur jeu et leurs sons.

La musique du duo Plant formé d’Éric Normand et de l’Australien Jim Henley s’inscrivait dans une même démarche artistique de création, mais avec un matériel sonore différent. Alors que Super scintillant travaille avec des sons réels et des sons traités sur support, Plant utilise la gamme de sons bruts qui composent leur instrument, et ce dans leur ensemble. Avec une flûte, un saxophone et une basse électrique, tour à tour amanchée de différents objets pour venir en altérer le timbre. C’est cette manipulation d’objets qui s’insèrent de manière organique soit dans le pavillon du saxophone, entre les cordes de la guitare, qui crée un matériau musical qui est en évolution constante. La maîtrise instrumentale de Denley est captivante et inventive tout comme l’est la communication qui unit les deux interprètes dans ce qui a été une œuvre-fleuve improvisée d’au moins 40 min transcendantales. Pas de répétition, pas de partition ni d’idée préconçue. Seulement que l’écoute de son environnement…et une plante pour guider sa musique. Que ce soit dans sa démarche ou dans son produit, la musique nouvelle et expérimentale a toujours de quoi surprendre.

crédits photos: Pierre Langlois

Afrique / blues saharien / Musiques du Monde

MUZ : Djely Tapa au Studio TD

par Rédaction PAN M 360

Avec Dankoroba, Djely Tapa poursuit sa vision artistique à la croisée des cultures malienne et occidentale, passées, présentes et futures. Originaire de la région de Kayes, dans l’Ouest du Mali, Djely Tapa partage le verbe empreint de sagesse et l’art vocal des griots, figures emblématiques de la société malienne ancienne et contemporaine, dont les origines remontent à l’Empire Mandingue du 13e siècle. Son répertoire mêle traditions mandingues, blues du désert et sonorités électroniques. Elle a fait ses débuts en solo en 2019 avec son album Barokan (prix JUNO 2020 – Album musiques du monde de l’année), et son album Dankoroba a reçu le prix JUNO Album musique globale en 2025.

With Dankoroba, Djely Tapa continues to pursue his artistic vision at the crossroads of Malian and Western cultures—past, present, and future. A native of the Kayes region in western Mali, Djely Tapa embodies the wisdom-filled words and vocal artistry of the griots—iconic figures of both ancient and contemporary Malian society, whose origins date back to the 13th-century Mandinka Empire. Her repertoire blends Mandinka traditions, desert blues, and electronic sounds. She made her solo debut in 2019 with her album Barokan (2020 JUNO Award for World Music Album of the Year), and her album Dankoroba received the 2025 JUNO Award for Global Music Album.

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musique contemporaine / trad

MÁM de Teaċ Daṁsa : l’Irlande de tous les fantasmes

par Frédéric Cardin

L’Irlande est un objet qui stimule l’imaginaire. Une île qui baigne dans la mer, mais surtout une culture et un peuple qui baignent dans une mémoire de brouillard et d’écume. C’est cette Irlande mâtinée de symboles et de tendres impressions, ainsi que de fougue et d’empoignes, que le chorégraphe Michael Keegan-Dolan a voulu présenter au public montréalais hier avec ce Mám (qui a plusieurs significations en gaélique, allant de col de montagne à obligation à ‘’en avoir plein les mains’’) , créé en 2019. Une vingtaine de danseurs et de musiciens occupaient pleinement la scène du Théâtre Maisonneuve.

Parlant de visions fantasmagoriques, c’est d’ailleurs sur une scène initialement inquiétante qu’est lancée la pièce. Un personnage à tête de bouc, tenant un concertina (un petit accordéon hexagonal) se tient derrière une fillette couchée en robe blanche. Apparaissent une dizaine d’autres personnages, masqués. Mais que se passe-t-il? Rassurez-vous : l’honneur est sauf, les masques se lèvent, l’homme-bouc est un musicien qui commence à interpréter une mélodie de style traditionnel alors que les autres commencent à s’agiter, en semblant vouloir sortir de leurs esprits des souvenirs camouflés. 

Le concertina poursuit sa lancée, les danseurs tournoient et s’organisent. Métaphore, peut-être, de la naissance d’un peuple dans le mystère et la magie. Car, dans la mythologie celtique d’Irlande, l’homme-bouc (Púca) est un personnage important, redouté car farceur, mais pas forcément méchant. Puis, Puck Fair (Aonach an Phoic) est une fête traditionnelle, l’une des plus anciennes d’Irlande, qui se déroule chaque année du 10 au 12 août à Killorglin, dans le comté de Kerry. Incidemment, c’est à Kerry que le chorégraphe a puisé son inspiration pour sa chorégraphie. 

La fête prend son envol, toujours au son du concertina qui n’arrête pas une seconde pendant la première partie du spectacle, environ 35 minutes! Les mouvements de la troupe s’entrecroisent, les élans s’envolent puis se distillent les uns dans les autres, quelques pas de deux interrompent les célébrités, qui tournent parfois au vinaigre et au tangage d’ivresse (on le sait, les Irlandais se battent et se saoulent. Les Gaulois n’avaient rien inventé. Ils étaient en partie celtes eux aussi, d’ailleurs). Parfois deux groupes crient viscéralement les uns vers les autres. Parfois aussi, deux individus tournoient sur eux-même comme des derviches, mais avec des chaises dans les mains! Je me suis dit que si l’un ou l’autre en échappait une, ça pourrait être catastrophique. Mais bon, j’ose imaginer qu’elles étaient attachées, d’une manière ou d’une autre. 

La deuxième partie apporte un contraste assez frappant, avec l’arrivée soudaine de tout un orchestre en support au concertina solo, qui commençait, je serai honnête, à étirer la sauce, malgré sa remarquable virtuosité. 

Un violon, donc, s’ajoute, ainsi qu’un piano et un synthétiseur, une contrebasse, une batterie, un hautbois/cor anglais, une guitare. Cette partie s’amorce sur un solo de violon (une fantaisie de Telemann). 

C’est un raffinement euro-continental qui évoque, peut-être, une certaine européanisation de l’Irlande, et la confrontation entre ses racines et celles du continent. Les danseurs commencent par assister, comme on le ferait devant un film, au spectacle musical. Puis, à l’instar de l’orchestre qui ajoute du muscle et de la modernité, les danseurs interviennent, dans des échanges parfois symbiotiques, parfois conflictuels. On devine le combat entre l’adaptation et la résistance, entre le cosmopolitisme et le nationalisme, entre le monde et les racines du terroir. Ces échanges occupent la deuxième partie, dont la musique se fait groovy, parfois menaçante d’une façon contemporaine dissonante. 

Un passage empreint de sensualité évoque un retour au bercail, ou aux sources : l’un des danseurs (James Southward) embrasse explicitement les autres, hommes et femmes, danseurs et musiciens (sauf un, rejeté pour on ne sait quelle raison, mais ça fait bien rire le public). À partir de là, on perçoit une synthèse se construire, très efficacement illustrée par la musique, sans laquelle rien de tout cela ne serait aussi bien compréhensible. C’est la plume de Cormac Beagley, entre autres, qui en est responsable. Le mélange de rock, de trad, de groove et d’atonalisme roule très efficacement. 

La finale est surprenante. Car suite à un crescendo d’intensité porté par la trame musicale, et dont la conclusion aurait pu être satisfaisante, Keegan-Dolan choisit plutôt de présenter une coda visuellement et musicalement teintée de mysticisme vaguement religieux, planant et angélique. Les artistes chantent la Passion selon Saint-Matthieu de Bach. Quel est le message, exactement? Je ne peux dire. La dernière image est puissante : un spot lumineux dont on reçoit l’éclat en plein yeux s’éteint graduellement, en me faisant penser à un phare de la côte irlandaise, disparaissant lentement dans la nuit profonde. 

Malgré quelques longueurs ici et là (je pense que la première partie aurait pu être rationnalisée d’une dizaine de minutes, et la deuxième, peut-être autant), Mám est une création inspirante et poétique sur l’Irlande et les visions qu’elle évoque dans notre inconscient collectif. 

Il faut souligner la contribution remarquable des musiciens, dont le joueur de concertina (Cormac Beagley) et la violoniste (Agnieszka Opiola), excellente dans ses interventions de style baroque au début de la deuxième partie. 

Bien, bien au-delà de Riverdance et des lieux communs du genre, Mám divertit et nourrit avec force et invention. 

MÁM se poursuit jusqu’au 4 octobre et est présenté par Danse Danse

INFOS ET BILLETS

Afrique / art-pop / diversité culturelle

MUZ : Deo Munyakazi, Lydol, Noé Lira, Rémi Cormier, Zalam Kao et Chacón au Studio TD

par Rédaction PAN M 360

Deo Munyakazi

Deo Munyakazi est un artiste rwandais dont la musique transforme l’inanga, le plus ancien instrument à cordes du Rwanda, en un pont vivant entre héritage ancestral et création contemporaine. Formé auprès du maître Mushabizi Jean-Marie Vianney à Gakenke, il s’impose dès 2015 comme l’une des voix les plus singulières de sa génération. Son parcours international l’a mené sur des scènes en Afrique, en Europe et en Amérique du Nord,Ses collaborations témoignent d’une capacité rare à traverser les genres. Basé à Montréal, Deo fait aussi partie du collectif Constellation de cordes, porté par le Centre des musiciens du monde, avec lequel il tourne à travers le Canada. Il se présente en formule trio, offrant une expérience scénique où l’inanga dialogue avec des textures contemporaines et des arrangements modernes, créant un son à la fois intime, riche et résolument actuel.

Deo Munyakazi is a Rwandan artist whose music transforms the inanga—Rwanda’s oldest stringed instrument—into a living bridge between ancestral heritage and contemporary creation. Trained by the master Mushabizi Jean-Marie Vianney in Gakenke, he has established himself since 2015 as one of the most distinctive voices of his generation. His international career has taken him to stages across Africa, Europe, and North America; his collaborations demonstrate a rare ability to transcend genres. Based in Montreal, Deo is also a member of the Constellation de cordes collective, supported by the Centre des musiciens du monde, with which he tours across Canada. He performs as part of a trio, offering a live experience where the inanga interacts with contemporary textures and modern arrangements, creating a sound that is at once intimate, rich, and decidedly contemporary.

Lydol

Première slameuse finaliste au Prix Découvertes RFI, Lydol, a su imposer son nom et sa discipline, le slam, sur la scène contemporaine. Originaire du Cameroun, elle marie avec une grâce maîtrisée la musique et la poésie créant un pont sensible entre émotions et rythmes. Sur scène, Lydol lie la puissance des mots à une musicalité subtile. Révélée par la compétition « L’Afrique a un Incroyable Talent » elle est reconnue en 2024 par le département d’État des USA comme Jeune Leader Africain dans le cadre du Mandela Washington Fellowship. Artiste plurielle, elle utilise le slam comme un outil de célébration, de résistance, de transmission, et d’éveil. Elle incarne ses textes de manière théâtrale et musicale en mêlant d’autres disciplines à ses spectacles, une manière de populariser le slam auprès d’autres publics et de sortir des cadres intimistes. Sa démarche artistique se double d’une ambition éducative. Ses ateliers d’écriture, d’éloquence et de prise de parole l’amènent à coacher de nouvelles plumes. Elle fonde en 2022 l’Association SHEroes qui aide et accompagne les femmes et jeunes filles victimes de violences. Son spectacle Elixir est une expérience scénique envoûtante ponctuée de textes poétiques et chansons où les mots s’infusent aux sonorités de l’Afro fusion, du Modern Jazz et de l’Afro soul.

As the first female slam poet to reach the finals of the RFI Découvertes Award, Lydol has made a name for herself and established slam poetry as a prominent art form on the contemporary scene. Originally from Cameroon, she blends music and poetry with masterful grace, creating a delicate bridge between emotions and rhythms. On stage, Lydol combines the power of words with subtle musicality. Discovered through the competition “Africa’s Got Talent,” she was recognized in 2024 by the U.S. Department of State as a Young African Leader as part of the Mandela Washington Fellowship. A multifaceted artist, she uses slam poetry as a tool for celebration, resistance, transmission, and awakening. She brings her texts to life through theatrical and musical performances, blending other disciplines into her shows—a way to make slam poetry accessible to a wider audience and move beyond intimate settings. Her artistic approach is complemented by an educational mission. Through her workshops on writing, public speaking, and eloquence, she mentors emerging writers. In 2022, she founded the SHEroes Association, which helps and supports women and girls who are victims of violence. Her show Elixir is a spellbinding stage experience punctuated by poetic texts and songs where the words blend with the sounds of Afro-fusion, modern jazz, and Afro-soul.

Noé Lira

Noé Lira est une autrice-compositrice-interprète, comédienne et productrice québéco-mexicaine qui transforme le concert en expérience totale, habitée et rassembleuse. Formée en théâtre et en danse, elle développe une signature scénique explosive, sensible et profondément incarnée, où musique, mouvement et narration se rencontrent dans une approche rituelle singulière. Révélée Radio-Canada 2022-2023 et nommée aux prix ADISQ, GAMIQ et Latin Awards Canada, elle a présenté plus de 100 concerts au Canada, notamment au Festival International de Jazz de Montréal, au Festival en chanson de Petite-Vallée et aux Nuits d’Afrique. Avec son nouveau projet, OCEANICA (2026), réalisé par Jean Massicotte, elle affirme une pop cinématographique bilingue (FR/ES), organique et contemporaine, à la croisée de la pop alternative, des musiques globales et des arts vivants. En spectacle, OCEANICA est un concert-performance immersif, à la croisée de la chanson, des musiques du monde et des arts vivants. Le projet se distingue par une écriture scénique intégrée où voix, mouvement et lumière composent une expérience sensorielle accessible et singulière.

Noé Lira is a Quebec-Mexican singer-songwriter, actress, and producer who transforms her concerts into immersive, soulful, and unifying experiences. Trained in theater and dance, she has developed an explosive, sensitive, and deeply embodied stage presence, where music, movement, and storytelling converge in a unique, ritualistic approach. A Radio-Canada “Révélée” for 2022–2023 and a nominee for the ADISQ, GAMIQ, and Latin Awards Canada, she has performed over 100 concerts in Canada, notably at the Montreal International Jazz Festival, the Festival en chanson de Petite-Vallée, and Nuits d’Afrique. With her new project, OCEANICA (2026), directed by Jean Massicotte, she showcases a bilingual (FR/ES), organic, and contemporary cinematic pop style at the intersection of alternative pop, world music, and the performing arts. On stage, OCEANICA is an immersive concert-performance that blends song, world music, and the performing arts. The project stands out for its integrated stage design, where voice, movement, and light come together to create an accessible and unique sensory experience.

Rémi Cormier

Trompettiste jazz canadien, nommé Révélation Jazz Radio-Canada en 2023, son premier album Glimpse mêle jazz européen, moderne et influences nord- africaines, tout en abordant l’impact des réseaux sociaux. Son dernier album, Rich State of Mind sorti en janvier 2026, s’inspire du hip-hop et met en vedette Braxton Cook et David Binney. Rémi s’intéresse aux formes de richesse non matérielles à travers une musique à la croisée des genres. Il a joué avec de nombreux grands noms du jazz tels qu’Alain Caron, Oliver Jones, Vox Sambou, ainsi que Dave Holland, Randy Brecker et Chris Potter. Fusionnant le jazz avec l’énergie du hip-hop, des textures électroniques et une créativité sans limites, ce projet propose un son audacieux et résolument moderne. Ses compositions mêlent séquences rythmiques, improvisation jazz et couches électroniques pour créer un univers sonore électrisant.

A Canadian jazz trumpeter named Radio-Canada’s Jazz Revelation in 2023, his debut album, Glimpse, blends European and modern jazz with North African influences, while exploring the impact of social media. His latest album, Rich State of Mind, released in January 2026, draws inspiration from hip-hop and features Braxton Cook and David Binney. Rémi explores non-material forms of wealth through music that bridges genres. He has performed with many jazz greats, including Alain Caron, Oliver Jones, Vox Sambou, as well as Dave Holland, Randy Brecker, and Chris Potter. Blending jazz with the energy of hip-hop, electronic textures, and boundless creativity, this project offers a bold and resolutely modern sound. His compositions blend rhythmic sequences, jazz improvisation, and electronic layers to create an electrifying soundscape.

Zalam Kao

Zalam Kao, groupe montréalais formé en 2024 de la fusion de cinq artistes aux influences éclectiques, incarne l’essence de la musique du monde en faisant rayonner la diversité culturelle de la ville. Avant tout un groupe d’amis, Zalam Kao pratique l’art de la création collective. Le quintet réunit Clovis Lamarre (Tchobis), producteur, mixeur et guitariste ; Antonio Dorsaint Manigat (Ogou Rayfé), chanteur et rappeur ; MoMo, multi-instrumentiste et chanteur formé en jazz ; Lucas Melo, contrebassiste, guitariste et parolier ; et Edaï Larobina, auteur-compositeur-interprète et instrumentiste. En 2024, Zalam Kao sort un premier single Tout pour toi, un hit solaire rassembleur. En octobre 2025, leur premier album Tou Lumin mélange jazz, funk, soul et world beat.

Zalam Kao, a Montreal-based group formed in 2024 through the coming together of five artists with eclectic influences, embodies the essence of world music by showcasing the city’s cultural diversity. First and foremost a group of friends, Zalam Kao practices the art of collective creation. The quintet brings together Clovis Lamarre (Tchobis), producer, mixer, and guitarist; Antonio Dorsaint Manigat (Ogou Rayfé), singer and rapper; MoMo, a multi-instrumentalist and singer trained in jazz; Lucas Melo, double bassist, guitarist, and lyricist; and Edaï Larobina, singer-songwriter and instrumentalist. In 2024, Zalam Kao released their debut single, “Tout pour toi,” a sunny, unifying hit. In October 2025, their first album, Tou Lumin, blended jazz, funk, soul, and world beat.

Chacón

Javier Chacón, ou simplement CHACÓN, combine la pop latine et le reggaeton avec le R&B, le gospel, le flamenco et une impressionnante diversité d’univers musicaux. Auteur-compositeur-interprète et producteur musical originaire de Cienfuegos, à Cuba, et désormais basé à Montréal, CHACÓN s’est produit au Festival International de Jazz de Montréal, au Toronto Caribbean Carnival et dans une multitude d’événements musicaux au Canada et à travers le monde. Le spectacle Te necesito est la somme des rencontres et des histoires qui ont façonné CHACÓN depuis son arrivée à Montréal il y a 10 ans déjà. Fort de sa double culture cubaine et canadienne, l’artiste redessine les sonorités latines en leur insufflant une énergie nouvelle et contemporaine.

Javier Chacón, or simply CHACÓN, blends Latin pop and reggaeton with R&B, gospel, flamenco, and an impressive array of musical styles. A singer-songwriter and music producer originally from Cienfuegos, Cuba, and now based in Montreal, CHACÓN has performed at the Montreal International Jazz Festival, the Toronto Caribbean Carnival, and a multitude of musical events in Canada and around the world. The show Te necesito is the culmination of the encounters and stories that have shaped CHACÓN since his arrival in Montreal 10 years ago. Drawing on his dual Cuban and Canadian heritage, the artist reimagines Latin sounds by infusing them with a fresh, contemporary energy.

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Ce contenu provient de MUZ – Le Rendez-vous des musiques métissées et est adapté par PAN M 360

Afrique / diversité culturelle / rumba

MUZ : Alhambra Band, Fairouz Oudjida, Frank O’Sullivan, Mobio & Amizikal et Stick&Bow au Studio TD

par Rédaction PAN M 360

Alhambra Band

Alhambra Band est un quatuor aux multiples origines et influences créé à Montréal en 2019. La rumba en est le rythme central qui permet la rencontre et la cohésion entre le flamenco d’Espagne, les sonorités et rythmes d’Afrique du nord et du Moyen Orient ainsi que l’improvisation jazz d’Amérique. Une prestation musicale où alternent des interprétations chantées (en français, arabe et espagnol) ou instrumentales autant classique, moderne ou populaire du Maghreb, du Moyen-Orient et d’Espagne. Le groupe parvient même à faire une place à travers des compositions originales, à des sections d’improvisations dynamiques avec des solos de oud, de guitare, de basse et de percussions !

Alhambra Band is a quartet with diverse origins and influences, formed in Montreal in 2019. Rumba serves as the central rhythm that brings together and unites Spanish flamenco, the sounds and rhythms of North Africa and the Middle East, and American jazz improvisation. Their musical performance alternates between vocal pieces (in French, Arabic, and Spanish) and instrumental pieces—ranging from classical to modern to popular—from the Maghreb, the Middle East, and Spain. The group even manages to incorporate original compositions and dynamic improvisational sections featuring solos on the oud, guitar, bass, and percussion!

Fairouz Oudjida

La soprano Fairouz Oudjida a grandi dans le désert d’Algérie. Passionnée par le chant dès son plus jeune âge, elle a été formée en chant classique à Alger et à Milan. Reconnue pour son timbre exceptionnel et sa maîtrise de plusieurs répertoires, elle met sa voix lyrique au service des chants traditionnels maghrébins, orientaux et modernes. Sa musique est une fusion de toute beauté entre les musiques traditionnelles et classiques. Fairouz a été la première Algérienne à représenter son pays en Russie et en Italie dans le domaine du chant classique, et la première femme à interpréter l’hymne national algérien à l’occasion du Sommet africain de 2016. Son spectacle reflète la richesse du métissage artistique et humain, à l’image de la scène québécoise. Il célèbre la tolérance, l’amour et l’inclusivité, dans un voyage musical lyrique, sincère et émouvant.

Soprano Fairouz Oudjida grew up in the Algerian desert. Passionate about singing from a very young age, she trained in classical singing in Algiers and Milan. Renowned for her exceptional tone and her mastery of various repertoires, she uses her lyrical voice to perform traditional Maghreb, Middle Eastern, and modern songs. Her music is a beautiful fusion of traditional and classical styles. Fairouz was the first Algerian woman to represent her country in Russia and Italy in the field of classical singing, and the first woman to perform the Algerian national anthem at the 2016 African Summit. Her show reflects the richness of artistic and human diversity, much like the Quebec music scene itself. It celebrates tolerance, love, and inclusivity through a lyrical, sincere, and moving musical journey.

Frank O’Sullivan

Frank O’Sullivan est un guitariste et compositeur professionnel basé à Montréal. Originaire d’Ottawa, il s’est installé à Montréal après avoir obtenu son diplôme du Berklee College of Music en 2012. À son arrivée, Frank est rapidement devenu un musicien très sollicité sur les scènes R&B, jazz et hip-hop de la ville, notamment grâce à sa participation au Kalmunity Vibe Collective, le plus grand et le plus ancien collectif musical afro-centrique au Canada. Entretenant une carrière prolifique et diversifiée en tant qu’instrumentiste, il s’est produit et a enregistré avec des artistes tels que Malika Tirolien, Dominique Fils-Aimé et Busty & The Bass, entre autres, ce qui l’a mené à des tournées internationales (Amérique du Nord, Amérique du Sud, Europe, Afrique, Asie) dans des festivals et des salles de renom. Depuis 2020, Frank a publié quatre albums de compositions originales et, en juin 2024, il a eu l’honneur d’assurer la première partie d’Al Di Meola au Festival international de jazz de Montréal, au Théâtre Maisonneuve. Peu après, il s’est produit au Festival de jazz international de Rimouski, où il a remporté le Grand Prix de la Relève. Cette distinction lui a permis d’entreprendre une tournée à travers le Québec à l’été 2025, comprenant un concert tête d’affiche dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal.

Frank O’Sullivan is a professional guitarist and composer based in Montreal. Originally from Ottawa, he moved to Montreal after graduating from Berklee College of Music in 2012. Upon his arrival, Frank quickly became a highly sought-after musician on the city’s R&B, jazz, and hip-hop scenes, thanks in part to his involvement with the Kalmunity Vibe Collective, Canada’s largest and oldest Afro-centric music collective. Maintaining a prolific and diverse career as an instrumentalist, he has performed and recorded with artists such as Malika Tirolien, Dominique Fils-Aimé, and Busty & The Bass, among others, which has led him to tour internationally (North America, South America, Europe, Africa, Asia) at renowned festivals and venues. Since 2020, Frank has released four albums of original compositions, and in June 2024, he had the honor of opening for Al Di Meola at the Montreal International Jazz Festival at Théâtre Maisonneuve. Shortly thereafter, he performed at the Rimouski International Jazz Festival, where he won the Grand Prix de la Relève. This award enabled him to embark on a tour across Quebec in the summer of 2025, including a headlining concert as part of the Montreal International Jazz Festival.

Mobio & Amizikal

Claviériste et producteur reconnu par ses pairs depuis plus de 25 ans, MOBIO est le fruit d’un riche métissage de langues, de cultures et de continents. Il s’est initié à la musique comme percussionniste dans une chorale de son pays natal, la Côte d’Ivoire, avant de découvrir sa passion pour le piano. Depuis, il cultive ce talent et sa carrière de claviériste évolue sans cesse. MOBIO s’est rapidement illustré dès son arrivée au Québec. En 2002, il est devenu le claviériste attitré de Jean Leloup, participant à ses tournées canadiennes et à ses enregistrements d’albums. Toutefois, ses collaborations ne s’arrêtent pas là. Il a tourné avec des artistes renommés de différents horizons, tant en Afrique et en Europe qu’en Amérique du Nord et du Sud, tels que Tiken Jah Fakoly, Chris Combette, Zal Sissokho et Wesli, entre autres. Ces synergies artistiques lui ont permis de peaufiner son art, mais aussi d’explorer et d’alimenter son identité artistique en musique et rythmes du monde. Fort de ces fructueuses expériences, il est maintenant prêt à canaliser cette richesse dans son projet solo d’auteur-compositeur-interprète. Le résultat est une création musicale dynamique et colorée, imprégnée des rythmes du monde qui ont jalonné son parcours. Passeport, son premier EP sorti en 2024, représente un vrai tournant dans sa carrière, lui permettant enfin d’explorer et de partager sa propre vision musicale. Le spectacle de lancement de la carrière solo de MOBIO, présenté en mars 2025 a marqué le début d’une nouvelle étape dans sa carrière.

A keyboardist and producer recognized by his peers for over 25 years, MOBIO is the product of a rich blend of languages, cultures, and continents. He began his musical journey as a percussionist in a choir in his native country, Ivory Coast, before discovering his passion for the piano. Since then, he has continued to hone his talent, and his career as a keyboardist has been constantly evolving. MOBIO quickly made a name for himself upon his arrival in Quebec. In 2002, he became Jean Leloup’s regular keyboardist, participating in his Canadian tours and album recordings. However, his collaborations did not stop there. He has toured with renowned artists from diverse backgrounds—in Africa, Europe, North America, and South America—including Tiken Jah Fakoly, Chris Combette, Zal Sissokho, and Wesli, among others. These artistic collaborations have allowed him to refine his craft, as well as to explore and nurture his artistic identity through world music and rhythms. Building on these fruitful experiences, he is now ready to channel this richness into his solo project as a singer-songwriter. The result is a dynamic and colorful musical creation, steeped in the world rhythms that have shaped his journey. Passeport, his first EP released in 2024, marks a true turning point in his career, finally allowing him to explore and share his own musical vision. MOBIO’s solo debut concert, held in March 2025, marked the beginning of a new chapter in his career.

Stick&Bow

Une rencontre à Montréal entre la Canadienne Krystina Marcoux et l’Argentin Juan Sebastian Delgado a mené à une découverte inattendue : le violoncelle et le marimba, duo improbable, dialoguent avec une étonnante fluidité. Ce qui avait commencé comme une exploration guidée par la simple curiosité est devenu une véritable mission de vie ; Stick&Bow révèle aujourd’hui le dialogue infini entre ces deux instruments. Cet ensemble unique séduit le public par sa présence scénique captivante, sa complicité sincère, sa scénographie soignée et une programmation audacieuse, métissée et éclectique. Nommés Artistes de l’année et récipiendaires du prix Rayonnement international aux Prix Opus 2024, ils ont donné plus de 450 concerts dans une douzaine de pays sur trois continents. Murmures Intemporels, un concert où les musiques folkloriques du monde entier entrent en résonance avec la musique classique, et où, en retour, la musique classique se redécouvre à travers leurs racines vivantes. À travers le prisme singulier du violoncelle et du marimba, se dessinent les fils invisibles qui relient ces univers : un même élan de nostalgie, de joie, de résistance et d’identité.

A chance encounter in Montreal between Canadian Krystina Marcoux and Argentine Juan Sebastian Delgado led to an unexpected discovery: the cello and the marimba—an unlikely duo—engage in a dialogue with astonishing fluidity. What began as an exploration driven by simple curiosity has become a true life’s mission; today, Stick&Bow reveals the infinite dialogue between these two instruments. This unique ensemble captivates audiences with its compelling stage presence, sincere chemistry, meticulous stage design, and a bold, diverse, and eclectic repertoire. Named Artists of the Year and recipients of the International Influence Award at the 2024 Opus Awards, they have performed more than 450 concerts in a dozen countries across three continents. Murmures Intemporels is a concert where folk music from around the world resonates with classical music, and where, in turn, classical music is rediscovered through its living roots. Through the unique prism of the cello and the marimba, the invisible threads connecting these worlds come into focus: a shared sense of nostalgia, joy, resilience, and identity.

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chant lyrique / drag / expérimental

Festival Flux : Mer Agatha + Z + Drag King Valentino à la Chapelle des Hospitalières

par Rédaction PAN M 360

La soirée sera animée par l’inoubliable Drag King Valentino, roi de la séduction et de la sensualité, qui oscille entre une représentation masculine et des jeux avec les codes du genre. Crooner italien, rocker gothique et dandy chic, Valentino explore différents modes d’expression en tant que lui-même ou à travers son alter ego, Liz. Liz Lima développe une pratique de chant expérimental, d’improvisation, de clarinette et de composition, selon une approche interdisciplinaire mêlant chant lyrique, rock expérimental, noise et sons d’oiseaux au cinéma, au théâtre, à la danse et à la littérature. Flux marque la première collaboration et fusion de Valentino et Liz.
La soirée accueille également la première prestation en formation complète de Mer Agatha, le projet de freak-folk et de drone de Naomi McCarroll-Butler. Aux côtés de Lucas Huang (Hsien), Christelle Saint-Julien, Sam Shalabi et Hélios Paradis, Mer Agatha présente une suite onirique d’instruments inventés, de boucles de rétroaction et de chansons originales et traditionnelles, portée par trois personnages habitant une technodystopie surréaliste, suspendue entre un passé lointain et un avenir incertain.
Z, artiste multidisciplinaire dont la pratique conjugue improvisation et poésie, propose un drone électronique qui évolue lentement, composé en temps réel par l’écoute active, tandis que fréquences, frictions, ondulations, gravités et textures interagissent entre elles et avec l’espace. Z lancera également un nouveau zine photographique : une méditation poétique sur la manière de se créer un chez-soi dans un lieu étrange et liminal, traversant paysages et langues, identités, amour, désir, sentiment d’étrangeté et plaisirs ordinaires du passage.

An important new initiative dedicated to fostering emerging trans, non-binary, and gender-expansive artists, the Museond Incubator provides creators with seed funding and a platform through which ambitious interdisciplinary projects can take shape. Following its 2025 presentation of Gabo Champagne’s Yvern—a poetic fusion of music, theatre, and movement reflecting on the threatened disappearance of Quebec winter—the Incubator returns to Flux with a vibrant program spanning drag, experimental music, poetry, performance, and visual art.
The evening features as MC, the unforgettable Drag King Valentino – the king of seduction and sensuality, oscillating between masculine and gender-bending styles. Italian crooner, gothic rocker and dandy chique, Valentino navigates different modes of expression as himself or through his alter ego, Liz. Liz Lima performs as an experimental singer, improviser, clarinetist, and composer with an interdisciplinary approach that blends operatic singing, experimental rock, and noise, as well as bird sounds, with film, theater, dance and literature. Flux marks the first collaboration and fusing of Valentino and Liz.
The evening also features the first full-band appearance of Naomi McCarroll-Butler’s freak-folk drone project Mer Agatha. Joined by Lucas Huang (Hsien), Christelle Saint-Julien, Sam Shalabi, and Hélios Paradis, Mer Agatha presents a dreamlike suite of invented instruments, feedback loops, and original and traditional songs, voiced by three characters inhabiting a surreal technodystopia suspended between the distant past and an uncertain future.
Multidisciplinary artist, improviser, and poet Z performs a slowly evolving electronic drone composed in real time through active listening, as frequencies, frictions, undulations, gravities, and textures interact with the space and with one another. Z will also launch a new photographic zine: a poetic meditation on making a home in a strange and liminal place, moving through landscapes and languages, identities, love, longing, estrangement, and the ordinary pleasures of passing through.

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expérimental / contemporain / musique de chambre

Festival Flux : Mary Halvorson et Tomas Fujiwara + Stretching the Unison + Quatuor de contrebasses Nicholas Caloia à la Chapelle de la Cité-des-Hospitalières

par Rédaction PAN M 360

Mary Halvorson et Tomas Fujiwara

Le batteur Tomas Fujiwara et la guitariste Mary Halvorson collaborent depuis près de 20 ans. Iels se sont rencontré·es à New York au début des années 2000 et ont commencé à jouer ensemble au sein du sextet du cornettiste Taylor Ho Bynum. Depuis, iels sont devenu·es des collaborateur·rices régulier·ères, travaillant ensemble dans une multitude de projets dirigés notamment par Michael Formanek, Adam O’Farrill, Matana Roberts, Tomeka Reid, Ben Goldberg et Mike Reed, entre autres. Fujiwara fait également partie des groupes Code Girl et Amaryllis de Halvorson, tandis que Halvorson est membre des formations Triple Double et The Hook Up de Fujiwara. Leur projet en duo propose un nouveau répertoire nourri de près de deux décennies d’histoire musicale commune et de collaboration, présenté dans une formule épurée.

Drummer Tomas Fujiwara and guitarist Mary Halvorson have been collaborating for almost 20 years. They met in New York City in the early 2000’s, and first started playing together in cornetist Taylor Ho Bynum’s sextet. Since then they have become each other’s most frequent collaborators, working together in a myriad of projects led by Michael Formanek, Adam O’Farrill, Matana Roberts, Tomeka Reid, Ben Goldberg, Mike Reed and others. Fujiwara is also a part of Halvorson’s Code Girl and Amaryllis, and Halvorson is a member of Fujiwara’s bands Triple Double and The Hook Up. Their duo project showcases a new book of music built on years of history and collaboration in a stripped down setting.

Stretching the Unison

Dans Stretching the Unison d’Adam Kinner, quatre instrumentistes à anche se réunissent au centre de l’espace, entourés par le public. Plutôt que de considérer l’unisson comme un point fixe, les musiciens en repoussent et en étirent continuellement les limites, naviguant par l’intuition et l’écoute attentive entre de subtiles différences de rythme, d’intonation et de timbre. Conçue pour un espace acoustique doté d’une longue réverbération naturelle, l’œuvre transforme l’acte de jouer ensemble en une expérience à la fois cohésive et vulnérable, invitant le public à prendre part à un champ d’attention partagé.

Stretching the Unison is a project that explores the limits of unison and sets musical performance within a wider field of attentiveness and listening practices. The musicians, all playing reed instruments, face each other in the center of the space and focus on tonal blend and subtle differences as they seek unison. Unanchored to metric time, the ensemble performs layered melodies along with a sensation of group listening that is as cohesive as it is fragile. The result is a performance in which the audience, seated around the circle of musicians, bears witness to a musical process, called to attention in the open field of listening, time and intuitive play.

Quatuor de contrebasses Nicholas Caloia

Le contrebassiste et compositeur montréalais Nicolas Caloia présente el sonido se aleja de nosotros (Le son s’éloigne de nous), un nouveau quatuor pour quatre contrebasses (Adriana Camacho, Pablo Jimenez, Andres Bohorquez, Nicolas Caloia), initié lors d’un séjour à Mexico en 2025. Inspirée par la pensée musicale radicale du compositeur du début du XXe siècle Harry Partch, l’œuvre réaccorde les quatre contrebasses selon leurs harmoniques naturelles respectives, créant un paysage microtonal ancré dans la justesse naturelle. Ses rythmes émergent des interprétations individuelles des musiciens de phrases tirées des écrits théoriques du compositeur mexicain du début du XXe siècle Julián Carrillo, faisant dialoguer la rigueur de la composition avec l’intuition poétique et l’expression collective.

Montreal bassist and composer Nicolas Caloia presents el sonido se aleja de nosotros (the sound moves away from us), a new quartet for four double basses (Adriana Camacho, Pablo Jimenez, Andres Bohorquez, Nicolas Caloia) begun during a 2025 visit to Mexico City. Inspired by the radical musical thought of early 20th-century composer Harry Partch, the work retunes the four upright basses according to one another’s natural harmonics, creating a microtonal landscape rooted in just intonation. Its rhythms emerge from the musicians’ individual interpretations of phrases drawn from early 20th-century Mexican composer Julián Carrillo’s theoretical writings, bringing rigorous compositional procedure into dialogue with poetic intuition and collective expression.

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avant-garde / drone / expérimental

Festival Flux : Otay:onii x thisquietarmy + Mothrspace et Mark Molnar + Rosalie Chretien x Fumerolles au Turbo Haüs

par Rédaction PAN M 360

Otay:onii

Lane Shi Otay Onii, connue sous le nom de scène Otay:onii, est l’une des artistes les plus curieuses et inclassables de sa génération. Créatrice aux multiples facettes, son travail englobe la performance, la composition, l’installation et la musique d’avant-garde. Otay:onii est la toute première artiste sélectionnée pour la résidence triennale du festival Roadburn ; elle a également participé en tant que compositrice et interprète à « SANCTA », une production d’opéra révolutionnaire signée Florentina Holzinger, et s’est produite dans des festivals du monde entier tels que SXSW, Roadburn, CTM, Fusion, Creepy Teepy, LGW, Fekete Zaj et Full of Lava. Otay:onii a déjà été récompensée par de nombreux prix internationaux, notamment le prix de bronze de la « Meilleure chanteuse » aux Global Music Awards et le prix du « Meilleur son » aux Audiovisual Arts Industrial Incubator Awards.

Lane Shi Otay Onii, known professionally as Otay:onii, is one of the most inquisitive and genre-defying artists of her generation. A multifaceted creator whose work spans performance art, composition, installation, and avant-garde music practice. Otay:onii is the first ever artist selected for the three-year Triennium Residency at Roadburn, she was a contributing composer and performer in Florentina Holzinger’s groundbreaking opera production ‘SANCTA‘, and has performed at festivals world-wide such as SXSW, Roadburn Festival, CTM, Fusion, Creepy Teepy, LGW, Fekete Zaj, and Full of Lava. Otay:onii has already been celebrated with many awards worldwide, including the Global Music Awards ‘Bronze Prize for Best Female Vocalist‘ and ‘Best Sound’ at Audiovisual Arts Industrial Incubator Awards.

thisquietarmy
thisquietarmy est le projet musical d’Eric Quach, artiste montréalais actif depuis plus de vingt ans à la croisée du drone, de la musique expérimentale et de l’électronique. Auteur de nombreuses parutions sur des labels internationaux, le projet s’est produit dans plusieurs festivals, dont Le Guess Who?, Dunk!Festival, Amplifest, Mutek et le FIMAV, et collabore régulièrement avec des membres de Voivod, Godspeed You! Black Emperor et Nadja.

thisquietarmy is the musical project of Eric Quach, a Montreal-based artist who has been active for more than twenty years at the intersection of drone, experimental music, and electronics. With numerous releases on international labels, the project has performed at festivals such as Le Guess Who?, Dunk!Festival, Amplifest, Mutek, and FIMAV, and regularly collaborates with members of Voivod, Godspeed You! Black Emperor, and Nadja.

Mothrspace

Bruna Wanderley Gonçalves (Mothrspace) est une artiste multi-instrumentiste d’origine brésilienne, établie à Montréal. En tant que chanteuse et violoncelliste du groupe Kapitur, sa pratique consiste généralement à utiliser des sons traités pour créer des performances chargées d’émotion et de présence physique, explorant la tension, la texture, la transformation et cognition incarnée. Elle s’est produite au Dunk!Festival, au MUTEK et au Suoni per il Popolo, a enseigné les techniques vocales avancées au Fringe Festival d’Edmonton et a collaboré avec des artistes tels que Thisquietarmy, Kathy Kennedy et Anju Singh, entre autres. Forte d’une formation classique, façonnée par ses études auprès de la violoncelliste Isabelle Bozzini et par des pratiques incarnées avec Angélique Wilkie et Marie Claire Forté, elle aborde le violoncelle comme une extension du corps où l’expression sonore et la présence physique deviennent indissociables.

Bruna Wanderley Gonçalves (Mothrspace) is a multi-instrumental artist from Brazil, based in Montreal. As the voice and cello force behind Kapitur, her general practice involves using processed sounds to create emotionally and physically charged performances exploring tension, texture, transformation and embodiment. She has performed at Dunk!Festival, MUTEK, Suoni per il Popolo, taught extended vocal technique at Edmonton’s Fringe Festival, collaborated with artists such as Thisquietarmy, Kathy Kennedy, Anju Singh, among others. Grounded in classical performance, shaped by studies with cellist Isabelle Bozzini and by embodied practices with Angélique Wilkie and Marie Claire Forté, she approaches the cello as an extension of the body where sonic expression and physical presence become inseparable.

Mark Molnar

Mark Molnar est un compositeur et multi-instrumentiste canadien dont le travail couvre la composition contemporaine, l’improvisation libre et le son expérimental. Jouant des cordes, de l’électronique, de l’erhu et du rebab, il a cofondé ou contribué à d’innombrables projets au cours de trois décennies de création et d’organisation à Ottawa. Il a établi Kingdom Shore comme véhicule pour la tournée de ses compositions, et Black Bough Records comme plateforme pour lancer de la musique qui repousse les limites. Il a collaboré avec des artistes tels que Sam Shalabi, Craig Pedersen, Sandro Perri, Peter Zummo, Phil Minton, Satoko Fuji, Tetuzi Akiyama, Naoto Yamagishi, Akira Sakata et Keiji Haino. Il a joué un rôle central ou récurrent dans des groupes tels que Land of Kush, Black Seas Ensemble, Seppuku, Gamelan Semara Winangun, 1/4 Tonne Overhaul et Horseman, Pass By.

Mark Molnar is a Canadian composer and multi-instrumentalist whose work spans contemporary composition, free improvisation, and experimental sound. Performing on strings, electronics, erhu, and rebab, he has co-founded or contributed to countless projects across three decades of creating and curating in Ottawa. He established Kingdom Shore as a vehicle for touring his compositions and Black Bough Records as a platform for releasing boundary-pushing music. His collaborators have included artists like Sam Shalabi, Craig Pedersen, Sandro Perri, Peter Zummo, Phil Minton, Satoko Fuji, Tetuzi Akiyama, Naoto Yamagishi, Akira Sakata, and Keiji Haino. He has played a central or recurring role in bands like Land Of Kush, Black Seas Ensemble, Seppuku, Gamelan Semara Winangun, 1/4 Tonne Overhaul and Horseman, Pass By.

Rosalie Chretien et Fumerolles

Frédérique Duval (Fumerolles) et Rosalie Chretien unissent leurs pratiques dans des performances immersives où se rencontrent électronique ambient, percussions, paysages sonores organiques et voix. À travers un dialogue entre machines artisanales, synthétiseurs, effets et percussions, la voix de Rosalie insuffle une présence sensible qui traverse leurs explorations de la répétition, de la déconstruction et du pouvoir évocateur du son.

Artists Frédérique Duval (Fumerolles) and Rosalie Chretien collaborate to create immersive performances where ambient electronics, organic soundscapes, percussion, and voice converge into intimate sonic landscapes. Blending DIY machines, synthesizers, effects, and tactile percussion with Rosalie’s ethereal vocals that channel raw emotional expression, they explore repetition, deconstruction, and the transformative power of sound.

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expérimental / contemporain / jazz moderne

Québec musiques parallèles : Jean Derome & Somebody Special – Le sourire et Hugo Blouin – Le buffet à La Chapelle – scènes contemporaines

par Rédaction PAN M 360

Jean Derome & Somebody Special – Le sourire

Le sourire rend hommage au compositeur et saxophoniste soprano novateur Steve Lacy (1934-2004). Le groupe de Derome se concentre sur un aspect essentiel de l’œuvre de Lacy: son répertoire vaste et excentrique de chansons mettant en musique des textes d’auteurs aussi divers que Anna Akhmatova, Samuel Beckett, Robert Creeley, Bob Kaufman et Judith Malina. Le résultat est une forme de jazz tendue et caractéristique de Derome, une musique enjouée et anguleuse, dont les harmonies provocantes n’altèrent en rien le swing et le caractère engageant. Autrement dit, loin d’être conventionnelle, cette musique s’aventure hors des sentiers battus, sans jamais toutefois s’éloigner complètement du jazz.

Le sourire pays tribute to the groundbreaking soprano saxophonist and composer Steve Lacy (1934–2004). Jean Derome’s ensemble focuses on one of the defining aspects of Lacy’s work: his vast and eccentric catalogue of songs setting texts by writers as diverse as Anna Akhmatova, Samuel Beckett, Robert Creeley, Bob Kaufman, and Judith Malina. The result is a distinctly Derome-style jazz—playful, angular, and taut—whose provocative harmonies never diminish its irresistible swing or engaging spirit. Bold and unconventional, this music ventures well beyond familiar paths while remaining firmly connected to the essence of jazz.

Hugo Blouin – Le buffet

Au buffet déjanté du contrebassiste Hugo Blouin, les chansons se succèdent comme les plats et les sujets de discussion d’une soirée entre amis. Au menu, on retrouve les meilleures recettes de ses proches, mais aussi des débats sur l’art, des anecdotes et des souvenirs d’enfance. Ces récits ont été recueillis lors d’entrevues, puis repiqués et transcrits pour fournir les aliments de base à la concoction de chaque pièce. Le buffet est cuisiné avec ferveur par un groupe de chefs étoilés, avec John Hollenbeck à la batterie, Eugénie Jobin à la voix, Aurélien Tomasi aux vents et Yannick Anctil au piano.

At bassist Hugo Blouin’s delightfully offbeat buffet, songs unfold like the dishes—and conversations—shared over an evening among friends. The menu features favourite family recipes alongside reflections on art, anecdotes, and childhood memories. These stories were gathered through interviews, then sampled and transcribed to provide the raw ingredients for each composition. Le Buffet is brought to life by an all-star ensemble featuring John Hollenbeck on drums, Eugénie Jobin on vocals, Aurélien Tomasi on winds, and Yannick Anctil on piano.

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improvisation libre / jazz / musique contemporaine

Québec musiques parallèles x Festival Flux : Patrick Giguère – Ce qui frémit et Quatuor Bozzini joue George Lewis à La Chapelle – scènes contemporaines

par Rédaction PAN M 360

Patrick Giguère – Ce qui frémit

Inspirée d’un passage de La vie habitable de Véronique Côté, Ce qui frémit est une invitation à ralentir et à tendre l’oreille vers ce qui résonne en nous. À travers des harmonies et des mélodies d’une étonnante familiarité, sublimées par l’utilisation du tempérament juste, Patrick Giguère explore une écoute intime, sensible et lumineuse. Interprétée par Marie-Loup Cottinet à la viole de gambe et Daniel Áñez aux synthétiseurs, cette œuvre nous convie à renouer avec une part fragile mais essentielle de nous-mêmes.

Inspired by a passage from Véronique Côté’s La vie habitable, Ce qui frémit (What Trembles) is an invitation to slow down and listen to what quietly resonates within us. Through harmonies and melodies of striking familiarity, enhanced by the use of just intonation, Patrick Giguère explores an intimate, sensitive, and luminous mode of listening. Performed by Marie-Loup Cottinet on viola da gamba and Daniel Áñez on synthesizers, this work invites us to reconnect with a fragile yet essential part of ourselves.

Quatuor Bozzini joue George Lewis

Dans le cadre de Québec Musiques Parallèles, le Quatuor Bozzini consacre une soirée exceptionnelle à l’univers du compositeur, musicologue et tromboniste américain George Lewis, figure majeure de la création musicale contemporaine. Reconnu pour son travail novateur à la croisée de la composition, de l’improvisation et des technologies interactives, Lewis explore dans ses œuvres les multiples façons dont la musique peut refléter les réalités sociales, culturelles et humaines. Interprète privilégié des musiques d’aujourd’hui, le Quatuor Bozzini propose un portrait à travers des pièces pour quatuors à cordes composées entre 2016 et 2022. Une occasion rare de découvrir l’écriture riche, inventive et profondément engagée de George Lewis, portée par l’un des ensembles les plus influents de la scène contemporaine montréalaise.

As part of Québec Musiques Parallèles, Quatuor Bozzini presents an exceptional evening devoted to the work of American composer, musicologist, and trombonist George Lewis, a leading figure in contemporary music. Renowned for his groundbreaking work at the intersection of composition, improvisation, and interactive technologies, Lewis explores the many ways music can reflect social, cultural, and human realities. One of today’s foremost interpreters of contemporary repertoire, Quatuor Bozzini performs three string quartets composed between 2016 and 2022, offering a rare opportunity to experience the richness, inventiveness, and profound engagement of George Lewis’s music through one of Montréal’s most influential contemporary ensembles.

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