ambient / expérimental

Ólafur Arnalds – Falling Apart Together au Théâtre St-Denis

par Rédaction PAN M 360

L’artiste, compositeur et producteur primé Ólafur Arnalds revient avec son projet le plus audacieux et le plus ambitieux à ce jour. Falling Apart Together est une tentative de réduire la distance qui nous sépare. Un concert hybride qui révèle les couches que nous construisons pour nous sentir en sécurité, les moments où ces couches tremblent et l’humanité commune qui émerge lorsque nous nous permettons de nous exposer. Avec son équipe d’artisans et de musiciens dévoués, Ólafur présente un mélange envoûtant d’anciens et de nouveaux morceaux dans un spectacle qui repousse les limites de ce que peut être un concert. Après ses tournées mondialement acclamées qui ont suivi re:member et some kind of peace – qui ont fait salle comble dans des salles emblématiques telles que le Royal Albert Hall, l’Elbphilharmonie, l’Opéra de Sydney et le Walt Disney Concert Hall – devant des centaines de milliers de fans à travers le monde – Ólafur revient avec son œuvre la plus intime et la plus audacieuse à ce jour. Falling Apart Together explore ce qui devient possible lorsque nous nous permettons de nous dévoiler juste assez pour nous ouvrir collectivement.

Award-winning artist, composer, and producer Ólafur Arnalds returns with his most daring and ambitious project to date. Falling Apart Together is an attempt to close the distance between us – a hybrid concert experience that reveals the layers we build to feel safe, the moments when those layers begin to tremble, and the shared humanity that emerges when we allow ourselves to be seen. Joined by his dedicated team of artisans and musicians, Ólafur presents a mesmerizing blend of old and new works in a performance that pushes the boundaries of what a concert can be. Following his globally acclaimed tours for re:member and some kind of peace – which sold out iconic venues such as the Royal Albert Hall, the Elbphilharmonie, the Sydney Opera House, and the Walt Disney Concert Hall, reaching hundreds of thousands of fans worldwide – Ólafur returns with his most intimate and courageous work yet. Falling Apart Together explores what becomes possible when we allow ourselves to open up just enough to connect, collectively.

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Ce contenu provient de l’Espace St-Denis et est adapté par PAN M 360

classique occidental / musique de chambre / post-romantique

OM | Les joyaux musicaux méconnus de Mel Bonis

par Alexandre Villemaire

Par un mardi soir d’automne, des musiciennes et musiciens de l’Orchestre métropolitain présentait au Théâtre Outremont le premier concert de sa série de Musique de chambre mettant à l’honneur des œuvres pour petit ensemble, des joyaux du répertoire tout comme des trésors méconnus ou oubliés. C’est exactement sous ce dernier élément qu’était placé ce concert qui invitait le public à découvrir des œuvres de Mel Bonis.

Compositrice française du début du XXe siècle, Mélanie Bonis (1858-1937) naît au sein d’une modeste famille ouvrière de Paris. Elle commence par se former de manière autodidacte au piano, instrument qui s’imposait à l’époque pour un large pan de la société. Sa facilité à l’instrument est vite remarquée et à 18 ans elle intègre le Conservatoire de Paris dans la classe de César Franck. C’est également à cette époque qu’elle décide d’employer ce surnom de « Mel » pour brouiller les cartes de son genre, une condition qui affectait encore la reconnaissance des femmes dans le milieu de la composition. Elle a laissé un catalogue important, de plus de 200 œuvres, comprenant essentiellement, pianistique, de la musique de chambre, mais aussi de la musique orchestrale, de la musique sacrée et de la musique vocale. 

Dans la sélection des quatre pièces de la compositrice que Jennifer Bourdages (piano), Nancy Ricard (violon), Agnès Langlois (violoncelle), Caroline Séguin (flûte), et Thierry Lavoie-Ladouceur (alto) ont effectué, on retrouve autant des œuvres au caractère plus léger, que des œuvres de maturité, permettant d’offrir au public une fenêtre sur la variété de son langage musical. Le diptyque Soir! Matin! constitue une miniature pour piano, violon et violoncelle mâtiné d’une esthétique post-romantique. « Soir » comporte des sonorités très debussystes, notamment dans son mouvement de la main gauche au piano, alors que « Matin » propose une harmonie plus particulière, proche de Fauré, un autre de ses mentors. La Suite orientale, œuvre datée de 1900, reprend dans son traitement musical les idiomes de l’orientalisme qui avait cours à l’époque pour représenter cet ailleurs non européen. On peut ainsi entendre dans le « Prélude » lyrique et méditatif, un traitement mélodique pentatonique énoncé par le violoncelle avant d’enchaîner avec le caractère sautillant et énergique de la « Danse d’Almées » qui représente ses danseuses égyptiennes qui devaient divertir les femmes des riches seigneurs lors des fêtes. La « Ronde de Nuit » quant à elle surprend par son caractère plus dramatique, caractérisé et sa ligne descendante chromatique au piano qui accentue ce côté sombre et mystérieux de la nuit. 

La Suite en trio qui introduit dans la mêlée instrumentale la flûte est une œuvre de caractère qui présente trois mouvements dans une atmosphère légère et texturée. La « Sérénade » met en valeur un dialogue ou les lignes du violon et de la flûte se répondent en imitation. La « Pastorale » s’ouvre de manière épurée avec une mélodie où la flûte se déploie, soutenue par de longs accords au piano et au violon avant que celui ne prenne le relais de la ligne mélodique dans un autre jeu d’imitation. Le « Scherzo » met quant à lui de l’avant un rythme dansé et lumineux, exempt des lignes souvent véloces et excessivement virtuoses que ce type de mouvement appelle.

Après avoir présenté essentiellement des œuvres aux caractères plus légers, les musiciens de l’OM ont conclu la soirée en interprétant le Quatuor pour piano no 1. La facture musicale et l’écriture y sont plus étoffées et riches en texture harmonique complexe, par moment dense, par moment aérien. La ligne chromatique qui est jouée par l’alto en ouverture, soutenu par le piano, laisse planer une couleur harmonique ambiguë et changeante qui traversa et caractérisera tous les autres mouvements qui rivalisent d’audace et d’originalité. Bonis s’amuse avec les textures aigu et graves des instruments, un peu comme dans le quatuor de Fauré, et joue avec les lignes musicales et leur caractère lyrique et dramatique pour former une œuvre pleine de rebondissements.

De Mel Bonis, Camille Saint-Saëns aurait dit, lors de la création de l’œuvre : « Je n’aurai jamais cru qu’une femme puisse écrire cela. Elle connaît toutes les roueries du métier. » Au-delà du caractère vieillot aujourd’hui de cette remarque d’époque, nous pouvons dire au sortir de ce court concert qui nous a donné à entendre un concentré d’une partie de son œuvre, que Mel Bonis, connaissait bien plus que les roueries du métier. Elle y a contribué de manière importante en y apportant son style et son esthétique avec personnalité et distinction. C’est un corpus qui mérite d’être entendu et redécouvert.

musique contemporaine

Molinari-Mondrian : excellente rencontre des yeux, des oreilles, du Québec et des Pays-Bas

par Frédéric Cardin

C’était un maudit bon show. Non, ce n’est pas à la sortie du Centre Bell ou du Metropolis que moi-même et mes estimés collègues PanMistes (Alain Brunet et Michel Rondeau) avons exprimé ensemble cette réflexion spontanée. C’était après un concert du Quatuor Molinari à la salle Bourgie. Un programme intelligemment rodé, composé d’oeuvres contemporaines de très haut niveau, aussi agréables à écouter qu’elles sont exigeantes. Une exigence qui récompense au centuple les musicophiles qui plongent dans l’aventure. 

Le concept était porté par l’esprit d’une rencontre entre le Québec et les Pays-Bas. D’abord par la musique, avec deux compositeurs québécois (John Rea et Denis Gougeon) et deux néerlandais (Wilbert Bulsink et Guus Janssen), lesquels, à parts égales aussi se partageaient une création et une interprétation d’une pièce existante. La rencontre se faisait également à travers l’univers pictural des deux géants respectifs que sont Guido Molinari au Québec et Piet Mondrian aux Pays-Bas. Finalement, pour boucler la boucle de ce regard transversal, des projections vidéo inspirées de tableaux des deux maîtres (entre autres) accompagnaient le jeu des quatre membres du Quatuor montréalais. 

Le programme s’est amorcé avec Objets perdus de John Rea (né en 1944), une pièce de 1991 et que je n’avais pas entendue depuis belle lurette. En la réécoutant sous les doigts experts des Molinari, je me suis rendu compte à quel point cette musique avait bien vieilli. Ses pulsations fourmillantes, survolées de temps à autre par des lignes amples et lyriques, son ancrage tonal (élargi), son expressivité franche, tout cela sonne comme de la bonne musique dite ‘’post-moderne’’ actuelle, celle qui dit retourner à des formes et principes classiques et sortir du cadre idéologique de l’avant-garde stricte. Ainsi, Objets perdus était (et est toujours) une partition plus pertinente que beaucoup de pièces expérimentales et rigidement abstraites écrites à la même époque. L’accompagnement visuel, construit par le vidéaste Udo Prinsen n’a pas démontré des connexions pertinentes au langage musical de Rea. Du moins en ce qui me concerne. Heureusement, les suivantes allaient être plus inspirées (j’y reviendrai). 

La création suivante était celle de Wilbert Bulsink (né en 1983), compositeur apparemment assez bien réputé dans son pays, et ailleurs en Europe, mais méconnu ici. Son Quatuor à cordes no 2 s’inspire de quatre tableaux de Guido Molinari : Serial, un titre de la série Continuum, Collage et un tableau issu de sa période expressionniste ou il peignait dans le noir, sans recours visuel (le titre n’est pas précisé). La musique de Bulsink est informée structurellement par la picturalité de Molinari. Dans le cas de Serial, les bandes verticales colorées, nettement découpées, sont illustrées musicalement par des motifs/textures/expressions sonores fortement contrastées, juxtaposées sans aucune transition. Ces opposés coupés au couteau se côtoient d’abord sans se mélanger, mais vers la fin, une sorte de rapport holistique est perceptible, comme si, après avoir observé chaque monade de couleur verticale, l’observateur pouvait enfin appréhender du regard l’oeuvre complète. Continuum est un tableau habité par un foisonnement de petits carreaux chromatiques, dans un canevas carré basculé d’un quart, de sorte que le cadre apparaît sur sa pointe plutôt que sa base droite. L’impression est plutôt celle d’un entrecroisement de teintes. En musique, Bulsink construit une partition plus intégrée, dans des contrastes moins violents, qui s’entrelacent avec plus de naturel. Collage fait référence a la technique des bribes de matériaux réunis par Molinari dans des compositions charpentées par du masking tape. Bulsink reprend des bribes des deux premiers mouvements et les assemble de manière plus cohérente que ce qu’on en attend. Finalement, …dans le noir est inspiré des expériences de Molinari avec la peinture automatique, réalisée dans le noir, donc sans recours visuel. Afin de créer une équivalence en musique, Bulsink a demandé aux interprètes de Quatuor Molinari de se couvrir de casques anti-bruits, du type de ceux qu’on utilise sur les chantiers de construction. Ainsi, les musiciens ne peuvent entendre leurs voisins, et même difficilement ce qu’ils jouent eux-mêmes. Ajoutez à cela une partition basée sur des sections pouvant être jouées aléatoirement par l’interprète et vous avez là une pièce qu’il sera presque  impossible de réentendre deux fois de la même façon. L’écriture de Bulsink a heureusement évité la bouillie cacophonique en assurant des gestes et interventions de chaque musicien faits de douceur, de subtilité et de délicatesse parfois arachnéenne. Derrière la musique, les projections de Prinsen étaient cette fois logiquement symbiotiques avec les notes. Prinsen ne s’est pas contenté de montrer les tableaux correspondants (ce qui aurait été, ma foi, assez banal), mais il en a transformé la nature en l’imprégnation d’un dynamisme rythmique et mouvant sachant appuyer le propos musical.

Suivait une œuvre de 1981 de Guus Janssen (né en 1951), le Quatuor à cordes no 2 ‘’Streepjes’’, qui veut dire bandes (ou stripes en anglais). L’astuce de Janssen dans ce quatuor tout en finesse est d’avoir demandé à chaque cordiste de désaccorder une des cordes de son instrument et de la régler de façon à permettre l’utilisation d’une tonalité naturelle, ou ce qu’on appelle l’intonation juste. En résulte une pièce formellement atonale, mais qui semble flotter doucement sur des harmonies aérées, agréablement ventilées, peu astreintes aux dissonances rugueuses. L’utilisation de pulsations bondissantes mais jamais pesamment appuyées achève de dessiner le caractère plutôt agréable (même si tout de même exigeant) de ce Quatuor maîtrisé avec beaucoup de grâce et de précision par les Molinari. Les projections de très fines lignes lumineuses en couleurs pastels, de Prinsen, côtoyaient habilement, ici encore, le propos musical. 

Pour terminer, c’est le compositeur québécois Denis Gougeon qui rendait la pareille à Wilbert Bulsink en s’inspirant d’un peintre néerlandais, le plus connu de tous, et l’un des plus populaires au monde, Piet Mondrian. Vaste défi, car comment traduire les lignes colorées, géométriques, si emblématiques de l’artiste? Gougeon, avec bonheur, n’a pas cherché à faire de la réflection mimétique d’une structure visuelle abstraite. Il a plutôt laissé parler une certaine émotion. C’est d’ailleurs ce qu’il fait de mieux. Le premier des trois mouvements est inspiré de Soir, Arbre Rouge, un des premiers tableaux de Mondrian, avant sa période abstraite. Un arbre rouge sur fond bleu profond stimule ainsi le Québécois dans une pièce organique, qui naît dans une obscurité veloutée, frémissante de glissandos serpentins, autant de racines qui s’étendent dans le secret de la terre. L’ensemble progresse lentement vers la lumière, laissant se déployer des branches qui semblent s’épancher vers le ciel. Magnifique, avec un plus une fort jolie construction visuelle de prinsen, qui révèle l’arbre petit à petit. 

Composition avec grand plan rouge, jaune, noir, gris et bleu, le deuxième mouvement pénètre enfin dans le monde géométrique de Mondrian, celui que l’on connaît si bien. Ici, la musique se fait plus dense, pleine et charnue, bien que rutilante. Elle est aussi animée d’une énergie vibrante qui se marie aptement avec la création visuelle de Prinsen, qui nous fait entrer dans le tableau, qui se révèle dans une tridimensionnalité tourbillonnante. Imaginez que vous avez une image avec de multiples points, ou carrés/rectangles, et que vous découvrez qu’en vérité, ce sont les sommets de gratte-ciels d’une grande ville. Imaginez alors tout ce que vous y verrez d’étonnant en descendant au niveau de ses rues.

Finalement, Gougeon conclut son parcours avec un bang excitant : Broadway Boogie Woogie. Ce tableau, peut-être le plus célèbre de tous ceux de Mondrian, est une invitation a de la musique swinguante, invitation que n’a pas refusée le Québécois. Celui-ci utilise comme matériau de base une pièce pour piano de Albert Ammons, Stomp (1939), dont les syncopes jazzées évoquent parfaitement, bien entendu, le New York tonifiant du quartier des comédies musicales dans les années 1930-40. Gougeon cite son matériau dès le départ, mais le transforme brillamment, lui faisant faire des détours imprévus et excentriques, comme dans un taxi jaune conduit par un fou du volant qui veut en mettre plein la vue. La mélodie déhanchée de Ammons revient à la fin, comme pour appuyer pour de bon le propos, mais finit par s’éteindre doucement. Une finale passionnante et appropriée. 

Chapeau aux quatres membres du Quatuor Molinari, ainsi qu’aux compositeurs présents et au vidéaste Udo Prinsen. C’était un maudit bon show. 

chanson keb franco / classique / folk psychédélique

Robert en CharleboisScope 2 à la salle Wilfrid-Pelletier

par Rédaction PAN M 360

Un tout nouveau spectacle, douze musiciens sur scène, conception visuelle sur écran géant 100 % inédite, nouvelle sélection de ses plus grandes chansons. Le temps ayant manifestement très peu d’emprise sur Robert Charlebois, infatigable bête de scène, doté de cette voix toujours aussi belle et puissante, le formidable rockeur rêvait de poursuivre son histoire en CharleboisScope. « Le plus beau et le plus gros show de ma vie, résultat de 60 ans de travail ! » Cette production d’une ampleur rare pour un artiste de la francophonie viendra clore de façon spectaculaire un chapitre important d’une carrière immense. Un cadeau que se fait le grand Charlebois et une chance unique, inestimable, pour les Québécois et Québécoises de célébrer en grand, en sa compagnie, une véritable légende vivante. Conçue et réalisée par la même équipe tout étoile de concepteurs plusieurs fois récompensée.

A brand-new show, twelve musicians on stage, a 100% original visual design projected on a giant screen, and a new selection of his greatest hits. Since time clearly has very little hold over Robert Charlebois—a tireless force on stage, blessed with a voice that remains as beautiful and powerful as ever—this incredible rocker dreamed of continuing his legacy with CharleboisScope. “The most beautiful and biggest show of my life—the result of 60 years of work!” This production, of a scale rarely seen for a Francophone artist, will bring an important chapter in an immense career to a spectacular close. A gift that the great Charlebois is giving himself—and a unique, priceless opportunity for Quebecers to celebrate in grand style, alongside him, a true living legend. Conceived and produced by the same award-winning all-star team of designers.

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néoclassique / Piano

Simon Boisseau à la Cinquième Salle

par Rédaction PAN M 360

Simon Boisseau est un pianiste qui cherche à transposer des impressions qui vont durer toute une vie. Que ce soit en piano solo aux consonances néo-classique, comme accompagnateur de Fredz et d’Émile Bourgault, membre de la formation pop-rock funky Barber For The Queen, directeur musical, arrangeur ou compositeur de musique à l’image, le musicien autodidacte originaire de la Rive-Sud s’établit tranquillement dans les alentours culturels d’ici et d’ailleurs depuis la parution de son deuxième album Le déjeuner sous Bravo musique en mars 2023. Si ce dernier évoquait un état d’esprit, un florilège de souvenirs et la contemplation matinale, l’album Les fausses illusions, paru le 24 avril 2026, se rapproche davantage de la trame sonore du film d’animation (une de ses passions) et, plutôt que de miser sur un moment de la journée, couvre toute une vie à date. Plus que du piano solo, on y retrouve des arrangements, notamment des cordes, dans des pièces qui offrent des thèmes récurrents et des détours surprenants.

Simon Boisseau is a pianist who seeks to convey impressions that will last a lifetime. Whether performing solo piano with a neo-classical sound, accompanying Fredz and Émile Bourgault, as a member of the funky pop-rock band Barber For The Queen, as a musical director, arranger, or composer of film scores, this self-taught musician from the South Shore has been quietly making his mark on the cultural scene here and abroad since the release of his second album, Le déjeuner, on Bravo Musique in March 2023. While the latter evoked a state of mind, a collection of memories, and morning contemplation, the album Les fausses illusions, released on April 24, 2026, is closer to the soundtrack of an animated film (one of his passions) and, rather than focusing on a single moment of the day, spans his entire life to date. More than just solo piano, the album features arrangements—notably strings—in pieces that offer recurring themes and surprising twists.

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classique / Électro / électro-pop

One More Time – Hommage électro-symphonique à Daft Punk à la salle Wilfrid-Pelletier

par Rédaction PAN M 360

Fort du succès de sa première édition, One More Time – Hommage électro-symphonique à Daft Punk revient pour une deuxième année dans une version revisitée, encore plus grandiose, et s’impose déjà comme un rendez-vous incontournable. Le spectacle propose une expérience musicale à la croisée de l’électro et du symphonique, où les œuvres du mythique duo français prennent une toute nouvelle dimension grâce à une puissante relecture orchestrale. Porté par Barnev et l’Orchestre FILMharmonique sous la direction de Francis Choinière, le concert combine puissance orchestrale, énergie électronique et mise en lumière pour une soirée intense et vibrante.

Following the success of its first edition, One More Time – Electro-Symphonic Tribute to Daft Punk returns for a second year in a newly reimagined and even more grandiose version, already establishing itself as a must-see event. The production offers a unique musical experience at the intersection of electronic and symphonic music, where the works of the iconic French duo are reinterpreted through original orchestral arrangements. Under the artistic direction of Barnev and performed with the FILMharmonique Orchestra conducted by Francis Choinière, the concert brings together orchestral depth, electronic textures, and lighting design in a cohesive and immersive performance.

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électroacoustique

Michelle Boudreau : L’ombre, l’étang et le verre d’eau vide à la Cinquième Salle

par Rédaction PAN M 360

Figure de proue de la musique électroacoustique et prolifique dans le domaine de la création musicale, la compositrice Michelle Boudreau met de l’avant L’ombre, l’étang et le verre d’eau vide. Ce spectacle comprend essentiellement des œuvres mixtes pour violoniste, parleuse lyrique et électroacoustique, ainsi qu’une œuvre avec des instruments conçus par la compositrice. La violoniste Silvia Mandolini occupe le rôle principal dans ce flux de transformations en perpétuel mouvement. Au début de la soirée et pendant le spectacle, L’ombre, l’étang et le verre d’eau vide perpétue la mémoire de l’artiste Luc Bourbonnais par des capsules visuelles diffusées en continu dans le foyer de la Cinquième Salle.

A strong exponent of electroacoustic music with an extensive output in contemporary music, composer Michelle Boudreau highlights L’ombre, l’étang et le verre d’eau vide. This show gathers mixed works for violinist, lyrical speaker with electroacoustic, as well as a work with instruments conceived by the composer. Violinist Silvia Mandolini holds the leading role in this flow of transformations in perpetual motion. At the beginning of the evening and other times, L’ombre, l’étang et le verre d’eau vide perpetuates the memory of artist Luc Bourbonnais by broadcasting looped visual capsules in the foyer of the Cinquième Salle.

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jazz / musique de jeux vidéo

Ocarina of Jazz – Symphonie inspirée de Zelda Ocarina of Time à la Cinquième Salle

par Rédaction PAN M 360

Et si la légende d’Hyrule se jouait en jazz? Jazz’n Geek présente OCARINA OF JAZZ, une suite jazz inspirée de The Legend of Zelda: Ocarina of Time. Sous la direction de Lex French, big band et orchestre unissent leurs forces pour faire revivre les thèmes cultes du jeu, dans des arrangements originaux et exclusifs signés par notre directeur artistique, Alexandre Choinière. De la quiétude de la Forêt Kokiri aux grands galops d’Epona sur la Plaine d’Hyrule, du recueillement du Temple du Temps au duel final contre Ganondorf, laissez l’ocarina vous guider à travers les âges. Au fil de la soirée, suivez le Héros du Temps grandir d’un monde à l’autre, de l’enfance perdue au combat qui décidera du sort d’Hyrule. Unique au Canada, le concept d’orchestre mi-jazz, mi-symphonique se spécialisant en musique de jeux vidéo saura vous immerger simultanément dans la chaleur réconfortante du jazz, la beauté grandiose des symphonies et la nostalgie poignante de vos univers vidéo-ludiques favoris.

Jazz’n Geek presents OCARINA OF JAZZ, a jazz suite inspired by The Legend of Zelda: Ocarina of Time. Under the direction of Lex French, big band and orchestra join forces to bring the game’s iconic themes back to life, in original and exclusive arrangements crafted by our artistic director, Alexandre Choinière. From the stillness of the Kokiri Forest to Epona’s sweeping gallops across Hyrule Field, from the solemnity of the Temple of Time to the final duel against Ganondorf, let the ocarina guide you across the ages. Over the course of the evening, follow the Hero of Time as he comes of age from one world to the next, from a lost childhood to the battle that will decide the fate of Hyrule. Unique in Canada, the concept of a part-jazz, part-symphony ensemble specializing in video game music will simultaneously immerse you in the comforting warmth of jazz, the grandiose beauty of symphonies and the moving nostalgia of your favourite fantasy worlds.

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classique occidental / musique contemporaine

SQMC/Chapelle historique du Bon-Pasteur : à la découverte de la musique contemporaine québécoise

par Pietro Freiburger

Le 21 octobre, au Centre canadien d’architecture, la programmation de la Chapelle Historique proposait un concert de la SQMC avec une grande variété de musiques contemporaines des compositeurs québécois, interprétées par les renommé(e)s Philippe Prud’homme et Louise Bessette. 

La première note positive du concert est l’introduction à chaque pièce, enrichie par la présence de certains compositeurs dans le public.

Le concert commence avec la Suite pour piano de Jean Papineau-Couture, un grand nom de la musique québécoise. La pièce, avec des traits néoclassiques clairs et des sonorités à la Hindemith, passe aisément du serein au tendu, dans une belle gamme d’émotions et d’atmosphères qui se succèdent agréablement. Cette pièce met en lumière la virtuosité de Prud’homme et sa capacité à créer des sons raffinés.

Elle se poursuit avec Six Préludes de Francis Battah, un jeune compositeur déjà établi sur la scène canadienne. Ces pièces témoignent d’une esthétique originale, parfois « jazzy », parfois agitée. Il y a quelque chose de debussyste dans l’œuvre de Battah, qui traite le piano avec une grande attention au son et au timbre, en résumé, aux possibilités expressives de l’instrument. Prud’homme interprète tout cela avec classe.

La création de la soirée est Latence d’Alexandre David : une pièce qui est une exploration musicale fluide et qui incarne parfaitement l’idée du titre. Suit Intérieur, jour de Nicolas Gilbert, qui décrit son œuvre comme intimité retrouvée. La pièce, écrite en 2020 pendant la COVID-19, transporte le public dans une atmosphère lunaire suspendue, parfois interrompue par des moments ornementaux de réminiscence baroque. Le tout est interprété avec une grande lucidité par Louise Bessette, icône du pianisme québécois contemporain. Dans Fragments de Serge Arcuri, la résonance des harmoniques des cloches traverse toute la pièce, magistralement interprétée par l’artiste. La soirée se termine avec Les planètes de Walter Boudreau, contenant diverses pièces riches en contrastes de registre et rythmées vivantes, qui rappellent l’image d’une constellation de planètes. Mention spéciale aux deux interprètes, qui ont su emmener le public dans un long voyage à travers la musique de notre époque avec honnêteté intellectuelle et dévouement artistique.

crédit photo : Pietro Freiburger

classique occidental / période romantique

OSM | De la virtuosité de Kavákos au flamboyant Oiseau de feu

par Alexandre Villemaire

À la fois interprète acclamé et chef d’orchestre de renom, Leonídas Kavákos partageait la scène de la Maison symphonique de Montréal avec l’OSM et son chef Rafael Payare. Un concert qui a été placé sous le signe de la création et de la virtuosité aux accents sonores moderniste et romantique.

C’était aussi un des derniers concerts de l’OSM à Montréal avant de s’envoler vendredi pour une tournée américaine qui mènera ses musiciens en Californie, notamment à San Diego, Los Angeles et San Francisco. Une présence qui ne s’est pas produite dans ses deux dernières villes depuis 37 ans. En fin de tournée,  l’OSM et l’Orchestre de San Diego, dont Payare a également la tutelle, fusionneront le 30 octobre pour un concert grandiose de près de 140 musiciens.

En attendant ce départ, l’orchestre a offert au public montréalais un concert riche en élan de virtuosité et de textures musicales. En ouverture, la création du Canadien Samy Moussa, Elysium, est construite selon une construction timbrales qui a mobilisé la masse orchestrale de manière ample et sonore. Après un démarrage sur de longs accords soutenus dans lesquels se développent des lignes chromatiques changeant la couleur des accords, l’œuvre évolue en mettant de l’avant différents agencements instrumentaux, notamment des cuivres sonores et brucknérien et des jeux de nuances contrastés. Il y a une profonde aura cinématographique qui se dégage de cette œuvre à la fois méditative et solennelle.

Interprétant le Concerto pour violon en ré majeur de Tchaïkovski, Leonídas Kavákos y insuffle de sa propre verve instrumentale. Dès qu’il entame les premières notes du thème instrumental principal accompagné par l’orchestre, il la joue avec un rubato qui vient quelque peu déstabiliser notre habitude d’écoute. D’ordinaire marqué Moderato assai, le rythme devient soudainement plus élastique, presque instable alors que Kavákos démontre son agilité d’orfèvres dans sa manière de donner un corps nouveau à ces lignes musicales. Il ne fait pas de doute que malgré le temps mis en répétition, Payare et ses musiciens étaient aux aguets et épousaient les contours que le soliste leur dessinait avec précision. À cela s’ajoutaient une maîtrise technique des plus naturelle et une facilité presque déconcertante, que ce soit pour naviguer dans les extrêmes sonorités de son instrument ou en poussant le tempo à un rythme effréné dans le dernier mouvement.Finalement, l’orchestre a conclu la soirée avec la version intégrale du ballet L’Oiseau de feu de Stravinski, un véritable tableau sonore vivant. Ce conte fantastique tiré de contes traditionnels russes relate les aventures du prince Ivan Tsarévitch qui, aidé par l’Oiseau de feu, triomphe du sorcier Kachtcheï. L’œuvre présente une virtuosité expressive et une inventivité au niveau du timbre qui caractérise le langage moderne de Stravinski. Payare mesure chaque intervention et nuance de l’orchestre tel un metteur en scène dirigeant des acteurs. Même sans voir l’action scénique et dansante devant nous, nous pouvions aisément saisir avec la musique l’essence de l’histoire, des affects, des dynamiques qui y étaient contenus. C’est ce même programme qui sera présenté en fin de parcours par l’OSM au public californien avant leur grand concert conjoint avec le San Diego Symphony. Un événement et une tournée qui, à l’image de ce concert, s’annonce flamboyante

crédit photo : Gabriel Fournier

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classique / période moderne

OSM : Autour de Stravinsky

par Rédaction PAN M 360

Traversé par les mythes qui le nourrissent, ce programme irradie d’une énergie solaire. L’Oiseau de feu déploie ses ailes légendaires, figure flamboyante de renaissance et d’enchantement, dans une fresque où Stravinsky allume un brasier orchestral. Samy Moussa, avec Elysium, convoque la mythologie gréco-romaine afin de mieux questionner la beauté de la vie, sa fragilité, sa valeur éthique. Au centre du triptyque, Leonidas Kavakos s’empare du Concerto n° 2 de Prokofiev dont il révèle le lyrisme profond, la noblesse blessée, la poésie rythmique intime. Une soirée sous le signe des puissances imaginaires et des forces vitales qui éclairent notre monde intérieur.

Steeped in the myths that inspire it, this program radiates solar energy. The Firebird spreads its legendary wings—a blazing figure of rebirth and enchantment—in a sweeping orchestral fresco ignited by Stravinsky. With Elysium, Samy Moussa invokes Greco-Roman mythology to explore life’s beauty, fragility, and ethical meaning. At the heart of this triptych, Leonidas Kavakos takes on Prokofiev’s Violin Concerto no. 2, revealing its profound lyricism, wounded nobility, and intimate rhythmic poetry. An evening shaped by imaginary forces and vital energies that illuminate our inner world.

Programme

Samy Moussa, Elysium (12min)
Piotr Ilich Tchaïkovski, Concerto pour violon op.35, TH59 en ré majeur (33 min)
Igor Stravinsky, L’Oiseau de feu (ballet intégral) (45 min)

Program

Samy Moussa, Elysium (12min)
Pyotr Ilyich Tchaikovsky, Concerto for violin op.35, TH59 in D major (33 min)
Igor Stravinsky, The Firebird (full-length ballet) (45min)

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Ce contenu provient de l’Orchestre symphonique de Montréal et est adapté par PAN M 360

art rock / hard rock / prog

Styx à la Place Bell

par Rédaction PAN M 360

La création et l’enregistrement de nouvelles musiques sont souvent considérés comme le moteur de tout groupe, une philosophie que Styx, continue d’incarner avec la sortie de Circling From Above, le 18e album studio de son impressionnant catalogue. Composé de 13 titres, l’album explore les complexités de l’expérience humaine à travers le prisme croisé de la technologie et de la nature. Troisième album du groupe en huit ans, il offre une expérience d’écoute de 41 minutes, à la fois stimulante et exaltante. Véritable chef-d’œuvre de narration, il allie les caractéristiques propres à Styx à des avancées audacieuses, s’appuyant sur la dynamique créative des récents albums The Mission (2017) et Crash of the Crown (2021)

Creating and recording new music is often considered the lifeblood of anyband—an ethos AOR torchbearers Styx continue to embody with the release of Circling From Above, the 18th studio album in their formidable catalog. Spanning 13 tracks, the album navigates the complexities of the human experience through the intersecting lenses of technology and nature. The album, the band’s third in eight years, delivers a 41-minute, end-to-end listening experience that is both thought-provoking and exhilarating. A masterclass in storytelling, it blends signature Styx hallmarks with bold steps forward—building on the creative momentum of recent releases The Mission (2017) and Crash of the Crown (2021)

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Ce contenu provient d’evenko et est adapté par PAN M 360

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