Piano

Otaku Piano | Concert sous les chandelles à la salle Claude-Léveillée

par Rédaction PAN M 360

Plongez dans un voyage musical inoubliable où la magie de l’animation japonaise s’unit à l’élégance intemporelle du piano lors de ce concert exceptionnel qui rendra hommage aux séries cultes qui ont marqué des générations. Son programme, conçu pour émouvoir, émerveiller et rassembler tous les publics, sera interprété par sept pianistes :
Anson Yeh, artiste de la chaîne Yeh Piano Covers, qui possède plus de 45 000 abonnés, et gagnant du concours Otakuthon All-Stars 2022 et 2024.
Daniel Luo, artiste au Festival International de Jazz de Montréal en 2014 en tant que membre du Camp de Blues.
Daphne Fung et Zehao Ni, anciens membres du groupe HALLYU de Montréal, reconnus pour leur virtuosité et leur énergie.
Keven Saignavong, artiste avec plus de six concerts de piano à son actif.
Sunny Yang et Keven Cai, jeunes talents prometteurs de la scène montréalaise.

Immerse yourself in an unforgettable musical journey where the magic of Japanese animation meets the timeless elegance of the piano with this exceptional concert celebrating iconic series that have inspired generations. The program, designed to captivate, move, and unite audiences of all ages, will be performed by seven pianists:
Anson Yeh, the artist behind the Yeh Piano Covers channel, with 45,000 subscribers, and winner of the Otakuthon All-Stars competition in 2022 and 2024.
Daniel Luo, a performer at the Festival International de Jazz de Montréal in 2014 as a member of the Blues Camp.
Daphne Fung and Zehao Ni, former members of Montreal’s HALLYU group, recognized for their virtuosity and energy.
Keven Saignavong, an artist with more than six piano concerts to his credit.
Sunny Yang and Keven Cai, several promising young talents from Montreal’s music scene.

LES BILLETS POUR CE SPECTACLE SONT ÉPUISÉS!

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Afrique / afro-soul

Floric Kim, antidote musical à la soirée glaciale montréalaise

par Sandra Gasana

Malgré un froid glacial en ce jeudi de janvier, cela n’a pas découragé plusieurs personnes à assister au concert tant attendu de Floric Kim. Vous avez sûrement entendu parler de lui lors de son entrevue dans le cadre de MUZ, mais de le voir sur scène pour un show complet, c’était une première pour moi.

Entouré de grands musiciens reconnus sur la scène artistique montréalaise et de Damaris, une choriste et guitariste prometteuse, Floric Kim monte sur scène tel une star. Son habillement nous marque tout autant que sa puissante voix. Vêtu de jeans de la tête au pied, un pat d’ef stylé et un genre de gilet avec des anneaux également en jeans, ce jeune artiste et designer a pu faire les deux ce soir-là : porter sa propre marque de vêtements et nous livrer un spectacle digne de ce nom.

Dès la première chanson, il met le feu dans la salle alors que dans Freedom, il fait ressortir son côté blues et soul. Il manie le français, l’anglais et le kikongo, mêlant parfois plusieurs langues dans la même chanson.

Il nous dévoile non seulement ses talents de chanteur, mais également de danseur sur certains morceaux plus entrainants, et de conteur. Sur le morceau Suzana, qui est un hommage à sa sœur et dans lequel il dénonce les abus sexuels, il passe d’un refrain chanté au conte, nous plongeant ainsi dans ces deux univers. La basse de Watson Joseph, le jeu de guitare de Dav, le piano de Steven Mapou et la batterie de Raphaël Ojo lui ont permis de passer de l’un à l’autre tout naturellement.

Hendry Massamba ne pouvait pas ne pas participer à ce concert. En effet, on voit rarement l’un sans l’autre. Il a donc participé à la deuxième partie du concert aux percussions, avant d’échanger de poste avec Raphaël pour la dernière chanson de la soirée.

Parlant de 2ème partie, l’accoutrement de Floric était encore plus spectaculaire que le premier. Cette fois-ci, c’est avec une tenue sur laquelle il avait collé plusieurs barbies qu’il est apparu sur scène. Et c’est tout à fait représentatif du personnage : utiliser des objets anodins du quotidien pour les intégrer à des tissus et en faire des pièces d’art.

Cela dit, une personne lui a presque volé la vedette ce soir-là : il s’agit d’un jeune danseur d’origine haïtienne nommé Dashny qui maitrisait parfaitement des mouvements de danse africaine. « Tu es sûr que tu es Haïtien ? On m’avait dit que les Haïtiens étaient plutôt des lovers avec leur kompa », dit Floric en s’adressant au jeune homme. Et quelques minutes plus-tard, il réinvite Dashny mais cette fois-ci pour une improvisation sur son hit Mama Pray For Me, et il nous en a mis plein la vue.

C’est un peu ça aussi Floric, qui se surnomme le Nkundilisateur, il semble aimer mettre en avant d’autres artistes, que ce soit lorsqu’il invite Veeby ou LYDOL, pour des improvisations en chant ou en danse, ou encore lorsqu’il appelle des danseuses de l’école Nyata Nyata à venir faire quelques démonstrations sur la piste. Cela rallonge ses morceaux de plusieurs minutes sans toutefois nous lasser.

Floric fait plusieurs bains de foule durant son spectacle, parfois rejoint par les spectateurs qui voulaient se défouler ce soir-là. Ce fût le cas notamment lors de son morceau à succès Million, autre moment fort de la soirée.

Finalement, les -17 degrés ont peut-être découragés plusieurs personnes à venir voir cet artiste en pleine lancée dans sa carrière, mais ceux qui y étaient ont clairement apprécié.

hommage / rock n' roll

Elvis Experience Symphonique au Théâtre St-Denis

par Rédaction PAN M 360

Montréal s’apprête à vibrer au rythme du King dans une expérience symphonique inégalée. Avec plus de 50 musiciens sur scène, les plus grands classiques du roi du rock’n’roll prennent une dimension inédite. Redécouvrez Martin Fontaine interprétant les grands succès de « Suspicious Minds » à « Love Me Tender » dans un écrin sonore grandiose. Ce spectacle connu des fans est revisité dans une formule à grand déploiement visuel et sonore. Après s’être produit devant près de deux millions de spectateurs depuis sa création, Montréal reçoit Elvis Expérience Symphonique au Théâtre St-Denis. Plus de 50 musiciens se produiront sur scène. Passionné, Martin Fontaine revêt ses atours d’Elvis Presley et assure la mise en scène de ce spectacle plus grand que nature.

Montreal is set to pulse to the rhythm of the King in an unparalleled symphonic experience. With over 50 musicians on stage, the greatest classics of the King of Rock ’n’ Roll take on a whole new dimension. Rediscover Martin Fontaine performing hits from Suspicious Minds to Love Me Tender within a magnificent sonic framework. This fan-favorite show is reimagined with a grand visual and sound production. Having captivated nearly two million spectators since its creation, Elvis Symphonic Experience now comes to Montreal at Théâtre St-Denis. Over 50 musicians will perform on stage. Passionate and dedicated, Martin Fontaine dons the iconic persona of Elvis Presley and directs this larger-than-life production.

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afro-latin / DJ set / funk

Dômesicle x Voyage Funktastique — Walla P • Alina à la SAT

par Rédaction PAN M 360

Préparez-vous pour une nuit groove, funk, house et disco avec le collectif montréalais Voyage Funktastique, représenté par l’un de ses co-fondateurs, Walla P, et nul autre qu’Alina du collectif Ferias. Embarquez dans un voyage sonore sans frontières avec Walla P, l’une de deux têtes derrière Voyage Funktastique – à la fois émission de radio, label et soirée mensuelle. DJ montréalais actif depuis plus de 12 ans, il vous fera danser non-stop avec un set au mélange irrésistible de boogie, disco, jazz et modern funk. À ses côtés, Alina, co-organisatrice du collectif montréalais Ferias, vous fera vibrer sur un set éclectique entre funk, dub, afro-latin, breaks et house. Deux univers, un dancefloor qui ne laissera personne de glace.

Get ready for a night of groove, funk, house, and disco with Montreal’s Voyage Funktastique collective, represented by one of its co-founders, Walla P, and none other than Alina from Ferias collective. Embark on a borderless sonic journey with Walla P, one of the two minds behind Voyage Funktastique—a radio show, label, and monthly party all in one. A Montreal DJ active for over 12 years, he will keep you dancing non-stop with an irresistible mix of boogie, disco, jazz, and modern funk. Alongside him, Alina, co-organizer of the Montreal collective Ferias, will get you moving with an eclectic set blending funk, dub, afro-latin, breaks, and house. Two worlds. One dancefloor. Endless energy.

Walla P

Walla P est le fondateur de la plateforme Voyage Funktastique, une émission de radio, une série de partys mensuels et une maison de disques, qui se consacre à promouvoir le funk moderne et le boogie. Depuis 2013, il a joué aux côtés de Kaytranada, Pomo, DâM-FunK, Onra, Peanut Butter Wolf, et Breakbot. Il a participé à des festivals tels que Lost Village, Atomik Funk, Piknic Électronik, Osheaga, Igloofest, M pour Montréal, Festival International de Jazz de Montréal, NXNE, C2 Montréal et POP Montréal, en plus de performer au Boiler Room.

For the past 12 years, Walla P stands behind Voyage Funktastique; a global brand that encompasses a monthly party, a radio show and a record label. Armed with a profound love of all things funky, Walla journeys effortlessly from boogie, disco, jazz, soul to modern funk. He has opened and played with Kaytranada, Pomo, Onra, Peanut Butter Wolf and DâM-FunK. He has performed at Boiler Room and at festivals such as Lost Village, Osheaga, Piknic Electronik, Igloofest, Festival d’Été de Québec, POP Montréal, NXNE, C2 Montréal, 24HOV, M For Montreal and the Montreal International Jazz Festival.

Alina

En tant que l’une des organisatrices de Ferias, Alina est profondément liée à la communauté de party de Montréal, proposant un mélange équilibré de jam sessions en journée et d’explorations nocturnes. Avec un talent certain pour mélanger les genres, Alina parcourt des morceaux de tous horizons, du funk au dub, en passant par l’afro-latin, l’acid, l’électro, le breaks et la bass, le tout ancré dans des pièces proches de la house et souvent mixés sur vinyle. En plus de ses résidences dans certains lieux montréalais tels que Sans Soleil, Datcha et Système, et de ses performancs au Piknic Électronik, à la SAT, à l’Igloofest et au Festival international de jazz de Montréal, Ferias organise également des événements DIY dans des espaces atypiques, accueillant des têtes d’affiche internationales telles que Theo Parrish, Maurice Fulton, Ash Lauryn, Love Injection, Hidden Spheres, Bella Boo, Toribio, Musclecars et Nabihah Iqbal.

As one of the organizers of Ferias, Alina is deeply connected to the Montreal dance community, offering a balanced flow of daytime jams and late-night explorations. With a knack for bending genres, Alina cruises through tracks from all corners, from funk to dub, afro-latin, acid, electro, breaks, and bass, all grounded by house-adjacent cuts, and often spun on vinyl. Alongside residencies at some of Montreal’s local spots such as Sans Soleil, Datcha, and Systeme, and appearances at Piknic Électronik, SAT, Igloofest, and the Festival international de jazz de Montréal, Ferias also host DIY events in off-kilter spaces, welcoming international heads like Theo Parrish, Maurice Fulton, Ash Lauryn, Love Injection, Hidden Spheres, Bella Boo, Toribio, Musclecars, and Nabihah Iqbal of late.

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classique / période romantique / quatuor à cordes

Quatuor Esmé à la salle Bourgie

par Rédaction PAN M 360

L’un des quatuors à cordes les plus dynamiques et polyvalents de sa génération, il séduit le public et les critiques par son énergie contagieuse et ses interprétations envoûtantes. Grand gagnant du Premier Prix, et de quatre prix spéciaux, lors du prestigieux concours international de quatuor à cordes au Wigmore Hall de Londres en 2018, il a rapidement acquis une reconnaissance internationale.

The Esmé Quartet’s mesmerizing performances and contagious energy have captivated audiences and critics alike. Undoubtedly one of the most spirited and versatile string quartets of its generation, the ensemble was propelled onto the international stage after winning First Prize and four special prizes at London’s prestigious Wigmore Hall International String Quartet Competition in 2018.

Programme

DUTILLEUX Quatuor à cordes « Ainsi la nuit »
RAVEL Quatuor à cordes en fa majeur, M. 35
BEETHOVEN Quatuor à cordes no 14 en do dièse mineur, op. 131

Program

DUTILLEUX String Quartet “Ainsi la nuit” 
RAVEL String Quartet in F major, M. 35
BEETHOVEN String Quartet No. 14 in C-sharp minor, Op. 131

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classique / musique contemporaine / période romantique

OSM : Emanuel Ax joue Beethoven

par Rédaction PAN M 360

Laissez-vous emporter par le talent du pianiste Emanuel Ax, gagnant de huit Grammy Awards, qui insufflera toute sa sensibilité au Concerto n° 3 de Beethoven, une œuvre fascinante à la croisée du romantisme. Plongez ensuite dans l’épique Symphonie n° 5 de Prokofiev, composée pendant la Seconde Guerre mondiale, où chaque note résonne comme un triomphe éclatant. Assistez à la naissance d’une œuvre de la compositrice Isabella Gellis, étoile montante qui se distingue par la finesse et l’éloquence de son écriture.

Let yourself be swept away by the masterful touch of eight-time Grammy winner Emanuel Ax as he brings his deep sensitivity to Beethoven’s Piano Concerto No.3, a fascinating bridge between the elegance of Classicism and the passion of Romanticism. Then, dive into the grandeur of Prokofiev’s Symphony No.5, a wartime masterpiece brimming with triumphant energy. The evening also features the world premiere of a new work by rising star Isabella Gellis, renowned for her refined and expressive compositions.

Programme

Isabella Gellis, Création – commande de l’OSM
Ludwig Van Beethoven, Concerto pour piano no 3, op. 37 (34 min)
Sergueï Prokofiev, Symphonie no 5, op. 100 (46 min)

Program

Isabella Gellis, Premiere – OSM commission
Ludwig Van Beethoven, Concerto for Piano No. 3, Op. 37 (34 min)
Sergei Prokofiev, Symphony No. 5, Op. 100 (46 min)

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classique / jazz / période romantique

OSM : L’orchestre selon Duke Ellington et Rachmaninov

par Rédaction PAN M 360

Plongez dans l’univers vibrant de Harlem de Duke Ellington et voyagez à travers la puissance émotionnelle de la Symphonie n° 3 de Rachmaninov. Stravinsky, de son côté, jette un regard vers le XVIIIe siècle pour sublimer le violon dans son Concerto, magnifié par la captivante Alina Ibragimova. Ce programme musical vous propose une expérience où la musique symphonique dévoile une large palette de couleurs orchestrales. Un véritable kaléidoscope sonore qui mêle jazz, énergie et émotions pour une soirée alliant des univers musicaux riches et variés!

Step into the exciting world of Duke Ellington’s Harlem, then journey through the deep emotions of Rachmaninoff’s Symphony No. 3. The violin takes centre stage as Stravinsky looks back to the 18th century in his Concerto, brought to life by the captivating Alina Ibragimova. This program explores the full spectrum of orchestral colour, blending jazz, energy, and heartfelt expression. A dazzling musical adventure through diverse musical landscapes!

Programme

Duke Ellington, Harlem (18 min)
Igor Stravinsky, Concerto en ré majeur pour violon (22 min)
Sergueï Rachmaninov, Symphonie no 3, op. 44 (40 min)

Program

Duke Ellington, Harlem (18 min)
Igor Stravinsky, Concerto for Violin in D Major (22 min)
Sergei Rachmaninoff, Symphony No. 3, Op. 44 (40 min)

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Ce contenu provient de l’Orchestre symphonique de Montréal et est adapté par PAN M 360

country-rock

Blue Rodeo | Lost Together – The 40th Anniversary Tour à la salle Wilfrid-Pelletier

par Rédaction PAN M 360

Pour célébrer 40 ans de carrière, Blue Rodeo – l’un des groupes country-rock les plus aimés du Canada – invite le public à une soirée inoubliable de succès intemporels et de performances émouvantes.  Avec 16 albums studio et un héritage marqué par une écriture poignante, leur tournée anniversaire promet un mélange puissant de nostalgie, de virtuosité musicale et de charme indémodable.

Celebrating 40 years of music, Blue Rodeo – one of Canada’s most beloved country-rock bands – invites audiences to an unforgettable evening of timeless hits and heartfelt performances.
With 16 studio albums and a legacy of stirring songwriting, their anniversary tour promises a powerful blend of nostalgia, musicianship, and enduring charm.

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danse / minimaliste / musique contemporaine

La danse qui vit, la vie qui chante et la musique qui danse : époustouflant  »Sol Invictus »

par Frédéric Cardin

Chez PanM360, nous aimons la musique (une évidence). La musique pour elle-même bien entendu, mais aussi la musique dans son rapport avec d’autres arts. Nous ne prenons pas souvent le temps de revenir sur des spectacles de danse ou de théâtre, tout simplement pour des raisons d’horaire et de disponibilités. Mais si l’occasion se présente, nous sommes plus qu’heureux de le faire.

Hier soir, j’ai assisté à Sol Invictus du chorégraphe franco-algérien Hervé Koubi, au Théâtre Maisonneuve. Dans cette création magistrale, que Koubi qualifie d’ode à la vie, se marient avec une virtuosité éclatante des gestes et des élans issus de la culture urbaine contemporaine, tels le breakdance, le hip hop et la capoeira brésilienne. S’y greffe aussi la danse contemporaine, dans un ballet ultra actuel, mais aussi baroque et choral, propulsé à mille lieues des clichés ténébreux, glauques et crasseux associés à la culture de rue. 

Koubi dit vrai lorsqu’il parle d’ode à la vie. Il évoque aussi le plaisir de danser des enfants. Il y a effectivement une force vitale juvénile dans cette explosion d’énergie solaire et rassembleuse. 

Parlons d’abord des danseurs et danseuses, d’une fabuleuse beauté dans leurs corps saillants et leur malléabilité féline. Des corps qui virevoltent presque sans arrêt, qui tombent au sol comme des tissus, sans heurt et sans lourdeur, qui se métamorphosent sans transition apparente en gymnaste, en artiste de cirque, en vrille tournoyante sur la tête svp et en interprète moderne à la gestuelle savante et étudiée. Koubi est allé chercher les meilleurs, dit-il. Aucun doute possible. 

Tout cela aurait pu être un exercice d’esbroufe pour épater le bon bourgeois branché sur la culture street de manière superficielle. Si c’est bien plus que cela (et ça l’est), c’est assurément grâce à la musique (ou plutôt aux musiques) qui accompagnent les mouvements

Sur un nid sans coupure d’environ 75-80 minutes, la chorégraphie de Koubi respire et évolue à travers plusieurs états d’âme et autant d’allégories qui forment au final une construction narrative complète. Une construction, certes, qui laisse parfois le champ libre à l’interprétation car le discours est en général plus symbolique qu’explicite, invitant les plus réfléchis à jouer de l’herméneutique et le reste d’entre nous à surtout jouir de l’esthétisme audio-visuel du moment. 

Qu’à cela ne tienne, des espaces temporels variés en émotions s’enchaînent mais, surtout, s’équilibrent au travers du spectacle. Beethoven (Septième symphonie) apporte une force dramatique pendant quelques minutes, une sorte de gravité qui contraste avec d’autres moments hyper festifs, appuyés sur une musique puissante faite de rythmes tribaux, de cuivres grondants et de cordes saccadées très efficaces. Ailleurs, c’est la médiévale Hildegarde de Bingen et ses hymnes vocaux angéliques qui octroient à l’ensemble d’une quinzaine de danseur.ses.s une sorte d’élévation spirituelle qui semble les faire planer au-dessus du bitume. Quelques extraits de la musique du film Midsommar de Bobby Krtic étoffent et lient le visuel avec un intangible sensoriel. Et puis, entre tout cela, une trame électronique relativement planante et ambiante, abstraite (signée Mikael Karlsson (collaborateur de Lykke Li, Alicia Keys) et Maxime Dobson), comme un lit sonore duquel émergent régulièrement les pièces mentionnées et quelques autres, tels des manifestations spontanées de communion humaine éclairée.

En entrée et en sortie de spectacle, Steve Reich, presque un lieu commun dans ce genre de proposition, sert de courroie expressive pour dresser un tableau de virtuosité qui donne l’impression d’être orchestré avec un millimétrisme rigoureux. Et pourtant, quand on sait que Koubi ne ‘’compte pas’’, et préfère, comme dans le jazz ou d’autres musiques improvisées, identifier des appuis précis (musicaux) entre lesquels les artistes sur scène se voient offrir une certaine liberté, on ne peut qu’être ébahis par la cohésion d’ensemble de ces corps exceptionnels, capables d’une individualité étonnante, mais qui se soumettent parfaitement à une vision collective et holistique. 

Sol Invictus
Danse Danse

Au-delà des mouvements physiques papillonnants, qui impressionnent constamment, la mise en scène utilise rarement, mais avec un agréable sens de l’image, quelques artifices tels un grand drap doré, illuminé par un éclairage idoine (le soleil, bien sûr), qui se transforme en tourbillon éclatant lorsque déposé sur l’un des danseurs (unijambiste!) en plein mouvement de toupie humaine renversée. Ailleurs, des feux de bengale (il me semble?) illuminent timidement quelques danseurs dans la noirceur totale, rare absence du dieu soleil au profit de la nuit. C’est simple, mais beau.

Sol Invictus est esthétiquement magnifique et émotionnellement mémorable. On y retourne sans hésiter, autant pour revivre des moments de grande force artistique, mais aussi pour aller plus loin encore dans la compréhension de ce spectacle riche en symboles et en signifiance. 

techno

Dômesicle / SAT | Premier soir techno sous le dôme, récit d’une première immersion

par Ariel Rutherford

11h36, SAT, j’entre sur guest list avec mon +1.  J’feel ben swell.

Ce samedi 10 janvier, coup d’envoi de la dixième édition du Dômesicle, une série de soirées DJ/VJ hivernales au cœur du dôme immersif de de la SAT. Ma première fois. Excitant. On descend d’un étage, coat check, les pulsations de la musique traversent le bâtiment dans toute sa profondeur. La piste de danse nous attend trois étages plus haut et nous le fait savoir.

Le temps de mettre nos bouchons d’oreille, l’audition est un bien précieux, et on y go!

On m’a promis une soirée pure techno, des rythmes hypnotiques entrelacés de sonorités organiques, de l’intensité. Le tout couplé de projections tant minimalistes et hypnotiques qu’enveloppantes et architecturales. 

On pénètre dans le dôme sous une un kaléidoscope aux airs de cathédrale, Mike Larry vient de débuter son set. La foule est plutôt calme. Passive, au goût de mon ami: « North Americans don’t know how to party”. Il m’entraine à l’avant des platines. Là, ça danse, ça se secoue, ça se laisse emporter par la musique. Le DJ est bon, arrache à plusieurs reprises des exclamations à la foule aux changements de morceaux.

Je m’accote aux barrières, le DJ à portée de regard. J’absorbe l’ambiance. Des rythmiques soutenues, répétitives, pourtant variées, d’où émergent des échantillons sonores inattendus. On se laisse entraîner. Les stroboscopes m’aveuglent, mais les images du dôme me plaisent. J’ai un faible pour les éléments les plus minimalistes : cette grille pulsatile qui surplombe la foule comme un filet rouge néon, l’inattendu ciel étoilé formé de lettres de l’alphabet flottant dans l’espace, cette boite remplie de sphères grises qui s’évaporent continuellement derrière le DJ.

La foule demeure assez placide, contente d’être là, mais peu dansent. Plusieurs placotent.

Mon ami, lui, danse à n’en plus finir. L’électro, c’est sa came. Moi, un peu moins. 

Le volume, les flashs de lumière, c’est beaucoup pour moi, un peu trop. Je suis facilement surstimulé, mauvais combo. Je prends des pauses, retourne danser. Danse, pause, danse. C’est paradoxal, mais je pense que je profiterais davantage d’une production plus intense, plus noise, plus décousue. L’intensité peut être un antidote à la surstimulation, mais je me sens dans un entre deux. 

Retour de pause, une heure du matin, la foule s’active davantage depuis un moment déjà. Changement de set, Measure Divide entre en scène. Le dôme semble se déplacer à toute vitesse dans un tunnel de lumière oscillant entre le bleu et l’orange. Un gars pratique ses meilleurs moves de manière déchaînée à l’entrée de la satosphère.  La sélection m’apparaît moins variée qu’avec Mike Larry, plus intense peut-être. 

Viens le temps de rentrer une demi-heure plus tard, mon ami passe un bon moment mais tombe de sommeil. J’ai mal au crâne. J’aurais été là deux heures et des poussières. Je ne pense pas être le public cible. Je regrette avoir manqué le set de XIA. Malgré cela, je serais prêt à tenter l’expérience de nouveau, l’environnement est pour sûr impressionnant. À voir avec d’autres genres musicaux. 

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