bedroom pop / glitch / hyperpop

POP Montréal 2026 : Friends&, Can’t Believe, SUUNCAAT et GoodBoyNikko à la Casa del Popolo

par Rédaction PAN M 360

Friends&

friends& est un groupe pop composé de quatre musiciens : bc power, ct pond (alias Amateur Painter), jc grame (alias tirestires) et jksims. nous mélangeons des styles tels que le glitch pop, le folktronica et le néo-psychédélique pour créer une musique électronique dance maximaliste. notre premier album, folx, est sorti récemment sur le label dawk26 records.

friends& is a four-piece pop band featuring bc power, ct pond [aka Amateur Painter], jc grame [aka tirestires], and jksims. we plunder and collage glitch pop, folktronica and neo-psychedelia to produce maximalist electronic dance music. our debut album, folx, was recently released on dawk26 records.

Can’t Believe

Can’t Believe est un groupe pop expérimental imprégné d’un pathos hypnagogique de fin de soirée. Des membres de Nap Eyes, Fireball Kid et Barnacle y forgent un alliage d’échantillons déformés et de synthés ambulants en une couverture de tôle réfléchissante (quoique cabossée). Pensez à des trames sonores mal remémorées de films pour ados des années 1980, à des chutes de neige et à ce gris pâle qui précède le lever du soleil.

Can’t Believe is an experimental pop outfit steeped in hypnagogic afterhours pathos. Members of Nap Eyes, Fireball Kid, and Barnacle hammer an alloy of warped samples and ambulatory synths into a reflective (albeit dented) blanket of sheet metal. Think misremembered brat pack scores, snowfall, and a light grey preempting sunrise.

SUUNCAAT

Sa musique navigue entre les extrêmes : angélique et hostile, intime et théâtrale. Puisant dans l’hyperpop, les sensibilités baroques, la drum & bass et les traditions outsider, elle façonne une forme de nostalgie déformée — quelque chose de familier, mais d’étrange. À travers son œuvre apparaissent des figures récurrentes, telles que la reine des rats, l’enfant d’or et BELANIMA, une entité dont la fonction est de générer le chaos. Elles agissent comme les prolongements d’une mythologie intérieure plus vaste : un univers qui semble cohérent, mais refuse de se révéler entièrement.

Her music moves between extremes: angelic and hostile, intimate and theatrical. Drawing from hyperpop, baroque sensibilities, drum & bass, and outsider traditions, she constructs a kind of distorted nostalgia, something familiar but strange. Across her work, recurring figures such as the queen of rats, the golden child, and BELANIMA, an entity whose purpose is to generate chaos. act as extensions of a larger internal mythology: a universe that feels coherent, but refuses to fully reveal itself.

GoodBoyNikko

Basé à Lancaster, au nord-ouest du Royaume-Uni, le groupe se décrit comme de la « bedroom pop saveur vanille ». Sa dernière sortie, YOGA FOR PETS, alliant des rythmes disco, la culture pop des années 90 et 2000 et le style japonais « kawaii » Shibuya-kei, ce qui crée des mélodies pop irrésistibles, à la fois nostalgiques et futuristes.

Based in Lancaster, in the northwest of the United Kingdom, the group describes itself as “vanilla-flavoured bedroom pop.” Their latest release, YOGA FOR PETS, blends disco beats, ’90s and 2000s pop culture, and the Japanese “kawaii” Shibuya-kei style, creating irresistible pop melodies that are both nostalgic and futuristic.

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ambient / no wave / post-punk

POP Montréal 2026 : A Winged Victory for the Sullen et &Rubber au Théâtre Rialto – Salle Exclaim!

par Rédaction PAN M 360

A Winged Victory for the Sullen

A Winged Victory for the Sullen est un projet de musique ambient formé par les compositeurs de Redbird Music et collaborateurs de longue date Adam Wiltzie et Dustin O’Halloran. Le duo s’est rencontré en Italie il y a plusieurs années et ne prévoyait initialement sortir qu’un seul album sous le nom A Winged Victory for the Sullen, mais le projet a continué d’évoluer et les deux artistes ont depuis enregistré quatre albums complets, un EP et une bande sonore depuis leur formation en 2011.

A Winged Victory for the Sullen are an ambient music project by Redbird Music composers and frequent collaborators Adam Wiltzie and Dustin O’Halloran. The duo met in Italy many years ago and initially only intended to release a single record as A Winged Victory for the Sullen, but the project has continued to live on and the pair have recorded a total of four full length albums, an EP and a soundtrack since forming in 2011.

&Rubber

&Rubber est le duo montréalais de post-post-punk expérimental formé de Laura Jeffery et Jackson Darby. Laura Jeffery (anciennement de Fountain) et Jackson Darby (NPNP) trouvent un terrain d’entente entre l’esthétique no wave et la musique concrète. Une batterie envoûtante et anguleuse contraste avec des drones chaleureux au synthé modulaire et les grincements organiques d’un daxophone DIY. Imaginez Can qui croise Jon Hassell au lave-auto.

&Rubber is the Montréal-based experimental post-post-punk duo of Laura Jeffery and Jackson Darby. Laura Jeffery (perviously of Fountain) and Jackson Darby (NPNP) find common ground between no-wave aesthetics and musique concrète. Entrancing yet jagged live drums contrast with soulful modular synth-driven drones and organic DIY daxophone screeches. Think Can meets Jon Hassell in the car wash.

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emo / garage-punk / rock expérimental

POP Montréal 2026 : Thee Soreheads, Mario2, Tiger Really et Activemirror au Quai des brumes

par Rédaction PAN M 360

Thee Soreheads

Thee Soreheads, c’est un band punk montréalais à voix féminine, actif depuis 2023. Elles font des tunes rapides, bruyantes, un peu croche, sur tout ce qui leur tape sur les nerfs—les mauvais chums, la masculinité toxique, pis le reste. C’est du riot grrrl avec une touche garage punk, pas trop réfléchi, juste direct au point. Elles chantent surtout en anglais, avec un peu d’espagnol, pis veulent amener plus de français là-dedans aussi.

Thee Soreheads are a female-fronted punk band out of Montreal, kicking about since 2023. They make loud, fast, messy songs about the stuff that gets under their skin—bad boyfriends, toxic masculinity, and all the usual nonsense. It’s riot grrrl energy with a garage punk edge, no overthinking, just calling it like it is. They mostly sing in English, throw in some Spanish, and are keen to bring more French into the mix.

Mario2

Mario2 est un groupe qui n’a pas passé des années à peaufiner son son. Luigi (Simon Angell), Princesse (Karolanne Carbonneau) et Toad (Antoine Corriveau) ont écrit, arrangé et finalisé leur unique album en un après-midi, puis l’ont enregistré en trois jours. Inspirée des « groupes normaux », leur musique est un buffet ambitieux (brut, superflu et follement précis).

Mario2 is a band who didn’t spend years perfecting their sound. Luigi (Simon Angell), Princesse (Karolanne Carbonneau), and Toad (Antoine Corriveau) wrote, arranged, and finalized their only LP in one afternoon, then recorded it in three days. Drawing from “normal bands,” their music is an ambitious buffet—unfiltered, unnecessary, and wildly specific.

Tiger Really

Projet emo dont la tête d’affiche est d’origine asiatique, mêlant les sonorités de la 5e vague emo à des influences inattendues issues du jazz, du folk et du shoegaze. Les chansons explorent des thèmes de deuil et d’abandon, puisés dans l’expérience unique de Lian en tant que personne immigrante de première génération ayant grandi au Canada. Basé à Vancouver, en Colombie-Britannique, le groupe est signé chez Counter Intuitive Records.

Asian-fronted emo project that blends 5th wave emo sonics with unconventional influences from jazz, folk, and shoegaze. Songs explore themes of grief and abandonment, based on Lian’s unique experiences as a first generation immigrant growing up in Canada. Based in Vancouver BC, signed with counter intuitive records.

Activemirror

activemirror est un groupe d’Aruba qui fait de la musique post-punk/alt au cœur d’une scène culturelle vibrante où le reggaeton, le soca, le calypso, le tumba, entre autres, dominent. Comme notre son se situe en dehors de ces traditions, nous avons créé notre propre voie et développé notre projet à l’international.

activemirror is a band from Aruba creating post-punk/alt music in a place where reggaeton, soca, calypso, tumba, among others, shape a vibrant cultural music scene. Because our sound sits outside the island’s traditions, we’ve had to carve out our own lane and take our music abroad to grow.

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indie rock / noise-rock / shoegaze / slowcore

Pop MTL 2026 I Living Hour débusque la magie cachée de la Casa

par Stephan Boissonneault

Living Hour, ce groupe de cinq musiciens originaire de Winnipeg, dégage un charisme indéniable ; leur univers sonore oscille entre indie pop, slowcore, shoegaze et noise rock onirique (un genre qu’ils qualifient eux-mêmes de « yearn-core »). Leurs sonorités semblaient exercer une véritable force d’attraction, en tout cas c’est ce que j’ai ressenti lors de leur concert à Pop Montréal. Je me suis surpris à me frayer lentement un chemin vers la scène, à travers la foule. Il est donc tout à fait approprié que leur dernier opus, sorti le jour même, s’intitule « Magnet EP ».

La guitare, la basse et le chant sont assurés par Sam Sarty, dont les paroles ont une forte connotation « Slow Pulp » : elles capturent la nostalgie des souvenirs, ainsi que la douleur et la beauté d’une vie désordonnée ; vous savez, ces choses que tout le monde vit au quotidien ? Les lignes de guitare solo de Gilad Carroll et Adam Soloway, ainsi que celles d’Issac Tate (car oui, tous les membres de Living Hour sont des multi-instrumentistes — j’ai dû y regarder à deux fois quand j’ai réalisé que le guitariste était passé à la batterie à un moment donné), dégagent une personnalité envoûtante, faisant naître de la magie des moments sombres et improvisés entre les autres membres du groupe. L’alchimie est bien là et on a l’impression que ce groupe joue ensemble depuis près d’une décennie — et c’est le cas. Pour un son aux multiples facettes, Living Hour les maîtrise toutes avec une précision sombre.

La plupart des morceaux joués lors du concert Pop live provenaient de l’album Internal Drone Infinity de Living Hour ; mon Dieu, quel album ! Parfait pour se déconnecter l’esprit pendant une demi-heure. « Wheel », « Waiter » et « Best I Did It », en particulier, comblent parfaitement ce besoin. Si vous aimez un groupe comme Wednesday, je vous recommande de vous procurer l’album dans son intégralité sans tarder. Fixez le vide, et il se pourrait bien qu’il vous sourie en retour.

bedroom pop / indie rock / post-grunge / shoegaze

Pop MTL 2026 I Sasha Cay envoûte le Divan Orange

par Stephan Boissonneault

« La dernière fois que je suis venue ici, je ne pense pas que j’en avais l’âge légal. J’avais genre 17 ans », raconte en riant Sasha Khalimonova (chanteuse et guitariste rythmique du groupe Sasha Cay) devant une salle comble au Divan Orange. Cette salle, qui avait dû fermer ses portes en 2018, marquant le début d’une vague de problèmes liés à la gentrification sur la rue Saint-Laurent et dans le Plateau à Montréal, a rouvert ses portes à l’occasion du 25e anniversaire de Pop Montréal. « C’est un rêve qui se réalise de jouer ici et de partager la scène avec Plants and Animals. »

Avant que les héros indie locaux, Plants and Animals, ne montent sur scène, Sasha Cay (composé de Khalimonova, Rhys Climenhage à la batterie, Clay Middleton à la guitare solo et Owen Saar à la basse) a entraîné le public dans une pop intimiste aux accents mélancoliques des années 80, agrémentée d’une bonne dose de shoegaze. Par moments, cela rappelait beaucoup Metric, avec une influence plus marquée de Kate Bush, mais la voix de Sasha Cay oscillait également entre un delay grunge et un léger effet d’auto-tune. Il y a eu beaucoup de larsens tout au long du concert, provenant du micro de Sasha, mais cela a en quelque sorte renforcé le charme de certaines vagues de guitare bourdonnantes et des paroles obscures. Je crois qu’ils ont joué « Barrel », un morceau atmosphérique et flou aux accents de doom rock, le dernier single que le groupe a sorti en début d’année.

Je ne peux pas vraiment vous citer d’autres titres, car la majeure partie du set provenait d’un album surprise qui sera annoncé prochainement. « C’est une surprise parce que nous sommes “I’m you now” », a déclaré Khalimonova en riant. Un moment qui restera gravé dans ma mémoire est ce passage où un mur de son retentissait, et où tous les guitaristes se sont rassemblés autour de la batterie, leurs instruments suspendus près de la grosse caisse, presque comme s’ils absorbaient l’énergie d’un rituel ésotérique. J’attendrai ce nouvel album avec impatience, oh oui.

afro-pop / darkwave / hip-hop

POP Montréal 2026 : Fyore, LYDOL, Spitty et SEMIAH à l’Esco

par Rédaction PAN M 360

Fyore

Fille d’un père togolais, d’une mère québécoise et d’un beau-père haïtien, Fyore porte en elle des héritages multiples qui nourrissent une musique résolument sans frontières. Inclassable, elle bouscule la pop en mêlant Afropop, Rnb et électro. Faisant tournoyer sa voix de soprano si particulière comme sur un terrain de jeu, elle expérimente et se surpasse, toujours avec spontanéité, curiosité et aplomb. Après la sortie de son premier EP DZIDZI en 2024, elle prépare maintenant un premier album qu’elle décrit comme son premier vrai souffle. Co-réalisé avec Cedrik Heynemand et enrichi d’un coaching en beatmaking d’Ouri, ce projet affirme sa maîtrise totale de son univers. Enracinée dans ses origines, elle s’accompagne du tama, symbole fort d’un retour aux racines.

Daughter of a Togolese father, a Québécois mother, and a Haitian stepfather, Fyore carries multiple cultural lineages that shape a sound with no borders. Unclassifiable, she disruptif pop by blending R&B, Afropop, and touches of EDM, crafting a style that is both fluid and daring. Her singular soprano voice becomes a playground where she experiments freely, pushing her limits with spontaneity, curiosity, and confidence. After releasing her debut EP DZIDZI in 2024, she is now preparing her first full-length album, which she describes as her true creative breath. Co-produced with Cedrik Heynemand and enriched by beatmaking mentorship from Ouri, the project marks her full artistic ownership. Rooted in her heritage, she incorporates the tama, a powerful symbol of returning to one’s origins.

LYDOL

Slameuse, chanteuse et conteuse, Lydol façonne un projet artistique né de la fusion entre ses racines africaines, la force de l’oralité, sa quête d’un langage musical qui panse les maux. Porté par des influences d’Afro Fuzzion, de Modern Jazz et d’AfroSoul, le slam de Lydol amplifie les voix des femmes invisibles, des survivantes, des rêveuses, des oubliées.A slam poet, singer, and storyteller, Lydol has crafted an artistic project born through the fusion of her African roots, the power of oral tradition, and her quest for a healing musical language. Influenced by Afro Fuzzion, Modern Jazz, and AfroSoul, Lydol’s slam poetry amplifies the voices of invisible women, survivors, dreamers, and the forgotten.

Spitty

Spitty est un rappeur et leader communautaire indo-canadien originaire de Brampton (près de Toronto). Sa musique, à la fois énergique et profonde, vise à inspirer ses auditeurs. Il mêle samples et instruments sud-asiatiques à des influences nord-américaines pour donner naissance à une approche culturelle du hip-hop. Spitty puise son inspiration chez des artistes comme Eminem, Kendrick Lamar et J. Cole.

Spitty is an Indian-Canadian rapper and community leader from Brampton (just outside Toronto). His music carries an energetic yet thoughtful nature as he strives to inspire listeners through his songs. South Asian samples and instruments blend with North American influence to birth his cultured approach to hip hop. Spitty draws inspiration from artists like Eminem, Kendrick Lamar, & J. Cole.

SEMIAH

L’artiste mohawk multidisciplinaire Semiah crée des hymnes dark-pop imprégnés de synthétiseurs pour les nuits de folie, ainsi que des chansons-confessions poignantes pour le lendemain matin. Son style vocal alpin distinctif, son écriture cinématographique et ses performances chargées d’émotion brillent d’influences haudenosaunee. Comme l’écrit Under the Radar (R.-U.) : “Semiah est une artiste fascinante qui transcende les genres; nous lui prédisons un avenir prometteur.” C’est la vulnérabilité de Charli XCX, l’intensité mélancolique des ballades de Lady Gaga et l’esprit novateur de SZA réunis en une seule voix.

Multidisciplinary Mohawk artist Semiah creates synth-laced dark-pop anthems for reckless nights out and confessional torch songs for the morning after. Her distinctive alpine vocal style, cinematic lyricism, and emotionally charged performances shimmer with Haudenosaunee influences. As Under the Radar (UK) writes, “Semiah is a fascinating performer who transcends genres; we’re predicting big things ahead.” It’s the vulnerability of Charli XCX, the melancholic intensity of Lady Gaga, and the genre-bending spirit of SZA.

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indie pop / new wave / post-punk

POP Montréal 2026 : Automatic et Accessory au Bar Le Ritz PDB

par Rédaction PAN M 360

Automatic

Automatic crée une pop singulière et audacieuse qui secoue la torpeur ambiante. Alliant irrévérence et commentaires incisifs, le groupe de Los Angeles a abordé son troisième album avec un humour noir et une énergie renouvelée. Izzy Glaudini (synthétiseurs, chant) et Halle Saxon (basse, chant) sont convaincues que les messages appelant au changement passent mieux lorsqu’ils s’appuient sur un rythme entraînant et un groove espiègle ; avec leur nouvel album Is It Now?, elles nous invitent à affronter les structures oppressives du monde avec une urgence nouvelle. Pour Is It Now?, Automatic a collaboré avec le producteur Loren Humphrey (Cameron Winter, Nice As Fuck, Arctic Monkeys), en s’appuyant sur la sonorité minimaliste et dansante de Signal et Excess. Alors que leurs précédents disques reposaient davantage sur une structure rigide, cet album a été conçu dans la spontanéité du jeu en direct, privilégiant les prises longues et une section rythmique qui respire. Des grooves enjoués et des mélodies pop accrocheuses servent de cheval de Troie à des commentaires politiques teintés d’ironie ; il faut parfois plusieurs écoutes pour réaliser que la ligne de basse pulsée, les synthétiseurs incisifs et les effets sonores façon science-fiction du titre « mq9 » évoquent le bruit des frappes de drones.

Automatic make deviant pop music that cuts through the brainrot. Balancing irreverence with sharp commentary, the L.A. band approached their third album with a dark sense of humor and a renewed sense of momentum. Izzy Glaudini (synths, vocals) and Halle Saxon (bass, vocals) believe messages of change land best with a backbeat and a cheeky groove – and on their new album Is It Now?, they ask us to confront the world’s oppressive structures with fresh urgency. For Is It Now?, Automatic collaborated with producer Loren Humphrey (Cameron Winter, Nice As Fuck, Arctic Monkeys), building on the minimalist, danceable sound of Signal and Excess. Where earlier records leaned more grid-based, this album was made live and loose – favoring long takes and a rhythm section that breathes. Perky grooves and affable pop melodies act as a Trojan horse for playful political commentary; it may take a few listens to realize that the pulsing bassline, stabbing synths, and sci-fi FX of ‘mq9’ are meant to echo the sound of drone bombs.

Accessory

Accessory est le projet solo de Jason Balla (membre de Dehd), basé à Chicago. Son premier album, DUST, révèle Balla comme une nouvelle voix de la pop expérimentale. Il façonne une œuvre intime mêlant larsens de guitare, manipulations électroniques et poésie du quotidien, à la frontière entre le numérique et l’organique. Ses morceaux forment une constellation évoquant les connexions manquées, le désir et la quête de certitudes au sein d’une réalité dominée par la distraction et le défaitisme. À une époque où prévaut le vernis lisse de l’IA, Balla s’inscrit dans la tradition dadaïste du hasard pour intégrer l’imperfection et l’imprévisibilité humaines à sa création. Le résultat ? Des chansons vivantes et vibrantes, marquées par les traces du processus de création et sculptées par des courants émotionnels sous-jacents, invisibles sous une surface calme.

Accessory is the Chicago-based solo project of Jason Balla (mem. of Dehd). Their debut album— DUST— confirms Balla as a new voice in experimental pop. He crafts an intimate sculpture of guitar feedback, electronic manipulation and everyday poetry, straddling the line between the digital and the organic. The songs are a constellation of misconnection, desire and the search for certainty in a reality dominated by distraction and defeatism. At a time trending toward AI gloss, Balla employs the dadaist tradition of random chance to incorporate human imperfection and unpredictability into his work. The result? Songs that live and breathe, marked with the fingerprints of process and shaped by emotional undercurrents that flow beneath a calm surface.

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folk / indie pop

POP Montréal 2026 : Martha Wainwright sur le toit du Rialto

par Rédaction PAN M 360

Née dans une famille de la royauté musicale, fille des légendes du folk Kate McGarrigle et Loudon Wainwright III et sœur du chanteur acclamé et insaisissable Rufus Wainwright, Martha a grandi dans un monde peuplé de légendes musicales incomparables telles qu’Anna McGarrigle, Leonard Cohen, Suzzy Roche, Richard et Linda Thompson, Emmylou Harris, et a dû se battre pour trouver sa propre voix dans un milieu où chaque drame se réfractait à travers la chanson. Puis, en 2005, elle a sorti son premier album, Martha Wainwright, salué par la critique, qui contenait le succès cinglant « Bloody Mother F*cking Asshole », que le Sunday Times a qualifié de l’une des meilleures chansons de l’année. Cet album, et ceux qui ont suivi, comme Come Home to Mama (2012) et Love Will Be Reborn (2021), ont mis en évidence le style d’écriture incisif de Martha et ont fait d’elle une voix puissante avec laquelle il faut compter.

Born into music royalty, the daughter of folk legends Kate McGarrigle and Loudon Wainwright III and sister to the highly acclaimed, genre defying singer Rufus Wainwright, Martha grew up in a world filled with incomparable musical legends Anna McGarrigle, Leonard Cohen, Suzzy Roche, Richard and Linda Thompson, Emmylou Harris and struggled to find her voice in a milieu in which every drama was refracted through song. Then, in 2005, she released her critically acclaimed debut album, Martha Wainwright, which containing the blistering hit, “Bloody Mother F*cking Asshole,” which the Sunday Times called one of the best songs of the year. That release, and the albums that followed, such as Come Home to Mama (2012) and Love Will Be Reborn (2021), showcased Martha’s searing songwriting style and established her as a powerful voice to be reckoned with.

LES BILLETS POUR CET ÉVÉNEMENT SONT ÉPUISÉS!

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ambient / dream pop / pop expérimentale

POP Montréal 2026 : Lucrecia Dalt, Masahiro Takahashi & Marc-Antoine Barbier et Perma au Ministère

par Rédaction PAN M 360

Lucrecia Dalt

Née à Pereira, en Colombie, Lucrecia Dalt s’est taillé une place unique dans la musique contemporaine. Son parcours d’ingénieure civile à artiste sonore débute alors qu’elle travaille dans une entreprise géotechnique à Medellín, où elle découvre la production musicale assistée par ordinateur — une révélation qui redirige entièrement sa vie et sa pratique artistique. Après ses premiers enregistrements publiés par le collectif colombien Series, Dalt participe à la compilation 4 Women No Cry de Monika Enterprise en 2008, marquant son entrée sur la scène musicale internationale. Après des déménagements de Medellín à Barcelone puis Berlin, son univers sonore évolue vers des territoires de plus en plus abstraits.

Born in Pereira, Colombia, Lucrecia Dalt has carved out a distinctive space in contemporary music. Her trajectory from civil engineer to sound artist began while working at a geotechnical company in Medellín, where she discovered computer-based music production—a revelation that completely redirected her life and creative focus. After her first recordings appeared through Colombian collective Series, Dalt contributed to Monika Enterprise’s 4 Women No Cry compilation in 2008, marking her entrance into the international music scene. Following moves from Medellín to Barcelona and finally to Berlin, her sound evolved through increasingly abstract territories.

Masahiro Takahashi & Marc-Antoine Barbier

Masahiro Takahashi (Toronto) et Marc-Antoine Barbier (Montréal) sont des compositeurs et musiciens qui se rencontrent pour une première performance en collaboration. Ils interpréteront chacun les pièces de l’autre, réunissant abstraction électronique, ambient et texture fourth-world à travers synthétiseurs, guitare, basse, saxophone et synthèse modulaire.

Masahiro Takahashi (Toronto) and Marc-Antoine Barbier (Montreal) are composers and musicians meeting for their first collaborative performance. They will perform each other’s pieces, bringing together electronic abstraction, ambient and fourth-world texture across synthesizers, guitar, bass, saxophone, and modular synthesis.

Perma

Perma est un duo dreampop shoegaze composé de Carolane Prévost (chant, basse) et Joël Lemieux (guitare, drum machines). Ami-es de longue date, ce qui les a amené à collaborer est leur amour pour la méthode DYI et la scène de musique locale. Vrombissements sonores, textures éthéréelles, Perma est situé entre le sommeil et l’éveil.

Perma is a dreampop shoegaze duo consisting of Carolane Prévost (vocals, bass) and Joël Lemieux (guitar, drum machines). Long ago, they became friends because of their love for the DYI aproach and the local music scene. Sonic rumblings, ethereal textures, Perma floats between deep slumber and wakefulness.

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indie rock / rock alternatif / shoegaze

Pop MTL 2026 I Ribbon Skirt en ouverture du Festival au Marché Des Possibles

par Stephan Boissonneault

Des centaines de personnes se sont rassemblées sous le pont du Mario Park pour fêter les 25 ans de Pop Montréal. Ribbon Skirt, le groupe local de rock post-indie, se trouvait juste sous le pont (la voie surélevée qui relie la rue Van Horne et le Boulevard Rosemont), sur une scène improvisée, et encourageait la foule à se rapprocher entre chaque morceau. L’ambiance rappelait beaucoup celle du Marché des Possibles – qui se tenait autrefois près des voies ferrées –, mais l’événement avait un peu plus d’envergure puisqu’il s’agissait d’un showcase officiel de Pop Montréal et du coup d’envoi de l’ensemble du festival.

Tandis que les spectateurs dégustaient des brochettes de viande et buvaient quelques bières sous un vrai soleil d’automne, Ribbon Skirt a interprété des morceaux tirés de son album Bite Down, sélectionné l’année dernière pour le prix Polaris. Le groupe a également proposé quelques titres plus punk issus de l’EP brut Pensacola.

J’aurais vraiment aimé qu’il y ait une enceinte supplémentaire placée à l’écart de la scène, car le post-punk éthéré de Ribbon Skirt était en quelque sorte étouffé par la structure brutaliste en béton sous laquelle ils jouaient.

Ils semblaient d’ailleurs un peu déstabilisés — j’ai eu l’impression que la chanteuse et guitariste rythmique, Tashiina Buswa, n’entendait pas sa voix sur certains morceaux comme Off Rez. Le guitariste soliste, Billy Riley, vêtu de touches sporadiques de violet et d’une jupe, semblait lui aussi moins remuant que lors d’autres concerts auxquels j’ai assisté, mais peut-être que le groupe était simplement hyper concentré sur son set.

Plus on s’éloignait de la scène, plus le son s’atténuait, d’autant plus que la foule ne cessait de grossir, rassemblant le gratin des anciens de la scène musicale montréalaise.

Les problèmes de son lors des concerts DIY en extérieur sont bien connus, mais je sais de source sûre que d’autres concerts DIY ont pris le risque et atteint des niveaux sonores plus élevés dans ce même lieu. Et on parle ici de Pop Montréal. Le groupe, surtout celui-là, aurait dû être entendu où que l’on se trouve.

Photos by Stephan Boissonneault

indie rock / jangle pop / SLACKER

Pop MTL 2026 I Bracelet, un groupe dont d’autres groupes parlent à d’autres groupes

par Stephan Boissonneault

Bracelet figure depuis un bon moment sur ma liste des groupes que je dois absolument voir en concert. Ça fait environ deux ans qu’ils existent, mais je n’ai jamais eu ce plaisir à cause d’une avalanche de concerts à ne pas manquer auxquels je devais assister en tant que journaliste musical à Montréal. J’ai aussi vu plusieurs groupes locaux sympas porter leurs produits dérivés, je savais donc que leur première partie au P’tit Ours pour Pop Montréal était un rendez-vous incontournable.

Dans une salle bondée (même si elle aurait pu l’être encore plus, j’y reviendrai plus tard), le trio a livré un indie rock passionné, cliquetant mais mélodique, sans vraiment faire face au public, ce qui a en quelque sorte renforcé l’ambiance mystérieuse qui règne dans cette cave qu’est le P’tit Ours. Le son de The Bracelet est dépouillé, avec seulement quelques moments vraiment éclatants (ce qui est une bonne chose pour le son de The Bracelet), mais bon sang, quel jeu précis et présent !

Le chant du guitariste Caleb McKend donne vraiment l’impression d’un flux de conscience, improvisé à la volée — on dirait parfois qu’il est tiré d’une liste personnelle de préoccupations liées à la santé mentale, tandis que ses riffs de guitare flottent et s’attardent dans l’air lourd. La guitare laisse beaucoup d’espace à la basse de Silas Jordan pour vraiment se déchaîner et s’exprimer pleinement. Je dois aussi saluer le jeu de batterie de William Sinclair. Ce type arrive à faire beaucoup avec un kit aussi réduit. J’ai beaucoup apprécié la cloche à vache et le jeu d’enfer sur les toms pendant le morceau inédit « Waterbed ». En fait, après quelques recherches, j’ai découvert que la majeure partie de cette setlist au Pop était composée de titres inédits. Ils n’ont joué que deux morceaux tirés de l’EP de cinq titres de I Hear Bracelet. D’après ce que j’ai entendu, je peux affirmer que ces gars-là doivent sortir un album complet très bientôt.

Mon seul reproche concernant ce concert, et c’est un détail, c’est que les videurs refusaient l’entrée à des gens alors que la salle n’était pas pleine. J’ai déjà donné des concerts à guichets fermés au P’tit Ours, et on peut y faire entrer 75 personnes. Bien sûr, c’est bondé, et on sent l’odeur de tout le monde et de leur bière, mais c’est ça, le rock “n” roll. Il y avait probablement une cinquantaine de personnes au total, et beaucoup de place au fond. Malgré tout, Bracelet a su faire en sorte que ça marche.

Bracelet est peut-être le groupe dont les autres groupes parlent entre eux, mais tout le monde devrait le connaître.

Photos by Stephan Boissonneault

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Le grand retour de Lang Lang avec l’OSM : une performance impériale

par Alexandre Villemaire

Le début de la 93e saison de l’OSM se poursuivait en grand mercredi soir avec le retour d’un invité de marque en la personne du pianiste chinois Lang Lang. La popularité du pianiste n’est pas à démentir au vu de la présence qu’il y avait dans la Maison symphonique.

En effet, très peu de sièges vides étaient visibles dans l’enceinte de la salle de concert que ce soit du parterre au balcon, et surtout dans le chœur qui avait été ouvert pour l’occasion et qui était rempli en totalité!  Une vue plus qu’imprenable sur les mains de l’interprète.

Pour beaucoup, dont celui qui écrit ces lignes, Lang Lang leur a été présenté lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Beijing en 2008. Figure de proue de la musique et un de ses ambassadeurs les plus influents au monde, celui qui, à treize ans, remportait le Concours international Tchaïkovski des jeunes artistes, joue avec une dégaine désinvolte ainsi qu’avec une intensité et une fougue digne du caractère qui anime l’œuvre dont il était le soliste, le Concerto pour piano no 5 de Beethoven appelé « L’empereur ».

Dès l’ouverture qui place le piano à l’avant-plan avec de larges cadences ornementales, Lang Lang a martelé les touches avec vigueur dans une envolée spectaculaire, poussant l’instrument à son maximum, faisant pratiquement résonner l’ivoire du clavier. Le deuxième mouvement a amené un contraste frappant avec le premier par ce tapis de cordes absolument éthéré et mélancolique auquel se greffe le piano. Autant Lang Lang martelait avec intensité les touches dans le premier mouvement, autant dans le deuxième, son toucher était d’une des plus grandes délicatesses. Une des grandes qualités palpables dans la technique et le jeu de Lang Lang est son contrôle des nuances et des dynamiques qu’il arrive à se faire manifester dans un naturel et avec des couleurs absolument impeccables. Cet effet était bien présent dans le deuxième mouvement, mais très apparent dans le premier ou l’enchaînement des nuances fortes vers pianos entre l’orchestre et le soliste s’imbriquait parfaitement. La communion et la communication entre le soliste, le chef et l’orchestre étaient naturels, notamment dans ce duo avec les timbales qui va en decrescendo vers un des silences les plus absolus avant d’entamer, attacca le dernier mouvement flamboyant.

Dès la dernière note, il a reçu des applaudissements sonores et nourris du public, digne des plus grands rocks-stars. Après au moins 5 minutes d’applaudissement, il a gratifié le public de non pas un, mais de deux rappels, soit la Consolation no 2 en mi majeur de Liszt et la « Danse rituelle du feu » extrait du ballet El amor brujo de Manuel de Falla. Il aura fallu à la fin de cette pièce qu’il prenne amicalement par le bras Andrew Wan, premier violon de l’orchestre, pour signifier au public, qui en aurait demandé, qu’il fallait passer à l’entracte. 

Le concerto était précédé de l’Ouverture no 2 de la compositrice allemande Emilie Mayer, au style beethovénien consommé et a été succédé par une représentation sonore des paysages scandinaves de la Finlande de Jean Sibelius avec sa Deuxième symphonie.

L’OSM et Rafael Payare récidivent jeudi soir le 24 septembre avec un programme reprenant ces deux œuvres avec comme grande pièce soliste, le Concerto pour orgues, timbales et orchestre de Francis Poulenc avec Jean-Willy Kunz aux commandes du grand orgue Pierre-Béique.

crédits photo : Antoine Saito

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