classique occidental / musique contemporaine / période classique

Daniel Bartholomew-Poyser chez Obiora : charisme et clarté

par Frédéric Cardin

Un concert de l’Ensemble Obiora a de quoi rendre heureux n’importe qui. Un, l’orchestre est bon, deux, l’ambiance est souriante et familiale (il y a des jeunes partout!) et trois, on y fait souvent de belles découvertes musicales, côtoyant quelques bons piliers du répertoire. 

Hier soir à la salle Pierre-Mercure à Montréal, on a eu droit à tout cela. En plus, il s’agissait aussi du premier concert de Daniel Bartholomew-Poyser en tant que Chef invité principal. L’homme a du charisme. Il s’exprime dans un un bon français et bien sûr en anglais, dans un échange spontané entre les deux langues, ‘’Montreal style’’. Il a de l’humour et trahit sympathiquement sa passion du classique. On peut dire que, en termes d’image et de marketing, Obiora semble avoir fait un bon choix. 

LISEZ L’ENTREVUE AVEC LA DIRECTRICE GÉNÉRALE ET CO-FONDATRICE DE L’ENSEMBLE OBIORA, ALLISON MIGEON, QUI PARLE DE DANIEL BARTHOLOMEW-POYSER

Côté musical, on découvre également un artiste qui aime beaucoup construire son ensemble selon des critères de clarté et de précision très appuyés. L’homme est un affineur de détails. 

Le berceau de la symphonie classique

Une évidence en entrée de jeu, alors qu’on a joué la rarement entendue première symphonie de Haydn. Comme l’a dit Bartholomew-Poyser de façon rigolote, pas de no 104, ou 103, ou 88, ou aucune autre sans la no 1! Le chef a immédiatement installé sa vision d’une musique hyper découpée, portée par des rythmes ciselés. Une jolie introduction, nonobstant le fait que ça reste du Haydn pas encore totalement au sommet de son art de la concision : le deuxième mouvement est trop long. 

Afin de donner l’occasion à la section des vents de resplendir, le chef a choisi d’enchaîner avec les délicates et néo-classiques Trois Pièces Brèves pour quintette à vent, de Jacques Ibert. Un univers résolument français, fait d’élégance et de pureté instrumentale, fort bien interprété par les premières chaises de flûte, hautbois, clarinette, basson et cor de l’ensemble. 

Une tornade en Première mondiale

Then the sky was amber, un concerto pour alto au caractère de poème symphonique suivait, en première mondiale. La nouvelle création de l’Irano-canadien (de Toronto) Saman Shahi évoque, dans un langage oscillant entre atonalité contemporaine et chromatisme cinématographique, la construction d’une tempête.

D’abord éloignée, puis se rapprochant et enveloppant tout, pour se résorber et laisser derrière elle un paysage dévasté mais coiffé par la beauté évanescente d’un ciel ambré (d’où le titre de l’oeuvre). La soliste Sharon Wei a navigué à travers les rafales de la musique très expressive de Shahi, alliant virtuosité et puissance sonore. Tour à tour résistant vaillamment à la tourmente et commentant pensivement un décor laissé exsangue, l’alto de Mme Wei a résonné avec force. 

Attrayante modernité de Caroline Shaw

J’aime énormément la musique de la compositrice qui suivait dans le programme : Caroline Shaw. L’États-Unienne sait très habilement mêler les techniques de l’avant-garde moderne avec l’écriture néo-tonale accessible. Ses idées sont souvent simples mais construites avec beaucoup d’efficacité. La pièce choisie par Bartholomew-Poyser, Entr’acte, est un hommage en forme de déconstruction du langage classique (clin d’œil à Haydn), tant harmonique que rythmique. Comme dans une pulsation organisée par des inspiration-expirations, une mélodie simple et élégante est régulièrement triturée, désarticulée, avant de revenir à son état d’origine. C’est une musique fine, agréable à découvrir et stimulante. On attend avec plaisir la prochaine itération ‘’destructive’’ afin de voir quelle tactique la compositrice utilisera pour illustrer son propos. 

Pulcinella 

Le Pulcinella de Stravinsky terminait la soirée. Une façon pour le chef d’utiliser l’entièreté des possibilités techniques de l’ensemble. Une version très correcte, si ce n’est de quelque aigreur dans les premiers violons, ou le hautbois ne démontrant pas la tenue narrative voulue dans la Serenata (2e mouvement). Il y avait également un nombre un peu trop élevé de déchirures chez les cors plus loin dans l’œuvre. 

Au-delà de ce chipotage, on a apprécié l’exceptionnelle précision de la construction des portraits et des décors par le chef. À l’image de ce qu’il nous a montré en début de concert, Bartholomew-Poyser tisse des toiles presque arachnéennes avec son orchestre. Un travail assidu de la sorte donnera certainement de très beaux résultats à moyen terme. On appréciera de sa part, éventuellement, l’ajout d’un liant holistique, un velours timbral d’ensemble qui évitera de tomber dans la granularité sonore excessive. Mais cela viendra en temps et lieu.

En attendant, le nouveau Chef invité principal a démontré de fort belles qualités de direction musicale, mais aussi de communication et de choix artistiques. J’aurai grand plaisir à voir et entendre ce qu’il fera dans les trois prochaines années de son nouveau contrat. 

classique / classique moderne

Obiora, le concert « Amber »

par Rédaction PAN M 360

Sous la direction du chef invité principal Daniel Bartholomew-Poyser, l’Ensemble Obiora ouvre sa saison 2026 avec AMBER, un programme éclatant où se côtoient élégance classique, modernité et création contemporaine.

Au cœur de ce concert, la première mondiale de Then the sky was amber du compositeur Saman Shahi, une commande exclusive de l’Ensemble Obiora. Cette œuvre pour alto et orchestre sera portée par la virtuose Sharon Wei, altiste canadienne de renommée internationale, saluée pour son expressivité et sa présence magnétique sur scène.

Le programme embrasse également les couleurs et les contrastes du répertoire : la Symphonie no.1 de Joseph Haydn, les Trois Pièces brèves pour quintette à vent de Jacques Ibert, l’hypnotique Entr’acte de Caroline Shaw, et la pétillante Pulcinella Suite d’Igor Stravinski.

Une soirée où tradition et innovation se répondent, portée par l’énergie et la vision artistique de l’Ensemble Obiora.

Programme : 

Joseph Haydn – Symphonie no.1 (15 min)

Jacques Ibert – Trois Pièces Brèves pour quintette à vent (6 min 50)

Saman Shahi – Then the sky was amber for viola and orchestra – en PREMIÈRE MONDIALE avec la participation de l’altiste canadienne Sharon Wei (12 min 50)

ENTRACTE

Caroline Shaw – Entr’acte (12 min)

Igor Stravinski – Pulcinella Suite (25 min)

classique occidental / musique contemporaine

Nouvel Ensemble Moderne : un vif éloge aux textures réussi

par Alexandre Villemaire

Pour conclure sa première saison comme directeur artistique du Nouvel Ensemble Moderne, Jean-Michaël Lavoie a présenté un programme axé sur deux figures incontournables de la scène internationale en musique contemporaine, Kaija Saariaho (1952-2023) et Pierre Boulez (1925-2016), complété par une création du compositeur québécois Nicolas Gilbert.

Contextualiser des œuvres de musique contemporaine peut parfois s’avérer périlleux hormis pour les aficionados et les habitués de ces ensembles et de ces concerts. Pour rendre plus accessible et préparer l’auditeur à ce qui allait être présenté dans la salle Pierre-Mercure, une activité de médiation était offerte avant le concert, pendant l’entracte et à la fin. Le public était invité respectivement à écouter des extraits des trois œuvres aux programmes tout en touchant à l’aveugle différents objets aux textures diverses et à l’associer à l’œuvre de leur choix, s’interroger sur ce qu’est l’appel intérieur et à la fin de la soirée, comparé leur première impression et revenir sur celles-ci s’il en sentait le besoin.

L’appréciation des œuvres ne passe donc plus uniquement par une écoute stricte, mais par une mise en relation, une question ou une interrogation sur la perception. Un moyen ludique et sans prétention qui ne demande pas une compréhension approfondie des formes, du langage ou des techniques, mais qui fait appel au ressenti et au sens des personnes. À voir le certain engouement et la participation honorable du public, ce type d’activité, qui marque depuis déjà quelques années les débuts de concert, est à conserver.

Le concert démarre donc dans l’intime avec Cendres de la compositrice finnoise Kaija Saariaho. On y retrouve Francis Perron au piano, Julie Trudeau au violoncelle et Jeffrey Stonehouse à la flûte. La pièce tresse un dialogue entre les trois instruments, chacun essayant à différents moments de coexister. Saariaho travaille avec les textures des différents instruments, notamment par l’emploi de techniques de jeu étendues (sul tasto, flatterzunge, etc.) L’œuvre s’ouvre sur un grondement sourd de violoncelle qui se fond dans le timbre des cordes du piano qui ont été grattées. Les trois instruments se rejoignent par moment dans des points d’ancrage texturaux, pour ensuite reprendre leur dialogue exprimé sous différentes formes idiomatiques.

Commande initiée par la prédécesseur de Jean-Michaël Lavoie et fondatrice du NEM Lorraine Vaillancourt, L’appel intérieur de Nicolas Gilbert se présente comme un concerto pour cor solo et ensemble. Ici encore, on assiste à un jeu de texture et de timbre avec des échanges entre le cor et l’orchestre et un développement musical dynamique et engageant où le soliste Jocelyn Veilleux rivalise de virtuosité technique avec son instrument. 

Comme œuvre maîtresse occupant toute la deuxième partie du concert Dérive 2 de Boulez est une des œuvres les plus connues du compositeur, dont l’année 2025 marque son centenaire. C’est aussi une des plus exigeantes, tant pour le chef que pour les musicien·ne·s. S’en est une aussi qui est symbolique pour Jean-Michaël Lavoie, lui qui a été chef assistant de l’Ensemble intercontemporain de 2008 à 2010, et qu’il souhaitait faire avec l’ensemble montréalais. Programmé du Boulez dans un concert relève toujours d’un pari relativement audacieux, tant le langage structurel de Boulez est dense et les formes complexes. Mais, c’est un pari qui a été relevé avec brio, dynamisme et élégance. Jean-Michaël Lavoie a la très grande qualité de rendre par sa gestique le matériel musical signifiant et digeste pour le public et clair pour les instrumentistes. 

Le cadre dans lequel il bat ses mesures demeure rigide et calculé; les multiples rythmes irréguliers et les dynamiques changeantes l’exigent. Mais, alors qu’il pourrait se contenter d’une battue pratique et ergonomique – qu’on associe à d’emblée à Boulez -, celle de Lavoie est musicale, pleine d’élan, de portée et d’énergie. L’œuvre est clairement découpée en différents blocs texturaux, où dès qu’une séquence mélodico-rythmique est entamée, celle-ci devient cyclique et se répète. Cette régularité identifiable crée un point d’ancrage auditif et un repère familier auquel on s’accroche naturellement pendant le déroulement de la pièce. Combiné au spectacle visuel qu’est la performance des musiciens et de la direction signifiante de Jean-Michaël Lavoie, un œuvre que l’on pourrait qualifier d’aride, devient soudainement accessible.

En concluant la première saison de sa nouvelle direction artistique d’une telle manière, on peut sans aucun doute dire que le NEM est entre de bonnes mains.

crédit photo : Dominic Blewett pour Tam Photography

classique moderne

OCM : Bernstein et ses ‘’side stories’’ à l’honneur

par Frédéric Cardin

L’Orchestre classique de Montréal donnait un concert bénéfice sous les auspices de la musique de Leonard Bernstein, le samedi 3 mai 2025. En vedette, la soprano Sharon Azrieli, la mezzo Julie Nesrallah, le baryton James Westman et le violon solo de l’orchestre, Mark Djokic. Rappelons que l’argent amassé permettra d’offrir un accès à des concerts classiques aux nouveaux arrivants, aux personnes âgées en milieu de santé et à d’autres groupes qui ne bénéficient pas des mêmes opportunités que la population en général. 

Audace? Témérité? Intégrité artistique? Ce sont des œuvres austères’’, dans le panthéon bernsteinien, qui ont dominé la soirée (Arias and Barcarolles, et la Serenade (selon le banquet de Platon)). À peine deux extraits de West Side Story (le Mambo et Somewhere, placés aux deux extrémités du concert) et un air de Candide, même pas celui auquel nous sommes habitués (Glitter and be gay) mais plutôt I am so easily assimilated, qui mérite pleinement d’être entendu lui aussi. 

Si le Candide était réussi avec la soprano Sharon Azrieli en forme aguicheuse, le Mambo a souffert de décalages rythmiques (un péché mortel dans ce genre de musique) et Somewhere n’était pas plus que correct, avec les trois solistes vocaux et l’orchestre. Une fois ces bémols appuyés mentionnés, cela dit, je suis heureux de dire que le corpus central du concert était, lui, extrêmement réussi, voire splendide. 

Arias and Barcarolles est la dernière œuvre majeure de Bernstein (1988, un an avant sa mort). C’est un cycle de neuf mélodies qui forment un tout narrativement cohérent, tel un mini opéra, pour mezzo-soprano, baryton et orchestre. En moins de trente minutes, sont évoqués les aléas d’une vie de couple, des débuts à l’âge avancé, avec des réflexions sur l’amour, la vie, etc. L’écriture resserrée laisse tout de même transparaître une large panoplie de styles musicaux, tels le jazz, le blues et l’atonalisme moderne. Contrairement à Mass, par contre, point de collisions frontales, et même déboussolantes, entre les genres cités. Plutôt une grande maturité dans l’organisation des oppositions et de l’éclectisme. Une œuvre qui mérite d’être bien plus vastement entendue. 

Les solistes, Nesrallah et Westman, étaient en très bonne forme, surtout la mezzo, criante d’authenticité et de justesse dans le jeu scénique offert (et dans les limites de ce que pouvait permettre la situation). Je n’avais jamais vu cette dame, également animatrice à la CBC, sur scène auparavant. Je voudrais la revoir dans une véritable mise en scène opératique. La partition d’orchestre est, soulignons-le, redoutable. Chacun est à nu, les rythmes s’entrecroisent, les jaillissements de notes sont d’une précision imparable, et tout doit être mené avec un doigté et une fermeté technique impeccable. La cheffe Mélanie Léonard, discrète mais fiable, a relevé le défi, avec les musiciens.

L’autre gros morceau était la Serenade, un concerto pour violon qui ne dit pas son nom. Bien que mieux connue que la précédente, cette œuvre reste relativement exigeante pour un public profane qui retient du maestro états-unien ses comédies musicales et sa direction mémorable des grands chefs-d’œuvre symphoniques. 

Le violon solo de l’Orchestre, Mark Djokic, a offert une prestation remarquable, avec un timbre d’instrument lumineux et scintillant, et une incarnation émotionnelle très convaincante. Pour un ‘’petit’’ orchestre comme l’OCM, la présence d’un soliste du calibre de Djokic est une véritable aubaine. On leur souhaite d’en profiter pleinement et très longtemps. Encore une fois, l’orchestre que Bernstein ne laisse pas souvent se reposer, a été à la hauteur de l’occasion, sous la baguette assurée de Mme Léonard. 

Votre humble serviteur n’avait pas accès au coquetèles et aux petits fours qui venaient avec les billets plus dispendieux (et plus utiles à la mission), mais on peut être assurés que messieurs dames Nesrallah, Westman, Djokic et Léonard (et tous les autres musiciens) ont dû recevoir des accolades bien méritées à leur arrivée parmi les convives après le concert (nonobstant les quelques bémols mentionnés en début d’article). 

classique moderne / classique occidental

Des échos d’Afrique qui résonnent bien

par Frédéric Cardin

Hier soir avait lieu le concert Échos lointains d’Afrique de l’Orchestre classique de Montréal, avec la soprano Suzanne Taffot. Au programme de cette soirée sous la direction musicale de Kalena Bovell, cheffe états-unienne originaire du Panama, des oeuvres de compositeurs afro descendants : le britannique Samuel Coleridge-Taylor, les États-uniens George Walker et William Grant Still, le Québécois David Bontemps et quelques spirituals issus du Sud.

Le plat principal de la soirée était la création du cycle de mélodies de David Bontemps, Le deuil des roses qui s’effeuillent. Ce titre évocateur provient de la plume du poète et auteur haïtien Jacques Roumain, dont nous commémorions le 80e anniversaire de décès en 2024. En neuf textes bellement mis en musique par Bontemps, la soprano Suzanne Taffot a donné vie à des paysages subtils et chaleureux, parfois mélancoliques, dans une langue musicale bien trempée dans les racines stylistiques du petit pays antillais. Lignes sinueuses, rythmes chaloupés, syncopés, mais dans une architecture sonore légère, sobrement déployée. Bontemps, en rendant ce bel hommage à ses propres racines haïtiennes, a par le fait même confirmé son statut d’étoile montante de la composition moderne québécoise. Nous aurions, cela dit, apprécié que les textes soient projetés sur le large mur vide derrière l’orchestre, afin de bien s’imprégner de toute la beauté de cette poésie inspirante, l’écriture vocale ne permettant pas toujours aux mots de s’épanouir avec toute la clarté potentielle. La voix de Suzanne Taffot est belle, avec un registre étendu qui démontre une aisance naturelle dans toutes les hauteurs. 

REGARDEZ L’ENTREVUE AVEC SUZANNE TAFFOT, À PROPOS DE CE CONCERT

Jolies Novelletten de Coleridge-Taylor, compositeur romantique britannique d’origine sierra-leonaise et très agréables Danzas de Panama de William Grant Still, avec leurs mélodies toutes simples mais traitées avec un sobre raffinement. C’est Lyric for Strings de George Walker qui a peut-être le plus impressionné, grâce à son pathos retenu, construit avec élégance. Une sorte d’Adagio de Barber, plus économe sur les affects. 

Quelques moments de pure grâce vocale ont complétés la soirée quand Suzanne Taffot est revenue sur scène pour interpréter quatre spirituals, chaleureusement arrangés par Moses Hogan et Hugo Bégin. Le public a été conquis, si ce n’était déjà fait, par ces Deep River, Give Me Jesus, Sometimes I Feel Like A Motherless Child et He’s Got the Whole World in His Hands.

Kalena Bovell a mené l’ensemble avec un investissement sincère, dans une direction mêlant précision et suggestivité émotionnelle. 

Soirée pleinement réussie devant une salle Pierre-Mercure comble (ce qui devrait suffire à remettre en question certaines affirmations qui critiquent les programmations basées sur la diversité en musique classique).

musique contemporaine

SMCQ | Horloge, tais-toi! — Hommage à Kaija Saariaho

par Rédaction PAN M 360

Découvrez les textures et sonorités lumineuses et colorées de la grande compositrice finlandaise Kaija Saariaho dans un programme avec des œuvres de Kaija Saariaho, Hans Martin et Keiko Devaux.

Comme le compositeur hongrois György Ligeti, Kaija Saariaho a inspiré plusieurs générations de compositeurs et compositrices. Jouée dans le monde entier, elle est à l’origine de plusieurs opéras qui ont été des succès internationaux, notamment L’amour de loin, sur un livret de Amin Maalouf.

Le programme s’ouvre et se clôt sur les deux versions de Horloge, tais-toi! de Kaija Saariaho composées pour sa fille Aliisa avec un livret de son fils Aleksi.

Discover the luminous, colorful textures and sonorities of the great Finnish composer Kaija Saariaho in a program featuring works by Kaija Saariaho, Hans Martin and Keiko Devaux.

Like the Hungarian composer György Ligeti, Kaija Saariaho has inspired several generations of composers. Performed all over the world, she is the creator of several internationally successful operas, including L’amour de loin, with libretto by Amin Maalouf.

The program opens and closes with two versions of Kaija Saariaho’s Horloge, tais-toi! composed for her daughter Aliisa, with a libretto by her son Aleksi.

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Ce contenu provient du SMCQ et est adapté par PAN M 360.

arabe / jazz

Festival du monde arabe : Souffles d’olivier

par Rédaction PAN M 360

La soirée d’ouverture du 25ème FMA, dédiée aux merveilles et aux douceurs oubliées de la Palestine, lève le rideau sur la merveilleuse chanteuse palestinienne Nai Barghouti, en première à Montréal. Cantatrice à la voix lumineuse et éthérée, elle insuffle aux répertoires classique et contemporain arabes une âme à la fois profonde et légère. Sa technique de Naistrumentation incorpore les envolées d’improvisations du jazz aux mélodies orientales, en usant de sa voix comme d’un instrument qu’elle fait retentir avec nuance et dextérité.

The opening night concert of the 25th FMA features the Montréal debut of the celebrated Palestinian singer Nai Barghouti, as she explores the wonders and forgotten splendours of Palestine. Renowned for her luminous, angelic vocals, Barghouti infuses classical and contemporary Arab music with a deeply soulful and irresistibly ethereal sound. Her unique NaiStrumentation technique layers jazz improvisations with Arab melodies, employing her voice as a musical instrument in an impressive display of agility and control.

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Ce contenu provient du Festival du monde arabe de Montréal et est adapté par PAN M 360

arabe / opérette

Festival du monde arabe : Le vendeur de bagues

par Rédaction PAN M 360

Le chorégraphe Tony Yazbek et la troupe Al Arz redonnent vie à l’une des opérettes les plus emblématiques des Frères Rahbani, ces créateurs visionnaires et modernes de l’imaginaire collectif d’un Liban féérique. Pour consolider son autorité auprès des villageois, le « moukhtar » (maire) d’un petit village invente l’existence d’un bandit dénommé Rajeh et s’appuie sur la popularité de sa nièce Rima (Fairouz à l’origine) à ces fins…

Choreographer Tony Yazbek and his Al Arz Art Group breathe new life into one of the best-known operettas by the Rahbani Brothers, composers whose works have helped preserve Lebanon’s cultural legacy. In a bid to boost his standing in the community, the mukhtar (mayor) of a small Lebanese village fabricates an altercation with a bandit named Rajeh, exploiting the popularity of his niece Rima (played by Fairuz in the original production) to further his scheme.

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Le Turning Point Ensemble à la Salle Pierre-Mercure

par Rédaction PAN M 360

Quatre grandes œuvres exceptionnelles interprétées par l’un des meilleurs ensembles au Canada. Le Turning Point Ensemble, fondé par ses membres musiciens en 2002, est un grand ensemble de chambre qui présente la musique dans des contextes innovants, à la croisée des genres et de multiples formes d’art. L’ensemble se concentre sur la musique du début du XXe siècle à nos jours et, en plus de présenter sa saison régulière de concerts à Vancouver, réalise des enregistrements, organise des tournées, intervient dans divers modes de production artistique numérique et propose des programmes éducatifs novateurs.

Four exceptional large-scale works performed by one of Canada’s finest ensembles. The Turning Point Ensemble, founded by its musician members in 2002, is a large chamber ensemble that presents music in innovative contexts, at the crossroads of genres and multiple art forms. The ensemble focuses on music from the early 20th century to the present day and, in addition to presenting its regular concert season in Vancouver, makes recordings, tours, engages in various modes of digital artistic production and offers innovative educational programs.


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chant choral

PODIUM: Chants d’appel et de liaisons

par Rédaction PAN M 360

Pour le concert de clôture de cette édition, le Festival PODIUM 2024 propose un dialogue interculturel exceptionnel conçu et dirigé par André Pappathomas réunissant des artistes québécois : quatre chœurs québécois issus de différentes communautés culturelles, Canticorum (Amérique latine), Singiza (Rwanda), La Muse (Roumanie) et Haïti chante et danse (Haïti), quatre chanteurs solistes classiques, un trio folklorique québécois et un trio de musiciens (violon, violoncelle et vibraphone/percussions) prendront part à un événement multidisciplinaire où la musique qui lie les voix et les cœurs sera le grand fil conducteur.

Le programme du concert se déploiera autour d’un principe d’improvisation contrôlée pour ensemble vocal que Pappathomas a développé au fil des ans. Ainsi, la pièce d’ouverture, la finale et les liaisons entre les performances de chaque chœur seront abordées sous forme d’improvisation contrôlée.

For this year’s closing concert, the PODIUM 2024 Festival offers an exceptional intercultural dialogue conceived and directed by André Pappathomas, featuring Quebec artists: four Quebec choirs from different cultural communities, Canticorum (Latin America), Singiza (Rwanda), La Muse (Romania) and Haïti chante et danse (Haiti), four classical solo singers, a Quebec folk trio and a trio of musicians (violin, cello and vibraphone/percussion) will take part in a multidisciplinary event in which the music that binds voices and hearts together will be the main thread.

The concert program will unfold around a principle of controlled improvisation for vocal ensemble that Pappathomas has developed over the years. Thus, the opening piece, the finale and the links between the performances of each choir will be approached in the form of controlled improvisation.


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chant choral

PODIUM: Ahskennon’nia – Chants de la paix

par Rédaction PAN M 360

En mai 2022, le chancelier de l’Université de la Colombie-Britannique, Steven Lewis Point, de la Première nation Skowkale, a déclaré : « La réconciliation est la chanson que nous chantons ensemble ». Ahskennon’nia, qui signifie « paix » en langue huronne-wendat, est le point de départ musical de cette collaboration autochtone qui réunit Andrée Levesque Sioui (auteure-compositrice-interprète wendat), Deantha Edmunds (soprano inuk), Alex Vollant (baryton et pianiste innu), le Choeur des enfants de Montréal (Eun Jung Park), l’ensemble vocal musica intima, avec Sherryl Sewepagaham (compositrice-interprète crie) en tant que directrice artistique du concert.

Ahskennon’nia présentera des compositions autochtones de Sherryl Sewpagaham et d’Andrew Balfour (cri) et sera l’occasion d’entendre, en première mondiale, la création d’une nouvelle œuvre chorale autochtone, commandée pour PODIUM 2024. Dans un esprit de réconciliation au travers du chant, cette œuvre, composée et dirigée par Andrée Levesque Sioui, dans un arrangement d’Andrew Balfour, interprétée par les artistes, les chœurs et les collaboratrices et collaborateurs autochtones qui participent à Ahskennon’nia sera entendue lors de la finale du concert.

In May 2022, UBC Chancellor Steven Lewis Point of the Skowkale First Nation declared, « Reconciliation is the song we sing together ». Ahskennon’nia, which means « peace » in the Huron-Wendat language, is the musical starting point for this Aboriginal collaboration featuring Andrée Levesque Sioui (Wendat singer-songwriter), Deantha Edmunds (Inuk soprano), Alex Vollant (Innu baritone and pianist), the Choeur des enfants de Montréal (Eun Jung Park), the vocal ensemble musica intima, with Sherryl Sewepagaham (Cree composer-performer) as artistic director of the concert.

Ahskennon’nia will feature Aboriginal compositions by Sherryl Sewpagaham and Andrew Balfour (Cree), and will include the world premiere of a new Aboriginal choral work commissioned for PODIUM 2024. In the spirit of reconciliation through song, this work, composed and directed by Andrée Levesque Sioui, arranged by Andrew Balfour, and performed by the artists, choirs and Aboriginal collaborators involved in Ahskennon’nia, will be heard during the concert finale.


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classique indien

Piano Symphonique – Maurizio Baglini à la Salle Pierre-Mercure

par Rédaction PAN M 360

Pianiste virtuose, ayant une brillante carrière internationale de concertiste, Maurizio Baglini a gagné à 24 ans le “World Music Piano Master” à Monte-Carlo. Il joue régulièrement à l’Académie Nationale Sainte-Cécile, à La Scala de Milan, au Teatro San Carlo de Naples, à la Salle Gaveau de Paris et au Kennedy Center de Washington. 

Comme pianiste invité, Maurizio Baglini collabore avec des orchestres de grande renommés, notamment Orchestra Sinfonica Nazionale Rai, Orchestre Philharmonique de Monaco, New Japan Philharmonic Orchestra, Orchestra del Maggio Musicale Fiorentino, Mahler Chamber Orchestra. 

Reconnu pour sa grande virtuosité́ et passionné de musique de chambre, Maurizio Baglini est un des rare pianiste à avoir exécuté la Symphonie no. 9 de Beethoven, dans la transcription transcendantale pianistique de Liszt, programme que nous aurons la chance d’entendre lors de son passage à Pro Musica. 

A virtuoso pianist with a brilliant international concert career, Maurizio Baglini won the “World Music Piano Master” in Monte-Carlo at the age of 24. He performs regularly at the Académie Nationale Sainte-Cécile, La Scala in Milan, Teatro San Carlo in Naples, Salle Gaveau in Paris and the Kennedy Center in Washington.

As guest pianist, Maurizio Baglini collaborates with renowned orchestras, including Orchestra Sinfonica Nazionale Rai, Orchestre Philharmonique de Monaco, New Japan Philharmonic Orchestra, Orchestra del Maggio Musicale Fiorentino, Mahler Chamber Orchestra.

Renowned for his great virtuositý and passionate about chamber music, Maurizio Baglini is one of the rare pianists to have performed Beethoven’s Symphony no. 9, in Liszt’s transcendental piano transcription, a program we’ll be lucky enough to hear during his Pro Musica appearance.


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