classique / Piano

Virée classique : Mozart et Elgar – métaphores amoureuses à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Avec sa technique impressionnante, l’originalité et la profondeur de ses interprétations, Martin Helmchen est l’un des pianistes les plus demandés sur la scène internationale. Écoutez-le dans le 24e Concerto de Mozart, une œuvre intense et passionnée. Quant à Beth Taylor, elle vous séduira avec sa voix profonde et émouvante, mettant en valeur toute la poésie de Sea Pictures d’Elgar.

His impressive technique and the originality and depth of his interpretations make Martin Helmchen one of the most sought-after pianists on the international stage. Hear him in Mozart’s intense and passionate 24th Piano Concerto. Then, let yourself be captivated by the rich and moving voice of Beth Taylor, who brings out all the wonderful poetry of Elgar’s Sea Pictures.

Programme

Wolfgang Amadeus Mozart, Concerto pour piano no 24, K. 491
Edward Elgar, Sea Pictures

Program

Wolfgang Amadeus Mozart, Piano Concerto no. 24, K. 491
Edward Elgar, Sea Pictures

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classique / période romantique

Virée classique : La Symphonie « Pastorale » de Beethoven à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

La Symphonie «Pastorale» invite à une immersion poétique dans la nature, capturant les sensations d’une promenade à la campagne. Surtout connu pour ses musiques de film et ses chansons, Theodorakis est également un compositeur grec prolifique de musique symphonique. Découvrez son attrayante Sinfonietta dans laquelle le piano et la flûte dialoguent avec élégance et entrain.

The “Pastoral” Symphony invites the listener to a poetic immersion in nature by vividly conveying the sensations of a countryside stroll. Best known for his film scores and songs, the Greek composer Theodorakis was also a prolific creator of symphonic music. Discover his alluring Sinfonietta, an elegant and spirited dialogue between the flute and the piano.

Programme

Míkis Theodorakis, Sinfonietta pour flûte, piano et orchestre à cordes
Ludwig van Beethoven, Symphonie no 6 « Pastorale »

Program

Míkis Theodorakis, Sinfonietta for Flute, Piano, and String Orchestra
Ludwig van Beethoven, Symphony no. 6 “Pastoral”

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classique / post-romantique

Virée classique : Le carnaval des animaux à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

L’Ensemble Obiora, sous la direction de Rafael Payare, vous invite à vivre un moment musical plein de surprises. De l’entrainante Irish Dance Suite de Quin Mason à l’incontournable Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns, plongez dans le monde fabuleux de nos deux compositeurs du jour et laissez-vous surprendre à rêver, rire et même danser? Une chose est sure : ce programme saura ravir, les petites comme les grandes oreilles!

The Ensemble Obiora conducted by Rafael Payare offers you a surprise-filled musical experience. With Quinn Mason’s rousing Irish Dance Suite and Camille Saint-Saëns’ beloved classic Carnaval des animaux, delve into the fabled world of our two composers du jour and surprise yourself as you dream, laugh, perhaps even dance! One thing is certain: this program is music to the ears of all ages!

Programme/program

Quinn Mason, Irish Dance Suite
Camille Saint-Saëns, Carnaval des animaux [The Carnival of the Animals]

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classique / post-romantique

Virée classique : Les mythiques Planètes de Holst à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

En route pour un périple musical à travers le cosmos avec Les planètes de Holst! De l’énergie explosive de Mars aux sonorités mystérieuses de Neptune, découvrez les planètes du système solaire sublimées par une orchestration riche et contrastée. Une œuvre iconique qui a inspiré plus d’un compositeur de musiques de film, dont John Williams pour Star Wars !

Embark on a grand tour of the cosmos with The Planets by Holst! From the explosive energy of “Mars” to the mysterious tones of “Neptune”, discover the solar system’s planets magnified by rich and contrasting orchestrations. A legendary work that has inspired several film scores, including John Williams’ Star Wars!

Programme/program

Gustav Holst, Les planètes/The Planets

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chant lyrique / classique occidental

Fleuranne Brockway, grande lauréate de Voix 2025 au CMIM

par Alexandre Villemaire

Ils étaient 348 à avoir appliqué l’automne dernier. De ce nombre, 24 concurrents ont été sélectionnés pour au terme de 11 jours d’épreuves vocales, pour n’être que dix demi-finalistes, puis cinq à tenter de rafler les grands honneurs. Devant un parterre à la Maison symphonique bien remplie, c’est la mezzo-soprano australienne, originaire de Perth, Fleuranne Brokcway qui a remporté les grands honneurs de l’édition Voix 2025 du Concours musical international de Montréal.

Après avoir débuté son épreuve avec l’air « Près des remparts de Séville » extrait de l’opéra Carmen de Bizet, qui avait commencé avec un léger grain dans la voix, c’est surtout dans sa musicalité et sa forte présence scénique que la jeune chanteuse originaire de Perth s’est illustrée. L’air des lettres de Werther de Massenet a été dressé tout en finesse et avec émotion alors que l’air de Roméo « Se Romeo t’uccise un figlio » tiré de l’opéra bel cantiste I Capuleti e Montecchi a mis en évidence l’étendu de son registre avec des graves appuyés et des aigus agiles et lyriques, comme en témoignent la cavatine concluant l’air. D’une valeur de plus de 75 000$, le 1er prix comprend un montant en argent de 30 000 $ offert en partenariat avec la Ville de Montréal, une bourse de développement de carrière Joseph-Rouleau d’une valeur de 40 000 $ offerte en partenariat avec la Fondation Azrieli; le Prix Aria de l’Opéra de Montréal d’une valeur de 5 000 $ offert en partenariat avec l’Opéra de Montréal et le Prix de l’Opéra de Montréal, soit un engagement pour un rôle dans un opéra dans la programmation subséquente de l’Opéra de Montréal.

Fortement ovationné, à la fois pour son programme audacieux et son timbre puissant, le seul ténor de cette finale, le Sud-Coréen Junho Hwang a entre autres livré l’air de Rodolfo de La bohème « Che geliba manina » avec un caractère incarné et un impressionnant contre-ut ainsi que l’air « Il était une fois à la cour d’Eisenach » fameux numéro des Contes d’Hoffmann plein d’espièglerie. Il s’est mérité la deuxième prix Pierre-Péladeau et Raymonde-Chopin d’une valeur de 25 000 $, comprenant un Prix en argent de 15 000 $ offert en partenariat avec Québecor et une bourse de développement de carrière Joseph-Rouleau d’une valeur de 10 000 $ offerte en partenariat avec la Fondation Azrieli.

Theodore Platt, baryton originaire du Royaume-Uni s’est quant a lui vu décerné le troisième prix comprenant un montant en argent de 10 000 $ offert en partenariat avec Stingray Classica et une bourse de développement de carrière Joseph-Rouleau d’une valeur de 10 000 $ offert en partenariat avec la Fondation Azrieli, pour un total de 20 000$.

Notons que Platt a été celui chez qui on pouvait déceler et un programme conçu de manière organique. Après « O vin dissipe la tristesse » du Hamlet d’Ambroise Thomas, il a enchainé avec une œuvre pour orchestre «  Ich atmet’einen linden Duft » extrait du cycle Rückert-Lieder de Gustav Mahler. Cette délicate mélodie a offert un moment de plénitude et de calme avant d’interpréter la très exigeante chanson d’amour « Ja vas lyublyu » (Je t’aime) extrait de l’opéra Pique Dame de Tchaïkovski. 

Comparable à Fleuranne Brockway  en termes de présence scénique, la soprano russe Julia Muzychenko-Greenhalgh, à offert un programme avec des traits virtuoses qui mettaient en valeur son agilité vocale, notamment dans l’air de Marfa « Ivan Sergeich, khochesh’, v sad poydyom? » tirée de La Fiancée du Tsar de Rimski-Korsakov ou encore le fameux Sempre Libera de La traviata de Verdi. Elle s’est cependant battue à un certain moment, surtout dans les passages le plus aigus, avec une certaine tension dans la voix. Ceci ne l’ a pas empêché de bien performer, mais a certainement freiné son potentiel expressif. Yewon Han de la Corée-du-Sud c’est quant à elle illustré dans une fine exécution de « Chacun le sait, chacun le dit » de La Fille du régiment de Donizetti, « Una voce poco fa » d’Il barbiere di Siviglia Rossini et « Ah! non credea mirarti » de La sonnambula de Bellini.

Malgré des performances honorables, les deux sopranos n’ont pas été retenus au classement final. Elles ont chacune reçu une bourse de 3000$.

Parmi les prix spéciaux à avoir été remis lors de cette soirée, la soprano française Fanny Soyer s’est vue octroyé le Prix du public ICI Musique d’une valeur de 5000$ ainsi que le Prix de la Résidence UdeM-McGill en piano -art vocal d’une valeur de 7500$. Avec ce prix, la jeune chanteuse sera amenée à travailler avec six jeunes étudiant·es de ce programme en accompagnement d’art vocal, en plus de présenter un récital dans le cadre de la résidence.

La soprano canadienne Arianne Cossette s’est quant à elle vu remettre le Prix André-Bourbeau de la meilleure artiste canadienne d’une valeur de 5 000 $ ainsi que le Prix de l’Observatoire québécois d’art lyrique d’une valeur de 1 000 $.

Le jury international.qui a évalué les performances de chacun est chacune des concurrents·es durant ces onze jours de concours était composé de membres reconnus mondialement pour leur expertise et leur expérience : Harolyn Blackwell, Iain Burnside, Étienne Dupuis, Anthony Freud, Roberto Mauro, Christina Scheppelmann et Delores Ziegler. Il était présidé par la soprano canadienne Adrianne Pieczonka.

Après une édition Voix 2025 haute en couleur, l’invitation est déjà lancée par le dynamique duo qu’est Chantal Poulin et Shira Gilbert, respectivement directrice générale et directrice artistique du CMIM, pour la prochaine édition 2026 qui sera dédiée au violon. La semaine du 27 mai au 4 juin 2026 est, assurément, déjà inscrite à notre agenda.

crédit photo : Tam Photography

chanson keb franco / folk orchestral

Émile Proulx-Cloutier symphonique à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

L’univers musical d’Émile Proulx-Cloutier, aux textes foisonnants et aux musiques envoûtantes, adapté en version symphonique le temps d’une supplémentaire à Montréal!
Une soirée à la Maison symphonique qui s’annonce aussi prodigieuse qu’excitante, alors qu’Émile sera magnifiquement accompagné de l’Orchestre de l’Agora, dirigé par le chef Julien Proulx.

The musical world of Émile Proulx-Cloutier, overflowing with rich lyrics and captivating melodies, comes to life in a symphonic adaptation for a special encore performance in Montreal!
An evening at the Maison symphonique that promises to be as prodigious as it is thrilling, with Émile brilliantly accompanied by the Orchestre de l’Agora under the baton of conductor Julien Proulx.

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chant lyrique / classique

Concours musical international de Montréal : Demi-finale du CMIM

par Rédaction PAN M 360

La compétition s’intensifie et le niveau de performance s’élève! À l’issue d’une première épreuve intensément disputée, les dix demi-finalistes se retrouvent sur la scène de la Maison symphonique de Montréal pour la demi-finale. Retrouvez vos airs favoris chantés par les meilleurs interprètes de la nouvelle génération aux côtés de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), l’orchestre officiel du CMIM, sous la direction du chef de renommée mondiale, Patrick Summers.
À cette étape, les concurrents et les concurrentes doivent présenter un programme de trois airs d’une durée maximale de 18 minutes de musique. Celui-ci doit comprendre un air d’oratorio, deux airs d’opéra ou d’œuvres avec orchestre. Le tout doit être interprété dans au moins deux langues différentes.
Venez découvrir qui sont les talents qui se rendront jusqu’à cette étape captivante!

The competition is heating up and the performance standard is rising even higher! After an intensely contested first round, the ten semifinalists will take to the stage at the Maison symphonique de Montréal for the Semifinal. Enjoy the thrill of your favourite arias performed by the finest singers of the new generation alongside the Orchestre symphonique de Montréal (OSM), the official orchestra of the CMIM, under the direction of world-renowned conductor Patrick Summers.
At this exciting stage of the competition, singers must present a program of three arias lasting no more than 18 minutes. The program must include one oratorio aria and two opera arias or orchestral works, and be performed in at least two different languages. Reserve your place or one of our packages now for an unforgettable musical and emotional experience in the company of exceptional singers.
Enjoy an unforgettable musical and emotional experience in the company of exceptional singers.

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classique moderne / classique occidental / musique traditionnelle sud-africaine

L’OSM et Abel Selaocoe : de ces soirées où l’on aimerait suspendre le temps

par Judith Hamel

L’OSM nous offre parfois des cadeaux. Des moments de communion inattendue comme c’était le cas le 22 mai dernier. Le programme du concert mettait avant tout de l’avant la pièce conclusive Roméo et Juliette, mais c’est surtout le voyage pour s’y rendre qui fut porteur de sens. 

Le concert s’est ouvert avec Ma mère l’Oye de Maurice Ravel, sous la direction expressive et précise de la cheffe Xian Zhang. Cette suite de contes musicaux a permis à plusieurs musicien·nes d’être mis de l’avant en tant que solistes. Dans Les entretiens de la Belle et de la Bête, le fameux solo de contrebasson, incarnant la Bête maladroite, a été brillamment interprété par Michael Sundell avant que le glissando désenchanteur de la harpe le transforme en prince. 

Puis, est entré en scène Abel Selaocoe pour interpréter Four Spirits qui évoque la communauté de Sebokeng où il a grandi, accompagné de l’orchestre et du multipercussionniste Bernhard Schimpelsberger. Selaocoe est un violoncelliste et chanteur d’origine sud-africaine apportant avec lui un bagage musical impressionnant. 

Par un recours inventif aux techniques de jeu étendues, il explore en profondeur les potentialités rythmiques, mélodiques, mais surtout timbrales de l’instrument qu’il met au service de l’expressivité. Avec son violoncelle, Selaocoe parvient à convoquer une pluralité de timbres et de fonctions : l’instrument devient tour à tour l’écho rythmique de sa voix, un double vocal, ou se rapproche d’un luth ou d’une guitare. Il se fait tantôt accompagnateur, tantôt porteur d’envolées lyriques, et assure le prolongement sensible de son corps. 

Pour sa voix, que dire… Déjà, que l’amplification bien dosée dans la Maison Symphonique met de l’avant l’étendue de ses jeux vocaux et permet d’assurer la grandeur de sa créativité et de ses expressions dynamiques. Encore là, il mélange plusieurs traditions, en insérant dans un solide contrôle vocal des doux chants de langues sotho du sud et en zulu et des chants gutturaux qui emplissent acoustiquement la salle. Ensemble, le violoncelle et la voix permettent d’exprimer les textes inspirés avec une gamme d’émotions dédoublée. 

Du quatrième mouvement, célébrant l’esprit de collectivité, sont sortis un timide murmure puis un chœur composé du public. Après une longue ovation, Selaocoe est revenu sur scène pour offrir un dernier air dédié à l’instant présent. Il nous rappelle que si nous n’avons pas su faire ce qu’il fallait hier, il est encore temps de le faire aujourd’hui. Et un dernier chœur se forma… 

En deuxième partie, retour aux classiques avec des extraits des deux premières suites de Roméo et Juliette de Prokofiev. Une œuvre qui on l’imagine a été jouée des centaines de fois par les musicien.nes, mais qui ne manque pas d’être agréable à entendre. Si l’interprétation n’a pas été la plus marquante de la soirée, elle n’en demeurait pas moins efficace. Entre les solides éclats de Pierre Beaudry au trombone basse et les envolées dramatiques portées par Zhang, le public y a trouvé son compte. 

Une soirée où la nouveauté et le déjà connu s’alterne et permet au public de ressentir les émotions sincères. En espérant que Selaocoe nous revienne vite ! 

Il y a des soirs comme celui-là qu’on aimerait déjà revivre bientôt. 

crédit photo : Antoine Saito

classique / post-romantique

OSM : Le chant de la terre de Mahler par Payare

par Rédaction PAN M 360

La rencontre inédite entre la musique de Mahler et la création d’une œuvre pour voix et orchestre en langues autochtones promet une fin de saison mémorable! Face à fragilité de l’existence humaine, le renouvellement perpétuel de la nature alimente le rêve d’immortalité des humains. Traitée par Mahler dans Le chant de la terre, cette thématique trouvera un écho dans une œuvre composée et écrite par des artistes autochtones, allochtones et métis rendant hommage à la vie et à la Terre. Ce concert hors du commun clôturera une saison 2024-2025 prometteuse!

An unprecedented convergence between the music of Mahler and the premiere of a work for voices and orchestra sung in Indigenous languages will make for a memorable season finale! Faced with the fragility of human existence, the perpetual renewal of nature has nurtured the dream of immortality in humans. This theme, depicted by Mahler in Das Lied von der Erde, will be echoed by a work composed and written by Indigenous, non-Indigenous, and Métis artists paying homage to life and to the Earth. An extraordinary concert that will bring a promising 2024-2025 season to a close!

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période romantique

Atteindre le ciel : le défi de Francis Choinière pour finir la 10e saison de son OPCM

par Frédéric Cardin

Il y avait finale et première d’un seul tenant hier soir à la Maison symphonique de Montréal : l’Orchestre Philharmonique et Choeur des Mélomanes (OPCM) terminait sa saison (la dixième de son existence) avec une première interprétation à vie d’une symphonie de Mahler, en l’occurrence la deuxième, ‘’Résurrection’’. Le chef Francis Choinière l’avait choisie pour sa beauté et sa magnificence, lui permettant ainsi de mettre en relief les capacités de son orchestre. La soprano Sarah Dufresne et la mezzo Allyson McHardy se joignaient à l’ensemble pour les courtes mais belles lignes lyriques des quatrième et cinquième mouvements de l’œuvre.

REGARDEZ L’ENTREVUE AVEC FRANCIS CHOINIÈRE À PROPOS DE LA SYMPHONIE RÉSURRECTION DE MAHLER. 

Francis Choinière dirige de façon posée, sans les effluves de ses collègues montréalais, Rafael Payare et Yannick Nézet-Séguin, ou encore l’historique Bernstein, un modèle en soi. Cela induit une attention à la clarté presque cristalline des lignes et des contrastes, nombreux, de la partition. Là où un Bernstein crée une viscéralité prenante, Francis dessine des portraits précis et plus réfléchis. Ce qui n’empêche pas l’atteinte de tutti impressionnants et efficaces lorsqu’ils sont nécessaires. 

J’ai particulièrement apprécié la caractérisation qu’il a donnée aux cordes, très belles et riches de tempérament. Chapeau à la première chaise de l’orchestre, la violoniste Mary-Elizabeth Brown, qui a effectué des solos vibrants et très chantants. 

Le deuxième mouvement, andante moderato, avait une belle tenue pastorale et débonnaire. Même chose pour le Scherzo (troisième mouvement), avec un ‘’allant’’ de danse bien tenu. 

Urlicht, ce moment de grâce (quatrième mouvement) nous a donné l’occasion d’apprécier la mezzo McHardy dans une projection sonore un tantinet sombre pour les besoins de la partition, mais donné dans un très agréable raffinement tonal et esthétique. 

Le mouvement final et ses nombreuses pauses dynamiques est un redoutable morceau à attacher, car il faut s’assurer que la fluidité de la ‘’montée’’ vers la lumière finale, qui s’amorce ici et se termine au mouvement suivant, ne s’en trouve pas diminuée et rendue moins pénétrante par ces fréquents arrêts. Ceux-ci doivent apparaître comme de simples respirations dans une ascension spirituellement continue, et ce malgré les changements de textures et d’affects. Je dois rapporter que, en écoutant furtivement quelques commentaires du public après le concert, cet aspect de l’œuvre n’a peut-être pas été parfaitement compris par tous. Si je n’ai pas senti, moi-même, l’irrémédiabilité de cette ascension pendant le déploiement du mouvement, la finale chorale a fini par réconcilier le propos avec l’objectif. En effet, Francis Choinière a mené ses quelque 200 musiciens à une apothéose qui a (encore des commentaires glanés dans le public) donné des frissons à bien des personnes présentes, votre humble serviteur compris. Ça valait la peine de s’y rendre car ce grand tutti avait du panache! Le ciel a été atteint, même s’il a bien failli attendre. 

Je souhaite noter, en bon critique qui doit chipoter sur des détails techniques, le manque de finition technique et esthétique des trompettes et des cors dans plusieurs passages délicats. Si on veut rejouer du Mahler, il faut absolument fignoler cet aspect. 

En tout et partout, une belle incursion chez Mahler par un très jeune orchestre qui montre son aptitude à jouer ce répertoire exigeant. Il aura tout le temps de peaufiner les détails et d’en offrir d’autres bientôt à son public, souvent nouveau venu à ce répertoire. Celui-ci, considérant sa réaction, a apprécié l’expérience et reviendra dans l’avenir.

Merci Francis et l’OCPM pour construire le public de demain de si belle façon. 

chant lyrique / classique

Concours musical international de Montréal : Grande finale du CMIM

par Rédaction PAN M 360

L’heure est venue pour les cinq finalistes sélectionnés à la demi-finale par le prestigieux jury du CMIM de se mesurer à leurs pairs.
À cette étape cruciale du Concours, les chanteurs et chanteuses doivent démontrer toute l’étendue de leur technique et de leur expressivité à travers un programme d’une durée maximale de 18 minutes incluant trois airs extraits d’opéras ou d’œuvres orchestrales, interprétés dans au moins deux langues différentes.
Pour cette ultime épreuve, les finalistes ont le privilège de se produire aux côtés de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), l’orchestre officiel du CMIM, sous la direction du renommé chef d’orchestre Patrick Summers. Ce moment décisif culminera en fin de soirée avec l’annonce des lauréats et des gagnants des prix spéciaux lors de la cérémonie de clôture.
Qui remportera le prestigieux titre de grand lauréat ou grande lauréate de Voix 2025? Venez encourager vos favoris et vivre en direct, depuis Montréal, l’émergence de futures célébrités internationales!

The time has come for the five finalists selected by the prestigious CMIM international jury during the semifinal to distinguish themselves from their peers.
At this crucial final stage of the competition, singers must demonstrate the full extent of their technique and expressiveness in a program lasting no more than 18 minutes, including three arias drawn from the opera or orchestral repertoire and performed in at least two different languages.
For this final round, the five finalists have the privilege of performing alongside the Orchestre symphonique de Montréal (OSM), under the direction of renowned conductor Patrick Summers. This decisive moment will culminate at the end of the evening with the announcement of the laureates and the winners of the special prizes at the closing ceremony.
Who will win the prestigious title of Grand Laureate of Voice 2025? Come and cheer on your favourites and experience the emergence of future international stars live from Montreal! Don’t miss this exceptional event.

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pop orchestrale

OSM | Le retour magistral de Half Moon Run à la Maison… symphonique

par Marilyn Bouchard

Les 15 mai à la Maison symphonique avait lieu la dernière de 3 représentations de ce retour de Half Moon Run auprès de l’Orchestre symphonique de Montréal sous la direction d’Adam Johnson.

La soirée a commencé sur Everyone’s Moving Out East, richement accompagnée par la totalité de l’orchestre. La planante 9beat  a suivi au rythme des percussions brillamment enrichies, auxquelles se sont ajoutées délicatement les chœurs féminin et les violons, amplifiant la lumière de l’épopée musicale, qui s’est terminée nettement au moment du climax, sous les acclamations de la foule. 

On est redescendus pour Goodbye Cali, avec les gars qui se promenaient sur la scène avec de grandes enjambées au rythme de la promenade et qui s’est terminée sur les partitions de piano qui s’entrelaçaient, versant dans le jazz.  Crawl Back In a ensuite ouvert, tout en douceur, seulement à la guitare sèche et à la voix appuyés par les violons, évoluant rapidement vers plus de complexité. On s’est retrouvé suspendus pour un moment dans le temps avec eux.

Tout de suite après, moment fort de la soirée, How Come My Body, une de mes préférées, est devenue complètement déchaînée avec les percussions et les contrebasses qui alourdissaient l’atmosphère et les chanteuses venant densifier les refrains. 

Razorblade et Loose Ends ont été présentées de manière entraînante et rythmée où les cuivres et plus particulièrement le trompettiste solo Paul Merkelo, pouvaient investir tout leur espace.  You won’t (look me in the eyes)  était vraiment bien accompagnée par les violons, nous surprenant avec un magnifique solo de Marianne Dugal notamment, et enveloppée par les harmonies vocales féminines alors que l’atmosphérique Another Woman s’est presque rapprochée du rock progressif/alternatif de Muse avec l’orchestre et une abondance de staccatos. On a une droit à une version riche et profonde d’ It’s true, sur laquelle les contrebasses ont décuplé le potentiel dramatique de la chanson, ainsi qu’à celles de Grow Into Love et Then Again ornées de violons qui se superposaient, entre pizzicatos et legatos qui remplissaient les airs.

L’attendue Full Circle s’est amorcée au rythme des percussions savamment exécutées par Serge Desgagnés, il faut dire que c’était la chanson parfaite pour mettre en lumière cet angle de l’arrangement orchestral et a vite progressé vers une des orchestrations les plus magistrales de la soirée.Call me in the afternoon, accueillie chaleureusement par le public, s’est quant à elle distinguée par son duo de guitares électrisant au devant de la scène. Se sont ensuite enchaînées  I can’t figure out what’s going on  et She wants to know you can let go, débutant sur une introduction de flûtes et de hautbois, rapidement accompagnés par les autres vents, qui n’était pas sans rappeler Tchaïkovsky. Le rappel,  Sun leads me on ,  a terminé magnifiquement la soirée en commençant avec Devon, Conner et Dylan qui sont montés trouver le chef sur la plateforme centrale afin de livrer en choeur, autour du même micro, la dernière chanson. Ils ont progressivement été joints par les chanteuses, les flûtes, haut-bois et clarinettes pour un crescendo final qui nous a laissé avec la tête remplie de musique.
Tout au long du spectacle, les arrangements sensibles et remarquables de Blair Thompson ont délicatement fait briller les points forts des compositions d’Half Moon Run. Un spectacle senti, bien calculé et extraordinairement bien exécuté, conduit de main de maître par Adam Johnson. Si vous n’y étiez pas, vous avez manqué un MOMENT

Crédit photo : Antoine Saito

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