expérimental / contemporain / improvisation libre

Le Vivier / Semaine du Neuf | Du Vivant + Frying Pan & Nous perçons les oreilles, les mots de la direction artistique

par Rédaction PAN M 360

On présente ce concert comme un double plateau de musique improvisée des deux bords du fleuve.

Directeur artistique de la Semaine du Neuf, Jeffrey Stonehouse introduit le concept:

« Alors nous nous retrouvons avec Joane Hétu et son concept Nous perçons les oreilles  qui existe depuis très longtemps, mais qui revient sporadiquement. Cette fois, ii s’agit d’une  soirée dédiée aux improvisateurs. trices. Le groupe se fonde sur Jean-François Laporte et ses instruments inventés, Éric Normand, Philippe Lauzier, Annie Saint-Jean. Il y aura une trame évoquant un territoire mi-fantastique, mi-glauque, cette  performance propose une lecture poétique du tout. Donc avec Jean-François Laporte, bien sûr, on a la présence des instruments de Jean-François, donc de lutherie sauvage. La direction sera tantôt assumée par Joane Hétu, tantôt par Jean Derome. Ce sera aussi une rencontre entre SuperMusique , la communauté Tour de bras et Éric Normand (Rimousk)  et Totem contemporain de Jean-François Laporte. »

Plus précisément:


Du vivant – Tour de Bras & Totem Contemporain
Avec sa lutherie sauvage, son aspect méditatif et son intensité sonore, Du vivant est une performance cinétique et instrumentale qui recrée l’univers sombre du film créé par les artistes en 2020 sur un immense rouleau de papier géant tel un ruban de photo. Si le film évoquait un territoire mi-fantastique mi-glauque, la performance propose une autre lecture: une performance poétique, musicale, et cinétique (sans écran) qui balance entre photographie, film, performance, sténopé et musique improvisée.
Au confluent des âmes – Nous perçons les oreilles & Frying Pan
Ce concert réunit quatre artistes visionnaires qui partagent une même compréhension du geste, qu’il soit musical ou physique. Le duo Frying Pan, constitué des deux grandes danseuses Sarah Bild et Susanna Hood, se joint au duo Nous perçons les oreilles, formé des ébouriffants Jean Derome et Joane Hétu, connu pour sa musique improvisée et expérimentale.


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This concert is presented as a double bill of improvised music from both sides of the St.Lawrence river.

Artistic director of Semaine du Neuf, Jeffrey Stonehouse introduces the concept:

« So here we are with Joane Hétu and her concept Nous perçons les oreilles (We pierce ears), which has been around for a long time but comes back sporadically. This time, it’s an evening dedicated to improvisers. The group is based on Jean-François Laporte and his invented instruments, Éric Normand, Philippe Lauzier, and Annie Saint-Jean. There will be a storyline evoking a territory that is half-fantastic, half-gloomy, and this performance offers a poetic interpretation of the whole. So with Jean-François Laporte, of course, we have the presence of Jean-François’ instruments, and therefore wild lutherie. The direction will be taken on by Joane Hétu at times and Jean Derome at others. It will also be a meeting between SuperMusique, the Tour de bras community and Éric Normand (Rimousk), and Jean-François Laporte’s Totem contemporain. »

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A double bill of improvised music from both sides of the river

Du vivant – Tour de Bras & Totem Contemporain
With its wild instrumentarium, meditative aspect, and sonic intensity, Du vivant is a kinetic and instrumental performance that recreates the dark universe of the film created by the artists in 2020 on an immense giant roll of paper like a photo ribbon. While the film evoked a half-fantastical, half-murky territory, the performance offers another reading: a poetic, musical, and kinetic performance (without a screen) that oscillates between photography, film, performance, pinhole camera, and improvised music.
Au confluent des âmes – Nous perçons les oreilles & Frying Pan
This concert brings together four visionary artists who share the same understanding of gesture, whether musical or physical. The duo Frying Pan, consisting of two great dancers Sarah Bild and Susanna Hood, joins the duo Nous perçons les oreilles, formed by the electrifying Jean Derome and Joane Hétu, known for their improvised and experimental music.

Création / expérimental / contemporain

Le Vivier / Semaine du Neuf | lovemusic – Protest of the Physical, les mots de la direction artistique

par Rédaction PAN M 360

D’abord quelques mots de Jeffrey Stonehouse, directeur artistique de la Semaine du Neuf:

« Love Music est un super ensemble de Strasbourg dont l’œuvre présentée à Montréal est   Protest of the Physical, une performance en quatre tableaux. Les corps des musiciens ne sont pas utilisés exclusivement pour l’exécution instrumentale, mais sont complètement engagés dans l’œuvre. Il faut souligner ici que le geste  influence l’écoute et la perception du geste influence l’écoute. Il y a vraiment une intégration entre plusieurs disciplines dans ce spectacle. Je soulignerais spécifiquement, moi, une des pièces qui m’intéresse beaucoup, c’est le travail de Bethany Young.  C’est un ensemble relativement jeune en train de repousser les limites de l’expérience du concert traditionnel en musique contemporaine. »

lovemusic propose une performance musicale dans laquelle les corps des interprètes sont au cœur de l’expérience, devenant des éléments essentiels de la création sonore. Protest of the Physical est une performance en quatre tableaux. Les corps des musicien·ne·s n’y sont pas simplement des véhicules pour l’exécution instrumentale mais complètement engagés dans une physicalité expressive. Ils sont à la fois intrinsèquement liés à la musique et à ses exigences physiques, et servent de faire-valoir pour souligner la façon dont le geste façonne notre expérience d’écoute. En intégrant des artistes issus de différentes disciplines au processus créatif, en repensant le rôle du public et en revendiquant le corps comme un puissant outil de communication, les interprètes du collectif affirment ainsi avec audace leur identité singulière de performeur·euse·s.

Programmation

-Annette Schlunz, Anne-Hélène Kotoujansky: In die Ferne, dem Berg zu , 2025 (commande de lovemusic) pour pour flûte, clarinette, violon, violoncelle, guitare électrique et gestes  – création
-Nik Bohnenberger: hands, drum – three bones , 2025 (commande de la Philharmonie de Luxembourg pour lovemusic) pour pour flûte, clarinette, violon, violoncelle, guitare électrique, électronique et vidéo  – création
-Bethany Younge: Seeds , 2025 (commande de lovemusic) pour pour flûte, clarinette, violon, violoncelle, guitare électrique  – création
-Helmut Oehring: [iɱˈfɛrno] (extrait de : MAPPA) Contrapasso I – V (à Wladimir Poutine / Sergej Lawrow) , 2022 (commande de lovemusic et le festival klangwerkstatt – Berlin) pour pour flûte basse, clarinette basse, violoncelle, guitare électrique et bande  – création

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First, a few words from Jeffrey Stonehouse, artistic director of Semaine du Neuf:

« Love Music is a great ensemble from Strasbourg whose work presented in Montreal is Protest of the Physical, a performance in four scenes. The musicians’ bodies are not used exclusively for instrumental performance, but are fully engaged in the work. It should be noted here that gesture influences listening, and perception of gesture influences listening. There is a real integration between several disciplines in this show. I would specifically highlight one of the pieces that interests me greatly, which is the work of Bethany Young. This is a relatively young ensemble that is pushing the boundaries of the traditional concert experience in contemporary music. »

Translated with DeepL.com (free version)

lovemusic presents a musical performance in which the performers’ bodies are at the heart of the experience, becoming essential elements of the sonic creation. Protest of the Physical is a performance in four tableaux. The musicians’ bodies are not simply vehicles for instrumental execution but are completely engaged in an expressive physicality. They are both intrinsically linked to the music and its physical demands, and serve as a foil to emphasize the way gesture shapes our listening experience. By integrating artists from different disciplines into the creative process, by rethinking the role of the audience, and by asserting the body as a powerful tool of communication, the collective’s performers thus boldly affirm their singular identity as performers.

Program

-Annette Schlunz, Anne-Hélène Kotoujansky: In die Ferne, dem Berg zu , 2025 (commissioned by lovemusic) for for flute, clarinet, violin, cello, electric guitar and gestures  – premiere
-Nik Bohnenberger: hands, drum – three bones , 2025 (commissioned by the Philharmonie de Luxembourg for lovemusic) for or flute, clarinet, violin, cello, electric guitar, electronics and video  – premiere
-Bethany Younge: Seeds , 2025 (commissioned by lovemusic) for for flute, clarinet, violin, cello, electric guitar  – premiere
-Helmut Oehring: [iɱˈfɛrno] (extrait de : MAPPA) Contrapasso I – V (à Wladimir Poutine / Sergej Lawrow) , 2022 (commissioned by lovemusic and the klangwerkstatt festival – Berlin) for for bass flute, bass clarinet, cello, electric guitar and tape  – premiere

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expérimental / contemporain / improvisation libre

Le Vivier : GGRIL • C-IME • Ensemble Supermusique — Des nuées de ritournelles à la Chapelle Scènes Contemporaines

par Rédaction PAN M 360

Rencontre entre les improvisateurs de l’ensemble rimouskois GGRIL et de l’Ensemble Supermusique, avec les musiciennes et artistes sonores du collectif belge C-IME. L’idée de ritournelle nous vient de la saxophoniste et compositrice belge Audrey Lauro. Bien qu’elle ne soit pas du voyage cette fois, son esprit nous accompagne pour ce concert pensé et repensé, tout fait d’improvisation, de fragilité et d’écoute. Des membres du GGRIL et de C-ÎME collaborent depuis quelques années grâce à une heureuse rencontre au festival Citadelic à Gand. En 2022, suite à une résidence à Rimouski, Audrey Lauro a composé Ritournelle Reverse, une pièce pour le GGRIL. Dans un fabuleux désir de collaborer au sein d’un processus créatif partagé où habiter l’espace et la physicalité du son, trois musiciennes de l’ensemble C-ÎME (Belgique), cinq musicien·nes du GGRIL (Rimouski) et deux invitées de l’Ensemble SuperMusique (Montréal) se rejoignent sur scène le temps d’une ritournelle montréalaise.

A meeting between the improvisers of the Rimouski-based ensemble GGRIL and Ensemble SuperMusique, together with the musicians and sound artists of the Belgian collective C-IME. The idea of the ritournelle comes from Belgian saxophonist and composer Audrey Lauro. Although she won’t be traveling with them this time, her spirit accompanies this concert—conceived and reconceived—made of improvisation, fragility, and attentive listening. Members of GGRIL and C-IME have been collaborating for several years, following a serendipitous encounter at the Citadelic Festival in Ghent. In 2022, after a residency in Rimouski, Audrey Lauro composed Ritournelle Reverse, a piece for GGRIL. In a marvelous desire to collaborate within a shared creative process—one that inhabits space and the physicality of sound—three musicians from C-IME (Belgium), five musicians from GGRIL (Rimouski), and two guests from Ensemble SuperMusique (Montréal) come together on stage for a Montréal ritournelle.

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avant-garde / free jazz

Le Vivier : Andrew Cyrille • 5ilience à la Chapelle Scènes Contemporaines

par Rédaction PAN M 360

Une soirée placée sous le signe de l’avant-garde et de la virtuosité musicale. Le légendaire batteur et compositeur Andrew Cyrille, une figure majeure qui a redéfini le free jazz. De ses débuts aux côtés de géants comme Mary Lou Williams et Coleman Hawkins à sa collaboration emblématique de 11 ans avec Cecil Taylor, Cyrille a marqué l’histoire de la batterie jazz. Son parcours singulier, mêlant études scientifiques et passion pour le jazz, témoigne de la richesse d’une carrière qui l’a mené à l’avant-garde des percussionnistes. En première partie, 5ilience, le premier quintette à anches du Québec propose un programme tout en contrastes avec des œuvres de Nico Muhly, Niloufar Nourbakhsh, Ufuk Biçak et Abraham Gómez.

An evening dedicated to avant-garde expression and musical virtuosity. Legendary drummer and composer Andrew Cyrille, a towering figure who redefined free jazz. From his early days alongside giants such as Mary Lou Williams and Coleman Hawkins to his iconic 11-year collaboration with Cecil Taylor, Cyrille has left an indelible mark on the history of jazz drumming. His unique journey—combining scientific studies with a passion for jazz—reflects the richness of a career that has placed him at the forefront of percussionists. Opening the evening, 5ilience, Québec’s first reed quintet, presents a program of striking contrasts with works by Nico Muhly, Niloufar Nourbakhsh, Ufuk Biçak, and Abraham Gómez.

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expérimental / saxophone

Le Vivier : Gabo Champagne — Yvern / Treffpunkt Quartet à la Chapelle Scènes Contemporaines

par Rédaction PAN M 360

Gabo Champagne — Yvern

Mêlant musique, théâtre expérimental et mouvement, ce spectacle poétique imagine un avenir dans un monde en déclin. Une vie et un climat transformés. Yvern, la nouvelle œuvre de la créatrice transdisciplinaire Gabo Champagne, est une exploration imaginative de l’hiver passé, présent, et imaginé à sa fin. Ce spectacle mêle musique, théâtre expérimental et mouvement pour raconter une histoire à la fois intime et urgente. Gabo Champagne y trace le paysage émotionnel changeant d’une saison menacée. L’œuvre imagine un avenir dans un monde en déclin, où mémoire et nostalgie occupent le devant de la scène. Poétique, ludique et élégiaque, Yvern réfléchit à la manière dont l’hiver a façonné l’identité québécoise, et à la portée de sa disparition. Yvern est un requiem pour un climat que nous avons connu, et un appel à affronter ce qui s’en vient.

Blending music, experimental theatre, and movement, this poetic performance imagines a future in a world in decline. A transformed life and climate. Yvern, a new work by transdisciplinary creator Gabo Champagne, is an imaginative exploration of winter—past, present, and envisioned at its end. This performance weaves together music, experimental theatre, and movement to tell a story that is both intimate and urgent. Gabo Champagne maps the shifting emotional landscape of a threatened season. The work imagines a future in a declining world, where memory and nostalgia take center stage. Poetic, playful, and elegiac, Yvern reflects on how winter has shaped Quebec identity, and on the consequences of its disappearance. Yvern is both a requiem for the climate we once knew and a call to face what lies ahead.

Treffpunkt Quartet

Ce programme réunit quatre œuvres pour quatuor de saxophones, dont une création du saxophoniste Antonin Bourgault. Chacune à leur manière, elles explorent des formes de transformation, de tension ou de circularité. Dans ces oeuvres, une attention particulière est donnée aux mouvements — physiques, mentaux ou symboliques — et aux manières dont ces gestes s’inscrivent dans le son. Plutôt que de suivre une trajectoire linéaire, ces pièces se construisent à partir de cycles, de glissements, de ruptures, ou de gestes ornementaux qui redéfinissent continuellement le rapport au temps et à l’écoute.

This program brings together four works for saxophone quartet, including a new creation by saxophonist Antonin Bourgault. Each piece, in its own way, explores forms of transformation, tension, or circularity. Particular attention is given to movements—physical, mental, or symbolic—and to the ways these gestures are inscribed in sound. Rather than following a linear trajectory, these works unfold through cycles, shifts, ruptures, or ornamental gestures that continuously redefine the relationship to time and listening.

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musique contemporaine

Semaine du Neuf | Une symphonie et une première mondiale pour Tim Brady

par Vitta Morales

Le 15 mars dernier, dans le cadre de la Semaine du Neuf, le Théâtre La Chapelle accueillait Tim Brady, ses guitares et ses pédales. Un changement de dernière minute au programme a permis à Brady de jouer l’intégralité de sa pièce de quarante-cinq minutes, Symphony in 18 Parts, ainsi que la première de For Electric Guitar.

Il faut dire, pour commencer, que La Chapelle était un excellent choix de salle pour ce répertoire, car le style de la boîte noire a permis de concentrer l’attention du public sur les outils de Brady (ses pédales, ses amplis et ses guitares), ainsi que sur ses paysages sonores. Sur un fond noir, il n’y avait pas grand-chose qui puisse distraire l’auditeur ; cela, associé à un bon éclairage, signifiait que les vibrations étaient tout à fait appropriées pour les inventions électriques de Brady.

En ce qui concerne la Symphonie in 18 Parts de Brady, il se trouve que je l’avais plus ou moins fraîchement dans les oreilles, car je l’ai beaucoup consultée en préparation du concert et des entretiens que nous avons menés en amont. Ainsi, je pense pouvoir dire quels mouvements ont été plus répétés que d’autres. De temps en temps, lorsqu’un passage de notes rapides se présentait, l’exécution était un peu moins nette que celle de l’enregistrement. Cela était plus perceptible dans les moments où la distorsion et l’overdrive étaient absents. Bien entendu, je ne blâme pas Brady qui n’avait pas l’intention de jouer l’intégralité de l’enregistrement. À d’autres moments, il s’est montré à la hauteur et a réalisé de manière impressionnante des passages délicats de sweep picking et de hammer-on flurries (en particulier dans For Electric Guitar). 

Au final, un après-midi agréable de shredding, de paysages sonores éthérés et de tapping chatoyant. De plus, Brady avait un bon sens de l’humour, une attitude détendue et prenait le temps d’expliquer les sons qu’il produisait avant de laisser parler ses guitares Godin. C’est clairement la marque d’un compositeur et d’un interprète qui fait ce métier depuis des décennies.

crédit photo : Paola Benzi

guitare / musique contemporaine

Semaine du Neuf 2025 : Bradyworks – Symphony in 18 Parts

par Rédaction PAN M 360

Symphonie pour guitare électrique solo composée et interprétée par Tim Brady
Tim Brady: Symphony in 18 Parts for Solo Electric Guitar (2021-22)
Tim Brady: For Electric Guitar (2024) – création – 25’
*Création

Program


Music for solo electric guitar, composed and performed by Tim Brady
Tim Brady: Symphony in 18 Parts for Solo Electric Guitar (2021-22)
Tim Brady: For Electric Guitar (2024) – création – 25’

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Création / électronique / violoncelle

Semaine du Neuf 2025 : Chants Libres / Laboratoire Lyrik 03 – La voix lumineuse

par Rédaction PAN M 360

Dans ce nouveau Laboratoire lyrik de Chants Libres, les artistes explorent les concepts de présence et d’absence.
Présenté à La Chapelle Scènes Contemporaines, ce projet de recherche-création réunit le scénographe Cédric Delorme-Bouchard, la comédienne Jennyfer Desbiens, la violoncelliste Audréanne Filion, la mezzo-soprano Marie-Annick Béliveau et le compositeur Frédéric Lebel, dans un triptyque alliant voix, violoncelle et électronique. La dramaturgie sonore et lumineuse met en avant la métamorphose des corps physiques sur scène, offrant au public une immersion dans la création lyrique contemporaine.

The new Laboratoire Lyrik of Chants Libres explores the concepts of presence and absence.
Presented at La Chapelle Scènes Contemporaines, this research-creation project brings together scenographer Cédric Delorme-Bouchard, dancer Jennyfer Desbiens, cellist Audréanne Filion, mezzo-soprano Marie-Annick Béliveau and composer Frédéric Lebel, in a triptych combining voice, cello and electronics. The dramaturgy of sound and light focuses on the metamorphosis of physical bodies on stage, immersing the audience in contemporary lyrical creation.

Programme

Frédéric Le Bel / Cédric Delorme-Bouchard
Laboratoire lyrik 03 : La voix lumineuse (2025) – 60′
Création

Program
Frédéric Le Bel / Cédric Delorme-Bouchard
Laboratoire lyrik 03 : La voix lumineuse (2025) – 60′
Premiere

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musique actuelle / Musique contemporaine

QMP 2024 | Conjuguer intensité et intimité

par Alexandre Villemaire

Récidive de plateau double le 5 octobre à La Chapelle dans la programmation de Québec Musiques Parallèles. En première partie, le duo d’artistes composé de Chantale Boulianne et Sara Létourneau présentait pour une deuxième soirée leur œuvre performative Ce qui reste quand la peau se détache du corps, dont nous avons pu apprécier personnellement la teneur et le rendu la veille. (Voir notre critique ici)

La deuxième partie de la soirée au retour était assurée par les membres du groupe E27, ensemble et organisme de création basé à Québec. Fondé en 1999 par Patrick Saint-Denis, Alexis Lemay et Yannick Plamondon, l’organisme œuvre depuis 25 ans à la découverte, à la création et à la diffusion de la musique nouvelle au Québec et notamment dans la région de la capitale nationale, se taillant ainsi une place durable dans l’écosystème des musiques de créations. Les visites de l’ensemble sont pour autant peu fréquentes dans la métropole. Une initiative comme celle de QMP qui encourage la diffusion des genres et l’échange des protagonistes, comme le soulignait Alain Brunet dans une récente entrevue avec Isabelle Bozzini, est donc tout à fait à propos et bienvenue pour la libre circulation et le partage des univers musicaux.

L’œuvre qui était au programme était une pièce de Pierre-Yves Martel, Chance Variations, créée en 2023 par E27. La pièce comporte un effectif relativement hétéroclite : une viole de gambe, avec Martel lui-même comme interprète, un vibraphone joué par Raphaël Guay – qui est aussi le directeur artistique d’E27 – et une clarinette basse jouée par Mélanie Bourassa. L’œuvre « intègre des procédures aléatoires et explore la notion de répétition à travers des cellules mélodiques superposées qui évoluent progressivement au fil du temps ». Un peu comme l’œuvre de Davachi la veille, la notion de temps et de son élasticité est présente dans l’œuvre de Martel et offre, après l’intensité sensorielle et visuelle de la performance de Létourneau et Boulianne, un moment d’apesanteur et de flottement serein pour l’auditeur. Le jeu des textures était cependant plus varié et la forme beaucoup plus active. 

Évoluant dans une structure où la forme et la sélection des notes ont été déterminées au hasard (à l’aide de dés) et où les rythmes, les séquences de notes et les registres ont été construits librement, les interprètes s’échangent les notes de basse pour soutenir une harmonie aléatoire où les différentes constituantes créent un jeu entre les hauteurs et les timbres des instruments. Au fil de la pièce, des instants de dissonances deviennent perceptibles, principalement en provenant des cordes, qui créent un léger élément de tension, tandis que la clarinette et le vibraphone sont imperturbables. Des points d’ancrage tonaux où les timbres des instruments se rencontrent et créent une sorte de saturation sonore par les harmoniques d’une douce intensité. Il se dégage ainsi de la pièce un caractère méditatif et profondément introspectif, mais qui continue à capter notre attention.

Constituer un plateau double est toujours un jeu d’équilibriste entre créer de la variété et de la découverte et pour autant opposer un trop grand déséquilibre stylistique entre les parties. La programmation montréalaise de QMP est très juste à ce titre en proposant œuvres complexes et œuvres aux caractères plus intimes. Il faudra cependant prendre garde à ce que l’on ne tombe pas dans une opposition stylistique trop marquée, question de garder active l’attention de l’auditeur.

crédit photo: Alexandre Villemaire

musique actuelle / musique contemporaine

QMP | L’art de faire musique dans Ce qui reste quand la peau se détache du corps

par Alexandre Villemaire

« Décloisonner les genres et provoquer les rencontres. » C’est ainsi qu’Isabelle Bozzini a introduit la première soirée de trois concerts à Montréal de la quatrième édition de Québec Musiques Parallèles (QMP), festival décentralisé de musique contemporaine dont la programmation éclatée est répartie à travers plusieurs villes du Québec ainsi qu’au Nouveau-Brunswick. Cette première soirée présentait un plateau double avec l’œuvre performative Ce qui reste quand la peau se détache du corps de Sara Létourneau et Chantale Boulianne et le Long Gradus de Sara Davachi interprété par le Quatuor Bozzini (Isabelle Bozzini, violoncelle; Stéphanie Bozzini, alto; Clemens Merkel et Alissa Cheung, violons). La rencontre des genres était effectivement au rendez-vous avec deux oeuvres au format très différent.

Dernier né d’une collaboration initiée entre Davachi et le quatuor en 2020 dans le cadre du Composer’s Kitchen, la résidence de création professionnelle du quatuor destinée à des compositeurs de la relève. L’œuvre de Davachi joue sur la notion de temps et de son élasticité.  Formée de quatre parties, la pièce se développe par une succession lente et soutenue de notes qui créent un effet de suspension auréolé d’accords carentiels qui sont joués. Il n’y a point de grande virtuosité acrobatique dans cette œuvre, mais une endurance et une maîtrise technique forte pour contrôler l’égalité du flux sonore et faire évoluer les différentes hauteurs. L’atmosphère intensément méditative tranchait de manière dramatique – un peu trop peut-être d’ailleurs – avec la performance de Létourneau et Boulianne en première partie.

Dès que l’on entre dans la salle du Théâtre La Chapelle, nous pénétrons dans l’univers des créatrices, avec une scénographie dense sur scène : deux arches en bois, des ampoules suspendues, diverses structures aux formes variées et une console de sons nous accueillent. Spectacle à la croisée des chemins entre la performance, l’art sonore et les dispositifs scéniques, l’œuvre est un parcours où différents tableaux se déploient sous nos yeux et nos oreilles. Le spectacle joue sur la thématique de la corporalité, des angoisses, de la vie, de la mort en mettant en scène un environnement sonore, mais surtout, les instruments, uniques et surdimensionnés confectionnés par le duo d’artistes. Au fil de la prestation de 75 min, les artistes dévoilent des tableaux musicaux qui mettent en scène des instruments de leur confection qui rivalisent d’ingéniosité, de symbolisme.

Un soufflet géant – confectionné suite à un atelier de formation avec un facteur d’accordéon –, qui crée du vent et fait vibrer des mobiles de métal, une basse contre-poids dont la hauteur du son est déterminée par la masse qu’on y applique, le rond-koto, sont parmi les quelques éléments qui jalonnent la structure de l’œuvre, le tout amplifié et magnifié par les jeux d’éclairages et par les traitements sonores qui envahissent l’espace. On se laisse ainsi emporter et on est happé par la performance, impatient de découvrir quel nouvel instrument va émerger de l’espace, quel son il produira et par quel moyen. Un des moments les plus forts de la performance survient quand les deux artistes se livrent à un numéro de lutherie sous nos yeux et confectionnent un immense instrument appuyé par une trame sonore au rythme mécanique.

Au fil du déroulement de la performance, le terme musicking ou « musiquer » du musicologue Christopher Small (1927-2011) nous est venu en tête. En résumé, pour Small, la musique n’est pas un nom, mais un verbe. Ce terme implique que la performance est un élément central dans l’expérience musicale et l’action de performer inclut aussi bien les artistes que le public. Chaque élément de la confection des instruments, à l’intermédialité de la démarche artistique, le bruit des pas, la théâtralité des gestes et des propos, les billes qui tombent et roulent de manière aléatoire, allumer une lumière, se déplacer, les réactions du public : tous ces éléments constitutifs sont constitutifs de l’œuvre et sont musique. C’est ce qui la rend unique et accessible.

Alors, qu’est-ce qui reste quand la peau se détache du corps? Une œuvre complète, captivante, mais surtout une performance-expérience qui ne peut uniquement être décrite en mots, mais qui doit être entendue, vécue et vue.

crédit photo: Le Vivier

musique contemporaine

Semaine du Neuf | Se regarder dans le miroir afghan

par Frédéric Cardin

L’un des moments attendus du festival La Semaine du Neuf, organisé par le Vivier en collaboration avec Innovations en concert, était cette aventure musico-vidéo-cinématico-théâtrale concoctée par le compositeur et instrumentiste montréalais Sam Shalabi et l’autrice-comédienne ontarienne Shaista Latif. Pour plus de détails sur cette œuvre dont le point de départ est un vieux film afghan en partie projeté sur écran lors de la soirée, écoutez l’entrevue que j’ai réalisée avec les principaux protagonistes de la création (c’est ici!!).

Cette proposition intrigante s’est concrétisée mercredi soir, le 13 mars, à La chapelle scènes contemporaines devant une salle bien remplie. Sur scène, un quatuor à cordes en plus de Shalabi lui-même au oud et à la guitare électrique, ainsi que Shaista Latif debout, à la narration de son propre texte, se superposant aux images du films et à la musique. 

La musique de Shalabi est de belle facture classique modale avec des teintes orientales adéquates, mais pas surfaites. On y rencontre de rares moments d’exploration plus chromatique, et des frôlements atonaux parcimonieux, comme dans la portion où le texte de Latif fait référence aux attentats du 11 septembre 2001. Ici, pour la seule fois du spectacle, la guitare crie et décharge une énergie stridente qui est pleinement raccord avec la reprise du discours d’un certain président étasunien par une Latif suintant le sarcasme. Sur l’écran, une jeune fille qui rêve de modernité voit des avions passer dans le ciel. Elle est remplie de fierté, mais le contraste est déchirant avec le discours revanchard et gonflé de nationalisme agressif récité par Latif. D’autres avions survoleront le ciel de l’Afghanistan, avec des résultats autrement moins nobles pour le pays. Un patriotisme suit un autre, mais au final, les Afghans eux-mêmes ne sont que des spectateurs. Beau rapport de sens inversé, et probablement le moment le plus fort du spectacle.

À travers le personnage de la jeune fille du film qui rêve de la ville et de sa modernité, Latif raconte ses propres questionnements identitaires. Les images sont autant décor pictural que projections symbolistes et psychologiques d’une intimité révélée. Et puis, au-delà de tout, elle questionne aussi notre rapport au patriotisme et au nationalisme. L’Afghanistan (à travers les yeux de la jeune fille) et ses rêves brisés de modernité font office de miroir devant nos propres rêves brisés. Par rapport à ce pays, nous avons ‘’réussi’’, mais pour faire quoi exactement? Il ne s’agit pas de rabaisser notre mode de vie, mais bien de le questionner pour mieux le recadrer dans un contexte où nous devons absolument nous questionner sur les valeurs qui vont animer ce 21e siècle encore jeune, afin de passer à travers et d’en sortir meilleurs que quand on l’a commencé.

Je noterai un détail de mise en scène (pour les futures représentations) : deux bandes verticales de teinte argentée bordaient l’écran. Or, là où j’étais assis, l’une des ces bandes camouflait une partie de ma vision du film en raison des reflets d’éclairage qui s’y accumulaient. Il faudra penser à autre chose…

Cela dit, en faisant à peine une quarantaine de minutes, le spectacle n’a pas le temps d’ennuyer et on en ressort satisfait d’une découverte (je n’avais jamais au grand jamais entendu parler de ce film) en plus d’avoir été porté à réfléchir sobrement à certaines questions brûlantes. 

Le film Like Eagles (‘’Mānand-e ‘Oqāb’’ en langue originale) est disponible gratuitement en ligne : 

expérimental / contemporain

Semaine du Neuf: Magali Babin, Microfaune

par Rédaction PAN M 360

Une rencontre vibrante entre technologies dites hi tech et low tech qui met en relief la beauté, la fragilité et la crise que vivent actuellement nos environnements naturels et sonores.

L’artiste interdisciplinaire Magali Babin et ses invité·e·s, Erin Gee et Thibaut Quinchon, présentent un espace immersif et une installation artistique où performent l’Ensemble SuperMusique et la Chorale Joker.
 Quatre œuvres sont au programme dont trois créations : Magali Babin qui porte attention aux espèces menacées habitant les milieux humides; Erin Gee qui explore des biofeedback et biocapteurs, comment ils vibrent dans la matière et leurs effets sur la lumière; Thibaut Quinchon qui crée un habillement sonore qui sert de liant environnemental à toute la soirée. Le programme est complété par une œuvre de Sandeep Bhagwati composée en 2017 qui s’adapte parfaitement à la thématique de la soirée (présentée dans le cadre de la Série Hommage de la SMCQ).

A vibrant encounter between high-tech and low-tech technologies, highlighting the beauty, fragility and crisis of our natural and sonic environments.

Interdisciplinary artist Magali Babin and guests Erin Gee and Thibaut Quinchon present an immersive space and art installation featuring performances by Ensemble SuperMusique and the Joker Choir.

Four works are on the program, including three creations: Magali Babin, who pays attention to endangered species living in wetlands; Erin Gee, who explores biofeedback and biosensors, how they vibrate in matter and their effects on light; and Thibaut Quinchon, who creates a sound installation that serves as an environmental link throughout the evening. The program is completed by a work by Sandeep Bhagwati composed in 2017, which fits perfectly with the evening’s theme (presented as part of the SMCQ’s Tribute Series).


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Ce contenu provient de Le Vivier et est adapté par PAN M 360.

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