Une imprégnation holistique et impressionniste du magnifique site naturel de Banff, c’est l’esprit à la source de cette Banff Suite en huit mouvements, pour piano solo du compositeur canadien Frank Horvat. Pour ceux et celles qui connaissent l’endroit, la puissance d’inspiration, omniprésente, ne fera pas de doute. Les huit mouvements de la suite sont autant d’évocations de sentiers de randonnée offerts au public visiteur.
On comprendra alors pourquoi certains sont tortueux (Sulphur Mountain), d’autres musculaires et optimistes (Sundance Canyon) ou même inquiétants (mais qu’y a-t-il dans ce sentier nommé Sacred Buffalo Guardian Mountain?). Plusieurs cependant sont délicats et scintillants, tout en dégageant une beauté simple et accueillante, comme In Town, ou le vibrant Johnston Canyon avec ses arpèges bouillonnants et très séduisants. J’aime beaucoup la force énergique de Bow River et le ravissement contemplatif de Moraine Lake. J’ai été surpris par les harmonies parfois rudes de Lake Louise, un site que j’associe à une beauté lumineuse. Cela dit, ces harmonies sont éparses et le caractère scintillant, presque cristallin de cette eau froide et pure, est magnifiquement rendu par les notes du haut du spectre du clavier. La pianiste Vicky Chow offre une performance sans accroc, très incarnée et techniquement magnifique.
The Banff Suite est 100% Beauté canadienne. C’est une œuvre à célébrer et qui véhicule une puissance d’évocation à la hauteur de la majesté d’une nature incomparable.























