TOPS, le groupe pop rock disco sophistiqué né à Edmonton et basé à Montréal, est l’un des groupes canadiens à l’avant-garde de la pop rétro, et toute la presse autour de leur nouvel album, Bury The Key, promettait une version plus sombre du disco. J’aurais adoré, mais malheureusement, hormis quelques solos de guitare plus punk et peut-être quelques paroles exprimant une certaine désillusion, Bury The Key n’est pas très sombre.
Mais ce n’est pas grave, car c’est du TOPS classique : de douces harmonies vocales de la parolière Jane Penny, quelques solos de flûte, des grooves disco synthétisés funky, une esthétique glam vintage, une production serrée, tout ce qu’on attend d’eux. « Wheels at Night » apporte cette ambiance funk jazzy avec des synthés chatoyants et un twang de guitare des années 70. Même une chanson comme « Annihilation », un nom sombre, certes, donne envie de se lever et de danser ; on ne peut pas ignorer la ligne de basse et les synthés joyeux. J’imagine qu’il y a peu de breakdowns de synthés plus mineurs, mais ce n’est pas un album sombre. « Falling on my Sword », avec son côté guitare post-punk, est ce qui se rapproche le plus d’un véritable « TOPS diabolique », mais encore une fois, parce que c’est TOPS, cela n’a pas d’importance. « Chlorine », c’est le groupe qui tire à plein régime ; un synthé agréable à l’oreille, les falsettos angéliques de Penny, une batterie et une basse stables, une guitare slide jazzy, magnifique.
Bury The Key est un véritable plaisir à écouter. Chaque chanson est entraînante et chaque morceau est un tube bien écrit et produit.























