Avec son album Mode, Patche se distingue par son son unique. Sévissant dans un terrain de jeu expérimental fusionnant dance, techno et krautrock, Patche nous offre une expérience avant-gardiste rythmée et trépidante qui semble explorer à toute vitesse les ruelles d’une mégalopole mentale enfumée. L’album avance par motifs répétitifs et variations subtiles, misant sur l’hypnose plutôt que sur les montées spectaculaires, ce qui renforce son caractère immersif.
S’autoproclamant à juste titre « les geeks les plus cool de Montréal », Eliott Durocher Bundock, Étienne Dupré, Lévy Bourbonnais, Mandela Coupal-Dalgeish et JP Binard construisent des pièces instrumentales intrigantes à l’aide de drum machines, batterie acoustique et guitare basse, agrémentées par l’occasionnelle voix électronique. Cette combinaison crée une tension constante entre rigueur mécanique et énergie organique, donnant aux morceaux une efficacité autant en écoute attentive que sur la piste de danse.
Plusieurs membres du groupe font notamment partie de Mon Doux Saigneur, zouz, Duu et LUMIÈRE, pour ne nommer que ceux-là. Cette expérience collective se ressent dans la précision de l’exécution et dans la cohérence globale du disque, qui évite l’écueil de l’expérimentation gratuite.
Avec Mode, Patche a eu comme intention de plonger de plus belle dans le nightlife electro et je dois dire que le matériel est absolument solide. Les pièces s’enchaînent avec fluidité, explorant différentes textures électroniques sans jamais perdre le fil. C’est pour moi un des meilleurs albums de 2025. Mission accomplie.























