Plutôt que de proposer un seul disque de 75 minutes (ou un album de deux 33 tours, puisque le vinyle a regagné en faveur), Hassell a préféré scinder les pièces de Pentimento en deux volumes. La plupart des morceaux de ce second volume ont donc été enregistrés à la même époque que ceux du premier, mais en les réécoutant après les avoir laissé reposer un moment, il n’était pas tout à fait satisfait. Il s’est donc mis à les retravailler. Avec pour résultat que sur ce second volume, on arrive encore mieux à « voir à travers le son », comme l’indique justement le titre, ces niveaux à l’arrière-plan. Les éléments au premier plan semblent se détacher encore plus nettement, et les textures sont à la fois mieux définies, plus variées et plus foisonnantes encore. Sur la première pièce, Fearless, par exemple, on a le bruit de l’eau qui coule, un drone intermittent un peu râpeux qui ressemble à une note de clarinette contrebasse, un motif rythmique assuré par une guitare et des clavés, des accords qui évoquent Portishead, quelques sonorités machine et au-dessus la trompette de Hassell qui plane. Puis à l’arrière, apparaissent par moments des nappes d’une autre trame et, dans le lointain, le violon de Hugh Marsh… Certaines pièces sont vaporeuses, comme Timeless et Moons of Titans, d’autres sont plus rythmiques et heurtées, comme Unknown Wish ou Reykjavik, avec leurs fragments sonores et glitch plus expérimentaux. Sur la planante Delicado, on croit même reconnaître en filigrane l’écho de quelque ancienne pièce du trompettiste. Sur la bien nommée Lunar, l’emploi judicieux et abondant de l’écho nous transporte vraiment sur une autre planète. La dernière, Timeless, est une ballade complètement hypnotisante aux lignes mélodiques qui se croisent, rehaussées de toutes sortes de petits bruits rythmiques, dont certains évoquent celui des téléscripteurs, avec les divers plans qui semblent fluctuer d’un niveau à un autre. Pour peu que vous écoutiez avec attention, l’ensemble vous laissera tout ébaubi.
Tout le contenu 360
Interview chanson française/classique occidental/classique
Festival de Lanaudière | Du Gala de la Terre à la Belle Époque : Julie Fuchs chante l’âme de la mélodie française
Par Alexandre Villemaire
Critique de concert jazz
FIJM 2026 | MA:Q, une bonne dose de jazz groove vancouverois
Par Michel Labrecque
Critique de concert jazz
FIJM 2026 | Cécile Mc-Lorin Salvant remporte le Prix Ella-Fitzgerald lors d’un concert du tonnerre!
Par Michel Labrecque
Critique de concert classique occidental/classique/rock
FIJM 2026 | Flore Laurentienne, suprême consécration
Par Alain Brunet
Critique de concert rock/folk/americana
FIJM 2026 I Nous étions toustes des frères Barr
Par Stephan Boissonneault
Interview classique/jazz/Musiques du Monde
L’été 2026 à Cammac : Stéphane Tétreault, Schubert, jazz, brunch et hypnose au programme
Par Frédéric Cardin
Critique de concert jazz
FIJM 2026 | We Want Miles… et aussi l’auréole de mystère, le pouvoir hypnotique, le génie de la direction
Par Alain Brunet
Critique de concert Amérique latine
FIJM 2026 | Lila Downs enflamme un MTELUS devenu mexicain
Par Michel Labrecque
Interview jazz/americana/traditionnel
FIJM 2026 | Solarium, lumière trad dans le prisme du jazz
Par Alain Brunet
Interview expérimental/expérimental / contemporain/folk/americana/jazz
Suoni 2026 | Voyage dans le temps avec Wendy Eisenberg
Par Joséphine Campbell-Lashuk
Interview Afrique/Chanson francophone/pop/rock
May Wells: battante, inspirée, émancipée
Par Alain Brunet
Critique de concert rock/Métal
Francos 2026 | Lancement de Fuudge : le feu prend
Par Florence Cantin
Critique de concert rock
Francos 2026 | Disiz impose son univers rock devant une foule immense
Par Sandra Gasana
Critique de concert
Francos 2026 | Dead Obies, un show réparateur au-delà de la nostalgie
Par Simon Gervais
Interview Asie du Sud/électronique/soul/R&B
Suoni 2026 | Sunken Cages, « musique bizarre et intéressante » de Ravish Momin
Par Alain Brunet
Critique de concert expérimental / contemporain





















