The Arch de Kaoru Watanabe (Japonais basé à New York) invite les musicophiles dans une nébuleuse interstellaire formée d’ambient, de musique traditionnelle japonaise, de subtiles touches de modernité contemporaine classique et d’électro vintage.
Watanabe crée des canevas dynamiques et frémissants de teintes et de textures variées avec une multitude d’instruments traditionnels et occidentaux (flûte shinobue, ryuteki, hichiriki, taiko, atarigane, suzu, ame uchiwa, koto, flûtes soprano and alto, saxophone ténor, piano, synthétiseurs , harpe). Le plus impressionnant c’est qu’il les joue tous. Il s’agit donc d’une travail de studio et de multipistage assez foisonnant. Les ambiances créées par Watanabe sont souvent contemplatives, bien que certaines pièces soient raisonnablement énergiques. Des décors traditionnels sont bien sûr évoqués, comme des estampes d’Hokusai et Utamaro, mais des triturations modernes s’invitent dans ces cadres initialement trompeurs, parfois même issues d’explorations sonores contemporaines (par exemple dans Hiraeth). Néanmoins, Watanabe ne s’aventure jamais bien loin d’une accessibilité grand public ‘’curieux et réceptif’’. Du coup, en tant que musicophile, on a plaisir à se laisser bercer par les onze petits tableaux qu’il dessine dans un programme croisé entre des Ailleurs et des Ici à la fois typés et inattendus.
Un album qui invite à l’évasion sans les clichés pour touristes paresseux.






















