Il est assez incroyable qu’un album puisse vous transporter dans un lieu et à une époque précis. Cela peut être dû à ses thèmes ou à ses sons, ou encore à l’endroit où vous vous trouviez lorsque vous l’avez écouté pour la première fois.
Pour moi et l’album when i paint my masterpiece d’Ada Lea, c’est cette dernière raison qui prévaut. Je me retrouve transporté sur la côte brumeuse et humide de l’île de Vancouver, l’eau ruisselant sur mon front et mes mains, tandis qu’Ada Lea chante à propos d’un mini-réfrigérateur bourdonnant sur fond de musique indie folk et rock.
L’album commence par deux morceaux instrumentaux acoustiques, puis enchaîne avec baby blue frigidaire mini fridge, une ode à l’amour lointain qui rappelle le travail d’Adrienne Lenker/Big Thief et Neil Young.
Nous avons droit aux réflexions et observations décalées d’Ada, avec son style caractéristique et enjoué. Elle sait quand être sérieuse et quand passer une remarque étrange sur les cheveux de Bob Dylan. Les parties instrumentales sont également riches et entraînantes, comme lors du solo de guitare sous-marine de Something in the Wind.
Un excellent album que vous écouterez encore et encore, je vous le garantis.























