Derrière ce mystérieux nom de Zoon se cache le mot zoongide’ewin qui signifie bravoure et courage en langue ojibwée et symbolise l’esprit ours du guitariste Daniel Monkman. De cette force est née une réconciliation, la réunion inédite de deux cultures musicales, que ce dernier nomme le moccasin-gaze. Installé à Hamilton, l’artiste s’inspire de la musique rythmique traditionnelle des Premières Nations et du brillant jeu de guitare de Kevin Shields du groupe de shoegaze My Bloody Valentine pour créer un mélange de sonorités reflétant son histoire personnelle. Né et ayant grandi à Selkirk au Manitoba, Daniel est rapidement rejeté par son héritage autochtone durant sa jeunesse, ce qui le fait tomber dans le cercle vicieux de l’addiction pour tenter de fuir son trauma et ses épreuves. Finalement rattrapé par ses origines et sauvé par sa passion pour la musique, il se plonge alors dans une quête personnelle et spirituelle qu’il décrit sur ce premier album. Avec pour seuls outils une guitare, un ampli Fender Deville et une pédale de delay DigiTech, l’artiste arrive à créer de fantastiques vagues soniques, voluptueuses et enivrantes, délicatement psychédéliques et parfois subtilement rembobinées, comme pour mieux dérouler le film d’une vieille cassette écoutée en boucle. Réalisé avec l’aide de l’artiste montréalais Rishi Dhir (Elephant Stone), Was & Always Will Be nous transporte dans un état d’hypnose thérapeutique créant un sentiment intérieur unique et radieux. Il collabore également avec l’artiste autochtone de hip-hop Wolf B sur Infinite Horizons pour affirmer et affronter une douloureuse vérité enfouie dans son passé. Sur ce premier album d’une totale réussite, Daniel embrasse la blessure chargée d’histoire de ses ancêtres, qu’il panse à l’aide d’un riche paysage sonore océanique, coloré et salvateur où il peut enfin déployer librement ses ailes.
Tout le contenu 360
Critique de concert classique occidental/classique
Sous le charme magique de La Flûte enchantée
Par Alain Brunet
Interview classique occidental/classique
Opér’actuel devient un festival biennal : on en parle avec la directrice artistique Marie-Annick Béliveau
Par Frédéric Cardin
Critique d'album classique occidental/classique 2026
Paul Marleyn; Stéphane Lemelin – Tendresse et tragédie
Par Frédéric Cardin
Critique d'album classique occidental/classique 2026
Elinor Frey ; Accademia de’ dissonanti – CPE Bach : Cello Concertos
Par Frédéric Cardin
Interview classique occidental/classique
Les quatre saisons du Québec : Entretien avec François Dompierre
Par Frédéric Cardin
Interview expérimental/expérimental / contemporain/free-rock/rock
GA, la Série de shows | Tempête solaire… ça chauffe !
Par Alain Brunet
Interview rock/Chanson francophone
GA, la Série de shows | Nüshu à la Sala Rossa, vers le GAMIQ
Par Alain Brunet
Critique de concert classique occidental/classique
Fête de la musique 2026 | Les Étoiles du Conservatoire brillent à Tremblant
Par Alexandre Villemaire
Critique de concert classique/Europe de l'Est
Fête de la musique 2026 | Célébration balkanique
Par Alexandre Villemaire
Interview classique
Rentrée des ensembles Caprice et ArtChoral: La Flûte enchantée à la Maison symphonique
Par Alain Brunet
Critique de concert classic rock/classique/rock
Fête de la musique 2026 | Le classique rock de Wooden Shapes
Par Alexandre Villemaire
Interview classique occidental/classique
Colin Stetson : réinventer les paysages trad avec Brìghde Chaimbeul
Par Frédéric Cardin
Critique d'album classique occidental/classique 2026
Brìghde Chaimbeul et Colin Stetson – All the light in the world
Par Frédéric Cardin
Critique de concert Afrique/Antilles / Caraïbes/americana/hip-hop/jazz/rock
Souk du Sud 2026 | Une mosaïque musicale haute en couleur
Par Sandra Gasana
Critique de concert classique occidental/classique/guitare
Fête de la musique 2026 | Le lyrisme versatile de Cicchillitti et Cowan
Par Alexandre Villemaire
Critique de concert chanson/Chanson francophone
Fête de la musique 2026 | Pierre Lapointe charme les cœurs abîmés
Par Alexandre Villemaire
Critique de concert americana
FME 2026 I The Sadies et le cheval qu’ils nous ont fait monter
Par Charly Blais
Critique de concert rock























