Que se passe-t-il quand un groupe ouest-africain de Londres rencontre un groupe de la côte pacifique colombienne ? Dans ce cas précis, ça donne une explosion de sons, d’influences, de percussions, de voix, ce qui fonctionne formidablement.
Le Baliyama Project est un groupe londonien fondé par Camara Onono, de mère nigériane et de père sénégalais, qui mélange les influences mandingues, le jazz et l’afro beat du Nigéria.
Les Discos Pacificos All Stars sont Afro-Colombiens originaires de différents groupes de la côte pacifique de ce pays : Bejuca, Semblanzas del Rio Gupi et Agrupacion Changó, qui modernisent une musique traditionnelle percussive basée sur le marimba et beaucoup de voix.
De cette rencontre trans-continentale a découlé Calima, un album dont le titre évoque un phénomène météorologique, un vent sablonneux issu du désert du Sahara qui atteint les Îles Canaries d’Espagne, à certains moments de l’année.
Vous voilà plus savants, non ? Moi aussi !
En six pièces, Calima effectue parfaitement ce mélange de deux cultures africaines, ou peut–être davantage, puisque le Baliyama Project est déjà un mix de cultures africaines différentes. Entendre le marimba, la kora et le djembé dialoguer comme larrons en foire, ainsi que les percussions multiples et les chants en espagnol fusionner, cela nous réconforte en ces temps où le monde peut nous sembler obscur.
C’est une musique à la fois dansante et intelligente, passionnante ajouterais-je.
Vive l’Afrique et tous ses pays ! En espérant le jour où ce continent sera aussi prospère que sa création musicale.























