FIMAV – Eric Quach à l’œuvre sur un supercontinent

Entrevue réalisée par Alain Brunet

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À l’image de la Pangée, supercontinent qui regroupait presque toutes les terres émergées de notre planète il y a plus de 300 millions d’années avant de se scinder en plusieurs continents distincts, PANGEA DE FUTURA réunit les territoires émergés et émergents de nos musiques exploratoires.

Les plaques tectoniques sont à l’œuvre, le guitariste et compositeur montréalais Eric Quach donne un nouvel aperçu de ce projet ambitieux s’inscrivant parmi ses nombreuses initiatives sous le pseudo This Quiet Army. 

Sans faire de bruit hors des salles où il se produit, ce musicien est à se tailler une réputation internationale dans les réseaux qu’il investit, ce qui inclut celui de ladite « musique actuelle », une expression toujours chère au festival de Victoriaville qui la met de l’avant pour une 38e année consécutive dans les Bois-Francs.

Puisqu’il est à devenir un incontournable des musiques exploratoires de culture post-rock, PAN M 360 veut en savoir plus long sur l’ambitieux projet Pangea de Futura.

PAN M 360 : Y a-t-il à ajouter sur la métaphore de la Pangée?

ERIC QUACH : C’était lorsque j’avais créé la fiche technique pour les configurations possibles sur scène pour le concert à La Sala Rossa et que j’avais séparé les trois formations à l’aide de couleurs découpées, qu’Eric Craven s’est exclamé: « Ça me rappelle la Pangée! », et Véronique Janosy d’y répondre: « Nous sommes le super-continent! » et c’est ainsi que plusieurs GIFs et vidéos de la Pangée se sont enchaînés pour valider l’idée de ce groupe-concept qui n’avait pas encore joué une note ensemble. Mais comme la Pangée, à travers le fil du temps, ce projet est de nature évolutive et exploratoire, tout simplement.

“PANGEA DE FUTURA est la créature du guitariste ERIC QUACH, mieux connu sous son pseudo Thisquietarmy (qui a ravi les amateurs de rock bruitiste au FIMAV 2021 en duo avec Michel « Away » Langevin). Celui-ci s’est entouré des membres de trois formations expérimentales de la métropole : Some Became Hollow Tubes, Black Givre et BLD.”

PAN M 360 : Quels sont tes liens avec ces trois formations?

ÉRIC QUACH : Je joue évidemment dans SBHT avec Aidan depuis 2017, nous nous sommes rencontrés lorsque nous partagions la même affiche, soit avec sa formation Exhaust, Please Don’t Put Charles On The Money ou 1-Speed-Bike/OSB en solo (2009-2016). Avec Sam/Black Givre, j’avais déjà collaboré avec lui pour une performance dans un contexte multidisciplinaire du festival Ibrida Pluri au Eastern Bloc (2017) et on se connaissait déjà en s’échangeant nos disques dans le cadre du Salon du disque et des arts underground du festival Under The Snow. Quant à BLD, les membres Charly et Reüel étaient dans la formation Squalor dont j’ai également collaboré sur disque et en live (2014-2015), de plus ils m’ont également accompagné comme musiciens de scène pour mes concerts Thisquietarmy en format « full band » (2017-2018). Neb joue également avec eux en tant que Maggot Breeder, avec qui j’ai partagé l’affiche plusieurs fois depuis 2007; de même Véro joue dans Darkwinds et Delorca avec qui j’ai partagé l’affiche (2018-2019). Avec Eric Craven, nous étions en contact depuis 2014, on s’échangeait également de disques et j’ai surtout admiré son jeu dans Hanged Up et un des albums de Silver Mt. Zion, mais nous avons toujours manqué de temps pour collaborer ensemble.

“SBHT, c’est QUACH et le batteur AIDAN GIRT de Godspeed You! Black Emperor en mode post-rock bourdonnant. SAMUEL BOBONY, d’Avec le Soleil Sortant de sa Bouche se produit depuis plusieurs années en solo batterie-électroniques sous le nom Black Givre. Quant au quintette BLD, il réunit une ligne de cuivres (REÜEL ORDOÑEZ, le tromboniste le plus psychédélique du Québec, plus les trompettistes VÉRONIQUE JANOSY et NEBOYSHA RAKIC) aux claviers de CHARLES BUSSIÈRES (Charly Buss d’En Fer) et à la batterie d’ERIC CRAVEN de Hrsta.”

PAN M 360 : Comment as-tu recruté les musiciens de ces formations?

ERIC QUACH : Ce n’était pas tant un recrutement qu’une idée de monter un spectacle avec ces trois formations en plein hiver de Janvier (2019). À Montréal, il y a normalement un temps mort après la période des fêtes lorsque la ville n’est pas sur-saturée de concerts et de groupes en tournée. C’est aussi à ce moment-là, si nous ne sommes pas adeptes aux sports d’hiver, que nous sommes plus disponibles à tenter des expériences en laboratoire. Il est vrai que j’ai peut-être choisi les formations dont je connaissais déjà et dont je respectais déjà le travail, donc j’imaginais déjà une bonne complicité avec tous les membres de ces formations.

L’idée de faire un set en collaboration après nos trois sets respectifs était également motivée par mon expérience avec Hypnodrone Ensemble, un collectif de musiciens que j’ai cofondé avec Aidan Baker (Nadja) à Berlin là où il réside. Cette ville est devenue mon deuxième chez moi, je prends souvent le temps de m’y arrêter en tournée, et je m’y suis créé un bon réseau d’amis et de musiciens. Avec Aidan Baker, l’idée est partie d’une fascination du projet multi-batterie des Boredoms fusionné avec l’inspiration musicale dont puise notre collectif qui est composé d’expatrié de plusieurs pays vivant à Berlin, est beaucoup plus issue d’un emprunt à leur pays de résidence, soit le Krautrock. Ce groupe a toujours eu une énergie excitante car nous avions toujours au moins trois batteurs qui jouent avec nous sur scène; le groupe a su bâtir une réputation locale qui est très motivante au projet. Je m’y pose souvent pour quelques semaines à la fois car il fait bon d’y vivre, mais aussi pour contribuer à ce projet qui existe déjà depuis 2014. Lorsque je suis revenu de tournée à la fin de l’automne 2018, ce collectif me manquait de ce côté de l’océan, donc je me suis dit que l’expérience de la Pangée, également avec trois batteurs, serait peut-être un moyen de me faire revivre cette même énergie.

PAN M 360 : Comment as-tu travaillé avec ces musiciens?

ERIC QUACH : Avec mon tout premier groupe Destroyalldreamers, on se rencontrait deux fois par semaine pendant cinq ans pour un résultat de deux albums parus, car nous ne cessions de structurer les morceaux et de les pratiquer jusqu’à la limite de nos capacités. C’était un rythme de travail normal tout à fait normal pour un groupe typique.

Cependant je trouvais qu’il y a eu tant d’idées qui n’ont pas pu se concrétiser car elle n’existait que le temps du jam et la magie se perdait à chaque fois qu’on essayait de les apprivoiser. Depuis cette formation, j’essaye de tout enregistrer, que ce soit en solo ou avec un collaborateur. Je préfère passer à l’action plutôt que de gaspiller du temps à la réflexion de la création, à la discussion d’un concept philosophique, à l’analyse de ce qu’il devrait être ou de ce qu’il sera. Le but c’est de s’installer, d’improviser et de capter le résultat qui sera ce qu’il sera. Les résultats sont souvent surprenants car il y a souvent de l’alchimie improbable dès les premiers moments et conséquemment. Dans mon cas, la fusion de l’improvisation avec mon style de guitare électrique « drone » est un élément clé dans cette recette, où beaucoup de sonorités peuvent s’y greffer assez facilement. Par la suite, il y a la possibilité de travailler les enregistrements en post jam, de choisir les bons bouts, de les modifier, les manipuler en des morceaux concrets qui existeront sous une forme finale quelconque.

Avec ces musiciens de la Pangée, c’est pareil, même que l’application de cette philosophie est d’autant plus entamée. J’initie peut-être beaucoup de projets et même certaines idées de base en création, mais je laisse ces événements déclencheurs prendre leur cours de façon organique. Je préfère la voie intuitive et improvisée, et j’essaye plutôt d’inspirer la confiance aux autres pour qu’ils puissent également contribuer à leur plein potentiel au projet. Je défie les autres de s’y lancer et d’être libre de leur choix d’expression sonore, d’y apporter leurs idées, d’y aller avec son intuition, de prendre des risques – le but étant d’atteindre ce moment où tout clique ensemble et de garder cette invraisemblance en jeu le plus longtemps possible, jusqu’à ce que ça aboutisse. Il est rare que je veuille dicter à quelqu’un quoi jouer, car moi-même, je ne fonctionne pas ainsi. Dans Pangea De Futura, comme dans beaucoup de collaborations, je ne prépare pas de riffs et je n’emmène pas de compositions pré-établies sur la table.

PAN M 360 : Quel est  la structure de la composition et la latitude laissée à chacun pour l’exécution live?

ERIC QUACH : C’est très libre comme processus. Chacun pourrait, à tout instant, proposer une structure, une atmosphère, un point de départ, un point de repère, des indices, pour que les morceaux soient assez différents l’un des autres. Tout le monde est très ouvert aux suggestions et aux idées différentes, il n’y a pas de leadership du point de vue de la composition ou de l’exécution. Seulement quelqu’un qui, de temps en temps, fera le tri des suggestions et des souhaits de chacun, ainsi que le tri des enregistrements et de la façon de présenter le résultat pour qu’on puisse tous réécouter le dénouement du projet sur une base commune, avec des repères identifiés. Il pourrait y avoir un travail d’arrangement, de décortication, d’intellectualisation des sonorités pour déterminer quels genres de structures on pourrait reprendre en live.

Nous pourrions par exemple décider de commencer un morceau de façon très brusque et foudroyante, avec les trois batteries et les cors extra-déchaînés pour ensuite déconstruire le chaos et se poser sur les nappes de synthés et de guitares bourdonnantes, pour ensuite rebâtir le morceau de façon intuitive et l’emmener ailleurs. Ou bien l’inverse, une montée atmosphérique très lente où chacun s’octroie beaucoup plus d’espace, avec les batteries qui entrent progressivement et qui transportent le tout vers une destination quelconque. Bref, peu importe la forme de la structure, nous y allons plutôt à l’instinct, aux réactions face à ce que l’autre joue. Certains pourraient avoir tendance à se prêter plus au risque de s’exprimer avec son instrument de façon plus prononcée, alors que d’autres écoutent et attendent le bon moment de s’y plonger. 

PAN M 360 : Quelles sont les consignes données aux musiciens pour l’exécution? 

ERIC QUACH : Aucune, je fais confiance à tout le monde: j’ai choisi les ingrédients qui viennent avec leurs qualités et leur défauts, et je laisse le tout mijoter. Je dirais simplement de s’écouter et de laisser la place aux autres, mais on le sait déjà car nous sommes tous très à l’aise avec l’improvisation.

À vrai dire, nous n’avons pas encore parlé de ce que Pangea De Futura devrait être. Nous n’avons pas encore fait assez d’exercices ensemble à ce jour pour définir notre identité sonore. Ça prendra plusieurs essais en répétition, en live, en enregistrement pour commencer à analyser les résultats. Il pourrait y avoir de la concrétisation, autant en groupe, qu’au niveau individuel, lorsque nous écoutons ce que nous faisions – par exemple, qu’un musicien se dit « peut-être que je devrais en faire moins, peut-être que je devrais être moins timide, peut-être que je pourrais prendre les devants à tel moment opportun, etc. ». Il est aussi très facile de s’y perdre sur le moment, au point de ne pas savoir ce qu’il en est. Le but n’est pas de jouer quelque chose de trop précis et pré-planifié, simplement d’explorer ce que ça peut donner comme résultat, peu importe le résultat. 

Après, on pourrait aussi se demander si les notes dissonantes sont acceptables ou pas, si Pangea est un groupe qui devrait sonner plus ou moins harmonieux, si les mélodies sont valorisées ou être à éviter, si les crescendos sont trop clichés ou pas, si on recherche de la polyrythmie à tout prix, des rythmes plus rock, plus groovy, ou free jazz, si la musique devrait être plus accessible ou non. À priori, toutes les réponses sont bonnes. 

PAN M 360 : Quelle est la part d’improvisation dans ce concept?

ERIC QUACH : Improvisation totale dans un sens, surtout à nos débuts. L’ajustement des balises se fait à chaque fois qu’on retente l’exercice. Nous nous familiarisons avec le jeu de chacun avec chaque expérience. Je crois que nous sommes sur la bonne voie mais nous sommes encore loin d’avoir atteint le niveau où nous sommes confiant que nous sommes capables d’assurer à chaque fois. Mais peut-être qu’au final, ce n’est pas le but non plus. 

Depuis ses débuts en 2019, l’ensemble a travaillé sporadiquement, pandémie oblige. Gageons qu’il piaffe d’impatience de monter sur nos planches! 

PAN M 360 : L’enregistrement de la Sala Rossa, No More Fucking Pipelines Leave It In The Fucking Ground, est-il le seul disponible pour l’instant sur Bandcamp ? 

ERIC QUACH : Sur Bandcamp, oui. D’ailleurs, nous ne l’avons que mis sur Bandcamp pour la visibilité – en fait, nous préférons grandement la vidéo live avec le même audio que nous avions mis sur Youtube ou notre page Facebook, qui a été généreusement filmé par Roxane De Koninck en sa quasi-totalité. Nous avons enregistré le concert avec quelques enregistreuses portables, que j’ai mixé en parallèle avec le montage vidéo où j’ai dû ajouter quelques scènes là où il manquait des images. Le seul autre concert était à La Vitrola pour le Suoni Per Il Popolo de la même année 2019, que nous n’avons pas documenté.

Nous devions enregistrer ensemble au printemps 2020, mais nous n’avions pu entamer une partie de la production qu’à l’hiver dernier, soit 18 mois plus tard, et ce, limité par de petits groupes de musiciens à la fois. En enregistrant les trois batteurs en même temps, Charly et moi-même avons pu créer le squelette des maquettes et par la suite, enregistrer les cors et plus de guitare. Le but était de finir la production de cet album pour le présenter au FIMAV, et il est en train de se finaliser, mais ça ne nous laisse pas le temps de trouver un plan pour le diffuser. Il y aura peut-être une surprise sur notre table de « merch », une édition limitée FIMAV, un aperçu de l’album, un extrait en ligne… Bref, à une semaine du concert, c’est encore en déroulement à cette heure.

Nous prévoyons déjà retourner en studio cette année, un souhait étant d’aller enregistrer avec Radwan Moumneh à Hotel2tango, mais il se peut aussi que nous choisissons une autre voie moins contraignante que la pression du studio professionnel, voire plus relaxe et plus expérimentale comme processus d’enregistrement. La démocratisation à ce sujet est également en cours, à suivre.

PAN M 360 : Quel est le plan de match pour le concert du FIMAV?

ERIC QUACH : À Montréal, les concerts de musique improvisés ou avant-gardistes sont sous forme d’actions courtes et succinctes, souvent d’une durée qui se situe entre 20 et 40 minutes car au-delà de ça, le public perd intérêt, et il faut aussi laisser du temps aux autres groupes sur l’affiche. Nous sommes donc plutôt habitués à ce format, de présenter des performances de façon succinctes et de laisser le public sur sa faim. Le FIMAV, au contraire, ne présente que des têtes d’affiche en exclusivité, donc il attire plutôt un public dévoué qui vient souvent de l’extérieur de la ville, et celui-ci s’attend à des performances de longue durée. 

Le plan de match est encore en discussion. En vérité, nous nous rencontrons tous ensemble que 2 jours avant le concert, pour discuter de la forme finale de la performance et l’essayer pour déterminer ce qui sera envisageable pour le concert. Nous partageons souvent des idées sur la messagerie du groupe à ce sujet; tout est encore hypothétique et le sera jusqu’à la dernière seconde. C’est comme si on s’entraînait mentalement pour un marathon.

L’inquiétude serait plutôt de ne pas trop traîner, de ne pas partir en flèche, de conserver notre endurance, de ne pas atteindre l’apogée trop tôt. Pour un set de plus de 70 minutes d’improvisation, nous sommes tous d’accord que ça demandera beaucoup de retenue de la part de chacun; il ne faut pas s’y lancer, s’y perdre et recommencer ça 4 ou 5 fois. Nous avons songé à laisser la place à des duos ou des trios au milieu du set, avant de tous revenir jouer ensemble. Nous avons aussi songé à élaborer une partie très ambient et atmosphérique pour laisser souffler les batteurs. Nous avons également parlé d’emmener du renfort à notre arsenal créatif. De plus, avec l’album presque terminé, nous avons également une bonne idée de notre potentiel, de notre son, ainsi que nos capacités et de nos limites. 

Enfin, nous ne voyons pas le concert du FIMAV comme l’aboutissement de notre projet, mais plutôt comme une étape dans son évolution, et nous remercions le FIMAV de nous présenter à cette 38e édition.

PAN M 360 : Comment peux-tu situer ce projet ambitieux parmi tes nombreux projets? Que t’apporte-t-il? Qu’apporte-t-il à ton œuvre?

ERIC QUACH : Il est difficile pour moi de prendre du recul sur tout ce qui a été accompli lors des 20 dernières années en tant qu’artiste, car je me nourris de projets pour « rester en vie » et lorsqu’il y en a un qui termine, je passe au suivant. D’ailleurs, je jongle souvent avec plusieurs projets à la fois, donc je n’ai pas trop le temps d’observer son impact une fois aboutie. Malgré la pandémie, le capitalisme interne en moi ne cesse de prévaloir, non pas parce que je veuille constamment produire de la nouvelle matière à tout prix, mais parce que je ne laisse pas beaucoup d’opportunité de création, de collaboration, de performance ou de voyage s’échapper, par peur que tout ne s’arrête un jour. (En fait, tout s’est arrêté pendant deux ans, on y était proche).

Je me trouve chanceux d’avoir eu la capacité de pouvoir m’investir en solo pendant des années pour avoir accompli une œuvre qui est déjà surprenante, autant avec mes nombreuses parutions que mes tournées à travers le monde. Je me retrouve ainsi dans une position modeste, dans le contexte de cet espace niche de création de la musique expérimentale, où mes propositions suscitent de plus en plus d’intérêt.

Pangea De Futura n’est pas qu’un autre projet de plus. Chaque projet comme chaque rencontre représente une complicité unique avec des artistes exceptionnels. Ces partenariats, qui s’ajoutent à mon empreinte prolifique, valident aussi mes choix de carrière dans un contexte qui est strictement lié à l’art dans son intégrité, en dehors des médias, des critiques ou des institutions. Il représente aussi l’anti-projet solo, l’autre côté de l’extrême de créer seul, l’anti-thèse de la misanthropie et donc une communauté unie de pairs qui échangent des idées, qui se soutiennent, qui bâtissent une entité encore à définir. Ce projet est encore à ses débuts, donc il y a encore beaucoup de possibilités, et il pourrait y avoir encore beaucoup de chemin à parcourir. Le terrain inconnu est ce qu’il y a de plus fascinant à explorer, et on espère pouvoir voir comment les morceaux de la Pangée se disperseront sur la carte du monde.

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