À la Sinfonietta de Míkis Theodorakis, pour flûte, piano et orchestre à cordes, exécutée samedi soir à la Maison symphonique, j’ai préféré mercredi dernier au Stade olympique l’extrait, plus violent, plus rythmique, plus virtuose et plus singulier, soit le 4e mouvement de sa Symphonie no 2, Le chant de la terre.
Dans les deux cas, Godwin Friesen en était le soliste. Dans un premier temps, son instrument avait été disposé au centre de l’orchestre un peu à la manière de son rôle atypique : un solo vraiment imbriqué dans le discours orchestral et dont l’exécution individuelle se fondait davantage que dans un concerto « normal » pour piano et orchestre.
Dans un deuxième temps, on avait affaire à une œuvre plus proche des orchestrations modernes ou post-romantiques échafaudées au début du siècle précédent et reprises au milieu de ce même siècle par le compositeur grec, soit en 1947. On y observe cette fois une inclination plus mélodique, plus conformiste aussi, sauf peut-être cette particularité de présenter deux solistes dans le contexte d’une composition plus facile à jouer. Soit le pianiste de concert Godwin Friesen et la flûte solo de l’OSM, Timothy Hutchins.
Les exigences techniques du défunt compositeur, très prolifique au demeurant, étaient donc un peu moins élevées pour cette deuxième exécution de ses œuvres en une même Virée. L’exécution fut à mon sens été impeccable d’une œuvre correcte dont on comprend le l’objectif : permettre à deux excellents musiciens, un soliste émergent et un autre vétéran, de s’exprimer.
On a ensuite eu droit à une chouette Pastorale servie en plat de résistance par l’OSM et Rafael Payare, soit la symphonie la plus rassurante de Beethoven. Elle fut conçue entre 1805 et 1808 par le fameux compositeur alors déçu de l’urbanisation de Vienne, qu’il trouvait néfaste pour sa nature environnante. Deux siècles et quart on suivi avec les résultats que l’on sait…
PROGRAMME
Artistes
Rafael Payare, chef d’orchestre
Timothy Hutchins, flûte
Godwin Friesen, piano
Œuvres
Míkis Theodorakis, Sinfonietta pour flûte, piano et orchestre à cordes (22 min)
Ludwig van Beethoven, Symphonie Symphonie no 2, Le chant de la terre, « Pastorale » (38 min)























