On voit un être humain, mais Quayola n’est pas seul : la machine s’exprime aussi, comme une entité autonome, dans une co-création entre l’artiste italien et ce qu’il fait naître.
Quayola nous présente Luce, une œuvre audiovisuelle qui émerge de l’espace entre la mémoire, la cognition et l’interprétation technologique.
C’est un espace de réflexion : les images de l’Archivio Luce deviennent des glitchs impressionnistes, brouillant la perception du passé avec la fragilité du futur. L’ interaction entre les dichotomies est évidente dans l’approche soignée de Quayola – tradition et technologie, humain et machine, passé et futur, ancien et nouveau, figuratif et abstrait, opposition et équilibre.
Pourtant, se limiter au son et à l’image serait réducteur. L’œuvre fusionne des mondes distincts et propose une réflexion critique sur une réalité gérée par des algorithmes, remettant en question ce qui reste réel et humain à une époque où les machines et l’intelligence artificielle dominent, tout en explorant les nouvelles formes de perception, d’expérience et d’interprétation nées entre fascination et prudence face à la technologie.
Luce nous rappelle ce que nous avons en commun avec les machines : l’inévitabilité de l’erreur.
Photo: Vivien Gaumand























