À 18h30, la scène du Jardin s’est laissée envahir par les pulsations envoûtantes de Cult Member. Dans la lumière douce d’un début de soirée, son set a transporté le public dans un voyage urbain et éthéré, porté par une house expansive aux racines vaporwave, avec ses textures lo-fi et sonorités inspirées de l’imaginaire internet.
Liam Hayden, alias Cult Member, n’est pas un DJ comme les autres. Figure discrète mais influente de la scène outsider house canadienne, il s’est fait connaître par son album culte Ethernet, avant de se réinventer dans des territoires plus techno et trance. Samedi soir à Palomosa, il a donné un aperçu de ce parcours singulier, ouvrant son set avec une réinterprétation planante de U Weren’t Here I Really Missed You.
Son mix, profondément atmosphérique, vibrait de textures lo-fi et d’échos futuristes, comme un patchwork entre mélancolie et pulsation urbaine. Si certains passages rappelaient les ambiances brumeuses d’Ethernet, d’autres basculaient vers l’efficacité frontale de Club Tools Vol. 1, où les basses lourdes et les rythmiques rapides galvanisaient la foule. Alors que la clarté du soleil déclinait lentement, la musique montait en puissance, transformant le Jardin en une piste de danse hypnotique.
Peu expressif derrière ses machines, Hayden esquissait de temps à autre un sourire discret, répondant aux acclamations. Mais tout dans son set invitait plutôt à l’introspection : ses nappes ambient et ses lignes mélodiques semblaient issues d’une jam nocturne dans l’intimité de son studio. Pourtant, dès que les beats s’accéléraient, la foule entière se synchronisait à son tempo, respirant et bougeant d’un même élan.
Entre rêverie solitaire et communion collective, Cult Member a offert un moment suspendu, à la fois froid et incandescent, qui résumait bien l’alchimie de son univers sonore.























