Brésil / reggae

Nuits d’Afrique | Flavia Coelho, la femme aux multiples instruments

par Sandra Gasana

On connaissait déjà ses talents de guitariste, mais ce que l’on ignorait avant hier soir, c’est que Flavia Coelho joue également de la batterie, du clavier et du trombone. Eh oui, rien que ça, en plus d’être une excellente danseuse et une conteuse d’histoires hors pair.

Il n’aura fallu que quelques secondes pour que l’Olympia se mette debout lorsque la diva brésilienne est apparue sur scène, vêtue d’une tenue moulante, des bottes d’inspiration autochtone et deux couettes, déterminée à enflammer la salle. En effet, les places assises ne faisaient pas de sens lorsqu’on connaît l’énergie débordante de Flavia Coelho, que j’aime appeler « la plus Française des Brésiliens ».

Même son entrée en scène était dramatique : jeux de lumières, voix lointaine annonçant son arrivée et c’était parti. 90 minutes durant lesquelles l’artiste danse, chante, joue plusieurs instruments, passant de l’un à l’autre tout naturellement. « Je me suis donné comme objectif d’apprendre un nouvel instrument et c’est ce que j’ai fait », nous confie-t-elle avant de nous présenter un morceau sur lequel elle joue du trombone.

Accompagnée par son fidèle producteur et claviériste, Victor Vagh, Al Chonville, son batteur d’origine martiniquaise qui l’accompagne depuis plusieurs années et un nouveau venu, le Brésilien Caetano Malta, à la guitare, elle était bien entourée pour livrer un spectacle que les festivaliers ne seront pas près d’oublier.

Elle débute avec Sunshine, qui figure dans l’album Bossa Muffin, paru en 2009, sur lequel elle insère du rap ultra rapide, sa marque de commerce. Elle interagit avec son public à plusieurs reprises durant le spectacle, en portugais et en français, soit en leur racontant de petites anecdotes marrantes ou alors en les faisant chanter sur ses refrains.
« Je viens de sortir mon 5ème album Ginga », nous dit-elle fièrement avant Mama Santa, le tube qui rend hommage à toutes les femmes qui ont contribué à l’éducation de l’artiste, de l’enfance à l’âge adulte. Probablement un des moments forts de la soirée.

Elle a également partagé quelques chansons de l’album DNA, paru en 2019 comme Billy Django, mais aussi Mundo Meu, paru en 2014 avec Por Cima.

Par moments, on avait l’impression d’être dans une soirée haïtienne, alors que dans d’autres on était transportés à Kinshasa, au grand plaisir du public qui dansait sans cesse. Elle a très bien adapté son concert au contexte des Nuits d’Afrique en ramenant cette touche afro.
Bien entendu, le reggae est resté présent durant le spectacle, genre qu’elle affectionne particulièrement. D’ailleurs, elle laisse la place à son batteur durant quelques minutes de dub intense avec de la réverbération, pendant qu’elle le remplaçait à la batterie.

Comme souvent lors de ses concerts, Flavia invite une artiste sur scène, et c’était nulle autre que la Griotte Djely Tapa qui nous a enchanté durant quelques minutes.

En guise de rappel, nous avons eu ma chanson préférée de l’artiste Temontou, faisant allusion à son admiration pour l’auteur Dany Laferrière et son rapport à l’exil, avant de terminer avec le hit qu’elle a créé avec le producteur et DJ Poirier, Café com Leite.
C’est le Nigérien Boubé qui a assuré la première partie du spectacle en formule trio, alors qu’il figure également dans la programmation de la 39ème édition du Festival international Nuits d’Afrique avec son blues du désert. Bien entendu, Flavia a mentionne Boubé durant son concert, encourageant la relève comme elle seule sait le faire.

Crédit photo: Peter Graham

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