L’arrondissement d’Outremont a vibré en cette belle journée ensoleillée du dimanche 14 septembre, avec la clôture de la 9ème édition du festival Grandes Oreilles.
À peine arrivée, je découvre les multiples tentes installées pour l’occasion. Sous ces tentes, des enfants en train de se faire maquiller le visage ou encore en pleine session de bricolage d’instruments musicaux. Mes fils ont plutôt été attirés par les vélos stationnaires qui émettaient de la musique lorsqu’on pédalait, le tout sous forme de course. Vite, le temps d’aller se prendre une crème glacée pour arriver à temps pour le DJ set de Poirier, que j’avais vu quelques jours plus tôt à l’Aire commune, avec son accolyte DJ Kyou et leurs soirées mythiques Qualité de luxe.
On a eu droit à plusieurs de ses succès et collaborations avec de nombreux artistes montréalais et venant d’ailleurs. Il en a profité pour nous jouer son plus récent morceau Wili sur lequel il a collaboré avec la grande Djely Tapa, tout en faisant un clin d’oeil à l’artiste qui allait suivre quelques heures plus tard, avec le morceau Teke Fren, qui signifie prendre son temps en créole. À mon grand plaisir, on a eu droit à beaucoup de morceaux brésiliens, les siens et d’autres, et mon morceau préféré de l’artiste El Gato Negro, Mundo Cae, que j’ai découvert cet été, a été joué. Alors que Poirier s’apprête à s’envoler vers le sud de la France pour quelques dates, j’ai ainsi pu faire le plein de sa musique dans des contextes totalement différents.
A suivi l’hommage émouvant fait à Luc Plamondon et Mouffe qui ont reçu le prix de l’Ordre d’Outremont par l’entremise du Maire d’Outremont. La chanteuse Martine St-Clair a livré une performance impressionnante en chantant plusieurs chansons de l’auteur, notamment L’amour existe encore ou encore Danse avec moi avec beaucoup de justesse.
Cela dit, le moment fort de la soirée était bien entendu la clôture signée Waahli. C’était la première fois que je voyais un spectacle complet de ce chanteur, rappeur et guitariste montréalais, que j’ai découvert lors de son temps avec le collectif Nomadic Massive. Depuis lors, il s’est bâti une carrière solo qui est en pleine effervescence alors qu’il exprime son talent en français, en anglais et en créole. Il était accompagné pour l’occasion par le saxophoniste Evan Shay, le bassiste James Challenger, le guitariste Ryan Nadin et Shayne Assouline à la batterie.
Sur certains morceaux, Waahli jouait de la guitare, sur d’autres il se concentrait sur la voix et sa présence scénique bien assumée.
« Y a-t-il des gens de Saint-Michel ? » demande-t-il à la foule, après avoir mentionné qu’il avait grandi dans ce quartier. Silence total, qu’il a tourné en humour. Sur Diaspo en diapo, on passe de mélancolie à la joie en un clin d’oeil, sa musique ayant plusieurs reflets. Il dédie la chanson Kouri à une famille haïtienne venue assister à sa prestation et assise en avant de la scène. « Cette chanson est pour vous » annonce-t-il en prélude avant de mettre le feu sur l’avenue Laurier. Il a surpris tout le monde lorsque tout d’un coup, on l’a aperçu dans la foule avec nous, en train d’admirer son groupe sur scène. Après quelques instants, il s’est mis à montrer un pas de danse que la foule a très bien suivi, mon fils en premier plan.
« J’espère que vous avez passé une belle soirée »! dit-il en guise de clôture.























