D’après mon expérience, il est agréable et bon pour la santé d’aller voir certains des spectacles folk plus légers du FME. D’une légèreté apparente, Bells Larsen a présenté à l’Agora des Arts l’un des spectacles les plus vulnérables et apaisants que j’ai vus depuis des années. Dans cette magnifique salle avec places assises, l’auteur-compositeur-interprète (qui vit désormais à Montréal) a enchaîné les chansons de son fantastique album Blurring Time. Cet album a attiré l’attention nationale après qu’il ait été contraint d’annuler sa tournée aux États-Unis en raison d’une nouvelle loi anti-transgenres sur les visas.
Le public était stupéfait et abasourdi. J’ai même aperçu une femme en larmes vers la fin du concert. C’était un concert intimiste de Bells, qui a toujours affiché ses sentiments au grand jour. Le groupe était également au top, laissant Bells sous les feux de la rampe, mais intervenant à un ou deux moments pour créer une ambiance lumineuse. L’éclairage était sombre, mais avec les formes rouges standard qui jaillissaient des murs, il régnait une atmosphère étrange et presque ésotérique. Je n’ai pu assister qu’à quatre chansons environ (c’est ainsi que se déroulent les festivals de ce type), mais ces quatre chansons resteront gravées dans ma mémoire pendant un certain temps. Un concert merveilleux et sage pour une soirée autrement sauvage et débridée.

Photos by Jacob Zweig























