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FMA 2025 | Soirée nostalgique avec Lamia Aït Amara

par Sandra Gasana

La communauté algérienne de Montréal est sortie en grand nombre pour aller voir Lamia Aït Amara, qui en était à son premier séjour dans la métropole. Elle était accompagnée de ses huit musiciens, une condition qu’elle a imposé pour sa première participation au Festival du monde arabe.

Toute vêtue de noir, avec une veste dorée qui se mariait bien à celle des musiciens, elle apparait sur la scène et c’était parti pour les ululations dans la salle, ce cri de célébration, dès les premières notes.

Les musiciens étaient également choristes, ce qui rajoutait de l’intensité au spectacle et contrastait avec la voix mielleuse de Lamia. On lui met le drapeau d’Algérie sur les épaules dès la première chanson, qu’elle dépose ensuite pour le reste du concert.

« Ce soir est encore plus spécial puisque c’est la date si chère à notre cœur, la journée qui symbolise le courage, la résistance, la soif de liberté pour notre chère Algérie », évoquant le début de la guerre d’Algérie.

Certaines chansons débutent uniquement avec l’oud, alors que d’autres commencent avec la flûte ou le piano, avant que les autres instruments s’insèrent les uns après les autres. Nous avons eu droit à un enchainement de plusieurs classiques de la musique algérienne que la salle connaissait par cœur. Alors que les places sont assises au National, plusieurs se sont mis debout pour danser, tellement l’envie était forte.

La salle était quasiment pleine, avec des spectateurs de tous âges mais principalement dans la quarantaine et au-delà. Ses chansons parlent beaucoup de l’Algérie mais aussi d’amour, de ce que j’ai pu en tirer avec le peu d’arabe qu’il me reste.

Lamia s’adresse principalement en français à son public mais le fait également en arabe, rajoutant quelques blagues au détour. Alors qu’elle est plutôt dans la retenue durant les premières chansons du spectacle, on sent qu’elle se dégourdi de plus en plus et se met même à faire des pas de danse par moments.

La soirée devient de plus en plus festive après le court entracte. « On va faire un programme très nostalgique », annonce-t-elle à son public avant d’entamer une chanson en français aux allures de boléro mais chantée à la façon orientale, débutant avec un solo de piano.

« J’avais peur de venir à Montréal, je me demandais s’il y aurait du monde. Mais là, ça me donne envie de revenir », avoue-t-elle.

Elle reprend la fameuse chanson « Historia de amor », qu’elle chante en espagnol et en arabe avec beaucoup de justesse. Certaines chansons débutent calmement, s’accélèrent au fur et à mesure tout en rajoutant les applaudissements et les ululations de la foule pour arriver à un bouquet final explosif. Parmi les reprises qui ont été appréciées, figurait LA fameuse chanson de Rachid Taha, « Ya Rayah », Lamia laissant le public chanter à sa place. Les danseurs deviennent plus nombreux, quittant leur siège pour se rendre sur les côtés afin d’avoir plus de place pour danser.

Mais la danseuse qui a volé la vedette est une jeune fille d’une dizaine d’années qui s’est retrouvée sur la scène à la toute fin du spectacle et qui s’est mise à danser avec classe et beaucoup d’assurance. Elle a également eu droit à un drapeau algérien autour des épaules, comme si le flambeau lui était passé.

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