Les samedi 14 et dimanche 15 novembre, Arion Orchestre Baroque nous offrait un concert très émouvant, Les Adieux, présenté à la salle Bourgie. Dans un programme varié et sous la direction de la violoniste solo Chouchane Siranossian que nous découvrions et redécouvrions le répertoire de Mozart, Haydn mais également Andreas Romberg dans son Concerto pour violon en la majeur.
Le concert a débuté par un discours de la directrice artistique visant à rappeler l’importance des dons en cette journée internationale de la philanthropie. Un clin d’œil qui n’est pas anodin, en référence bien sûr au climat économique actuel mais également à la Symphonie No 45 “Les Adieux” de Haydn, proposée à une époque où les musiciens du château d’Esterhaza cherchaient à retrouver leur famille, dans un contexte où le métier de musicien était déjà précaire…
Cette symphonie -très connue- de Haydn, donc, pièce maîtresse du concert, a comblé toutes les attentes du public. L’orchestre nous a partagé son énergie dès l’allegro, dans une très belle exécution d’un texte qui malgré sa popularité n’est pas simple et requiert beaucoup de dialogue entre sections notamment dans ses nuances. On note dans l’adagioles interventions de hautbois et le son très puissant des cors qui s’étaient fait jusqu’à présent plutôt timides. Ce qui frappe, également, c’est la gestuelle fluide et subtile de la cheffe. On a l’habitude des grands élans et de larges mouvements, et pourtant l’efficacité de la soliste est remarquable. Cette qualité de cheffe, on la retrouve dans le concerto pour violon de Romberg, où l’on peut entendre les belles couleurs du cor et les sonorités très riches des basses. La soliste démontre son agilité dans une pièce qui requiert de l’endurance et une maîtrise du registre aigu très délicat dans le rondeau.
Après un départ millimétré dans la Symphonie no 5 de Mozart, où la précision de l’orchestre s’est manifesté dans l’allegro, on comprend alors toute l’importance d’un concert chargé de sens, où il est primordial de reconnaître la qualité des musiciens qui performent et un orchestre qui mérite sa pérennité.
Crédit photo: ©Tam Photography.























