dub reggae / reggae

Francos 2026 | Un voyage entre Rio et Paris signé Luiza

par Sandra Gasana

Je ne connaissais pas Luiza avant mon entrevue avec David Cairol il y a quelques mois. Nous parlions de reggae et de sa place en 2026, et il a mentionné cette artiste franco-brésilienne qui avait du succès en France.

Lorsque j’ai vu qu’elle était dans la programmation des Francos cette année et en tant que fan de reggae moi-même, je ne pouvais pas manquer son spectacle. Coup de bol : la pluie s’est arrêtée juste à temps pour son spectacle sur la scène de Loto-Québec de la Place des Arts. Une petite foule attendait sur le gazon, des familles avec enfants, des groupes d’amis et cette foule grandissait au fur et à mesure que le spectacle avançait.

Luiza était accompagnée par deux musiciens : un saxophoniste et un trompettiste, ainsi qu’un laptop d’où sortaient des sons que contrôlait un des musiciens. Il faut faire preuve d’imagination lorsqu’on va en tournée et qu’on ne peut pas apporter tous nos musiciens.

Mais à trois, ils ont tout de même réussi à mettre le feu aux Francos. Certains morceaux étaient du pur reggae dub comme je les aime, mais d’autres étaient plutôt du reggae mélangé à de la pop. Luiza insère du portugais, sa deuxième langue maternelle sur plusieurs morceaux, même du créole sur un morceau, si je ne m’abuse. Bref, elle aime les langues, elle aime danser aussi, elle fait souvent des pas de danse aux allures maghrébines, ce qui démontre son ouverture à plusieurs cultures.

Vêtue d’une jupe parfaite pour du tennis et un top mauve, elle joue de la flûte, ce qui s’agence bien avec les deux instruments de cuivres. D’ailleurs, la complicité des musiciens est apparente, ils font plusieurs mises en scène, ce qui rajoute à l’ambiance festive du spectacle, tout en faisant les chœurs par moments. D’ailleurs, l’un d’eux avoue qu’il est très heureux de jouer avec Luiza puisqu’ils sont potes à la base.

« Moi c’est Luiza, c’est ma première fois à Montréal », annonce-t-elle avant de jouer un morceau de son EP Soleil bleu, en faisant chanter la foule. En effet, la chanson qui l’a fait connaitre est justement « Soleil bleu » que toute la foule, majoritairement composée de Français, connaissait par cœur.

Et c’était parti pour une section carnavalesque avec des morceaux qui nous rappelaient son Brésil natal.

« Je vois qu’il y a des Brésiliens, j’ai la chance d’avoir cette double culture française et brésilienne », affirme-t-elle avant d’enchaîner avec « Oxàla ».

Elle a invité les femmes à monter sur la scène avec elle, et ce sont toutes les générations qui ont joué le jeu, de la petite fille de 3 ans à la grand-maman de 70 ans. Mon moment coup de cœur était la reprise de « Manha De Carnaval », un classique de la musique brésilienne qu’elle a repris en dub. Une pépite pour les oreilles.

Et elle a terminé avec un bain de foule, accompagnée par un de ses musiciens qui l’a porte sur ses épaules, et c’est ainsi que le spectacle s’est clôturé, sous un vrai « soleil bleu » montréalais.

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