Antilles / Caraïbes / zouk

Francos 2026 | Kassav’ prouve que le zouk n’a pas pris une ride

par Sandra Gasana

Les Francos ont réussi leur pari en décidant d’ouvrir cette édition avec le groupe mythique Kassav’ qui a popularisé le zouk. Avec des images du regretté Jacob Devarieux qui défilaient sur un écran, c’est ainsi qu’ils ont voulu lui rendre hommage, lui qui nous a quitté en 2021. Ce sont cinq chanteurs, incluant Jocelyne Béroard, et six musiciens qui ont envahi la scène Rogers, sous une chaleur accablante. Vêtue d’une longue tunique brillante bleue, Jocelyne sortait du lot avec sa voix qui n’a pas perdu de son intensité. Malgré ses 71 ans, elle parvient à faire des chorégraphies parfois exigeantes, sans trop de soucis. Cela dit, grâce à ses choristes, elle parvient à prendre quelques pauses durant le spectacle, reprenant des forces pour ce qui allait suivre.

Le groupe Kassav’ se réinvente en incluant une nouvelle génération au sein de ce collectif, le rendant par moments plus africanisé que créolisé. Pas de pause entre les morceaux, ou presque pas, puisqu’ils avaient 90 minutes pour mettre le feu à la place des Arts. Une parfaite façon de commencer l’été et d’ouvrir la saison des festivals.

Nous avons eu droit à un moment percussif entre le batteur et le percussionniste qui dialoguaient avec leur instrument. Cela a permis aux autres musiciens et chanteurs de sortir de scène pour souffler avant de revenir pour la 2ème partie. Une jeune fille dans la vingtaine qui était à côté de moi semblait connaitre toutes les paroles du répertoire, un indicateur de l’impact de ce groupe sur toutes les générations.

Jocelyne a pris la parole qu’une seule fois pour donner les instructions à la foule sur les passages à répéter alors que les solos de guitare et basse ont particulièrement plu à l’audience. Parmi les classiques, nous avons eu droit à « Kolé séré », « Rété », « Siwo », « Kay-manman », mais en mode medley.

Bien entendu, ils ne pouvaient pas terminer sans LA chanson « Zouk la sé sél médikaman nou ni », qui nous rappelle l’unique voix de Jacob Devarieux. Il n’était peut-être pas avec nous sur scène mais il semblait être présent en esprit tout au long de ce spectacle. Un hommage bien mérité.

Crédit photo: Frédérique Ménard-Aubin

Tout le contenu 360

Akousma | Matière limpide pour Eaux mêlées

Akousma | Matière limpide pour Eaux mêlées

Akousma | Mélanie Zhou et les échos du deuil

Akousma | Mélanie Zhou et les échos du deuil

Akousma | Le legs de feue Chantal Dumas

Akousma | Le legs de feue Chantal Dumas

Akousma | Manipulations en temps réel et douce violence chez Xavier Ménard et Diego Bermudez-Chamberland

Akousma | Manipulations en temps réel et douce violence chez Xavier Ménard et Diego Bermudez-Chamberland

Akousma | Synthèse rétroactive selon Alex Brisson

Akousma | Synthèse rétroactive selon Alex Brisson

Akousma | Manuella Blackburn, une poétique de l’ordinaire

Akousma | Manuella Blackburn, une poétique de l’ordinaire

Oktoecho x FMA | Katia Makdissi-Warren, 25 ans de pratiques métissées et nouvelles collaborations symphoniques

Oktoecho x FMA | Katia Makdissi-Warren, 25 ans de pratiques métissées et nouvelles collaborations symphoniques

Guillaume Côté et Les Songes d’une nuit d’été : le chorégraphe nous parle de son rapport intime avec la musique

Guillaume Côté et Les Songes d’une nuit d’été : le chorégraphe nous parle de son rapport intime avec la musique

SQMC/Chapelle historique du Bon-Pasteur : à la découverte de la musique contemporaine québécoise

SQMC/Chapelle historique du Bon-Pasteur : à la découverte de la musique contemporaine québécoise

OSM | De la virtuosité de Kavákos au flamboyant Oiseau de feu

OSM | De la virtuosité de Kavákos au flamboyant Oiseau de feu

Jayleen McCarty : «Je ne suis pas née reine, je le suis devenue»

Jayleen McCarty : «Je ne suis pas née reine, je le suis devenue»

Akousma| Felix Deufel nous fait découvrir la richesse sonore inouïe de l’Arctique

Akousma| Felix Deufel nous fait découvrir la richesse sonore inouïe de l’Arctique

Akousma | Les Artefacts sonores de Roxanne Turcotte

Akousma | Les Artefacts sonores de Roxanne Turcotte

Akousma | Duo Audréanne Filion et Myriam Bleau : là où réel et virtuel se confondent

Akousma | Duo Audréanne Filion et Myriam Bleau : là où réel et virtuel se confondent

Akousma | Exzald S, la violence du calme

Akousma | Exzald S, la violence du calme

Mois du Créole 2026 | Richy Jay fait vivre le konpa et le zouk à Montréal

Mois du Créole 2026 | Richy Jay fait vivre le konpa et le zouk à Montréal

OSM | D’un quatuor à l’autre à Bourgie, Debussy révèle toute la complicité des musiciens de l’OSM

OSM | D’un quatuor à l’autre à Bourgie, Debussy révèle toute la complicité des musiciens de l’OSM

Akousma | Melanie Zhou : façonner le son, traduire l’émotion

Akousma | Melanie Zhou : façonner le son, traduire l’émotion

Akousma | Alex Brisson et l’exploration musicale du feedback

Akousma | Alex Brisson et l’exploration musicale du feedback

Caprice au 9e : un agréable essai de rencontre baroque et carnatique

Caprice au 9e : un agréable essai de rencontre baroque et carnatique

Le Vivier | La fièvre (tonitruante) du dimanche soir

Le Vivier | La fièvre (tonitruante) du dimanche soir

Piknic Électronik x Igloofest: un dernier hourrah! avant janvier

Piknic Électronik x Igloofest: un dernier hourrah! avant janvier

Le Vivier | Albane Tamagna, autres modes de jeu de la flûte

Le Vivier | Albane Tamagna, autres modes de jeu de la flûte

Mois du Créole 2026 | David Bontemps : des frissons du début à la fin

Mois du Créole 2026 | David Bontemps : des frissons du début à la fin

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné