Brett Polegato & Stephen Hargreaves à la salle Bourgie
par Rédaction PAN M 360
La poésie est au cœur de ce concert qui illustre la manière dont les compositeurs puisent leur inspiration dans les textes de grandes femmes de lettres, de la Torontoise Gil Adamson à l’Américaine Emily Dickinson. Leurs mots sont ici portés par le baryton Brett Polegato, renommé pour sa voix brillante et envoûtante.
This vocal recital has poetry at its core. With his brilliant baritone voice, the renowned Brett Polegato sings the words of great women authors from Emily Dickinson to Torontonian Gil Adamson, showing clearly why their poems have inspired composers past and present.
Programme
VAUGHAN WILLIAMS Four Poems by Fredegond Shove (extraits) Julian PHILIPS Swift Partitions (extraits) sur des poèmes d’Emily Dickinson John ESTACIO Création inspirée sur des poèmes de Gil Adamson Matthew RICKETTS Songs for Judith sur des poèmes de Edna St. Vincent Millay
Program
VAUGHAN WILLIAMS Four Poems by Fredegond Shove (excerpts) Julian PHILIPS Swift Partitions (excerpts) on poems by Emily Dickinson John ESTACIO New work inspired by poems by Gil Adamson (premiere) Matthew RICKETTS Songs for Judith on poems by Edna St. Vincent Millay
Pro Coro Canada est heureux de présenter la première nord-américaine de l’opéra choral The Light of Paradise de Paul Mealor. Cette œuvre chorale impressionnante pour chœur, solistes et quatuor de saxophones mettra en vedette le Quatuor de saxophones Quasar de Montréal, de renommée internationale. Explorant la vie de Margery Kempe, mystique et théologienne du Moyen Âge, cette œuvre profonde s’inspire du Livre de Margery Kempe, parfois considéré comme la première autobiographie en langue anglaise. Le parcours intérieur de Margery, marqué par sa foi et sa dévotion à Dieu alors qu’elle fait face à des difficultés familiales et entreprend des pèlerinages à travers l’Europe et la Terre Sainte, est illustré par la musique en juxtaposition avec le chemin de croix. Ne manquez pas cette performance unique et mystique.
Pro Coro Canada is honoured to present the North American premiere of Paul Mealor’s choral opera The Light of Paradise. This awe-inspiring choral work for choir, soloists, and saxophone quartet will feature the internationally acclaimed Quasar Saxophone Quartet from Montreal. Exploring the life of medieval mystic and theologian Margery Kempe, this profound work draws its texts from the Book of Margery Kempe, sometimes considered to be the first English-language autobiography. Margery’s inner journey with her faith and devotion to God as she faces domestic struggles and embarks on pilgrimages across Europe and the Holy Land is illustrated through music in juxtaposition with the Stations of the Cross. This unique and mystical performance is one you certainly won’t want to miss.
Intégrale des sonates pour piano de Prokofiev – Concert 2 : Un nouveau classicisme à la salle Bourgie
par Rédaction PAN M 360
L’un des 15 meilleurs pianistes canadiens de tous les temps selon la CBC, David Jalbert nous mène sur le chemin passionnant des sonates pour piano de Prokofiev ! Dans une intégrale en trois concerts-événements, ce projet s’inscrit dans la foulée de ses enregistrements chez ATMA Classique. Entre introspection et virtuosité, romantisme et modernité, ces œuvres reflètent le parcours et la vie de ce compositeur visionnaire.
This concert echoes the performers’ Japanese and European roots—a blend of influences also found in the music of Tōru Takemitsu, an illustrious Japanese composer who was profoundly influenced by Debussy. Spirited and lyrical sonatas by Mozart and Brahms perfectly round out this programme.
Programme
PROKOFIEV Sonate pour piano no 4 en do mineur, op. 29 Sonate pour piano no 2 en ré mineur, op. 14 10 pièces pour piano, op. 12 (extraits) Sonate pour piano no 6 en la majeur, op. 82
Program
PROKOFIEV Piano Sonata No. 4 in C minor, Op. 29 Piano Sonata No. 2 in D minor, Op. 14 Ten Pieces for Piano, Op. 12 (excerpts) Piano Sonata No. 6 in A major, Op. 82
Le chef émérite de l’OSM, Kent Nagano, dirige le poignant Requiem allemand de Brahms, tel qu’il fut donné en 1868 à Brême en Allemagne. Cette version historique, présentée pour la toute première fois à l’OSM, intègre des extraits d’œuvres baroques, de la Passion selon St Mathieu de Bach et du Messie de Handel. Ces pièces musicales mettent en perspective l’héritage de Brahms et soulignent le lien du compositeur avec la grande tradition musicale germanique. Une œuvre qui invite à une réflexion profonde sur la vie et la mort. Un rendez-vous musical unique !
OSM Conductor Emeritus Kent Nagano leads a moving performance of Brahms’ A German Requiem, as it was presented in 1868 in Bremen, Germany. Making its debut at the OSM, this historic recreation includes excerpts from Baroque masterpieces such as Bach’s St. Matthew Passion and Handel’s Messiah. These musical selections offer insight into Brahms’ artistic heritage and underscore his profound connection to the rich German musical tradition. This masterpiece invites deep contemplation on life and death, promising a truly exceptional musical journey.
Programme
Johannes Brahms, Un Requiem allemand, sur des textes de l’Écriture sainte, op.45 (version Bremen 1868) Johann Sebastian Bach, Passion selon Saint Mathieu, BWV 244 : « Erbarme dich, mein Gott » Georg Friedrich Handel, Le Messie, HWV 56 (orch. W. A. Mozart) – extraits Œuvres pour violon et orgue de Bach, Tartini et Schumann
Program
Johannes Brahms, A German Requiem, from words of the Holy Scripture, Op. 45 (1868 Bremen version) Johann Sebastian Bach, St. Matthew Passion, BWV 244: “Erbarme dich, mein Gott” (6 min) George Frideric Handel, Messiah, HWV 56 (orch. W. A. Mozart) – excerpts
Le Vivier / Semaine du Neuf | Megumi Masaki, « Hearing Ice » / Les mots de la direction artistique
par Rédaction PAN M 360
Le projet HEARING ICE de Megumi Masaki cherche à mobiliser un changement social et environnemental positif à travers le partage d’histoires personnelles, de faits scientifiques, de gestes et d’œuvres artistiques interactives.
Directeur artistique du Vivier, Jeffrey Stonehouse résume:
“C’est un énorme projet de recherche-création sur lequel Megumi Masaki travaille depuis longtemps. Megumi Masaki est pianiste, professeure à l’Université de Brandon (Manitoba) et a aussi été directrice de la section de musique au Banff Centre durant quelques années. Pour ce projet, Megumi s’intéresse au réchauffement climatique et à son effet sur la glace.Et chaque œuvre rassemble différents artistes, scientifiques, membres de la communauté. C’est aussi présenté comme un documentaire sonore en interaction en temps réel via l’interprète. Nous avons aussi des œuvres de Keith Hamel, Ian Cusson, Ollie Hawker, Carmen Braden, Benjamin McGregor.”
Plus précisément, peut-on lire dans le programme officiel:
L’artiste vise à sensibiliser au changement climatique affectant la glace et à amplifier les voix des communautés impactées grâce à la recherche, au développement et à la création de nouvelles œuvres narratives substantielles pour piano et multimédia. Chaque œuvre rassemble différents artistes, scientifiques et communautés pour explorer des perspectives distinctes sur la crise climatique ; les interactions dynamiques au sein du projet placent au centre un environnement commun où toutes les voix ont le même poids.
Partenaires: Réseau canadien des musiques nouvelles …
Keith Hamel: Melt for piano, live interactive electronics and video , 2022 pour musique, électronique interactive en direct et vidéo interactive – texte: Greta Thunberg
Ian Cusson: Frozen Road for piano, electronics and video , 2022 (Vidéo : Brendan Briceland. Voix électronique : Amber King. Commande de Megumi Masaki avec le soutien du Conseil des arts du Canada.)
Keith Hamel: Piano Games for piano, live interactive electronics and video game
Ollie Hawker: And bleak blew the easterly wind , 2022 (Conception et commande de Megumi Masaki avec le soutien de Creative Scotland – vidéo : Katie Muir – recherche sur les névés : Iain Cameron) pour pour piano, électronique interactive en direct et vidéo
Carmen Braden: See the Freeze, Hear the Thaw , 2022 (Film : Caroline Cox et Benjamin McGregor – liaison culturelle : Tiffany Ayalik. Produit, monté et commandé par Megumi Masaki avec le soutien du Conseil des arts du Canada.) pour piano, film et bande sonore
Keith Hamel (électronique en direct + vidéo en direct)
Publicité panam
Megumi Masaki’s HEARING ICE project seeks to mobilize positive social and environmental change through the sharing of personal stories, scientific facts, actions, and interactive artworks.
Jeffrey Stonehouse, Artistic Director of Le Vivier, summarizes:
« This is a huge research-creation project that Megumi Masaki has been working on for a long time. Megumi Masaki is a pianist, professor at Brandon University (Manitoba), and was also director of the music department at the Banff Centre for several years. For this project, Megumi is interested in global warming and its effect on ice. Each work brings together different artists, scientists, and community members. It is also presented as a sound documentary in real-time interaction via the performer. We also have works by Keith Hamel, Ian Cusson, Ollie Hawker, Carmen Braden, Benjamin McGregor. »
More specifically, the official program states:
The artist aims to raise awareness of climate change affecting ice and amplify the voices of impacted communities through research, development, and the creation of new, substantial narrative works for piano and multimedia. Each work brings together different artists, scientists, and communities to explore distinct perspectives on the climate crisis; the dynamic interactions within the project place a shared environment at the center, where all voices carry equal weight.
Partners: Canadian New Music Network …
+
Program
Keith Hamel: Melt for piano, live interactive electronics and video, 2022 for music, live interactive electronics, and interactive video – text: Greta Thunberg
Ian Cusson: Frozen Road for piano, electronics, and video, 2022 (Video: Brendan Briceland. Electronic voice: Amber King. Commissioned by Megumi Masaki with support from the Canada Council for the Arts.)
Keith Hamel: Piano Games for piano, live interactive electronics and video game
Ollie Hawker: And bleak blew the easterly wind, 2022 (Concept and commission by Megumi Masaki with support from Creative Scotland – video: Katie Muir – research on snowfields: Iain Cameron) for piano, live interactive electronics and video
Carmen Braden: See the Freeze, Hear the Thaw, 2022 (Film: Caroline Cox and Benjamin McGregor – cultural liaison: Tiffany Ayalik. Produced, edited, and commissioned by Megumi Masaki with support from the Canada Council for the Arts.) for piano, film, and soundtrack
Le Vivier / Semaine du Neuf : Nadar – Hide to Show / Les mots de la direction artistique
par Rédaction PAN M 360
Serait-ce ZE must de cette Semaine du Neuf ? Chose sûre, Jeffrey Stonehouse, directeur artistique du Vivier, ne tarit pas d’éloges à l’endroit de Hide to Show, de Michael Beil qu’exécutera l’ensemble flamand Nadar
« C’est un bijou, c’est un must ! Je ne veux pas vendre tous les punchs parce qu’il faut… Mais c’est une expérience à ne pas manquer. On voit des musiciens qui se préparent pour une performance publique. Ils jouent quelques notes, ils changent de vêtements, parfois ils dansent. Ils se préparent en écoutant de la musique avec des casques d’écoute. Et ces mouvements deviennent en fait un matériau musical pour la suite qui s’annonce très intéressante. Ce programme a été conçu par Michael Beil et qui confère à l’ensemble belge Nadar un rôle qui est à la fois musicien de très haut niveau et aussi acteur. Alors la théâtralité de cette proposition est très, très, très forte ! En tout cas, ce spectacle m’a marqué. Je l’ai vu à Strasbourg une première fois il y a deux ans, je m’étais dit que le public de Montréal devait absolument assister à ce show. «
Lisez les notes de programmes qui fournissent d’autres précisions:
Hide to show parle de la solitude, mais aussi de la synchronisation avec les autres sans les voir; d’être observé·e, de choisir de se rendre visible ou non, et de se remplacer soi-même de multiples façons. Les projecteurs se tournent vers les coulisses, tandis que les musicien·nes se préparent pour la performance devant le public, chacun·e seul·e dans sa petite pièce privée. Ils jouent quelques notes, changent de vêtements ou dansent sur la musique qu’ils écoutent au casque. Ce ne sont pas seulement les mouvements des musicien·nes sur scène qui sont considérés comme du matériau musical : la liste des ingrédients artistiques de Beil inclut désormais leurs actions dans l’intimité des coulisses. Mais tout ne nous est pas donné à voir. Les musicien·nes se dissimulent derrière leurs costumes, des rideaux qui montent et descendent, ou encore des enregistrements d’eux-mêmes, si bien que la véritable personne demeure finalement invisible. Le parallèle avec les réseaux sociaux s’impose rapidement. Hide to show explore l’hyperréalité, la manière dont nous superposons des couches virtuelles à nos vies, dont nous copions et collons dans ce que nous appelons notre réalité.
Could this be THE must-see event of this Week of New Works? One thing is certain: Jeffrey Stonehouse, artistic director of Le Vivier, is full of praise:
« It’s a gem, it’s a must-see! I don’t want to give away all the surprises because you have to… But it’s an experience not to be missed. You see musicians preparing for a public performance. They play a few notes, they change clothes, sometimes they dance. They prepare themselves by listening to music with headphones. And these movements actually become musical material for what follows, which promises to be very interesting. This program was conceived by Michael Beil and gives the Belgian ensemble Nadar a role that is both highly skilled musicians and actors. So the theatricality of this proposal is very, very, very strong! In any case, this show made a big impression on me. I saw it for the first time in Strasbourg two years ago, and I thought to myself that the Montreal audience absolutely had to see this show. «
Read the program notes for further details:
Hide to show speaks about solitude, but also about synchronizing with others without seeing them; about being observed, choosing to make oneself visible or not, and replacing oneself in multiple ways. The spotlights turn towards the backstage, while the musicians prepare for the performance in front of the audience, each alone in their small private room. They play a few notes, change clothes, or dance to the music they’re listening to on headphones. It’s not only the musicians’ movements on stage that are considered musical material: Beil’s list of artistic ingredients now includes their actions in the privacy of backstage. But not everything is revealed to us. The musicians conceal themselves behind their costumes, curtains that rise and fall, or even recordings of themselves, so that the real person ultimately remains invisible. The parallel with social media quickly becomes apparent. Hide to show explores hyperreality, the way we superimpose virtual layers on our lives, the way we copy and paste into what we call our reality. +
Le Vivier / Semaine du Neuf | Proxima Centauri – MOUVEMENTS / Les mots de la direction artistique
par Rédaction PAN M 360
MOUVEMENTS, si l’on s’en tient aux notes de programme, crée un espace de dialogue entre les textures sonores apportées par l’électronique et l’interprétation dans l’instant de l’instrumentiste. La présence sensible de l’artiste face à l’ubiquité du son multidiffusé flottant autour de l’auditeur, offre de multiples formes de dialogue, de juxtaposition ou de conflit. L’instrumentiste se confronte ou s’associe au son jusqu’à donner à la musique électroacoustique un aspect visible. La coexistence des deux mondes sonores permet à l’auditeur-spectateur d’être au cœur du discours musical et de sa poésie.
Directeur artistique du Vivier, Jeffrey Stonehouse nous en dit davantage:
“Proxima Centauri est un ensemble de Bordeaux dont l’instrumentation est la suivante: saxophone, flûte, piano, percussion, électronique. Présenté à la Semaine du Neuf, ce programme explore le mouvement, mais aussi crée DEAD TALES, spurred, une œuvre de Corie Rose Soumah qui était une commande du Vivier. Ici, on peut imaginer la juxtaposition de différentes formes de dialogues au sein desquels plusieurs conflits peuvent surgir. L’instrumentiste se confronte ou s’associe au jeu et procure aussi une visibilité à la musique électroacoustique. De plus, ces dialogues peuvent déclencher des images en temps réel, on se retrouve donc dans la cohabitation de deux mondes. Il faut remarquer qu’il y a de plus en plus de créateurs et de créatrices en musique qui travaillent avec la vidéo.”
Corie Rose Soumah: DEAD TALES, spurred , 2026 (10′) pour flûte, saxophone, piano, percussion et électronique (Commande du Vivier pour Proxima Centauri) – création
Brendan Champeaux: Away , 2026 (10′) pour piano, percussion et électronique (Commande de Proxima Centauri avec l’aide à l’écriture d’œuvre musicale originale du ministère de la Culture) – création
Demian Rudel Rey: Nemorensis , 2026 (12′) pour saxophone ténor, électronique et vidéo (Commande pour Proxima Centauri) – création
Raphaèle Biston: Ombres (10’) pour flûte, saxophone, piano, percussion et électronique – création canadienne)
Arturo Fuentes: La Cité du son (12’), pour flûte, saxophone, piano, percussion et électronique – création canadienne (Commande de Proxima Centauri)
MOUVEMENTS, according to the official program, is a musical performance that creates a space for dialogue between the sonic textures brought by electronics and the live interpretation of the instrumentalist. The sensitive presence of the artist in the face of the ubiquity of spatially diffused sound floating around the listener offers multiple forms of dialogue, juxtaposition, or conflict. The instrumentalist confronts or associates with the sound to the point of giving electroacoustic music a visible aspect. The coexistence of the two sonic worlds allows the listener-spectator to be at the heart of the musical discourse and its poetry.
Artistic Director of Le Vivier, Jeffrey Stonehouse tells us more:
“Proxima Centauri is a Bordeaux-based ensemble whose instrumentation includes saxophone, flute, piano, percussion, and electronics. Presented at Semaine du Neuf, this program explores movement, but also premieres DEAD TALES, spurred, a work by Corie Rose Soumah that was commissioned by Le Vivier. Here, we can imagine the juxtaposition of different forms of dialogue in which several conflicts may arise. The instrumentalist confronts or associates with the performance and also provides visibility to electroacoustic music. In addition, these dialogues can trigger images in real time, so we find ourselves in the coexistence of two worlds. It should be noted that there are more and more music creators working with video. »
Program
Corie Rose Soumah: DEAD TALES, spurned , 2026 (commissionned by Le Vivier for Proxima Centauri) – premiere
Brendan Champeaux: Ciphers , 2026 (commissionned by the State for Proxima Centauri) – premiere
Le Vivier / Semaine du Neuf : Architek Percussion & Contrechamps – Kino-sonique / Les mots de la direction artistique
par Rédaction PAN M 360
Créations croisées suisses et canadiennes, entre technologies détournées, avatars numériques et objets du quotidien, ce triptyque de concerts explore les multiples visages du son contemporain. De Suisse, Daniel Zea propose une performance pour reconnaissance faciale où l’avatar numérique révèle les tensions entre expression humaine et algorithme. De Montréal, Nicole Lizée fait revivre les machines du passé dans une création quadriphonique où le glitch devient matière poétique. Enfin, de Suisse, Alexandre Babel renverse les hiérarchies sonores en sculptant la beauté brute de sons “pauvres”, issus d’objets trouvés et de gestes simples.
À ce titre, PAN M 360 a recueilli les propos de son directeur artistique, Jeffrey Stonehouse, qui a été témoin d’un portion du travail helvète en septembre dernier »
» En fait, je suis allé en Suisse pour la création de l’œuvre du compositeur suisse Alexandre Babel. Ça, c’était une co-commande du Vivier et de l’ensemble Contrechamps, mais écrite pour Architek Percussion qui est est allé jouer à Genève en septembre dernier. Le programme comprend donc cette œuvre mais aussi une nouvelle œuvre de Nicole Lizée pouf ensemble instrumental, vidéo et électronique. L’autre œuvre au programme, soit du compositeur Daniel Zea, ‘est une commande de l’ensemble Contrechamp avec les Art Zoyd Studios. Daniel Zea a conçu une sorte de partition pour visage et reconnaissance faciale. Tout ça se passe en direct, donc les mouvements du visage de l’avatar déclenchent et contrôlent la partie.”
Plus précisément, le programme indique:
Trois œuvres qui, chacune à leur manière, interrogent notre rapport à la technologie, à la mémoire et à l’imperfection — et redéfinissent la frontière entre humain, machine et matière. Fascinée par les technologies obsolètes, Nicole Lizée explore le dysfonctionnement et l’esthétique de l’imperfection pour “aller sous la surface des choses”. Elle intègre dans ses œuvres des instruments atypiques — Atari 2600, omnichords, stylophones, jeux Simon™ ou bandes de karaoké — ainsi qu’un dispositif vidéo et une quadriphonie dans sa nouvelle création pour Contrechamps.
Daniel Zea met en scène le contraste entre un visage analysé par ordinateur et son avatar numérique. Grâce à une partition pour visage et reconnaissance faciale, ses mouvements animent l’avatar et déclenchent l’électronique, tandis que les instrumentistes réagissent en complément ou en contraste, soulignant la tension entre digital et acoustique. Commandée pour Architek Percussion, The brown gardener réunit quatre percussionnistes jouant sur des plaques-cloches en matériaux simples. Les motifs rythmiques superposés créent un contrepoint en évolution continue. Le titre évoque un oiseau indonésien qui compose des assemblages d’objets, rappelant le soin apporté au choix des instruments.
Programmation
-Daniel Zea: AUTORRETRATO EXTENDIDO , 2026 (40’ – Commande de l’Ensemble Contrechamps, en partenariat avec Art Zoyd Studios) pour ensemble instrumental, vidéo et tracking facial – création -Nicole Lizée: Nouvelle oeuvre , 2026 (17′) pour ensemble instrumental, vidéo et électronique – création -Alexandre Babel: The brown gardener , 2025 (15′ – Co-commande Contrechamps / Le Vivier pour Architek Percussion) pour quatuor de percussions – création
Program
-Daniel Zea: AUTORRETRATO EXTENDIDO , 2026 (40’ – Commande de l’Ensemble Contrechamps, en partenariat avec Art Zoyd Studios) for ensemble instrumental, vidéo et tracking facial – premiere -Nicole Lizée: New work for ensemble, video and electronics , 2026 – premiere -Alexandre Babel: The brown gardener , 2025 (15′ – Co-commande Contrechamps / Le Vivier pour Architek Percussion) for quatuor de percussions – premiere
A collaboration between Switzerland and Canada, combining repurposed technologies, digital avatars, and everyday objects, this trio of concerts explores the many faces of contemporary sound. From Switzerland, Daniel Zea presents a performance for facial recognition in which a digital avatar reveals the tensions between human expression and algorithms. From Montreal, Nicole Lizée brings the machines of the past back to life in a quadraphonic creation where glitches become poetic material. Finally, from Switzerland, Alexandre Babel overturns sound hierarchies by sculpting the raw beauty of “poor” sounds, derived from found objects and simple gestures.
As such, PAN M 360 gathered comments from its artistic director, Jeffrey Stonehouse, who witnessed part of the Swiss work last September. « In fact, I went to Switzerland for the premiere of Swiss composer Alexandre Babel’s work. It was a co-commission by Le Vivier and the Contrechamps ensemble, but written for Architek Percussion, who went to play in Geneva last September. The program includes this work as well as a new work by Nicole Lizée for instrumental ensemble, video, and electronics. The other work on the program, by composer Daniel Zea, was commissioned by the Contrechamp ensemble and Art Zoyd Studios. Daniel Zea designed a kind of score for the face and facial recognition. It all happens live, so the avatar’s facial movements trigger and control the part. » More specifically, the program states: Three works that, each in their own way, question our relationship to technology, memory, and imperfection—and redefine the boundary between human, machine, and matter. Fascinated by obsolete technologies, Nicole Lizée explores dysfunction and the aesthetics of imperfection to “go beneath the surface of things.” She incorporates atypical instruments into her works—Atari 2600, omnichords, stylophones, Simon™ games, and karaoke tapes—as well as a video device and quadraphonic sound in her new creation for Contrechamps.
Daniel Zea has designed a kind of score for faces and facial recognition. It all happens live, so the avatar’s facial movements trigger and control the piece. More specifically, the program states: Three works that, each in their own way, question our relationship with technology, memory, and imperfection—and redefine the boundary between human, machine, and matter. Fascinated by obsolete technologies, Nicole Lizée explores dysfunction and the aesthetics of imperfection to “go beneath the surface of things.” She incorporates atypical instruments into her works—Atari 2600, omnichords, stylophones, Simon™ games, and karaoke tapes—as well as a video device and quadraphonic sound in her new creation for Contrechamps. Daniel Zea stages the contrast between a computer-analyzed face and its digital avatar. Thanks to a score for face and facial recognition, his movements animate the avatar and trigger the electronics, while the instrumentalists react in complement or contrast, highlighting the tension between digital and acoustic. Commissioned for Architek Percussion, The brown gardener brings together four percussionists playing on bell plates made of simple materials. The overlapping rhythmic patterns create a constantly evolving counterpoint. The title evokes an Indonesian bird that composes assemblages of objects, recalling the care taken in the choice of instruments.
Ce contenu provient de Le Vivier et est adapté par PAN M 360
Le Vivier / Semaine du Neuf | Stick & Bow + Paramirabo + LiSiLoG – Canta lo invisible / Les mots de la direction artistique
par Rédaction PAN M 360
Issu de la rencontre d’artistes de Stick&Bow, Paramirabo, LiSiLoG et du compositeur Philippe Macnab-Séguin, Canta lo invisible, sous la direction artistique de Krystina Marcoux, explore la relation intime entre geste, son et lumière, à la croisée de la musique contemporaine, de l’improvisation et de l’art numérique. Au cœur du projet se trouve l’IMSS (Interactive Motion Sound System), une technologie novatrice conçue par Christophe Lebreton (LiSiLoG), qui transforme le mouvement en son sans capteurs corporels, ouvrant un nouvel espace d’expression entre corps et matière sonore. Entre rigueur et lâcher-prise, Canta lo invisible questionne le rapport au corps, à l’instrument et à la création collective, où l’improvisation devient moteur d’écriture. Création mondiale dans le cadre de La Semaine du Neuf.
Directeur artistique du Vivier, Jeffrey Stonehouse nous en dit davantage:
“Tout ça sous la direction artistique de Krystina Marcoux, qui est la percussionniste de Paramirabol. Ne passe-t-elle pas inaperçue ? Effectivement, on ne peut pas la manquer lorsqu’elle monte sur scène. Qui plus est, elle a exploré le théâtre musical dans ses études de doctorat. Avec Christophe Le Breton de LiSiLoG, elle se penche sur la relation intime entre le geste, le son et la lumière. Tout ça aux frontières de la musique contemporaine instrumentale, mais aussi de la musique improvisée et de l’art numérique.
“Ici, le dispositif utilisé se nomme l’IMSS ou Interactive Motion Sound System. Il s’agit d’une une technologie qui a été conçue par Christophe Le Breton et qui transforme le mouvement en son. Très simplement. Plus précisément, les musiciens jouent de leurs instruments, le son produit est alors modulé par leur mouvement et les zones qu’ils traversent sur scène.
Ce projet a aussi été développé au Banff Centre for the Arts. Oui, il y a quand même plusieurs entités là-dedans. Il y a Paramirabo, il y a Stick & Bow et d’autres entités intervenantes. Nous avons déjà travaillé en résidence à l’édifice Wilder en compagnie de Christophe Le Breton pour explorer le dispositif, suivi d’un dialogue avec Philippe Macnab-Séguin afin qu’il compose des compléments et structure les improvisations à venir sur scène.”
Canta lo invisible – making the invisible visible Born from the meeting of artists from Stick&Bow, Paramirabo, LiSiLoG and composer Philippe Macnab-Séguin, Canta lo invisible, under the artistic direction of Krystina Marcoux, explores the intimate relationship between gesture, sound, and light, at the crossroads of contemporary music, improvisation, and digital art. At the heart of the project is the IMSS (Interactive Motion Sound System), an innovative technology designed by Christophe Lebreton (LiSiLoG), which transforms movement into sound without body sensors, opening a new space of expression between body and sonic matter. Between rigor and letting go, Canta lo invisible questions the relationship to the body, to the instrument, and to collective creation, where improvisation becomes the driving force of composition. World premiere as part of La Semaine du Neuf.
Artistic director of Le Vivier, Jeffrey Stonehouse tells us more:
“All this under the artistic direction of Krystina Marcoux, who is the percussionist for Paramirabol. Doesn’t she stand out? Indeed, you can’t miss her when she takes the stage. What’s more, she explored musical theater in her doctoral studies. With Christophe Le Breton of LiSiLoG, she explores the intimate relationship between gesture, sound, and light. All this at the frontiers of contemporary instrumental music, but also improvised music and digital art.
« Here, the device used is called the IMSS or Interactive Motion Sound System. It is a technology designed by Christophe Le Breton that transforms movement into sound. Quite simply. More specifically, the musicians play their instruments, and the sound produced is then modulated by their movement and the areas they cross on stage.
This project was also developed at the Banff Centre for the Arts. Yes, there are several entities involved. There’s Paramirabo, Stick & Bow, and other participating entities. We have already worked in residence at the Wilder Building with Christophe Le Breton to explore the device, followed by a dialogue with Philippe Macnab-Séguin so that he could compose additions and structure the improvisations to come on stage.”
Program
Collective creation: Speak No Words – Le silence des mots , 2026 for ensemble and Interactive Motion Sound System (iMSS) – premiere
Le Vivier / Semaine du Neuf | Ensemble Éclat – Broken Spaces / Les mots de la direction artistique
par Rédaction PAN M 360
Broken Spaces est un concert immersif et ininterrompu qui explore l’espace sonore et visuel sous toutes ses formes, en alliant musique électronique et musique mixte, avec des visuels numériques créés par Myriam Bleau. Une expérience sensorielle intense où se croisent de multiples esthétiques dans un dispositif scénique novateur.
Directeur artistique du Vivier, Jeffrey Stonehouse nous présente sommairement le projet:
“Éclat est un nouvel ensemble qu’on aime bien, et le projet ici présenté a été soutenu par le Pôle Relève et a aussi été développé en partenariat avec l’IRCAM. Donc, l’ensemble Éclats a été en résidence à l’IRCAM à Paris en octobre dernier pour travailler sur ce projet-ci, qui jumelle des oeuvres de Jérôme Combier, des oeuvres, une oeuvre acousmatique d’Audréanne Fillion, des oeuvres mixtes de Jérôme Combier,Quentin Lauvray et Omer Barash, et aussi une oeuvre acousmatique de Philippe Macnab-Séguin. Les visuels numériques sont créés par Myriam Bleau, ce qui crée une expérience sensorielle super intense. On y croise plusieurs esthétiques d’une façon novatrice. “
Programme
-Jérôme Combier: Gone , 2010 pour pour trio à cordes, clarinette, piano et électroniques -Audréanne Filion: Interpolation , 2022 – 2025 pour pour sons fixés – création -Quentin Lauvray: Ephphata , 2025 pour pour violon et électronique – création -Philippe Macnab-Séguin: Gone for Eggs (extrait) , 2024 pour pour sons fixés -Omer Barash: Nouvelle oeuvre , 2025 pour pour trio à cordes, clarinette, piano et électroniques – création
Publicité panam
Broken Spaces is an immersive and uninterrupted concert that explores sonic and visual space in all its forms, combining electronic music and mixed music, with digital visuals created by Myriam Bleau. An intense sensory experience where multiple aesthetics intersect in an innovative stage setup.
Artistic director of Le Vivier, Jeffrey Stonehouse gives us a brief overview of the project:
“Éclat is a new ensemble that we really like, and the project presented here was supported by Pôle Relève and developed in partnership with IRCAM. So, the Éclats ensemble was in residence at IRCAM in Paris last October to work on this project, which combines works by Jérôme Combier, works, an acousmatic work by Audréanne Fillion, mixed works by Jérôme Combier, Quentin Lauvray, and Omer Barash, and also an acousmatic work by Philippe Macnab-Séguin. The digital visuals are created by Myriam Bleau, creating a super intense sensory experience. Several aesthetics come together in an innovative way. »
Program
-Jérôme Combier: Gone , 2010 for for string trio, clarinet, piano and electronics -Audréanne Filion: Interpolation , 2022 – 2025 for for fixed sounds – premiere -Quentin Lauvray: Ephphata , 2025 for for violin and electronics – premiere -Philippe Macnab-Séguin: Gone for Eggs (extrait) , 2024 for for fixed sounds -Omer Barash: New work , 2025 for for string trio, clarinet, piano and electronics – premiere
Le Vivier / Semaine du Neuf | Alexandra Templier — Chant 2 : Le Murmure Du Vivant / Les mots de la direction artistique
par Rédaction PAN M 360
Expérience immersive, musique improvisée (voix et électroacoustique), danse, arts visuels Le Murmure du Vivant est un écosystème pluridisciplinaire où le son, le mouvement et le visuel se tissent de façon organique pour convier le public à une expérience transformative: écouter autrement pour penser autrement.
Directeur artistique du Vivier, Jeffrey Stonehouse défend ici brièment ce choix de programmation:
« Une très belle proposition d’Alexandra Templier ici ! Alexandra qui fait partie du pôle relève du Vivier, donc notre pôle de mentorat artistique. Sa proposition est en fait, une rencontre entre un genre de scénographie vivante et une interprétation en temps réel. Ce que je veux dire ici, c’est que l’élément de scénographie joue un rôle super central à la proposition d’Alexandra. Elle explore presque, je trouve, des zones de ASMR ! Donc, tous les sons sont super subtils. Par exemple, des verres qui sont juste légèrement bougés sur le sol. Mais tout ça aussiavec des interprètes en temps réel. Donc, c’est comme une espèce d’installation vivante, mais avec une proximité d’écoute très intéressante et très intime. »
Immersive experience, improvised music (voice and electroacoustic), dance, visual arts Le Murmure du Vivant is a multidisciplinary ecosystem where sound, movement, and visual elements are woven together organically, inviting the audience into a transformative experience: listening differently to think differently.
Artistic Director of Le Vivier, Jeffrey Stonehouse briefly defends this programming choice here:
« A very beautiful proposal from Alexandra Templier here! Alexandra is part of the Vivier’s next generation program, which is our artistic mentoring program. Her proposal is actually a combination of a kind of living scenography and real-time interpretation. What I mean here is that the scenography element plays a central role in Alexandra’s proposal. I think she’s almost exploring areas of ASMR! So all the sounds are very subtle. For example, glasses being moved slightly on the floor. But all this is also done with performers in real time. So it’s like a kind of living installation, but with a very interesting and intimate listening experience. »
SMCQ : Carte blanche à la relève à la salle Pierre-Mercure
par Rédaction PAN M 360
Dans le cadre du 60e anniversaire de la SMCQ, Ensemble Éclat présente six créations mondiales où musique, poésie et lumières se rencontrent pour célébrer la relève montréalaise. Un concert mis en scène avec Geneviève Ackerman sur des textes originaux du poète Frédérik Dufour. Œuvres originales de Olivier St-Pierre, Lily Koslow, Louis-Michel Tougas, Xue Han, Jeffrey Fong et Geneviève Ackerman mettant de l’avant le Quatuor Mémoire et la soprano Elisabeth Boudreault.
As part of the SMCQ’s 60th-anniversary celebrations, Ensemble Éclat presents six world premieres where music, poetry, and light come together to celebrate emerging Montréal talent. A staged concert created in collaboration with Geneviève Ackerman, set to original texts by poet Frédérik Dufour. Original works by Olivier St-Pierre, Lily Koslow, Louis-Michel Tougas, Xue Han, Jeffrey Fong, and Geneviève Ackerman, featuring Quatuor Mémoire and soprano Elisabeth Boudreault.
Programmation
Poème 1 — récitation Midway to the Moon (2021, 26), 8:00 Xue Han flûte, clarinette, percussions, piano, violon et violoncelle Création Poème 2 — récitation [titre à déterminer], 12:00 Louis-Michel Tougas voix, flûte, clarinette, percussions, piano, harpe, violon, violoncelle et basse électrique Création Poème 3 — récitation Ave verum corpus (2026), 8:00 Geneviève Ackerman percussions, violon, alto, violoncelle et contrebasse Création Poème 4 — récitation everything waiting for midnight (2026), 10:00 Lily Koslow voix, flûte, hautbois, clarinette, percussions, piano, violon, alto, violoncelle, contrebasse et instrument électronique Création Poème 5 — récitation [titre à déterminer], 10:00 Jeffrey Fong flûte, clarinette, harpe, piano, violon, alto, violoncelle et contrebasse Création Poème 6 — récitation Figurae (2026), 15:00 Olivier St-Pierre quatuor à cordes, flûte, hautbois, clarinette, percussions, harpe, piano, violon, alto et contrebasse Création
Program
Poem 1 — recitation Midway to the Moon (2021, 26), 8:00 Xue Han flute, clarinet, percussion, piano, violin and cello Premiere Poem 2 — recitation [title to be determined], 12:00 Louis-Michel Tougas voice, flute, clarinet, percussion, piano, harp, violin, cello and electric bass Premiere Poem 3 — recitation Ave verum corpus (2026), 8:00 Geneviève Ackerman percussion, violin, viola, cello and double bass Premiere Poem 4 — recitation everything waiting for midnight (2026), 10:00 Lily Koslow voice, flute, oboe, clarinet, percussion, piano, violin, viola, cello, double bass and electronic instrument Premiere Poem 5 — recitation [title to be determined], 10:00 Jeffrey Fong flute, clarinet, harp, piano, violin, viola, cello and double bass Premiere Poem 6 — recitation Figurae (2026), 15:00 Olivier St-Pierre string quartet, flute, oboe, clarinet, percussion, harp, piano, violin, viola and double bass Premiere