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Des artistes qui s’inventent un projet porteur pendant la pandémie, il y en a eu, et c’est très heureux car c’est le meilleur exemple de la force transcendante de l’Art : faire du pire un tremplin pour le meilleur. Les pianistes du duo BoMi, pour les Québécois Michel-Alexandre Broekaert et Boran Zaza (d’origine kurde), sont de cette espèce. C’est pendant le confinement que le couple a eu l’idée de jouer la musique de compositeurs d’Asie de l’Ouest (ce qu’on appelle communément Moyen-Orient), Liban, Kurdistan, Iran, etc. et d’en faire le coeur d’un programme de concert qui rassemble également Ravel, Fazil Say, Khachaturian, Massenet, etc. La pandémie terminée, les premiers concerts ont été donnés et le succès aidant, se poursuivent encore. Puis, pour avoir un petit quelque chose à offrir aux spectateurs-trices, le duo vient de sortir un album court, un EP, nommé Du Liban au Kurdistan, qui réunit des compositions du Libanais Maurice Ghanem et du Kurde Brahim Shexo. Un album de jolies mélodies, peu connues ici, et dont j’ai fait la recension ailleurs sur le site.
CONSULTEZ LA CRITIQUE DE L’ALBUM DU LIBAN AU KURDISTAN
Afin de jeter un peu de lumière sur la démarche entamée, sur les œuvres de ces compositeurs peu connus et sur leur amour du piano en couple, j’ai rencontré Michel-Alexandre et Boran. Voici cette entrevue :























