flamenco / jazz / R&B

Syli d’Or : Naïka Champaïgne & AZARA au Balattou

par Rédaction PAN M 360

Naïka Champaïgne est une artiste haïtienne et queer, multi-instrumentiste et multidisciplinaire, également actrice, modèle et entraîneuse professionnelle, née et élevée à Montréal (Tio’tia:ke). Son univers musical reflète la richesse de son identité et de ses influences, mêlant néo-soul, funk, folk, blues, rock et hip-hop. Passionnée de musique depuis son adolescence, elle a amorcé son parcours à l’école secondaire musicale, où elle a reçu une formation classique en clarinette et en saxophone avant de se tourner vers la composition et l’écriture de ses propres chansons. Peu après, elle fonde le duo Strange Froots avec Mags, développant un style singulier décrit comme de l’« alternative chill-soul ». Son univers riche et éclectique tisse des sonorités multiples à travers des textes poétiques et introspectifs. Après son premier album solo, Painted Imageries, qui explore la narration et l’imaginaire personnel, Naïka prépare la sortie de son deuxième opus, Purple N Blue, prévu pour 2025.
AZARA est un projet musical né à Montréal, ville-carrefour où les cultures se croisent et se réinventent. Porté par une âme andalouse et l’énergie créative de la scène montréalaise, le groupe fusionne les traditions du sud de l’Espagne avec les rythmes d’Amérique latine et l’esprit du jazz contemporain. Son univers mêle copla, bolero, rumba flamenca, salsa et flamenco-jazz dans un langage personnel et vibrant. Au cœur d’AZARA, il y a d’abord une volonté claire : raconter des histoires. Chaque chanson est pensée comme un voyage émotionnel. En concert, AZARA offre une expérience immersive et chaleureuse, marquée par l’expressivité du chant, la complicité des musiciens et cette énergie andalouse capable de passer d’une douce mélancolie à une fête ensoleillée. AZARA propose une musique sincère, métissée et profondément habitée, qui célèbre la rencontre des cultures et la vitalité de Montréal.

Naïka Champaïgne is a Haitian and queer multi-instrumentalist and multidisciplinary artist — also an actor, model, and professional trainer — born and raised in Montreal (Tio’tia:ke). Her musical universe reflects the richness of her identity and influences, blending neo-soul, funk, folk, blues, rock, and hip-hop. Passionate about music since her teenage years, she began her journey at a music-focused high school, where she received classical training in clarinet and saxophone before turning to songwriting and composition. Shortly after, she co-founded the duo Strange Froots with Mags, developing a distinctive style described as “alternative chill-soul.” Her eclectic sound weaves together diverse influences through poetic and introspective lyrics. Following her first solo album, Painted Imageries—an exploration of storytelling and personal imagination—Naïka is preparing the release of her second project, Purple N Blue, expected in 2025.
AZARA is a musical project born in Montreal, a crossroads city where cultures meet and reinvent themselves. Driven by an Andalusian soul and the creative energy of Montreal’s vibrant music scene, the group fuses the traditions of southern Spain with Latin American rhythms and the spirit of contemporary jazz. Its sound blends copla, bolero, rumba flamenca, salsa, and flamenco-jazz into a personal and expressive musical language. At the heart of AZARA lies a simple yet powerful intention: to tell stories, each song conceived as an emotional journey. On stage, AZARA delivers a warm and immersive experience, marked by expressive vocals, musical chemistry, and that distinctive Andalusian energy that moves effortlessly from gentle melancholy to joyful celebration. The project offers sincere, cross-cultural, and deeply heartfelt music that celebrates both cultural encounters and Montreal’s creative vitality.

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classique / musique de film

OSM : La magie de Harry Potter

par Rédaction PAN M 360

Depuis la sortie du film Harry Potter à l’école des sorciers, il y a 25 ans, l’engouement pour la célèbre série fantastique et ses personnages de Poudlard n’a cessé de croître. Redécouvrez les mélodies légendaires de ces films emblématiques, composées par John Williams. Que vous soyez Serpentard, Gryffondor, Poufsouffle ou Serdaigle, revêtez les couleurs de votre maison et venez vivre cette aventure en famille!

Since the release of the film Harry Potter and the Sorcerer’s Stone 25 years ago, the beloved fantasy series and its Hogwarts characters have continued to captivate audiences. Relive the unforgettable melodies from these iconic films, composed by John Williams. Whether you belong to Slytherin, Gryffindor, Hufflepuff, or Ravenclaw, don your house colours and bring the entire family for this magical adventure!

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afro-cubain / jazz / zouglou

Syli d’Or : Rooty Naky And The Rootables & Sal de Calle au Balattou

par Rédaction PAN M 360

Formé en 2021 dans la région d’Ottawa-Gatineau, Rooty Naky and the Rootables est un groupe aux sonorités métissées, puisant dans le reggae, la neo soul, l’afrobeats et diverses influences africaines. Mené par Rooty Naky (chanteur et guitariste), le collectif réunit Queen Abi, Howie, Jerry, King David, Chris Leblanc, Blaise et Marco, unis par une même énergie et une vision musicale tournée vers la paix, l’amour et la justice. Depuis leurs débuts, ils se produisent sur de nombreuses scènes locales, notamment au festival de la rue Eddy et à l’Afrofest en 2024, puis au Kichesippi Festival et à l’Afrofest Ottawa en 2025. Leur premier single, SEÏKO, a marqué un tournant, remportant l’adhésion du public. Multilingues, ils chantent en français, anglais et dans plusieurs langues africaines, créant un pont entre cultures et générations. Leur devise, « Humanity First » (L’humanité d’abord), résume leur mission : célébrer la diversité et rappeler que, par-delà les différences, c’est l’humanité qui nous unit tous.
Sal de Calle est un collectif musical qui fusionne les rythmes afro-cubains (son, rumba, musique sacrée) avec l’énergie et la liberté du jazz. Réunissant des musiciens de Cuba, du Brésil, de France et du Canada, il crée une musique vibrante où se mêlent chants puissants, percussions envoûtantes et improvisations audacieuses. Chaque performance est une célébration vivante, alliant ferveur rythmique et richesse instrumentale, offrant une expérience à la fois festive et immersive. Au-delà de la danse et du partage, Sal de Calle rend hommage à une histoire profondément marquée par l’héritage afro-descendant, une mémoire de souffrance et de résilience qui a donné naissance à un foisonnement artistique libérateur. À travers cette fusion, le collectif tisse un pont entre tradition et modernité, incarnant la force et la beauté d’une culture en perpétuelle évolution.

Formed in 2021 in the Ottawa-Gatineau area, Rooty Naky and the Rootables blends reggae, neo soul, afrobeats, and a variety of African musical influences. Led by Rooty Naky (singer and guitarist), the band features Queen Abi, Howie, Jerry, King David, Chris Leblanc, Blaise, and Marco—a collective united by a vibrant energy and a shared message of peace, love, and justice. Since their debut, they have performed at numerous local events, including Festival de la rue Eddy and Afrofest in 2024, followed by Kichesippi Festival and Afrofest Ottawa in 2025. Their first single, SEÏKO, was warmly received and marked an important milestone in their musical journey. Multilingual in French, English, and several African languages, they create a universal connection that transcends cultural and linguistic barriers. Their guiding motto, “Humanity First,” encapsulates their vision: celebrating diversity and reminding everyone that, beyond our differences, it is our shared humanity that truly unites us.
Sal de Calle is a musical collective that blends Afro-Cuban rhythms (son, rumba, sacred music) with the energy and freedom of jazz. Bringing together musicians from Cuba, Brazil, France, and Canada, the group creates a vibrant sound where powerful vocals, mesmerizing percussion, and bold improvisations come together. Each performance is a dynamic celebration, combining rhythmic intensity with rich instrumentation for a festive and immersive experience. Beyond dance and celebration, Sal de Calle pays tribute to the Afro-descendant heritage, a history of struggle and resilience that has given rise to a powerful artistic expression. Through this fusion, the collective builds a bridge between tradition and modernity, embodying the strength and beauty of an ever-evolving culture.

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classique / musique contemporaine / Piano

OSM : L’ensorcelant Oiseau de feu de Stravinsky

par Rédaction PAN M 360

Lauréat du Concours OSM en 2022 et du Concours international de piano de Leeds, le Canadien Jaeden Izik-Dzurko amorce une brillante carrière pianistique. Venez l’écouter dans ce concert au format réduit animé par Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques, dans le Concerto de Grieg : une œuvre qui séduit par son irrésistible mélange de lyrisme et de vigueur. Laissez-vous ensuite charmer par la féérie de L’Oiseau de feu, dont les somptueuses couleurs orchestrales créent un véritable enchantement sonore.

Canadian pianist Jaeden Izik-Dzurko, who launched a stellar career after winning the 2022 OSM Competition and the Leeds International Piano Competition, takes the stage in this intimate concert hosted by Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques. Hear him perform Grieg’s Piano Concerto, a piece known for its captivating mix of lyricism and vigour. Then, allow yourself to be swept away by the enchanting beauty of The Firebird, where lush orchestral colours paint a mesmerizing sonic landscape.

Programme

Edvard Grieg, Concerto pour piano, op. 16 (30 min)
Igor Stravinsky, L’Oiseau de feu, Suite pour orchestre (1919) (23 min)

Program

Edvard Grieg, Concerto for Piano, Op. 16 (30 min)
Igor Stravinsky, The Firebird, Suite for Orchestra (1919) (23 min)

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classique / période romantique / Piano

Ronald Brautigam – Les impromptus de Schubert à la salle Bourgie

par Rédaction PAN M 360

L’un des meilleurs interprètes actuels du pianoforte propose un programme tout Schubert, à l’image de son plus récent disque paru chez BIS. Celui qui fut l’élève du grand Rudolf Serkin est réputé expert dans le répertoire du romantisme naissant et en fait ici la démonstration avec ces Impromptus attachants.

One of the world’s leading fortepianists presents an all-Schubert programme in the wake of his 2024 Schubert sonatas album for BIS Records. Brautigam, who studied under the great Rudolf Serkin, displays his mastery of the early Romantic repertoire by performing Schubert’s beloved Impromptus.

Programme/program

SCHUBERT Impromptus, D. 899 et/and D. 935

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classique / musique contemporaine / poésie

Brett Polegato & Stephen Hargreaves à la salle Bourgie

par Rédaction PAN M 360

La poésie est au cœur de ce concert qui illustre la manière dont les compositeurs puisent leur inspiration dans les textes de grandes femmes de lettres, de la Torontoise Gil Adamson à l’Américaine Emily Dickinson. Leurs mots sont ici portés par le baryton Brett Polegato, renommé pour sa voix brillante et envoûtante.

This vocal recital has poetry at its core. With his brilliant baritone voice, the renowned Brett Polegato sings the words of great women authors from Emily Dickinson to Torontonian Gil Adamson, showing clearly why their poems have inspired composers past and present.

Programme

VAUGHAN WILLIAMS Four Poems by Fredegond Shove (extraits)
Julian PHILIPS Swift Partitions (extraits) sur des poèmes d’Emily Dickinson  
John ESTACIO Création inspirée sur des poèmes de Gil Adamson 
Matthew RICKETTS Songs for Judith sur des poèmes de Edna St. Vincent Millay

Program

VAUGHAN WILLIAMS Four Poems by Fredegond Shove (excerpts)
Julian PHILIPS Swift Partitions (excerpts) on poems by Emily Dickinson  
John ESTACIO New work inspired by poems by Gil Adamson (premiere)
Matthew RICKETTS Songs for Judith on poems by Edna St. Vincent Millay

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classique / Piano / post-romantique

Intégrale des sonates pour piano de Prokofiev – Concert 2 : Un nouveau classicisme à la salle Bourgie

par Rédaction PAN M 360

L’un des 15 meilleurs pianistes canadiens de tous les temps selon la CBC, David Jalbert nous mène sur le chemin passionnant des sonates pour piano de Prokofiev ! Dans une intégrale en trois concerts-événements, ce projet s’inscrit dans la foulée de ses enregistrements chez ATMA Classique. Entre introspection et virtuosité, romantisme et modernité, ces œuvres reflètent le parcours et la vie de ce compositeur visionnaire.

This concert echoes the performers’ Japanese and European roots—a blend of influences also found in the music of Tōru Takemitsu, an illustrious Japanese composer who was profoundly influenced by Debussy. Spirited and lyrical sonatas by Mozart and Brahms perfectly round out this programme.

Programme

PROKOFIEV
Sonate pour piano no 4 en do mineur, op. 29
Sonate pour piano  no 2 en ré mineur, op. 14
10 pièces pour piano, op. 12 (extraits)
Sonate pour piano no 6 en la majeur, op. 82

Program

PROKOFIEV
Piano Sonata No. 4 in C minor, Op. 29
Piano Sonata No. 2 in D minor, Op. 14
Ten Pieces for Piano, Op. 12 (excerpts)
Piano Sonata No. 6 in A major, Op. 82

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danse / électronique / minimaliste / post-minimaliste

Submergés par (LA)HORDE

par Frédéric Cardin

Dans Age of Content, présenté du 27 février au 7 mars 2026 au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts à Montréal, les spectateur.trices sont frappés de plein fouet par un feu roulant d’esthétisme urbain post-industriel. Je peux témoigner de la force de cette création hyper actuelle qui questionne la nature humaine, et ce dans une construction qui va à contresens des développements contemporains. 

Fétichisme machiniste

L’intérieur d’un entrepôt industriel. Une voiture entre à travers les rideaux du fond de la scène. Une carcasse de voiture plutôt, un simple squelette téléguidé, sur lequel une première danseuse commencera à lover, jusqu’à une sorte de fétichisme sexuel façon Crash de David Cronenberg. N’y a-t-il pas une sorte de masturbation auto-selfiste chez chaque personne qui cherche à s’approprier un outil (mécanique/électronique) afin de grimper à son sommet? Pourquoi? Attirer l’attention? C’est exactement ce qui arrive. Et quand on invite les autres à admirer ce que nous sommes et ce que nous possédons, on les invite aussi, potentiellement, à vouloir nous l’enlever. Là vous avez compris ce qui s’en vient.

L’humain est conflit

Un autre danseur arrive, veut s’approprier la machine. Combat. D’autres se joignent à la rixe, qui devient une guerre civile. La voiture elle-même danse (ingénieux système hydraulique la faisant tanguer de gauche à droite et d’avant en arrière), sur une musique qui oscille entre l’ambiant électro, le choral céleste et la techno pulsatile. Bravo Pierre Aviat pour éviter de tout noyer dans le beat, sans s’en priver occasionnellement. Ça rend l’ensemble bien plus subtil, plus raffiné, moins littéral. Et absolument pas superficiel. 

Finalement, qu’est-ce ici? Une humanité qui s’abaisse devant la mécanique? Qui s’efface devant la technique/culture synthétique du web? C’est ce que l’on devine. Mais il y a peut-être plus aussi. Votre humble chroniqueur a raté la discussion pré-spectacle. Je me permets donc de coucher ici des impressions et des intuitions. Aidé aussi par l’indispensable ‘’+1’’ qui accompagnait ma soirée. Merci Claudia de tes lumières! 

Impressions et intuition seront d’ailleurs les principaux recours de la plupart de ceux et celles qui iront voir ce spectacle foudroyant. 

Voici donc un premier tableau (il y en aura quatre) disséqué. On est déjà happés. LA(HORDE) est un trio de chorégraphes/artistes de danse qui est à la tête du Ballet national de Marseilles. Vous avez déjà vu ça ailleurs vous, une compagnie de danse classique menée par un trio d’artistes biberonnés à la culture street/geek/platiniste? Alors làa, chapeau pour l’audace. Ça marche fort. 

Mais continuons.

Les androïdes et leurs fantasmes

Un deuxième tableau met en scène un premier personnage que l’on identifie rapidement comme un robot. Pas le genre des années 80, un peu trop carré dans ses mouvements. Plutôt les plus récents modèles. Ceux qui s’apprêtent à entrer dans nos maisons, dans nos usines, dans nos restos. Et qui feront un travail semblable au nôtre. Il y a quand même quelque chose de saccadé dans les mouvements, mais avec une plus belle élégance, une sorte de fluidité ponctuée de pulsations vitales, comme des respirations mécaniques. Bref, ledit roboto est rejoint par d’autres, et d’autres. Ils sont partout. Ont-ils remplacés les humains? À savoir. Mais quelque chose se passe : ils commencent à s’ausculter mutuellement, à se ‘’physicaliser’’ ensemble dans des simulacres violents et maladroits d’une sorte d’échanges sexuels. 

Au fond de la scène, les rideaux ont laissé place à un décor sombre et brumeux. On est dans Blade Runner, ou comme. Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques? C’est le titre original que Philip K. Dick avait donné à sa nouvelle qui a inspiré le film bien connu (Do Androids Dream of Electric Sheep?). Ici, on se demande s’ils forniquent à l’aide de tiges télescopiques et de cavités huilées au WD-40. Toujours cette musique qui mélange minimalisme, transcendance chorale et beat grondant. Incertitude, donc, mais beauté, séduction, malgré l’étrangeté. Et ça bouge, ça bouillonne d’énergie contenue puis relâchée. On ne peut détourner le regard. 

Chorégraphier la sexualité

Le troisième tableau laisse un peu plus perplexe, même s’il est fascinant. On se demande si les humains sont revenus ou si ce sont les androïdes qui ont ‘’mutés’’? Bref, poursuivant sur la lancée précédente, on les voit devenir totalement lubriques, dans une sorte d’orgie virtuose, à la fois explicite et anti-vulgaire. J’ai rarement vu telle capacité à évoquer différents actes sexuels, presque pornographiques, avec une si parfaite réussite à le faire dans l’élégance et le respect. Vous devrez le voir pour comprendre. 

Extase finale

Le dernier tableau est une sorte d’extase sensorielle qui convoque les yeux (véritable tornade tournoyante chorégraphique) et les oreilles (musique de Philip Glass : The Grid extrait de Koyaanisqatsi). Pendant une quinzaine de minutes qui tournent au buzz collectif et à la transe esthético-spirituelle, les danseurs semblent célébrer la vie de la manière la plus viscérale et exutoire possible, dans une explosion de bonheur. 

Victoire de l’humain? De l’humanisme? Ou d’une symbiose devenue parfaite entre la machine et l’organique, ce qu’on appelle le transhumanisme? Peu importe. C’est juste magistral, enlevant, envoûtant, totalement prenant. On est à bout de souffle. On imagine même pas les artistes eux-mêmes. 

Age of Content se poursuit jusqu’au 7 mars 2026. Ne manquez surtout pas ça. 

DÉTAILS ET BILLETS

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La danse qui vit, la vie qui chante et la musique qui danse : époustouflant  »Sol Invictus »

La Création de Haydn aux Grands Ballets : Et ils trouvèrent que c’était Bon…

baroque / classique

OSM : Le Requiem Allemand par Kent Nagano

par Rédaction PAN M 360

Le chef émérite de l’OSM, Kent Nagano, dirige le poignant Requiem allemand de Brahms, tel qu’il fut donné en 1868 à Brême en Allemagne. Cette version historique, présentée pour la toute première fois à l’OSM, intègre des extraits d’œuvres baroques, de la Passion selon St Mathieu de Bach et du Messie de Handel. Ces pièces musicales mettent en perspective l’héritage de Brahms et soulignent le lien du compositeur avec la grande tradition musicale germanique. Une œuvre qui invite à une réflexion profonde sur la vie et la mort. Un rendez-vous musical unique !

OSM Conductor Emeritus Kent Nagano leads a moving performance of Brahms’ A German Requiem, as it was presented in 1868 in Bremen, Germany. Making its debut at the OSM, this historic recreation includes excerpts from Baroque masterpieces such as Bach’s St. Matthew Passion and Handel’s Messiah. These musical selections offer insight into Brahms’ artistic heritage and underscore his profound connection to the rich German musical tradition. This masterpiece invites deep contemplation on life and death, promising a truly exceptional musical journey.

Programme

Johannes Brahms, Un Requiem allemand, sur des textes de l’Écriture sainte, op.45 (version Bremen 1868)
Johann Sebastian Bach, Passion selon Saint Mathieu, BWV 244 : « Erbarme dich, mein Gott »
Georg Friedrich Handel, Le Messie, HWV 56 (orch. W. A. Mozart) – extraits Œuvres pour violon et orgue de Bach, Tartini et Schumann

Program

Johannes Brahms, A German Requiem, from words of the Holy Scripture, Op. 45 (1868 Bremen version)
Johann Sebastian Bach, St. Matthew Passion, BWV 244: “Erbarme dich, mein Gott” (6 min)
George Frideric Handel, Messiah, HWV 56 (orch. W. A. Mozart) – excerpts

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chanson française / Chanson francophone

Une parenthèse de douceur avec LiKouri et son trio

par Sandra Gasana

Non seulement nous avons eu droit à un spectacle exceptionnel, intime et très touchant, mais on a également beaucoup ri hier soir au Ministère, dans le cadre de la 2ème soirée de la série MOZAÏK de Vision Diversité. On avait l’impression d’entrer dans la chambre de LiKouri (sa lampe de chevet faisait partie du décor) qui était accompagnée par Charles Cantin à la voix et à la guitare et Isabelle Gaudreau à la clarinette.

La complicité entre Li et Charles était évidente, elle l’était moins avec Isabelle qui n’avait pas de micro pour interagir avec le public comme les deux autres. Cela dit, ses solos de clarinette ou tout simplement son talent de musicienne nous en a mis plein la vue.

L’éclairage était également central lors de ce spectacle intimiste puisqu’il contribuait à l’atmosphère désirée pour ce show : découvrir les artistes dans ce qu’il y a de plus profond en eux.

Les chansons figurent toutes dans l’album Dans mon quartier paru l’automne 2025 et c’est lors d’une résidence de 10 jours à la Maison de la culture de Ahuntsic que toute la magie s’est opérée. D’abord entre Li et Charles, puis s’est jointe Isabelle dans un deuxième temps.

La première partie du concert était sans accordéon pour LiKouri, durant laquelle on pouvait pleinement apprécier sa voix unique qui flirtait avec l’opéra par moments. Sans forcer, elle parvenait à nous donner des frissons, notamment lors de la chanson « Verde Lima », dans laquelle elle chante en espagnol, accompagnée par Charles qui faisait les chœurs. Isabelle passait d’une clarinette à l’autre, selon la chanson.

Entre les chansons, quelques anecdotes, souvent très drôles surtout lorsqu’elle parle de la chanson «Statue» ou encore lorsqu’elle partage l’histoire derrière la chanson « O’dji Comeback ». D’ailleurs, je suis allée la chercher sur Youtube en rentrant, tel que demandé par les artistes.

Le jeu de guitare de Charles était également très impressionnant. D’une chanson à l’autre, il parvenait à créer une ambiance totalement différente, rajoutant du relief au spectacle.

Au milieu de la soirée, LiKouri s’installe avec son accordéon et ensemble, le trio nous emporte ailleurs, notamment sur la chanson « La valse » qui rappelle la vielle chanson française, aux allures de Piaf.

Mais le moment fort de la soirée était sans aucun doute durant la chanson « Les ou Les » où le public s’est fait un plaisir de chanter en chœur.

Autre moment marquant de la soirée, la section de chansons instrumentales. Pas de mots, juste les trois instruments qui dialoguent entre eux, sans monotonie, avec des moments doux et plus rythmés, le tout de manière tout à fait organique.

Cela dit, la chanson qui m’est restée en tête après le concert est « Je recommencerai pour ne rien changer », sûrement parce que c’était la dernière du répertoire, mais je ne la retrouve pas dans l’album Dans mon quartier. Va falloir que je fasse mon enquête pour la retrouver. Une chose est sûre : si toutes les soirées de MOZAÏK sont aussi touchantes que celle de LiKouri et son trio, je serai sûrement au rendez-vous puisqu’en ces temps troubles, un peu de douceur nous fait le plus grand bien.

Crédit photo: Peter Graham

danse / période classique

La Création de Haydn aux Grands Ballets : Et ils virent que c’était Bon…

par Frédéric Cardin

La Création de Haydn est un remarquable oratorio écrit à la fin de la vie du compositeur. La création de La Création (Die Schöpfung en allemand) a eu lieu en 1799. Hier soir, à la Place des Arts de Montréal, une très belle et inspirante vision chorégraphique, signée Uwe Scholz (1958-2004) en 1991, était présentée dans une version enrichie par l’art du peintre Jean-Paul Riopelle, une idée audacieuse mais, au final, payante. 

Et la lumière fut…

Très peu d’accessoires scéniques sont requis dans cette production. Aucun en fait, sinon une structure soutenant une armada de spots lumineux, utilisée uniquement pendant quelques minutes au début et à la fin de l’œuvre. Utilisée ostentatoirement, même, quand quelques minutes après le tout début du premier mouvement, Introduction. Die Vorstellung des Chaos. Largo (Prélude : la représentation du Chaos), lesdits spots ont été orientés directement vers les spectateurs, ainsi totalement aveuglés par l’éclairage. ‘’Et la Lumière fut’’, certes, mais affirmé peut-être un peu fort, mettons. Les spectateurs autour de moi riaient. Ça ne doit pas être le but, j’imagine. 

Cela dit, c’est un détail qu’on finit par oublier, car de très beaux moments sont offerts dans cette chorégraphie, fréquemment reprise partout dans le monde tellement elle ‘’sonne’’ juste. 

Je ne prétendrai pas être un spécialiste de danse, seulement un humble amoureux de cet art, particulièrement en relation avec la musique. Et comme PanM360 se veut un média consacré à la musique, c’est à travers la relation de la chorégraphie à la partition de Joseph Haydn que j’écrirai cette recension de la première du ballet La Création hier soir à la salle Wilfrid-Pelletier. 

Symbiose danse-musique

Dans La Création, Haydn construit une narration assez fidèle au récit mythique de la création du monde, en une trentaine de morceaux qui alternent entre petites formations et grands ensembles, passages menés par les solistes (une soprano, un ténor et une basse) et impressionnantes portions chorales. Scholz respecte ces découpes tout en lovant ses constructions sur celles de la musique : solos, pas de deux, et petits ensembles se collent aux passages chambristes de la musique, alors que les choeurs, qui se veulent monumentaux, sont bien appuyés par le corps entier des GBC.

La Création présente le mythe du Chaos faisant place à la Lumière puis au Monde, à la Nature, aux Animaux puis aux Humains (Adam et Ève), sous l’impulsion de Dieu. Bien que l’explicité de la conception de Scholz soit plutôt tournée vers le symbolisme, on comprend assez vite la relation des gestes avec le déroulement du synopsis. Au début, les danseurs sont comme ‘’enfermés’’ par la structure porteuse de l’appareillage lumineux, et enfin ‘’libérés’’ lorsque celle-ci disparaît. 

Ensuite, les numéros s’enchaînent en offrant une lecture sensorielle, impressionniste, de l’arrivée des différents éléments de la création divine. Les danseurs et danseuses sont tous vêtus de blanc, ramenant efficacement leurs mouvements à l’idée de lumière et de pureté originelles. 

C’est dans les numéros collectifs qu’on est le plus touchés par la vision de Scholz. Le corps complet évolue dans une fluidité collective presque aérienne, dans des entrelacs qui évoquent avec une connexion intuitive le contrepoint des fugues chorales de Haydn. Des moments chaudement applaudis par le public, a raison. À l’opposé, c’est dans les épisodes solistes ou en duo que certaines longueurs se manifestent. On sent moins bien la relation du visuel avec le musical. Une exception à noter : le dernier pas de deux, sur le Holde Gattin… Der tauende Morgen (Chère épouse… La rosée du matin), est d’une merveilleuse tendresse, et habillé d’une douce sensualité. 

Riopelle en filigrane

L’ajout de tableaux de Jean-Paul Riopelle en projection au fond de la scène est une belle idée. Ivan Cavallari s’est, on le devine, laissé inspirer par le caractère des différentes œuvres abstraites du peintre québécois. Sans obstruer ou s’imposer sur l’esprit des numéros exécutés par les musicien.ne.s et les danseur-euse.s, les tableaux accompagnent plutôt en filigrane l’essence expressive des différents mouvements. Plus ou moins ‘’lumineux’’ ou ‘’sombres’’, chargés ou dépouillés, les peintures issues de la palette du génial artiste offrent une sorte de commentaire sur l’action scénique, tout en guidant de façon diffuse et subtile les émotions de ceux et celles qui regardent. Jamais on a senti que l’exercice était plaqué artificiellement. C’est déjà une réussite. 

Des solistes convaincants

Au niveau purement musical, je souligne la belle prestation des trois solistes, Andréanne Brisson-Paquin, soprano, Philippe Gagné, ténor et Clayton Kennedy, basse, dont la projection est malheureusement atténuée par la salle elle-même. Désormais habitués (et gâtés) par la Maison symphonique, on oublie facilement à quel point Wilfrid-Pelletier est un véhicule imparfait pour ce genre de musique. M’enfin, on est quand même en mesure de reconnaître la beauté interprétative des artistes dans la fosse d’orchestre. Bravo, donc, même si on n’égale pas encore (pour moi), une certaine Gundula Janowitz, avec Walter Berry et Fritz Wunderlich (avec Karajan chez DGG). 

L’orchestre des Grands Ballets est très correct, mais souffre d’aigreur dans certains passages de cordes, surtout au début de la soirée. Une fois ou deux, c’était même faux. Ailleurs, quelques décalages rythmiques entre le chœur et l’orchestre ont été entendus. Par contre, le chœur lui-même offre de belles performances. Niveau texture sonore, un peu de minceur est à noter si l’on compare à ce qui se fait de mieux. Il faut dire que cette musique n’est pas le pain et le beurre habituel de l’ensemble. 

Malgré ces remarques techniques, l’ensemble est agréable et ne pourra que se raffiner aux cours des prochaines représentations. 

Ne fut-ce que pour les inspirants numéros collectifs, mais aussi pour la relation fine, presque ineffable, des peintures de Riopelle avec l’état d’esprit de cette Création Haydn/Scholz, je vous souhaite de pouvoir plonger dans l’expérience. La Création se poursuit jusqu’au 1er mars. 

DÉTAILS ET BILLETS

musique contemporaine

Le Duo Étrange dissipe tous les doutes (s’il y en avait)

par Frédéric Cardin

Mardi soir, le 24 février 2026, était donné le concert de lancement de l’album I Wish I Were Dead du Duo Étrange à la salle Bourgie à Montréal. Je ne reviendrai pas sur les pièces individuelles, dont j’ai passablement parlé dans ma recension de l’album, ainsi que sur les circonstances de l’élaboration de ce disque, qui sont abondamment évoquées dans l’entrevue que j’ai réalisée avec les deux artistes, la soprano Vanessa Croome et la violoncelliste Sahara von Hattenberger. 

LISEZ LA CRITIQUE DE L’ALBUM I WISH I WERE DEAD

REGARDEZ L’ENTREVUE AVEC LE DUO ÉTRANGE

Performance saisissante de Vanessa Croome

Je focaliserai mon attention sur la performance des deux jeunes artistes. Tout le public présent a remarqué, je ne pense pas m’égarer en affirmant cela, la très grande qualité de la voix de Vanessa Croome. Un soprano fluide, aérien mais avec du tonus, agile et agréablement brillant dans des aigus élevés, capable de descentes convaincantes dans des zones de mezzo. 

Mais ce qui a probablement marqué le plus fortement les mélomanes présents, c’est l’excellent jeu expressif de la jeune artiste. Une remarquable facilité dans l’évocation des états d’âmes, et une indéniable authenticité des affects concomitants aux textes et aux lignes musicales, d’ailleurs très bien maîtrisées. 

Je me la suis tout de suite imaginée sur scène, à l’opéra. Ce qu’elle a fait un peu à date, mais souvent. Avis aux directeurs artistiques du pays (et principalement du Québec). On souhaite la conserver chez nous le plus longtemps possible!!

Sahara la violoncelliste à retenir

Côté violoncelle, Sahara von Hattenberger démontre beaucoup de caractère, une technique impeccable et une imprégnation émotionnelle forte, sans enflure affectée. Une superbe interprète, que l’on souhaite, elle aussi, garder à Montréal longtemps. Sachez qu’elle vit désormais partiellement à New York en raison de sa participation dans le Chamber Orchestra of New York. Je lance l’appel à toustes les directeurs artistiques et généraux d’ensembles instrumentaux à Montréal et au-delà : recrutez cette dynamique voix du violoncelle avant qu’il ne soit trop tard!

Question programmation, on a entendu la même liste que sur l’album, avec les très belles pièces Dans un sentier tout parfumé et Danger, peur, honte de Fong Jeffrey. Inspirées de textes de la France médiévale, elles ont pris des atours encore plus séduisants en vrai, portées par la présence de Vanessa Croome. 

Je me suis encore délecté du partiellement exotique Tree of Life de Maya Fridman, et de ses circonvolutions dédalesques, mais envoûtantes. Et puis, je me suis régalé, comme lors de l’écoute de l’album, des Quatrains of Wisdom de Airat Ichmouratov. Le compositeur était sur scène pour accompagner les artistes avec sa clarinette et, surtout, son fabuleux duduk. 

Autre bon coup signé Nicole Lizée

Nicole Lizée a de nouveau frappé dans le mille avec son Urbexcelsis (une co-commande avec la salle Bourgie), dans lequel une trame électronique partiellement exécutée live accompagne les deux artistes, qui ajoutent à leur tâche ‘’normale’’ la manipulation de percussions rudimentaires, telles qu’un morceau de tuyau, une chaîne dans un seau métallique, et une perceuse! Je recommanderai de revoir la partition de la perceuse car on ne l’entendait pratiquement pas, souvent pas du tout. N’empêche, l’atmosphère de cité cyberpunk abandonnée et en ruines était fascinante et très réussie. 

La prémisse du concept d’album de Duo Étrange est de dire que les créations de musique contemporaine méritent d’être entendues plus d’une fois. Espérons que ce sera le cas ici. Mais une chose est certaine : nous voulons entendre ce duo très souvent à nouveau. Ce qui, en vérité, sera possible! Voyez les dates ci-dessous.

Sahara von Hattenberger

22 avril 2026

RÉCITAL AVEC DAVID BRONGO : UNE NUIT DE VIOLONCELLE ET DE PERCUSSIONS

Au Centre canadien d’Architecture à Montréal, QC. Faisant partie de la série précédemment tenue à la bien-aimée Chapelle Historique du Bon-Pasteur.

Présentant principalement des œuvres pour violoncelle et timbales de Perruchon, et plus encore.

Duo Étrange

30 avril 2026

Le Duo Étrange présente Le Grand Macabre de Ligeti, arrangé pour violoncelle et soprano percussionniste, à l’Espace bleu du Wilder à Montréal, QC.

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