afro-soul / blues saharien / reggae

Mundial Montréal : Daby Touré à la Maison des arts participatifs

par Rédaction PAN M 360

Né en Mauritanie et élevé au Sénégal, Daby Touré a vécu pendant plus d’un quart de siècle à Paris avant de s’installer récemment à Montréal. Son père et ses oncles ayant formé le groupe pionnier d’afropop Touré Kunda, Touré a toujours suivi sa propre voie musicale, puisant son inspiration dans les mélodies folkloriques africaines et le blues du désert, mais aussi dans le jazz, la pop, le reggae, le funk et la soul. Doté d’un esprit ouvert et d’une âme d’explorateur, ses chansons accrocheuses sauront autant séduire les amateurs de grands noms de la musique africaine comme Habib Koité et Youssou N’Dour que les passionné·es de Bob Marley, Paul Simon et Stevie Wonder. Au fil de sa carrière, Touré a partagé la scène et le studio avec des artistes aussi variés que la superstar de la pop Peter Gabriel, l’autrice-compositrice-interprète algérienne Souad Massi, l’aventurier italien de la musique folk Enzo Avitabile, le bluesman afro-américain Skip McDonald, l’icône de la pop française Maxime Le Forestier et le collectif israélo-africain The Touré-Raichel Collective. Qu’il se produise en solo ou accompagné de son groupe au complet, Daby Touré ne manque jamais de captiver son public grâce à sa voix éthérée, sa maîtrise de la guitare et ses compositions originales et accrocheuses. Il illumine les salles de concert, même les plus sombres, par des performances joyeuses et une passion contagieuse pour la musique.

Born in Mauritania and raised in Senegal, Daby Touré lived in Paris for more than a quarter of a century before recently moving to Montreal. Although his father and uncles formed the pioneering Afropop group Touré Kunda, Touré has always followed his own musical path, drawing inspiration from African folk melodies and desert blues, as well as jazz, pop, reggae, funk, and soul. With an open mind and the spirit of an explorer, his catchy songs will appeal just as much to fans of African music greats like Habib Koité and Youssou N’Dour as they will to enthusiasts of Bob Marley, Paul Simon, and Stevie Wonder. Throughout his career, Touré has shared the stage and the studio with artists as diverse as pop superstar Peter Gabriel, Algerian singer-songwriter Souad Massi, Italian folk music adventurer Enzo Avitabile, African-American bluesman Skip McDonald, French pop icon Maxime Le Forestier, and the Israeli-African collective The Touré-Raichel Collective. Whether performing solo or with his full band, Daby Touré never fails to captivate his audience with his ethereal voice, his mastery of the guitar, and his original, catchy compositions. He lights up even the darkest concert halls with his joyful performances and infectious passion for music.

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Asie du Nord-Est / percussions / taiko

Mundial Montréal : Nagata Shachu à la Maison des arts participatifs

par Rédaction PAN M 360

Nagata Shachu est un ensemble de tambours taiko japonais basé à Toronto, qui crée et interprète des œuvres originales depuis 1998. À travers la pratique du tambour traditionnel, le groupe contribue à faire évoluer cet art distinctif grâce à des compositions innovantes, des performances d’ensemble et des collaborations interculturelles. Au fil des ans, les membres de Nagata Shachu ont composé plus de 115 œuvres originales pour la scène et l’enregistrement, dont certaines n’ont été interprétées qu’une seule fois. Le répertoire de l’ensemble comprend également des dizaines de pièces traditionnelles adaptées ainsi que des œuvres d’autres compositeur·rices. Chacune de ces créations représente d’innombrables heures de composition et de répétition.

Nagata Shachu is a Toronto-based Japanese taiko drum ensemble that has been creating and performing original works since 1998. Through the practice of traditional drumming, the group helps to advance this distinctive art form through innovative compositions, ensemble performances, and intercultural collaborations. Over the years, the members of Nagata Shachu have composed more than 115 original works for live performance and recording, some of which have been performed only once. The ensemble’s repertoire also includes dozens of adapted traditional pieces as well as works by other composers. Each of these creations represents countless hours of composition and rehearsal.

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afro-latin / électronique / Europe de l'Est

Mundial Montréal : Valya Levchenko au Petit Campus

par Rédaction PAN M 360

VaLya Levchenko est une vocaliste ukrainienne qui redéfinit la polyphonie ancestrale à travers des collaborations rythmiques internationales. Ancrée dans les chants de la région de Slobojanchtchyna, sa musique mêle voix rituelle, improvisation et rythmes afro-brésiliens, développés en collaboration étroite avec les musiciens brésiliens Kiko et Ed Woiski. Le résultat est une expérience live puissante, où le chant traditionnel ukrainien rencontre une énergie percussive, des textures électroniques et un dialogue musical entre continents.

VaLya Levchenko is a Ukrainian vocalist who redefines ancestral polyphony through international rhythmic collaborations. Rooted in the songs of the Slobojanchtchyna region, her music blends ritual vocals, improvisation, and Afro-Brazilian rhythms, developed in close collaboration with Brazilian musicians Kiko and Ed Woiski. The result is a powerful live experience, where traditional Ukrainian singing meets percussive energy, electronic textures, and a musical dialogue across continents.

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gwo-ka / jazz électro / néo-soul

Mundial Montréal : Celia Wa au Petit Campus

par Rédaction PAN M 360

Célia Wa, éduquée aux rythmes ancestraux de la Guadeloupe, révolutionne la scène avec son Karibfutursound : fusion de neo soul caribéenne, gwo ka, électro, jazz et hip-hop. À 10 ans, elle apprend le ka et la flûte traversière; elle monte sur scène à 12 ans avec le big band Kimbol. De 2013 à 2021, elle signe les EP « WA », « Adan on dòt solèy » et « Wastral ». Son album-manifeste « Fasadé » (2025) consacre ce style unique, capté par Arte, France TV, Qwest TV et diffusé de NPR à France Musique, RFI, FIP, France Inter. Artiste engagée, surnommée la Soul Kréyòl du futur, elle œuvre pour la transmission afro-caribéenne et l’éveil des consciences. Plongez dans le Karibfutursound !

Célia Wa, raised on the ancestral rhythms of Guadeloupe, is revolutionizing the music scene with her “Karibfutursound”: a fusion of Caribbean neo-soul, gwo ka, electro, jazz, and hip-hop. At age 10, she began learning the ka and the transverse flute; she took the stage at age 12 with the Kimbol big band. From 2013 to 2021, she released the EPs “WA,” “Adan on dòt solèy,” and “Wastral.” Her manifesto album “Fasadé” (2025) solidifies this unique style, which has been featured on Arte, France TV, and Qwest TV, and broadcast on stations ranging from NPR to France Musique, RFI, FIP, and France Inter. A socially conscious artist, dubbed the “Soul Kréyòl of the future,” she works to preserve Afro-Caribbean heritage and raise awareness. Dive into the Karibfutursound!

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chanson française / hommage

Une Vie d’Amour au Théâtre Maisonneuve

par Rédaction PAN M 360

Une Vie d’Amour est une célébration vibrante des plus belles chansons d’amour de la francophonie. D’Édith Piaf à Charles Aznavour, de Jacques Brel à Gilbert Bécaud, ces œuvres intemporelles ont accompagné les plus belles histoires d’amour, traversé les générations et marqué à jamais notre mémoire collective.
Porté par les grandes voix que vous avez déjà eu la chance d’entendre à Montréal, ce spectacle réunit quatre chanteurs d’exception : Nathalie Lermitte (Piaf ! Le Spectacle, Piaf Symphonique), Jules Grison (Formidable ! Aznavour, Et Maintenant), Gregory Benchenafi (Douce France, Cyrano de Bergerac) et Stéphanie Impoco (Paris ! Le Spectacle, Et Maintenant). Tous se produisent dans les créations internationales imaginées par Gil Marsalla et Directo Productions, saluées sur les plus grandes scènes à travers le monde.
Accompagnés de quatre musiciens remarquables, ils offrent un récital d’une rare intensité où chaque chanson devient une histoire, chaque mélodie une émotion, chaque interprétation un hommage à celles et ceux qui ont fait rayonner la chanson française.
Une Vie d’Amour est bien plus qu’un concert : c’est un voyage au cœur de notre patrimoine musical, une ode à l’amour sous toutes ses formes et une invitation à redécouvrir des chansons devenues universelles. Un spectacle élégant, émouvant et profondément humain, où l’amour se chante… et se partage.

Une Vie d’Amour is a vibrant celebration of the most beautiful love songs from the French music patrimony. From Édith Piaf to Charles Aznavour, from Jacques Brel to Gilbert Bécaud, these timeless works have accompanied the most beautiful love stories, spanned generations, and left an indelible mark on our collective memory.
Featuring the great voices you’ve already had the pleasure of hearing in Montreal, this show brings together four exceptional singers: Nathalie Lermitte (Piaf! Le Spectacle, Piaf Symphonique), Jules Grison (Formidable! Aznavour, Et Maintenant), Gregory Benchenafi (Douce France, Cyrano de Bergerac), and Stéphanie Impoco (Paris! Le Spectacle, Et Maintenant). All perform in the international productions conceived by Gil Marsalla and Directo Prod, acclaimed on the world’s greatest stages.
Accompanied by four remarkable musicians, they offer a recital of rare intensity where every song becomes a story, every melody an emotion, and every performance a tribute to those who have brought French chanson to the world.
Une Vie d’Amour is much more than a concert: it is a journey to the heart of our musical heritage, an ode to love in all its forms, and an invitation to rediscover songs that have become universal. An elegant, moving, and deeply human show, where love is sung… and shared.

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jazz

FIJM 2026 | Solarium : plein soleil sur du bon jazz Keb

par Frédéric Cardin

Je suis allé voir le show gratuit du quatuor québécois Solarium, samedi dernier au Pub Molson du Festival international de Jazz de Montréal. Je ne les avais jamais yeutés  et entendus live, et je vous garantis que ce ne sera pas la dernière fois que je le ferai. 

Ils sont quatre jeunots, entrecroisés lors de leur passage au cégep de Saint-Laurent (on bouillon de culture musicale, le ‘’St-Lo’’) : Karl-André Rozankovic (Compositions, Pianos, Claviers), Léo Minville (Compositions, Batterie, Guitare), Louis Plouffe (Saxophones) et Vincent Dessureault (Contrebasse, Basse). Leur marque est celle d’un post-bop vigoureux, agrémenté de touches modernes rock et, occasionnellement, de références trad. Ça lève, ça groove, ça déchire un peu, parfois, et on aime ce qu’on entend d’une toune à l’autre. Les gars s’amusent, de toute évidence, et nous laissent postuler un bel avenir autant pour eux que pour nous, musicophiles attentifs et attentives. 

En attendant d’avoir l’immense plaisir de le retrouver sur une scène quelque part, je vais me retremper dans leur discographie (dispo sur Bandcamp). Leur plus récent album (sorti il y a quelques semaines à peine) s’appelle Live à Montréal. Mettez-vous ça dans les oreilles, ça vous donnera une bonne idée.

improvisation libre / rock expérimental

Festival Flux : Ava Mendoza + Soledad Coyoli + Acrostiche à la Toscadura

par Rédaction PAN M 360

Ava Mendoza

Ava Mendoza est une guitariste, chanteuse, autrice-compositrice et compositrice établie à Brooklyn. Principalement reconnue pour ses performances en solo à la guitare et à la voix, ainsi que comme fondatrice du groupe de rock expérimental Unnatural Ways, elle est saluée par la critique pour un jeu de guitare qui conjugue avec force virtuosité technique et impact viscéral. Quel que soit le contexte, elle insuffle à sa musique de l’expressivité, de l’énergie et d’une vaste palette sonore. Mendoza s’est produite en tournée aux États-Unis et en Europe. Elle a enregistré et joué avec de nombreux artistes, dont Carla Bozulich, Malcolm Mooney (CAN), Bill Orcutt, Abiodun Oyewole (The Last Poets), Mike Watt, Adele Bertei, Mick Barr, William Hooker, Nels Cline, Matana Roberts, John Zorn, Jamaaladeen Tacuma, Fred Frith, William Parker, Hamid Drake, ROVA, Negativland, Violent Femmes, ainsi que des membres de Caroliner. Ses enregistrements ont paru sur les étiquettes Tzadik, Astral Spirits, Weird Forest, Clean Feed, Resipiscent et New Atlantis. Le magazine Guitar World l’a notamment classée parmi les « 10 guitaristes féminines à connaître ».

Ava Mendoza is a Brooklyn-based guitarist, singer, songwriter and composer. Best known for her solo guitar and vocal performances, and as the leader of the experimental rock band Unnatural Ways, she has received critical acclaim for her guitar work’s compelling combination of technical virtuosity and visceral impact. In any context she is committed to bringing expressivity, energy and a wide sonic range to the music. Mendoza has toured throughout the U.S. and Europe and recorded/performed with musicians including Carla Bozulich, Malcolm Mooney (CAN), Bill Orcutt, Abiodun Oyewole (Last Poets), Mike Watt, Adele Bertei, Mick Barr, William Hooker, Nels Cline, Matana Roberts, John Zorn, Jamaaladeen Tacuma, Fred Frith, William Parker, Hamid Drake, John Zorn, ROVA, Negativland, the Violent Femmes, and members of Caroliner. Recordings are available on labels Tzadik, Astral Spirits, Weird Forest, Clean Feed, Resipiscent, and New Atlantis. She was featured as one of Guitar World‘s “10 Female Guitarists You Should Know”.

Soledad Coyoli

Lx artiste sonore Soledad Coyoli a grandi entre les peintures surréalistes de Leonora Carrington et Remedios Varo, les sculptures de sa grand-mère, la Malinche, la Llorona, les pièces détachées des robots que son oncle construisait et la musique sacrée que son père écoutait. Son travail sonore s’inspire de la tradition de la chanson mexicaine et latino américaine, et s’intéresse à la rencontre entre différentes voix / langues / cultures / technologies, ainsi qu’aux racines identitaires náhuatl (son nom signie « clochette » en náhuatl). Sa musique, lauréate de l’UNESCO-ASCHBERG en 2014, a été présentée dans certains des centres culturels les plus importants du Mexique, tels que le MUAC (Musée Universitaire d’art Contemporain), le musée Franz Mayer et le Centre de Culture numérique à la ville de Mexique. Depuis son arrivée à Tiohtiá:ke/Mooniyang/Montréal, son travail a trouvé une nouvelle orientation : la voix et le corps comme territoires uniques, propres et non répétables, mais aussi comme matières fluides, mystérieuses, mutantes et collaboratives. Soledad explore des territoires musicaux et corporels métisses, à la recherche d’une racine – d’une identité – d’un nepantla, un mot náhuatl qui signifie « la terre au milieu » qu’iel peut appeler « sa maison ».

Soledad Coyoli grew up surrounded by the surrealist paintings of Leonora Carrington and Remedios Varo, her grandmother’s sculptures, La Malinche, La Llorona, the robot parts their uncle used to build, and the sacred music her father listened to. Their sound work draws inspiration from the tradition of Mexican – Latin American song and explores the intersection of different languages, cultures, and technologies, as well as their Nahuatl roots (their name means “bell” in Nahuatl). Their music, recipient of the Unesco-Aschberg bursary in 2014, has been presented at some of Mexico’s most important cultural centers, such as the MUAC (University Museum of Contemporary Art), the Franz Mayer Museum, and the Center for Digital Culture in Mexico City. Since arriving in Tiohtiá:ke/Mooniyang/Montréal, their work has taken a new direction: the voice and the body as fluid, mysterious, mutable and collaborative materials. Soledad explores hybrid musical and bodily territories, in search of a root—an identity—a nepantla, a Nahuatl word often translated as “the land in the middle” that they might call “home.”

Acrostiche

Entre synthétiseurs, électroniques, objets récalcitrants et machines plus ou moins domestiquées, le duo Acrostiche (Belinda Campbell et Raphaël Foisy-Couture) bricolent une musique de répétitions, de collisions et de tensions. Quelque part entre le jeu et le chantier, la précision et le débordement, ils assemblent en temps réel une mécanique sonore dont certaines pièces ont manifestement été montées à l’envers. Mais ça tourne… Un album sortira d’ailleurs quelque part en 2027. Campbell arrive avec une pratique pluri-(in)disciplinaire qui circule entre musique, performance et arts visuels; Foisy-Couture avec une longue fréquentation de l’improvisation, des détournements instrumentaux et des bidouillages en tous genres.

Using synthesizers, electronic devices, quirky objects, and machines that are more or less well-behaved, the duo Acrostiche (Belinda Campbell and Raphaël Foisy-Couture) crafts music built on repetition, collisions, and tension. Somewhere between play and construction work, control and overflow, they build a sound machine in real time — one whose parts occasionally seem to have been installed the wrong way around. Somehow, though, it still runs. An album is also expected to emerge from the process sometime in 2027. Campbell brings a multi-(in)disciplinary practice that moves between music, performance, and visual arts; Foisy-Couture brings a long involvement in improvisation, instrument repurposing, and tinkering of all kinds.

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expérimental / contemporain / poésie

Festival Flux : Kim Zombik’s Origin Stories with Silvervest Quartet + Christelle Saint-Julien + Deanna Smith à La Sala Rossa

par Rédaction PAN M 360

Kim Zombik

ORIGIN STORIES de Kim Zombik est une œuvre autobiographique en cours de création. Son récit évolutif trace les contours d’un fragile chemin vers la guérison, du lien avec les ancêtres et des merveilles de la réappropriation. Que faut-il pour transformer des cicatrices douloureuses en dentelles translucides? Cette version d’Origin Stories réunira certains monologues de la production intégrale ainsi qu’une grande partie de sa musique. La création complète sera présentée à l’hiver 2027. Avec Kim Zombik (voix et texte), Nicolas Caloia (contrebasse), David Ryshpan (claviers) et Jahsun (batterie).

Kim Zombik’s ORIGIN STORIES is work-in-progress autobiographical performance piece. The evolving narrative maps the tentative bridge of healing, the reach of ancestors, and the wonders of reclamation. What does it take to stretch painful scars into transparencies of lace? This version of Origin Stories will include some monologues from the full production, as well as much of the music. Look for the Origin Stories full production in winter 2027. Performers include Kim Zombik (vocalist and writer), Nicolas Caloia (double bass), David Ryshpan, (keyboards) and Jahsun (drums).

Christelle Saint-Julien

Christelle Saint-Julien est journaliste, autrice, traductrice et musicienne ; elle vit et meurt à Montréal. Elle s’intéresse aux gens et à leurs histoires, à l’intangible comme au perceptible.

Christelle Saint-Julien is a journalist, writer, translator and musician living and dying in Montreal. She is interested in people and their stories, intangible and perceptible.

Deanna Smith

Deanna Smith fait partie de la communauté artistique de la grande région de Montréal depuis 2009. Elle est poète et artiste-enseignante. Elle anime des ateliers d’écriture créative et de poésie/slam pour des participants de 4 ans jusqu’à la retraite et au-delà. Ses œuvres touchent l’héritage, l’amour, et la famille. Elle croit profondément au pouvoir de la communication, à la transcendance de solitudes apportée par l’ouverture d’esprit, et au courage d’avoir tort des fois. Deanna s’engage à promouvoir le vivre ensemble en parlant de tout ça pendant ses ateliers, sur scène, et par la création.

Deanna Smith is a Montreal-based poet, performer, and teaching artist. Her practice is inspired by transcendence, faith, the boundless power of love to liberate us, and the growth that comes from deeply reflecting on the self. Her work has been published in “Great Black North – Contemporary African Canadian Poetry” (Frontenac House, 2013), in Montreal Serai Magazine, and in Arc Magazine (translation). She has also consulted on literary projects as a substantive editor and translator. She is currently seeking publication of several children’s books, and is working on a longer poetry manuscript. Deanna facilitates workshops for participants aged 4 and up.

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jazz

FIJM 2026 | Anamaria Oramas fait rayonner un jazz colombien authentique

par Michel Labrecque

En retrait de la foule imposante qui s’acheminait vers le concert de Patrick Watson, les spectateurs qui avaient choisi le Pub Molson ont eu droit, tout au long de la soirée, à des moments de musiques latines variées et généreux.

Suivez-moi et vous allez comprendre que « toutte est dans toutte », comme disait le poète Raoul Duguay. À 19 heures, la trompettiste québécoise Rachel Therrien nous présentait son spectacle de jazz latin; au beau milieu, elle nous présente sa « grande amie »de Colombie, Anamaria Oramas. Les deux femmes s’embarquent dans un dialogue flûte et flugelhorn plutôt inspirant.

Une fois le spectacle terminé, je me dirige vers la rue Ste-Catherine, où Hilario Duran s’apprête à livrer une performance de piano solo, en plein milieu de la rue. Cubain d’origine, Duran habite à Toronto depuis deux décennies. Est-il le meilleur pianiste vivant au Canada en ce moment? La question mérite d’être posée. Une performance en solo magnifique, un moment de grâce, seulement gâté par la présence trop omniprésente d’un haut parleur qui diffusait une musique totalement différente, trop proche.

De retour au Pub Molson à 21 heures, c’était au tour de la flûtiste colombienne, Anamaria Oramas, d’entrer en scène. C’était sa première présence au FIJM, nous a-t-elle dit dans un français teinté d’espagnol, mais au bout de cinq minutes, elle avait gagné un public, quand même assez nombreux.

La flûtiste, qui joue de la flûte traversière mais aussi de la gaita typiquement colombienne et de la gauta, une sorte de mélange des deux instruments, nous a rapidement fait comprendre que sa musique était un jazz percussion qui englobe toutes les influences musicales colombiennes. Et ça fonctionnait très bien.

Flanquée d’un excellent trio, batterie, contrebasse et guitare électrique, Anamaria nous a livré une musique originale, vivante, qu’elle a présenté comme une forme de résistance et de liberté.

Son pays, la Colombie a remporté son match de soccer contre le Ghana, en même temps qu’elle jouait à Montréal. Par contre, il vient d’élire un émule de Donald Trump comme nouveau président.

Ce qui me pose toujours le dilemme de l’Amérique latine et du sud: comment la musique et la culture peuvent être si audacieuses alors que ces pays sont si accablés par les problèmes d’inégalités et de corruption?

Au beau milieu de son concert, la colombienne a invité son amie québécoise, Rachel Therrien, à venir performer avec elle. Rebelotte. Elle nous a appris que les deux femmes ont fait leurs études universitaires musicales ensemble, à Cuba, il y a 20 ans.

Il ne manquait que la présence de Hilario Duran sur scène pour compléter le tour du chapeau latino.

C’était une soirée qui a semblé combler les amateurs de musiques innovantes. Incluant celui qui vous livre ce texte.

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jazz

FIJM 2026 | L’art du trio parfait chez Upstairs avec Billy Childs

par Frédéric Cardin

Le pianiste Billy Childs n’est peut-être pas une super vedette du piano jazz, comme Brad Mehldau, Robert Glasper ou Vijay Iyer, mais il trace un chemin personnel de très haute tenue depuis une quarantaine d’années et sait offrir aux mélomanes des soirées de jazz exceptionnelles. C’est exactement ce qui est arrivé vendredi soir au club Upstairs, qui a eu la main heureuse en l’accueillant pour la première de deux soirées (quatre sets, donc) qui resteront dans les mémoires. Si vous lisez ce texte en ce petit samedi matin, sachez qu’il vous reste peut-être quelques rares places pour ce soir. Peut-être. 

Childs a lancé son programme avec 34 Skidoo de Bill Evans. Le message passe : il y aura un bonne énergie, sans esbroufe mais avec beaucoup de classe. Childs est un marathonien du clavier : il maintient le rythme sans se presser, il ose parfois quelques déviations, mais le focus général est inébranlable, assuré, logique, et surtout inspiré. Il est avec deux pointures, géantes, de la section rythmique : Matt penman à la contrebasse et Ari Hoenig à la batterie. Ces deux garçons encadrent finement le discours du leader, mais pas que. Ils font intrinsèquement partie de la discussion, sortent souvent du squelette pulsatif pour jaser plus librement. Cela dit, jamais on ne perd le fil. Une symbiose étroite et intime. 

Childs introduit ensuite une de ses compos, Tight Rope, puis une autre, Like Father, Like Son, hommage au paternel. L’une des premières pièces de Childs, sortie sur l’album Twilight Is Upon Us en 1989. Excitantes envolées hard bop sur coussin rythmique solide mais subtilement ondoyant. Suit un classique de Dexter Gordon, autre géant du Hard Bop. 

Entre les pièces, Childs nous présente succinctement les pièces, sans fla fla, mais parfois avec une anecdote, une réflexion. Surtout, avec classe, réserve et authenticité. Dans l’atmosphère feutrée, bondée d’oreilles attentives, de Upstairs, c’est une expérience de jazz d’un grand niveau de classicisme, et d’intelligence, que nous vivons ensemble. Upstairs est l’un des meilleurs clubs en Amérique du Nord, peut-être dans le monde. En voici la preuve.

Le set se termine (officiellement) sur New World Disorder, un commentaire engagé remontant à l’époque du président étatsunien Bush père, mais qui s’applique avec encore plus d’acuité en 2026. Les accords piquants, la pulsation disjointe apportent une dose de modernité peu entendue jusque là. Une curieuse façon de terminer un concert. Ce que le ‘’rappel’’ (Whisper Not de Benny Golson, un standard bienfaisant) a corrigé rapidement. 

Les musicophiles et autres curieux-curieuses présents chez Upstairs ont eu de la chance : on a peu entendu Childs en format trio ces dernières années. La sortie récente de l’album Triumvirate d’ailleurs est un retour à la forme après une trentaine d’années d’éloignement! Encore une fois, les trois maîtres seront encore sur place ce soir, samedi 4 juillet. 

Dépêchez-vous d’appeler Joel (Giberovitch, le proprio de Upstairs) pour espérer avoir une place (s’il en reste, franchement je ne suis pas certain). 

INFOS ET BILLETS

jazz

FIJM 2026 | Le chant nocturne du trombone de Kalia Vandever

par Frédéric Cardin

Au Pub Molson sur l’Esplanade Tranquille, nous étions assez nombreux mercredi soir pour goûter la musique de Kalia Vandever, nouvelle voix du trombone, dont vous pouvez par ailleurs explorer les réflexions plus conséquemment en lisant l’entrevue que j’ai réalisée avec iel.

LISEZ L’ENTREVUE AVEC KALIA VANDEVER

L’artiste basée à New York (Brooklyn) manipule sont instrument d’une manière différente de ses collègues du jazz habituel. Ne pensez pas à Trombone Shorty, Steve Turre, Wycliffe Gordon, etc. Vandever ne prend pas tellement de plaisir à distribuer des bouquets de notes en feux d’artifice virtuoses. Ce sont les longues et patientes lignes mélodiques, autant de coussins pour des impros élégantes, qui l’inspirent. 

Vandever crée des atmosphères, qui oscillent entre l’ambient et le groove rock-chambriste hérité de la précédente génération (E.S.T.), adoubé par l’actuelle (Bad Plus). Iel est appuyé solidement par ses collègues sur scène dans le déploiement de structures horizontales bien charpentées. Le squelette rythmique est bien tenu par Kayvon Gordon (batterie) et Kanoa Mendenhall (contrebasse), les mêmes que sur l’album Another View (sorti en 2025) et qui constitue l’essentiel de la prestation. À la guitare, seule incartade au line up du disque, Gregory Uhlmann sait y faire. Bien que Mary Halvorsen soit inimitable dans ses créations timbrales inusitées, Uhlmann tire tout de même son épingle du jeu. Il sait colorer le discours et même générer des espaces sonores étonnants. Il nous surprend à imiter un saxophone dans un passage bluffant. 

Une prestation qui laisse un agréable souvenir, comme un moment moelleux de mood nocturne et groovy dans une fin de soirée moite et légèrement pluvieuse. 

On a beaucoup aimé. 

hommage / jazz vocal

Festival International de Jazz de Montréal : John Pizzarelli sings Tony Bennett au Théâtre Maisonneuve

par Rédaction PAN M 360

Reconnu comme l’un des meilleurs interprètes contemporains du Great American Songbook, John Pizzarelli a élargi son répertoire en y incluant la musique de Paul McCartney, Joni Mitchell, Neil Young, Tom Waits, Antônio Carlos Jobim et les Beatles. Le guitariste et chanteur a également été salué par le Boston Globe pour avoir « redonné vie au Great American Songbook et remis le jazz au goût du jour ». En plus d’être chef d’orchestre et artiste solo, Pizzarelli a été invité spécial sur des enregistrements de grands noms de la pop tels que Natalie Cole, Kristin Chenoweth, Tom Wopat, Rickie Lee Jones et Dave Van Ronk, ainsi que d’artistes de jazz de premier plan tels que Rosemary Clooney, Ruby Braff, Johnny Frigo, Buddy DeFranco, Harry Allen et, bien sûr, son père Bucky Pizzarelli. Il a remporté un Grammy Award dans la catégorie Meilleur album vocal pop traditionnel en tant que coproducteur de l’album American Standard de James Taylor en 2021. Personnalité de la radio depuis ses débuts en 1984, Pizzarelli co-anime, aux côtés de sa femme Jessica Molaskey, l’émission Radio Deluxe with John Pizzarelli. Il s’est produit dans les émissions de télévision nationales les plus populaires des États-Unis, telles que The Tonight Show Starring Jimmy Fallon, Conan et Great Performances, ainsi que dans les talk-shows de Jay Leno, David Letterman, Regis Philbin et la Macy’s Thanksgiving Day Parade.

Guitarist and singer John Pizzarelli has been hailed by the Boston Globe for “reinvigorating the Great American Songbook and re-popularizing jazz.” Established as one of the prime contemporary interpreters of the Great American Songbook, Pizzarelli has expanded that repertoire by including the music of Paul McCartney, Joni Mitchell, Neil Young, Tom Waits, Antônio Carlos Jobim and the Beatles. In addition to being a bandleader and solo performer, Pizzarelli has been a special guest on recordings for major pop names such as Natalie Cole, Kristin Chenoweth, Tom Wopat, Rickie Lee Jones and Dave Van Ronk, as well as leading jazz artists such as Rosemary Clooney, Ruby Braff, Johnny Frigo, Buddy DeFranco, Harry Allen and, of course, his father Bucky Pizzarelli. He won a Grammy Award in the Best Traditional Pop Vocal Album category as co-producer of James Taylor’s American Standard in 2021. A radio personality who got his start in the medium in 1984, Pizzarelli is co-host, alongside wife Jessica Molaskey, of Radio Deluxe with John Pizzarelli. He has performed on America’s most popular national television shows such as The Tonight Show Starring Jimmy Fallon, Conan, and Great Performances, as well as the talk shows of Jay Leno, David Letterman, Regis Philbin and the Macy’s Thanksgiving Day Parade.

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