musique contemporaine

Semaine du Neuf | Paramirabo/Musikfabrik : avant-garde old school rencontre post-modernisme cool

par Frédéric Cardin

Deux ensembles consacrés à la musique contemporaine et séparés par un océan, mais aussi par deux écoles de pensée, se sont rencontrés mardi soir 11 mars à l’édifice Wilder du Quartier des spectacles à Montréal. D’un côté, l’Ensemble Musikfabrik de Cologne en Allemagne, représenté par trois de ses musiciens, hautbois/cor anglais (Peter Veale), cor (Christine Chapman) et contrebasse (Florentin Ginot). De l’autre le sextuor montréalais Paramirabo, formé d’un piano, de percussions, d’un violon, d’un violoncelle, d’une clarinette/clarinette basse et de flûtes. Au-delà de la différence de timbres imposée par l’instrumentation de chaque ensemble, c’est la dissemblance marquée entre les deux ‘’langues’’ parlées qui était frappant. Disparités évidentes, même pour les plus profanes et accentuées par le programme choisi, aux niveaux de la syntaxe, du discours, de l’importance du narratif dans la trame musicale, des références au vernaculaire et bien d’autres aspects encore. 

En première partie, les trois invités de Musikfabrik ont démontré une expertise technique époustouflante dans des partitions ultra pointillistes/pointraitistes où, des instruments présents, sortaient tous les sont possibles et impossibles, sauf peut-être ceux auxquels ils ont été initialement destinés. La qualité des sons, des timbres, des textures était poussée à un très haut niveau de perfection. Le discours, stratosphériquement intellectuel, avait de quoi ravir les plus avisés des mélomanes réfléchis. À mon humble avis, c’est la pièce Blur of Lichens de Juliet Palmer qui s’est le mieux démarquée en offrant, à travers une construction hyper calculée, la plus belle impression de liberté, voire de lyrisme et de grâce. Le Canadien Gordon Williamson a offert sa vision non dénuée d’humour de la stricte abstraction avec Odd Throuple (un jeu de mot sur Odd Couple, ici en version trio), une création où il a exploré avec truculence les contrastes sonores de ce trio hors norme (un hautbois/cor anglais, un cor et une contrebasse, rappelons-le). J’ai trouvé beaucoup plus académique The Giving Sea de Dylan Lardelli, une ‘’évocation spirituelle’’ de l’océan, m’a-t-on dit. Je n’ai malheureusement pas ressentie cette élévation. C’est peut-être moi.

LISEZ L’ENTREVUE AVEC PAMELA REIMER DE PARAMIRABO AU SUJET DE CE CONCERT

Ce discours strictement atonal et abstrait est ancré dans une vision de l’avant-garde très boulézienne ou post-boulézienne (même s’il ne s’agit pas de sérialisme/dodécaphonisme strict), donc déjà âgée d’une bonne cinquantaine d’années. On peut ainsi parler d’avant-garde ‘’old school’’, un oxymoron étonnant et carrément inimaginable il n’y a pas si longtemps. 

Pour les profanes, c’est une impression de cérébralité qui restera en écho dans les esprits, une caractéristique typiquement (disons même stéréotypiquement) associée à la musique ‘’contemporaine’’. C’est de la bonne musique? Absolument! Mais la deuxième partie menée par Paramirabo allait nous montrer que la musique d’aujourd’hui est rendue ailleurs, et qu’il est important de ne pas l’oublier.

Cette partie s’est amorcé par une courte pièce du Vancouvérois Rodney Sharman, un très joli et très poétique hommage à John Cage pour cor anglais (Peter Veale de Musikfrabrik) et piano doublé de piano jouet (Pamela reimer de Paramirabo), drapé dans des atours néo-impressionnistes. Le message était lancé : cette deuxième partie allait nous offrir une tout autre expérience, moins cérébrale, plus organique voire sensitive, inclusive et éclectique dans ses amalgames. Post-moderniste, et très cool.

C’est ce qui est arrivé avec Un pont sanguin de Paul Frehner, une œuvre résolument narrative, rythmée, empreinte d’un post-minimalisme élargi et de sonorités amusantes telles qu’un synthétiseur genre Plan 9 From Outer Space. Une création qui méritera d’être reprise le plus souvent possible. Le Canadien Chris Paul Harman a fait un clin d’œil à la langue française avec Francisez-moi!, inspiré des compositeurs anciens français, et des grands écrivains et poètes de l’Hexagone. Le résultat est rempli d’humour, avec des narrations sur bande d’extraits de textes divers, dont un sur les multiples qualités des ‘’tétins’’ (les seins). Il y avait aussi une version polytonale de la Marche des Turcs de Lully, des passages post-folk, etc. Ludique, et souriant. 

Finalement, le compositeur québécois Frédéric Lebel a présenté sa création intitulée Si le Temps, l’Espace, une très belle partition teintée de néo-spectralisme, scintillante de mille feux et agréablement épanouie, voire solaire. 

Les membres de Paramirabo ont été impeccables, à la hauteur de leurs illustres invités. Le programme se déplacera en Allemagne dans les mois qui viennent. Présumons que nos cousins ‘’germains’’ seront impressionnés par la qualité de nos instrumentistes, mais aussi du genre de musique contemporaine qu’ils défendent, informée par l’Europe mais trempée dans l’Amérique. 

Paramirabo : 

Jeffrey Stonehouse, flûtes et direction artistique

Viviane Gosselin, violoncelle et direction générale

Gwénaëlle Ratouit, clarinettes

Hubert Brizard, violon

Pamela Reimer, piano

Krystina Marcoux, percussions

Paramirabo : 

Musikfabrik : 

classique / post-romantique

OSM : La poignante Symphonie nº 5 de Tchaïkovski

par Rédaction PAN M 360

Après son succès remporté en 2023, Tianyi Lu retrouve l’OSM en compagnie du pianiste Pierre-Laurent Aimard, un spécialiste incontesté de Bartók. De ce dernier, il interprétera le Troisième Concerto, une partition emplie de poésie et d’emprunts au folklore hongrois. À la relative sérénité de cette œuvre, répondront les accents tourmentés de la Symphonie no 5 de Tchaïkovski dans laquelle le compositeur livre ses craintes les plus secrètes.

After her remarkable performance in 2023, Tianyi Lu returns to the OSM. She is joined by pianist Pierre-Laurent Aimard, undisputed champion of Bartók’s music who performs the composer’s exquisitely poetic Concerto no. 3, infused with elements of Hungarian folklore. This work’s relative tranquility is paired with the tormented inflections of Tchaikovsky’s Symphony no. 5, through which this composer related his most profound personal anxieties.

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Ce contenu provient de l’Orchestre symphonique de Montréal et est adapté par PAN M 360

classique

OSM : Haydn et Chostakovitch – un saisissant contraste 

par Rédaction PAN M 360

Haydn a joué un rôle fondamental dans l’évolution du quatuor à cordes, et dans son dernier Quatuor op. 77 no 2, il se livre à des expérimentations subtiles avec finesse et inventivité. Chostakovitch, quant à lui, revisite les formes classiques dans son Quintette, avec un langage très personnel et une grande intensité émotionnelle.

Haydn played a key role in the evolution of the string quartet, and his final Quartet Op. 77  No. 2 is full of subtle experimentation that is both inventive and elegant. Meanwhile, Shostakovich reinterprets classical forms in his Quintet, infusing it with his deeply personal language and profound emotional intensity.

Programme

Joseph Haydn, Quatuor à cordes, op. 77 no 2 (24 min)
Dmitri Chostakovitch, Deux pièces pour quatuor à cordes : Adagio et Allegretto (8 min)
Dmitri Chostakovitch, Quintette pour piano et cordes, op. 57 (34 min)

Program

Joseph Haydn, String Quartet, Op. 77, No. 2 (24 min) 
Dmitri Shostakovich, Two Pieces for String Quartet: Adagio and Allegretto (8 min)
Dmitri Shostakovich, Quintet for Piano and Strings, Op. 57 (34 min)

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chanson keb franco

Louis-Dominique Lévesque – Que je me souvienne à la salle Claude-Léveillée

par Rédaction PAN M 360

Un voyage mémoriel pour vous faire redécouvrir des chansons d’artistes québécois disparus qui ont marqué et influencé Louis-Dominique Lévesque.
Accompagné de ses musiciens Jocelyn Savard, Dominique Girard, Richard Lavallière et Robin Rivest, l’auteur-compositeur réinterprète des œuvres emblématiques de Georges Dor, Félix Leclerc, Claude Léveillé, Jean Lapointe, Lawrence Lepage, Sylvain Lelièvre, Gaston Mandeville, Gerry Boulet, Dédé Fortin, et bien d’autres. 
Une soirée qui promet d’être une célébration émouvante, mêlant musique, talent et créativité. Louis-Dominique Lévesque, avec son parcours artistique exceptionnel, nous offre une occasion unique de plonger dans la sensibilité et la profondeur du répertoire québécois.

A commemorative journey inviting you to rediscover songs by late Québécois artists who left a lasting impression on and influenced Louis-Dominique Lévesque.
Accompanied by musicians Jocelyn Savard, Dominique Girard, Richard Lavallière, and Robin Rivest, the singer-songwriter breathes new life into iconic works by Georges Dor, Félix Leclerc, Claude Léveillée, Jean Lapointe, Lawrence Lepage, Sylvain Lelièvre, Gaston Mandeville, Gerry Boulet, Dédé Fortin, and many more.
An evening that promises to be a moving celebration, blending music, talent, and creativity. With his exceptional artistic background, Louis-Dominique Lévesque offers a unique opportunity to delve into the sensitivity and depth of Quebec’s musical heritage.

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afro-soul / doom metal / rock expérimental

Festival International de Jazz de Montréal : The Budos Band/Secret Chiefs 3 au MTelus

par Rédaction PAN M 360

The Budos Band

The Budos Band est un big band américain qui décrit son style comme un mélange de doom rock, d’Afro-soul et de big band avec une touche des années 1970. Leur approche plurielle tisse des ponts entre des univers musicaux aussi variés que la psychédélie planante, l’Afro-funk, le hard rock des années 1970 et la soul des années 1960. Sur scène, leur prestation est chorégraphiée tout en restant intense, spontanée, humoristique et centrée sur l’interaction avec le public. Les Budos sont un jam band du 21e siècle : bien que leurs morceaux labyrinthiques et hypnotiques laissent place à l’improvisation, leurs arrangements sont toujours sophistiqués, précis, et fondés sur des grooves irrésistibles.
À leurs débuts, le groupe cherchait à fusionner les influences musicales de chacun de ses membres : l’éthio-jazz de Mulatu Astatke, l’afrobeat de Fela Kuti, la soul instrumentale des Bar-Kays, de Muscle Shoals, des Tower of Power Horns ou encore des J.B.’s. Entre 2005 et 2010, leurs trois premiers albums — Budos Band I, II et III — reflètent bien cet héritage. Avec Burnt Offering en 2014, le groupe opère un virage en incorporant des éléments de psychédélie des années 1970 et de Krautrock, ajoutant des textures plus sombres et hallucinatoires à leur palette sonore. Ils testeront ce nouveau son lors de tournées à travers les États-Unis, l’Europe et l’Asie.
En 2019, V mêle leur funk dansant habituel à des influences rock psychédélique teintées de métal. En 2020, ils célèbrent leurs 15 ans d’existence avec Long in the Tooth. L’EP Frontier’s Edge, composé de six titres, paraît en 2023 sur Diamond West Records. En 2025, les Budos reviennent avec VII, un album qui s’inscrit dans la continuité de Burnt Offering, mais qui pousse encore plus loin cette exploration sonore entamée une décennie plus tôt.

The Budos Band are an American big band who describe their sound as « doom rock Afro-soul big band with a ’70s touch. » Their multivalent approach bridges musical universes from trippy psychedelia and Afro-funk to ’70s hard rock and late-’60s soul. Their choreographed stage show is at once intense, spontaneous, humorous, and geared toward audience participation. Budos are a 21st century jam band. While there is room for improvisation inside their often-hypnotic, labyrinthine compositions, their arrangements are sophisticated, tight, and centered on infectious grooves.
The group’s early years focused on integrating the music they loved as individuals — from Mulatu Astatke’s Ethio-jazz and Fela Kuti’s Afrobeat to funky instrumental soul of the Bar-Kays, Muscle Shoals, Tower of Power Horns, and J.B.’s. Their recorded catalog, between 2005 and 2010 — Budos Band I, II, and III — appropriately reflected those influences. With 2014’s Burnt Offering, Budos shifted gears, blending elements of early-’70s psychedelia and Krautrock, adding darker, more hallucinatory textural elements to thier sound. They toured and road-tested their material across the U.S., Europe and Asia.
Budos Band integrated their tried-and-true, danceable funkiness with metal-tinged, psych rock on 2019’s V. They celebrated 15 years together woth 2020’s Long in the Tooth. Frontier’s Edge, a six track EP appeared on Diamond West Records in 2023. Budos returned in 2025 with VII, an album directly decended from Burnt Offering a decade earlier but much further up the road.

Secret Chiefs 3

Comme Mr. Bungle est bien connu pour prendre de longues pauses entre ses albums (il leur a fallu quatre ans pour faire suite à leur premier disque en 1991), ses membres se retrouvent souvent avec beaucoup de temps libre. Plutôt que de rester inactifs, les membres du groupe mettent ce temps à profit en écrivant, enregistrant et tournant avec d’autres groupes ou via divers projets parallèles.
Parmi ceux-ci, le plus notable est sans doute Secret Chiefs 3, un projet mené par trois membres de Mr. Bungle : Trey Spruance (guitare/voix), Trevor Dunn (basse/voix) et Danny Heifetz (batterie). Si quelqu’un doute encore que Mr. Bungle ne soit qu’un tremplin pour les prouesses vocales de Mike Patton, Secret Chiefs 3 est la preuve irréfutable du contraire. Trey Spruance y prend les commandes en tant que leader : il a écrit tous les morceaux du premier album First Grand Constitution and Bylaws (1996) et en a également assuré la production.
Avant la sortie de ce premier long format, le groupe avait déjà éveillé la curiosité des fans en glissant un single de Secret Chiefs 3 avec les copies vinyles du chef-d’œuvre Disco Volante de Mr. Bungle (1995). Ils avaient aussi enregistré une version décalée de « I Saw Mommy Kissing Santa Claus » pour une compilation de Noël japonaise. Leur participation à un album hommage japonais aux Beach Boys démontre aussi leur capacité à s’attaquer à pratiquement tous les styles musicaux.

Since Mr. Bungle is notorious for taking substantial amounts of time between albums (it took them four years to follow up their 1991 debut), its bandmembers are left with a lot of time on their hands. Hence the members of Mr. Bungle use their off time wisely, by writing, recording, and touring with other bands or, often, side projects.
The best side project of the bunch, Secret Chiefs 3, features Mr. Bungle comrades Trey Spruance (guitar/vocals), Trevor Dunn (bass/vocals), and Danny Heifetz (drums). If there are any remaining who think that the musicians in Mr. Bungle are just a vehicle for vocalist Mike Patton’s singing talents, Secret Chiefs 3 is the ultimate proof that this is not the case. Trey Spruance gets a chance to be the leader, as he wrote every track on their 1996 debut First Grand Constitution and Bylaws, and was the record’s producer as well.
Before the full-length debut appeared, the group whet their fans’ appetites by including a Secret Chiefs 3 single with vinyl copies of Mr. Bungle’s 1995 magnum opus, Disco Volante, as well as recording a warped version of « I Saw Mommy Kissing Santa Claus » for a Japanese Christmas compilation. They were also signed on to contribute a Beach Boys track to a Japanese Beach Boys tribute album, showing that they can tackle just about any musical form put in front of them.

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autochtone / chant lyrique / classique occidental / Musique de création

Semaine du Neuf | Nanatasis : une épopée musicale sous le signe du partage

par Alexandre Villemaire

Figures héroïques abénakises, animaux, insectes, esprits de la nature et marionnettes ont investi la scène du Théâtre Outremont, samedi et dimanche. Présenté dans le cadre de deux importants festivals, soit la Semaine du Neuf du Vivier (8 au 16 mars) et le Festival international de Castelliers (3 au 9 mars), Nanatasis est un opéra en trois légendes, élaboré par la conteuse et librettiste abénakise Nicole O’Bomsawin et la compositrice canadienne d’origine mexicaine Alejandra Odgers sur une commande de la compagnie Musique 3 Femmes.

S’il y avait un évènement à ne pas manquer pour parachever la semaine de relâche, Nanatasis fait incontestablement partie du lot. Le parterre du théâtre était garni de jeunes enfants, de parents et de familles, curieux de venir entendre et découvrir cette œuvre éminemment accessible.

Deux des trois légendes mettent en scène les aventures du jeune Abénaquis Klosk8ba, qui deviendra un héros après avoir traversé bien des épreuves pour sauver son peuple. Ces histoires se dévoilent devant nous en étant racontées par le personnage de Grand-mère Marmotte. En premier, c’est la création avec l’émergence des mondes matériels et spirituels qui s’éveillent aux sons d’un hochet et de ses rythmes musicaux qui amènent la vie. Le deuxième conte met en scène le héros Klosk8ba qui aide l’orignal géant Moz, dont la taille colossale menace la forêt, à devenir plus petit, alors que le troisième conte voit le même protagoniste parcourir le temps glacial de son pays, dominé par l’esprit Pebon, vers le sud afin d’y ramener l’esprit de l’été Niben pour que la nature et les animaux puissent ainsi sortir de leur sommeil.

Les contes se dévoilent devant nous sur un plateau avec une scénographie et une mise en scène inventive et astucieuse de Troy Hourie. Des structures et des projections sur toile avec des jeux d’ombres et d’éclairages créent un environnement dans lequel se meuvent différentes marionnettes représentant les différents personnages. Les chanteurs et chanteuses n’interprètent donc pas directement sur scène les personnages, mais prêtent leur voix à ces figures animées par Andrew Gaboury, Ivanie Aubin-Malo, Karine St-Arnaud et Lysanne O’Bomsawin. La basse William Kraushaar, par exemple, incarnait parfaitement le massif Moz avec une voix grave et profonde qui demeurait tout aussi agile et claire. Seule exception, le rôle de Klosk8ba incarné vocalement par le ténor Mishael Eusebio qui interagissait et actait de manière plus soutenue dans l’environnement avec son double au format de marionnettes. Son jeu, tant scénique que vocal, était tout à fait à propos. Chaque interprète (Odéi Bilodeau, soprano ; Kristin Hoff, mezzo-soprano ; Élise Bouchard-DeGonzague, mezzo-soprano) avait une partie vocale signifiante qui contribuait à l’action.

La musique d’Alejandra Odgers est de facture tonale. Le choix d’un instrumentarium percussif, incarné par l’ensemble SIXTRUM et dirigé pour l’occasion par Christopher Gaudreault, s’imbrique de manière naturelle et vivante dans l’univers de l’opéra. Tel que rapporté par la compositrice dans cette précédente entrevue, le choix d’un ensemble de percussions et d’une flûte rend hommage à l’emploi des instruments par les Abénakis et chaque conte possède son univers musical bien distinct. La création du monde s’ouvre avec le son des hochets qui s’amalgame de plus en plus, les pas de Moz sont exemplifiés par la lourdeur des tambours et les saisons par les sons des métallophones et de la flûte. Par ailleurs, le conte des saisons est celui où l’imagerie du langage d’Alejandra Odgers a été le plus riche, allant chercher des timbres et des effets instrumentaux recherchés, notamment les cloches tubulaires pour donner à l’hiver un enrobage mystérieux, la flûte, tenue par Josée Poirier, pour illustrer le vent et le chant des oiseaux.

D’une durée de 55 minutes sans entracte, le format est parfait pour offrir une vignette riche du langage musical de l’opéra, avec ses passages récités, ses airs et son emploi imagé du son des instruments. Il répond parfaitement aux personnes moins accoutumées au genre, sans pour autant tomber dans la complexité et les excès de conventions du style. Après l’avoir entendu une première fois, nous nous sommes dit, comme plusieurs dans l’assistance, que trois légendes c’est bien, mais qu’on aurait pu en prendre encore avec bonheur.

crédit photo: Claire Martin

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chanson keb franco / indie rock / pop-rock

Francos de Montréal : Émile Bourgault à la scène Spotify

par Rédaction PAN M 360

Tourbillonnant et sensible, canalisé, effleurant la scène avec un émouvant abandon, Émile Bourgault est un moderne et un classique à la fois; il est bien de son époque, mais il sait d’où il vient et s’installe à sa place dans une lignée qui va de Ferland à Philippe B.
Au piano, à la guitare ou encore les mains vides, en solo, duo, ou flanqué de son band, le jeune auteur-compositeur-interprète oscille entre chanson à texte et vers d’oreille pop, toujours avec un souci du mot juste et un sens du spectacle aiguisé.
Son premier album, Tant mieux, paraît au printemps 2024 sous une réalisation de Félix Dyotte (Pierre Lapointe, Évelyne Brochu). Un album qui lui vaut une première nomination à l’ADISQ dans la catégorie Révélation de l’année. La chanson Tant mieux (pour toi) récolte le prix de la chanson de l’année Hydro-Québec et se classe parmi les 5 chansons finalistes du prix collégial de la chanson de l’année.
En plus de présenter Tant mieux sur les scènes du Québec, Émile s’applique déjà à de nouvelles chansons, ainsi qu’à vivre la vie qui le mènera vers tous les albums à suivre. Il n’a pas dit son dernier mot.

Whirling and sensitive, focused yet tenderly present on stage, Émile Bourgault is both modern and timeless—firmly rooted in his generation while embracing a lineage that stretches from Jean-Pierre Ferland to Philippe B.
Whether behind a piano, on guitar, or with empty hands—solo, in duo, or backed by his band—this young singer-songwriter gracefully moves between poetic songwriting and catchy pop hooks, always with a keen eye for the right word and a sharp sense of showmanship.
His debut album, Tant mieux, was released in spring 2024, produced by Félix Dyotte (Pierre Lapointe, Évelyne Brochu). The record earned him his first ADISQ nomination in the “Breakthrough Artist of the Year” category. The track Tant mieux (pour toi) won the Hydro-Québec Song of the Year award and was named one of five finalists for the Prix collégial de la chanson de l’année.
While bringing Tant mieux to stages across Quebec, Émile is already crafting new songs—and living the life that will inspire all the albums yet to come. He’s only just begun.

CE SPECTACLE EST GRATUIT!

Ce contenu provient d’ÉmileBourgault.com et est adapté par PAN M 360

country

Kane Brown au Centre Bell

par Rédaction PAN M 360

Artiste multi-platine Kane Brown, récompensé par 5X AMA, a annoncé les détails de sa nouvelle tournée très attendue, la tournée The High Road. Nommé « l’avenir de la musique country » (Billboard), l’auteur-compositeur-interprète multi-platine, Kane Brown a d’abord percé sur la scène avec l’arrivée de son premier album éponyme, 3X Platine (2016), où il est devenu le premier artiste à être en tête des cinq principaux palmarès country de Billboard en même temps.

Named “the future of country music” (Billboard), Multi-Platinum-selling, award-winning singer/songwriter Kane Brown first broke onto the scene with the arrival of his self-titled, 3X Platinum debut album (2016), where he became the first artist ever to lead all five of Billboard’s main country charts simultaneously.

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Ce contenu provient d’evenko et est adapté par PAN M 360

classique / période romantique

OSM : L’intense Symphonie « Leningrad » de Chostakovitch

par Rédaction PAN M 360

Ce programme juxtapose la pétillante Symphonie no 8 de Beethoven et la puissante Symphonie «Leningrad» de Chostakovitch, une œuvre poignante qui incarne la force de la résistance face à l’oppression. Ce contraste saisissant entre la quête de joie et l’évocation d’un moment historique dramatique promet un concert intense et captivant.

This program contrasts Beethoven’s vibrant Symphony No. 8 with Shostakovich’s powerful Leningrad Symphony, a poignant work that captures the spirit of resistance to oppression. The striking juxtaposition of Beethoven’s joy and Shostakovich’s depiction of a dramatic historical moment promises an intense and captivating concert experience.

Programme

Ludwig van Beethoven, Symphonie no 8, op. 93 (26 min)
Dmitri Chostakovitch, Symphonie no 7, op. 60, «Leningrad» (69 min)

Program

Ludwig van Beethoven, Symphony No. 8, Op. 93 (26 min)
Dmitri Shostakovich, Symphony No. 7, Op. 60 (“Leningrad”) (69 min)

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Ce contenu provient de l’Orchestre symphonique de Montréal et est adapté par PAN M 360

darkwave / EBM / industriel

[:SITD:] au Ritz PDB

par Rédaction PAN M 360

Des beats écrasants, des hymnes électro apocalyptiques et des performances live très énergiques. Originaire du véritable cœur industriel de l’Allemagne, les anciens centres charbonniers et sidérurgiques de la région de la Ruhr, [:SITD:] s’est fait un nom il y a quelque temps et peut désormais être compté parmi les projets électroniques les plus acclamés de la scène internationale actuelle des clubs.

Bone-crunching beats, apocalyptical electro hymns and very energetic live appearances. Hailing from Germany’s real industrial heartland, the former coal and steel centers of the Ruhr area, [:SITD:] made a name for itself a while ago, and can be counted amongst the most acclaimed electronic projects of the present international club scene.

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Ce contenu provient de Dark Scene et est adapté par PAN M 360

country-folk / pop-punk

Francos de Montréal : P’tit Belliveau à la scène Rogers

par Rédaction PAN M 360

P’tit Belliveau, c’est le projet temps plein de l’expérimentaliste pop et prime alien acadien Jonah Guimond, qui est déjà gréé de deux albums célébrés sur lesquels on retrouve des hymnes générationnels tels que « Income Tax » et « J’aimerais d’avoir un John Deere ». Fort de quatre Club Soda affichant complet, il entend bien se rendre au « […] gros poster [du] Centre Bell sold-out […] » avec P’tit Belliveau, son 3e album à paraître le 27 avril 2024. Homme-orchestre sur disque mais toujours accompagné de son band en show, il colle au simple mais essentiel credo du fun et du « bigger, better, stronger », offrant des versions davantage rock et éclatées de ses chansons les plus propices au party, pour que « ça danse, ça bouge, on boit de la bière » avec « plus de boom, plus de pow », parsemant l’ensemble de quelques reprises avérées : « C’est pas une affaire d’être subtil – faut que ça soit big, pis si ça prend des skulls pis des motorbikes, so be it ». Venez voir par vous-mêmes, y a pas grand chance que vous en ressortiez sans vous joindre à la horde de P’tit Bellivers.

P’tit Belliveau is the full-time project of Acadian pop experimentalist and prime alien Jonah Guimond, already behind two acclaimed albums featuring generational anthems like “Income Tax” and “J’aimerais d’avoir un John Deere.” With four sold-out Club Soda shows under his belt, he’s setting his sights on the “[…] big sold-out Bell Centre poster […]” with P’tit Belliveau, his third album, dropping April 27, 2024. A one-man band in the studio but always backed by his band on stage, he sticks to a simple but essential motto: fun and “bigger, better, stronger.” He delivers louder, more explosive, rock-infused versions of his most party-ready songs — built to make you dance, move, and drink beer — with “more boom, more pow,” peppered with some tried-and-true covers along the way. “It’s not about being subtle — it’s gotta be big, and if that means skulls and motorbikes, so be it.” Come see for yourself — odds are you won’t leave without joining the ranks of the P’tit Bellivers.

CE SPECTACLE EST GRATUIT!

Ce contenu provient de La Nuit des Temps et est adapté par PAN M 360

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