Depuis sa victoire au prestigieux Concours Chopin de Varsovie en 1980, Dang Thai Son mène une carrière fulgurante, qui l’a conduit aux quatre coins du monde avec les plus grands orchestres. Celui qui fut le professeur de Bruce Liu interprète plusieurs œuvres du compositeur polonais qui l’a fait connaître, avec un détour par l’impressionnisme français, de Fauré à Debussy.
After winning Warsaw’s prestigious Chopin Competition in 1980, Dang Thai Son embarked on a meteoric career—travelling to the four corners of the world, playing with top orchestras, and teaching students such as Canadian pianist Bruce Liu. Here, he performs gems from the Polish composer who propelled him to fame, alongside French impressionist works by Fauré and Debussy.
Programme
FAURÉ Nocturne en mi bémol mineur, op. 33 n° 1 Barcarolle n° 1 en la mineur, op. 26 DEBUSSY Images, Livre I Children’s Corner, L. 113 CHOPIN Nocturne n° 21 en do mineur, op. posth. Nocturne n° 20 en do dièse mineur, op. posth. Barcarolle en fa dièse majeur, op. 60 Valse en mi majeur, op. posth. Valse en mi bémol majeur, op. posth. Valse en sol bémol majeur, op. 70 n° 1 Valse en si mineur, op. 69 n° 2 Valse en la bémol majeur, op. 34 n° 1 Scherzo n° 2 en si bémol mineur, op. 31
Program
FAURÉ Nocturne in E-flat minor, Op. 33, No. 1 Barcarolle No. 1 in A minor, Op. 26 DEBUSSY Images, Book I Children’s Corner, L. 113 CHOPIN Nocturne No. 21 in C minor, Op. Posth. Nocturne No. 20 in C-sharp minor, Op. Posth. Barcarolle in F-sharp major, Op. 60 Waltz in E major, Op. Posth. Waltz in E-flat major, Op. Posth. Waltz in G-flat major, Op. 70, No. 1 Waltz in in B minor, Op. 69, No. 2 Waltz in A-flat major, Op. 34, No. 1 Scherzo No. 2 in B-flat minor, Op. 31
Les Violons du Roy : Les muses de Mozart à la salle Bourgie
par Rédaction PAN M 360
Mozart nous a légué tant de sublimes pages pour la voix humaine dont certaines des plus belles ont été créées par les sœurs Aloysia, Josepha et Constance Weber, l’épouse du compositeur. Ces trois muses seront incarnées ici par la soprano Sarah Dufresne qui fera ses débuts avec Les Violons du Roy auxquels se joindront, en grande première, des musiciens de l’Orchestre de l’Agora.
Mozart left us countless sublime works for the human voice, and some of his finest were originally performed by the Weber sisters—Aloysia, Josepha, and Constanze (the composer’s wife). Here, these three muses are brought to life by soprano Sarah Dufresne, making her debut with Les Violons du Roy, also joined for the first time by L’Orchestre de l’Agora.
Programme
W.A. MOZART -Ouverture de Don Giovanni, K. 527 -Trois interludes extraits de Thamos, Roi d’Égypte, K. 345 -Schon lacht der holde Frühling, K. 580 -Nehmt meinen Dank, K. 383 -« Et incarnatus est » extrait de la Messe en do mineur, K. 427 -Symphonie n° 38 en ré majeur, K. 504 « Prague »
Program
W.A. MOZART -Overture from Don Giovanni, K. 527 -Three interludes from Thamos, King of Egypt, K. 345 -Schon lacht der holde Frühling, K. 580 -Nehmt meinen Dank, K. 383 -« Et incarnatus est » from Mass in C Minor, K. 427 -Symphony No. 38 in D Major, K. 504 « Prague »
Joyeux anniversaire Janina Fialkowska ! à la salle Bourgie
par Rédaction PAN M 360
Placé sous le signe de la célébration, ce concert souligne l’anniversaire de la légendaire pianiste Janina Fialkowska et les 30 ans d’existence d’ATMA Classique : deux figures canadiennes d’exception liées depuis maintes années. Celle que le célèbre Arthur Rubinstein a désignée comme « interprète-née de Chopin » présente un grand programme romantique.
Legendary pianist Janina Fialkowska, called a “born Chopin interpreter” by Arthur Rubinstein, presents a celebratory concert in honour of both her birthday and the 30th anniversary of ATMA Classique. This programme of great Romantic masterpieces follows decades of close collaboration between these two landmarks of Canadian music.
Programme
GRIEG Pièces lyriques « Il était une fois », op. 71 no 1 « À tes pieds », op. 68 no 3 « Papillons », op. 43 no 1 « Soir dans les montagnes », op. 68 no 4 « Vers la patrie », op. 62 no 6 R. SCHUMANN Fantasiestücke, op. 12 RAVEL Valses nobles et sentimentales, M. 61 CHOPIN Mazurka en la mineur, op. 59 no 1 Mazurka en la mineur (« Notre temps ») Scherzo no 1 en si mineur, op. 20
Program
GRIEG Lyric Pieces “Once upon a time,” Op. 71, No. 1 “At your feet,” Op. 68, No. 3 “Butterflies,” Op. 43, No. 1 “Evening in the mountains,” Op. 68, No. 4 “Homeward,” Op. 62, No. 6 R. SCHUMANN Fantasiestücke, Op. 12 RAVEL Valses nobles et sentimentales, M. 61 CHOPIN Mazurka in A minor, Op. 59, No. 1 Mazurka in A minor (“Notre temps”) Scherzo No. 1 in B minor, Op. 20
Fragments d’un siècle en images à la salle Bourgie
par Rédaction PAN M 360
Ilya Poletaev, pianiste de renom et spécialiste sur instruments d’époque, improvise sur une sélection de vidéos signée Philippe Ulysse del Drago, directeur du FIFA. Débuts du cinéma, caméras de surveillance, films de famille, enregistrements de la NASA ou créations de l’intelligence artificielle, ce voyage réinvente le dialogue entre la musique et l’image.
Ilya Poletaev, renowned pianist and historical performance specialist, adds his keyboard improvisation to a selection of videos curated by FIFA director Philippe Ulysse del Drago. From early cinema to surveillance footage, home videos, NASA captures, AI creations, and more, this kaleidoscopic journey redefines the dialogue between music and image.
Pour ouvrir sa 45e saison, Arion Orchestre Baroque a repris cette formule des Concerts de la Reine. Sous l’égide de Marie Leszcynska, épouse de Louis XV entre 1725 et 1762, les Concerts de la Reine proposaient à la cour des extraits d’œuvres vocales ou encore des mouvements de symphonies, plus propices au cadre des appartements royaux et des salons privés. Dans le faste des salles de bal des palais royaux, des œuvres étaient ainsi jouéespour le plaisir de la royauté. C’est dans cette idée d’agencement de pièces hétéroclites que Mathieu Lussier a construit le répertoire de ce concert, de la musique instrumentale à la musique vocale.
Dans cette thématique sous-jacente de la féminité, Arion a donc ouvert sa saison avec l’œuvre d’une compositrice – une première pour l’ensemble en 45 ans. Tirés d’un petit opéra pastoral, proprement nommé Le Concert, les airs, symphonies et danses de Mademoiselle Laurant possédaient une légèreté et un lyrisme bien d’époque oscillant entre caractère animé, intérieur et royal. En comparaison, les extraits tirés du Prologue de l’opéra-ballet Les Génies ou Les Caractères de l’Amour d’une certaine Madame Duval présentaient des dynamiques d’une grande variété, notamment l’ « Air des Génies », particulièrement originales dans leur construction multi-thématique.
Outre ces deux compositrices, s’il y avait une reine lors de cette édition, c’était bien la soprano canadienne Emma Fekete. Lauréate en 2024 du concours Laffont du Metropolitan Opera pour le District de Caroline du Sud et du Sylva Gelber Music Foundation Award, boursière de la Fondation Père Lindsay (Développement de carrière) et de la Fondation Jeunesses musicales du Canada, le répertoire du XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècle ne figurait pas encore à l’ardoise de la jeune artiste lyrique qu’on a pu surtout entendre dans Carmen (Frasquita), Le nozze di Figaro (Barbarina) et L’enfant et les sortilèges (Bergère, Pastourelle).
Le travail qu’elle a effectué pour sculpter sa voix dans l’esthétique vocale de l’époque baroque était tout simplement excellent. Les aigus cristallins sont précis, la ligne vocale se fond dans la masse orchestrale avec un grand contrôle du timbre et l’articulation ainsi que la prononciation sont d’une grande clarté.
Particulièrement enlevante a été l’interprétation de l’aria « Vents furieux, tristes tempêtes », extrait de la comédie-ballet La Princesse de Navarre de Jean-Philippe Rameau. Le roulement constant et haletant de l’orchestre qui illustrait le caractère tempétueux de l’orage était magnifié par la prestation engagée et incarnée d’Emma Fekete. Dans chacun des morceaux qu’elle a interprétés, la soprano a fait montre d’une maitrise de la forme ainsi que d’une forte présence scénique, conférant à chacun des extraits le relief approprié, que ce soit dans l’imagé « Rossignols amoureux » d’Hippolyte et Aricie ou les airs rarement joués de Scylla et Glaucus de Jean-Marie Leclair. Emma Fekete a conquis le public à chacune de ses interventions par son timbre lumineux et l’intelligence de ses interprétations.
Devant un parterre honnête, les troupes de Mathieu Lussier ont donné le coup d’envoi à une saison qui, à l’image des intentions de son directeur artistique, vise à mettre en valeur le répertoire de compositeurs et compositrices peu joués ainsi que la richesse et la variété que le XVIIIe siècle musical a à offrir.
Poursuivez votre exploration du plus grand compositeur de lieder de l’histoire ! Quatre jeunes artistes lyriques et une pianiste présentent certains des plus beaux opus schubertiens avant de se réunir dans une poignante prière pour quatuor vocal.
Dive deeper into the world of the greatest lieder composer of all time! Pianist Chloé Dumoulin accompanies four young singers in a selection of gems from Schubert’s song catalogue, ending with the composer’s poignant prayer for vocal quartet.
Programme
SCHUBERT Osterlied [Chant de Pâque], D. 168a Die Liebende schreibt [L’amoureuse écrit], D. 673 Gretchen im Zwinger [La prière de Marguerite], D. 564 Geistes-Gruss [Salut d’un fantôme], D. 142 Der Fluss [Le fleuve], D. 693 Mélodie hongroise en si mineur pour piano, D. 817 Schwestergruss [Salutation de la sœur], D. 762 Rastlose Liebe [Amour sans repos], D. 138 Der Alpenjäger [Le chasseur alpin], D. 588 Wandrers Nachtlied [Le chant de la nuit du voyageur], D. 768 Gebet [Prière], D. 815
Program
SCHUBERT Osterlied [Easter song], D. 168a Die Liebende schreibt [The woman in love writes], D. 673 Gretchen im Zwinger [Gretchen’s prayer], D. 564 Geistes-Gruss [Phantom-greeting], D. 142 Der Fluss [The river], D. 693 Hungarian Melody in B minor for piano, D. 817 Schwestergruss [Sister’s greeting], D. 762 Rastlose Liebe [Relentless love], D. 138 Der Alpenjäger [The Alpine hunter], D. 588 Wandrers Nachtlied [The wanderer’s night song], D. 768 Gebet [Prayer], D. 815
Jinjoo Cho, violon & Henry Kramer, piano à la salle Bourgie
par Rédaction PAN M 360
Pour leur premier récital à la Salle Bourgie, la violoniste virtuose Jinjoo Cho et le charismatique pianiste Henry Kramer ont choisi des œuvres tantôt empreintes du lyrisme typique de la fin de l’époque romantique, tantôt remplies de l’excitation fébrile du début du 20e siècle. Un concert rempli d’émotions fortes!
For their first recital at Bourgie Hall, violin virtuoso Jinjoo Cho and charismatic pianist Henry Kramer have chosen lyrical works typical of the late Romantic period, mirrored by thrilling pieces filled with the feverish excitement of the early 20th century. A concert filled with strong emotions!
Programme
STRAVINSKY Suite italienne pour violon et piano, tirée du ballet Pulcinella SCHULHOFF Sonate pour violon n° 2 CHAUSSON Poème, op. 25 SAINT-SAËNS Sonate pour violon n° 1 en ré mineur, op. 75
Program
STRAVINSKY Suite italienne, for violin and piano, from the ballet Pulcinella SCHULHOFF Violin Sonata No. 2 CHAUSSON Poème, Op. 25 SAINT-SAËNS Violin Sonata No. 1 in D minor, Op. 7
Bruno Deschênes – La flûte à travers le monde à la salle Bourgie
par Rédaction PAN M 360
La flûte est l’un des plus vieux instruments de musique et sa famille est immense : on en compte des milliers de variations de par le monde. Ce concert inusité, éclaté et vibrant vous en fait découvrir plusieurs de ses plus beaux spécimens, entre la flûte baroque et le shakuhachi japonais, le dizi chinois et le ney moyen-oriental.
Flutes are among the oldest instruments on Earth, with thousands of varieties found across the globe. This vibrant, variegated, one-of-a-kind programme brings together several members of the flute family, from the European Baroque flute to the Japanese shakuhachi and the Chinese dizi to the Middle-Eastern ney.
Programme
VIVALDI Concerto pour violon en mi majeur, RV 269, « Le Printemps » (arr. pour flûte seule par J.-J. Rousseau) BOISMORTIER Concerto pour cinq flûtes, op. 15 n° 1 Ziya TABASSIAN Lovebird Jean LÉRIGÉ-LAPLANTE Évanescence (Création) Ziad CHBAT Nostalgie ANONYME Printemps à la rivière (trad. chinois, arr. Bruno Deschênes) Bruno DESCHÊNES Tsuru no sugomori [La nidification de la grue] Shin Etenraku [Composition sur l’ancienne mélodie Etenraku]
Program
VIVALDI Violin Concerto in E major, RV 269, “Spring” (arr. for solo flute by J.-J. ROUSSEAU) BOISMORTIER Concerto for Five Flutes, Op. 15, No. 1 Ziya TABASSIAN Lovebird Jean LÉRIGÉ-LAPLANTE Évanescence (premiere) Ziad CHBAT Nostalgie ANONYMOUS Printemps à la rivière (trad. Chinese, arr. Bruno DESCHÊNES) Bruno DESCHÊNES Tsuru no sugomori [The crane nesting] Shin Etenraku [Composition on the traditional melody Etenraku]
Grâce à l’ajout d’un second violoncelle dans son Quintette, Schubert redessine les frontières de la musique de chambre et donne à son œuvre une ampleur quasi orchestrale. Sommet d’expressivité, l’Adagio revêt un caractère intemporel.
By adding a second cello instead of the traditional second viola to his String Quintet, Schubert redefined the boundaries of chamber music, giving his work an almost orchestral depth. The timeless Adagio is a pinnacle of expressiveness.
Programme
Franz Schubert, Trio pour cordes, D. 471 (12 min) Franz Schubert, Quintette à cordes, D. 956, op. posth. 163 (55 min)
Program
Franz Schubert, String Trio, D. 471 (12 min) Franz Schubert, String Quintet, D. 956, Op. posth. 163 (55 min)
Sororité bienveillante des Veilleuses à la salle Bourgie
par Frédéric Cardin
Neuf femmes sur scène, dans une sorte de grande geste théâtrale où sont évoquées toutes les facettes d’une sororité riche et complexe. De la bienveillance (surtout) à l’abandon, de l’exclusion à la réconciliation.
Les Veilleuses, de Simon Renaud (chorégraphie et conception) et Romain Camiolo (musique) se sont donc levées mercredi soir à la salle Bourgie du Musée des Beaux-Arts de Montréal. Une rare incursion de la salle de musique classique dans l’univers de la danse (la première? Je ne peux le confirmer…), mais une bien belle réussite. Il faut dire que le spectacle des Veilleuses est autant chorégraphique que musical. Six des neuf interprètes sont des chanteuses dans la vie : Marie-Annick Béliveau, Salomé Karam, Kathy Kennedy, Elizabeth Lima, Hélène Picard et Ellen Wieser. Celles-ci ont fait équipe avec les danseuses professionnelles Marie-Hélène Bellavance, Nasim Lootij et Ingrid Vallus.
On n’a bien sûr pas demandé aux danseuses de chanter pleinement, ni au chanteuses de faire des contorsions trop acrobatiques, mais la mise en espace avait manifestement pour but d’intégrer toutes les participantes à une seule communauté, celle de ces femmes de plusieurs tailles et gabarits, quoique pas trop hétérogènes. De manière assez abstraitement suggestive, ces femmes ont parcouru l’heure et quelques du spectacle pour exprimer différents états d’âme et surtout les moyens de les affronter ensemble, parfois désunies, ou de les partager entre toutes.
La pièce est déclinée dans un rythme lent et mesuré. Ces femmes évoluent dans un monde de ressenti mutuel qui prend le temps de s’exprimer et d’être accueilli. C’est la musique qui sert de puissant liant de l’ensemble psycho-émotionnel du spectacle, en appui à la cohérence visuelle des costumes, soit des robes de différentes teintes chromatiques liées au jaune-orangé-brun-ocre. La dite musique, toute vocale (sinon un drone électro préenregistré agissant comme coussin harmonique) et essentiellement tonale, est bien entendu interprétée par les chanteuses du groupe, qui agissent à la fois comme l’incarnation émotionnelle de chaque unité individuelle mais aussi comme coalescence de la relation de groupe. La partition de Camiolo est belle et semble progresser, du moins c’est l’impression que j’ai eue, selon une évolution chronologique historique.
Au tout début, les voix prennent une apparence collective de chœur grec, dans une expression de type modal qui évoque subtilement quelque chose de très ancien, peut-être archaïque. Plus loin, on entend quelque chose comme un air médiéval. Plus loin encore, ça se rapproche de la chanson folk ou populaire. Mais ce sont là des moments brefs, émergeant d’une trame plus ample et soutenue de longues lignes mélodiques qui ne déplairaient pas à plusieurs compositeurs ou compositrices actuels faisant dans le choral néo-mystique. À quelques reprises, les harmonies se resserrent, jusqu’à saturation et grincement rugueux. C’est dans ces moments, comme le soulignait le compositeur dans l’entrevue que j’ai réalisée avec lui et le chorégraphe à propos du spectacle (ENTREVUE À ÉCOUTER ICI) que les femmes de cette sororité symboliste semble s’éloigner les unes des autres et dissoudre leurs liens. La tactique est simple, mais efficace.
En fin de compte, Les Veilleuses est un regard assez juste et poétique sur la force, mais aussi sur les périls, d’une communauté féminine qui a, depuis des millénaires maintenant, dû se serrer les coudes devant l’adversité et se donner la main dans les épisodes lumineux.
Les Veilleuses est un spectacle beau et complet, complexe mais pas hermétique, et surtout parfaitement adapté à une large possibilité d’engagements : dans des festivals de danse comme de musique ou de propositions transdisciplinaires. Un lancement parfaitement adéquat pour la série Arts croisés de la salle Bourgie.
Les Veilleuses est une coproduction de Amour Amour, la Salle Bourgie, Chants Libres et Corpuscule Danse.
Arion Orchestre Baroque : Les larmes de Marie à la salle Bourgie
par Rédaction PAN M 360
L’on vous promet autant de larmes de bonheur que de tristesse, et parfois les deux à la fois, lors de ce programme qui a comme point focal le nom Marie. Marie comme la mère du Christ au pied de la croix dans l’émouvante cantate Il pianto di Maria de Giuseppe Battista Ferrandini. Mais aussi comme dans le prénom de trois compositrices d’exception du XVIIIe siècle qui ont laissé leur marque à l’opéra – Grimani, Walpurgis et Agnesi – cette dernière nous offrant également un concerto pour clavecin. Pour ce programme Arion accueille la contralto Anthea Pichanick qui vous ravira assurément, et la cheffe et claveciniste Marie van Rhijn, à la carrière florissante, que nous accueillons toutes les deux pour la première fois à Montréal.
You are promised as many tears of joy as of sorrow, and sometimes both at once, in this program centered around the name Marie. Marie, as in the Mother of Christ at the foot of the cross in Giuseppe Battista Ferrandini’s moving cantata Il pianto di Maria. But also Marie as in the first name of three exceptional 18th-century women composers who left their mark on opera – Grimani, Walpurgis, and Agnesi – the latter also offering us a harpsichord concerto. For this program, Arion welcomes contralto Anthea Pichanick, who is sure to delight you, and conductor and harpsichordist Marie van Rhijn, whose flourishing career brings her to Montréal for the first time, along with Pichanick.
Programme/program
Œuvres de/works by Maria Teresa Agnesi, Giovanni Battista Ferrandini, Maria Margherita Grimani, Antonio Vivaldi et Maria Antonia Walpurgis
Arion Orchestre Baroque : « Les Adieux » à la salle Bourgie
par Rédaction PAN M 360
Lumineuse tout autant que virtuose, la violoniste franco-arménienne Chouchane Siranossian, adepte de l’alpinisme, nous fera gravir les degrés du bonheur afin de faire goûter deux œuvres symphoniques contrastées et une rareté du répertoire concertant pour violon. D’un Mozart âgé de 9 ans l’on entendra une symphonie, présage de son génie, écrite lors de l’étape aux Pays-Bas de son Grand Tour européen avec son père et sa sœur. Puis de son aîné et futur ami Haydn, la toujours étonnante Symphonie « Les adieux », d’un artiste au sommet de son art d’où il ne redescendra jamais, qui y passe un message peu subtil à son patron le prince Esterházy sur le congé auquel aspirent les musiciens de son orchestre. Entre ces deux œuvres, un brillant concerto pour violon sera l’occasion de découvrir le violoniste et compositeur allemand Andreas Romberg, admirateur de Mozart comme de Haydn et qui côtoya Beethoven.
Radiant as well as virtuosic, the French-Armenian violinist Chouchane Siranossian, an avid mountaineer, will lead us up the slopes of happiness through two contrasting symphonic works and a rarely heard concerto from the violin repertoire. From a nine-year-old Mozart we will hear a symphony foreshadowing his genius, written during the Dutch stopover of his European Grand Tour with his father and sister. Then comes the ever-surprising “Farewell” Symphony by his elder and future friend Haydn, a masterwork from an artist at the height of his powers, never to descend again, in which he delivers a none-too-subtle message to his patron Prince Esterházy about the leave so earnestly desired by his orchestra’s musicians. Between these two works, a brilliant violin concerto will offer the chance to discover the German violinist and composer Andreas Romberg, an admirer of both Mozart and Haydn, and a contemporary who once crossed paths with Beethoven.
Programme
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) Symphonie n° 5 en si b majeur, K. 22 Andreas Romberg (1767-1821) Concerto pour violon n° 7 en la majeur, SteR 47 Franz Joseph Haydn (1732-1809) Symphonie n° 45 en fa # mineur (« les Adieux ») Hob. I: 45
Program
Wolfgang Amadeus Mozart (1756–1791) Symphony No. 5 in B-flat major, K. 22 Andreas Romberg (1767–1821) Violin Concerto No. 7 in A major, SteR 47 Franz Joseph Haydn (1732–1809) Symphony No. 45 in F-sharp minor “Farewell” Hob. I:45