blues-rock / R&B

Festival International de Jazz de Montréal : Taj Mahal et Phantom Blues Band à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Taj est une figure musicale imposante, une légende qui a transcendé le blues non pas en le laissant derrière lui, mais en révélant son magnifique champ d’application. En remontant ses origines jusqu’au sud des États-Unis, aux Caraïbes, en Afrique et ailleurs, il a créé des sons entièrement nouveaux.
Taj Mahal n’attend pas la permission. Si un son l’intrigue, il se met en tête de le reproduire. Si ses origines le mystifient, il part à leur recherche. Si des règles se dressent sur son chemin, il les enfreint sans vergogne. Pour Taj, les conventions n’ont aucune importance, mais les traditions sont sacrées. Il a fait progresser la musique et la culture, tout en gardant un regard affectueux sur le passé. Il souhaite simplement pouvoir créer la musique qu’il entend, et c’est ce qu’il fait.
Artiste brillant doté d’un esprit de musicologue, il a exploré et sublimé les racines de ces sons tant appréciés avec un dévouement et un talent sans limites. Il est impossible de quantifier l’importance de Taj, mais les gens essaient quand même.

Taj is a towering musical figure — a legend who transcended the blues not by leaving them behind, but by revealing their magnificent scope. As he traced origins to the American South, the Caribbean, Africa, and elsewhere, he created entirely new sounds.
Taj Mahal doesn’t wait for permission. If a sound intrigues him, he sets out to make it. If origins mystify him, he moves to trace them. If rules get in his way, he unapologetically breaks them. To Taj, convention means nothing, but traditions are holy. He has pushed music and culture forward, all while looking lovingly back. He just want to be able to make the music that he’s hearing come to him — and that’s what he does.
A brilliant artist with a musicologist’s mind, he has pursued and elevated the roots of beloved sounds with boundless devotion and skill. Quantifying Taj’s significance is impossible, but people try anyway.

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classique / classique moderne / Piano

Hania Rani – Non Fiction : Piano Concerto in Four Movements au Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Hania Rani est une compositrice et pianiste polonaise plusieurs fois récompensée qui évolue avec aisance entre les univers de la musique classique et expérimentale. Connue pour une série d’albums remarquables et en constante évolution — Esja, Home et Ghosts — elle a aussi composé pour le cinéma, le théâtre et la télévision.
Non Fiction est le premier concerto pour piano et la première pièce symphonique de Rani, composée en partie en réponse à la découverte en 2020 des compositions d’une jeune prodige de la musique, Josima Feldschuh, écrites pendant les horreurs de la Seconde Guerre mondiale dans le ghetto de Varsovie. Émue par l’histoire de cette jeune fille, elle a choisi de l’examiner à travers le prisme des horreurs modernes : l’invasion de l’Ukraine et le génocide à Gaza, et la façon dont nous pouvons les « observer » et les « entendre » de près grâce aux médias modernes. Ce faisant, Rani examine la coexistence constante de l’harmonie et du désordre, créant une métaphore sonore de la survie de l’esprit humain face à la violence, et utilise la valeur émotionnelle du son pour rendre ces conflits quelque peu lointains plus accessibles à notre sensibilité humaine.
S’appuyant sur la formation classique de Rani et son admiration pour la musique expérimentale et improvisée, juxtaposant symboliquement une musique précisément orchestrée à la beauté de l’élan, Non Fiction est un chef-d’œuvre moderne : révélateur, puissant, émouvant et profond. 
Pour cette première mondiale, Rani est accompagnée du Manchester Collective, un orchestre de 45 musiciens dirigé par le violoniste Rakhi Singh, avec la participation exceptionnelle du saxophoniste Jack Wyllie (Portico Quartet) et de la batteuse Valentina Magaletti, sous la direction de Hugh Brunt (London Contemporary Orchestra).
Pour le premier set, Rani présentera une sélection de ses compositions instrumentales contemporaines pour le cinéma et le théâtre, ainsi que de nouvelles compositions arrangées pour un petit ensemble.  

Hania Rani is a Polish multi-award winning composer and pianist who moves effortlessly between the worlds of classical and experimental music. Best known for a series of remarkable, ever evolving albums — Esja, Home and Ghosts — she also has written for film, theatre and television.
Non Fiction is Rani’s first piano concerto and symphonic piece composed partially in response to the discovery in 2020 of the compositions of a young music prodigy, Josima Feldschuh, written during the horrors of World War II in the Warsaw Ghetto. Moved by the girl’s story she choose to examine it through the lens of modern horrors: the invasion of Ukraine and genocide in Gaza, and how closely we can ‘observe’ and ‘hear’ them through modern media. In doing this Rani examines the constant coexistence of harmony and disorder creating a sonic metaphor for the survival of the human spirit when faced by the violence and uses the emotional value of sound to make these somehow distant conflicts more relatable to us on a human level. 
Drawing on Rani’s classical background, and her admiration for experimental and improvised music, symbolically juxtaposing precisely scored music with the beauty of momentum Non Fiction is a modern masterwork: revelatory, powerful, emotional and profound. 
In this world premier Rani is joined by the Manchester Collective assembled as a 45-piece orchestra, led by violinist Rakhi Singh and guest performances saxophonist Jack Wyllie (Portico Quartet) and drummer Valentina Magaletti and conducted by Hugh Brunt (London Contemporary Orchestra). 
For the opening set Rani will present a selection of her contemporary instrumental music for film and theatre alongside new music arranged for a small ensemble. 

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classique occidental / jazz / musique traditionnelle juive

FIJM | Avishai Cohen symphonique : magie totale

par Frédéric Cardin

Dire que j’ai failli rater ce concert! À cause d’une erreur de ma part, mon nom n’avait pas été  inscrit sur la liste des billets de presse pour Avishai Cohen symphonique. Malheur! Je m’étais résigné à cette malédiction quand un ange des communications Roy Turner (salut Flavie!!), associées au Festival, m’écrit pour me dire qu’un dernier exemplaire avait été trouvé pour moi. Un des plus beaux rattrapages de l’année et dont je me rappellerai, car ce concert du contrebassiste israélien, avec son trio et un orchestre monté pour l’occasion, était magnifique. 

C’est un concert qui existe déjà depuis plusieurs années et que l’artiste tourne de temps en temps. Montréal a eu raison de l’importer pour une soirée à la Maison symphonique. La salle était pleine et le public a été bercé magiquement, comme dans un landau de velours, pendant près d’une heure et demie. Des chansons traditionnelles juives (ladinos, provenant des Juifs séfarades de l’Espagne médiévale), des compositions personnelles bien sûr et quelques standards bien tournés ont été savamment interprétés grâce à des arrangements riches en contre-mélodies et en épanouissements harmoniques du matériau de base. 

Aucune roue n’a été réinventée, mais la magnificence du jeu orchestral et les quelques envolées improvisatoires raffinées de Cohen et ses compagnons, bien encadrées car un bateau symphonique est difficile à manoeuvrer dans la spontanéité, ont comblé les oreilles et le coeur de votre humble serviteur. 

Presque pièce pour pièce, le programme était le même que celui donné ailleurs (voir le concert à la Philharmonie de Paris en 2016, ci-bas), et que l’on peut entendre aussi sur l’album Two Roses sorti en 2021 avec l’orchestre de Gothenburg en Suède. Le rappel final, et unique, de Montréal était un Nature Boy d’une rare tendresse. Le sort venait d’être jeté pour de bon, nous allions sortir de l’illustre salle envoûtés pour longtemps. 

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musique de film / orchestre

OM : Le monde symphonique du cinéma anglais à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

D’Hercule Poirot à Harry Potter, ce concert redonne vie aux personnages anglais qui ont inspiré les plus grandes musiques de film.
Les trames sonores les plus marquantes sont celles qui peuvent vivre par elles-mêmes, sans même avoir besoin du soutien d’une image. Elles prennent vie, deviennent un personnage essentiel du film qu’elles accompagnent, nous replongent directement dans une scène qui nous a marqués.
On y redécouvre les tragédies indémodables de Shakespeare, le thème sinueux de Harry Potter composé par John Williams, les romances de Jane Austen et les aventures de James Bond.

From Hercule Poirot to Harry Potter, this concert brings to life the iconic British characters who inspired some of the greatest film scores.
The most powerful soundtracks can stand alone without any visual support. They come alive, becoming characters in their own right, and hearing a few bars can instantly transport us back to a favourite scene.
Experience timeless Shakespearean tragedies, the world of Harry Potter through John Williams’s evocative theme, the romance of Jane Austen and the high-stakes world of James Bond.

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hommage / jazz

Festival International de Jazz de Montréal | Gala du centenaire d’Oscar Peterson – Canadiana Suite à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Gala du centenaire d’Oscar Peterson : Canadiana Suite, avec l’Oscar Peterson Centennial Quartet et Jazz Orchestra sous la direction de John Clayton.
Dans le même édifice où le grand Oscar Peterson a donné son dernier concert inoubliable à Montréal, 21 ans plus tard, le Festival International de Jazz de Montréal et les coproducteurs Jim Doxas et Céline Peterson commémoreront fièrement le 100e anniversaire de Peterson avec une soirée de musique célébrant la carrière de près de sept décennies de l’un des trésors nationaux les plus aimés du Canada.
L’Oscar Peterson Centennial Quartet – Robi Botos, Mike Downes, Jocelyn Gould et Jim Doxas – ouvrira la soirée avec des sélections tirées du vaste catalogue de musique originale de Peterson, ainsi que quelques standards de jazz que les fans d’OP écoutent depuis des décennies. Après cette prestation, l’OPCQ sera rejoint par l’Oscar Peterson Centennial Jazz Orchestra et son directeur invité spécial, le bassiste, compositeur, arrangeur et chef d’orchestre John Clayton, lauréat d’un GRAMMY. La Maison symphonique sera ensuite remplie des sons de la bien-aimée Canadiana Suite de Peterson (arrangée par John Clayton), qui célèbre elle-même son 60e anniversaire cette année.
La soirée se terminera par un concert final très spécial et la remise du prix Oscar Peterson de cette année par Céline Peterson et un invité surprise.

Oscar Peterson Centennial Gala: Canadiana Suite, featuring the Oscar Peterson Centennial Quartet & Jazz Orchestra, directed by John Clayton.
In the same building where the great Oscar Peterson performed his last unforgettable concert in Montreal, 21 years later, the Festival International de Jazz de Montréal and co-producers Jim Doxas and Céline Peterson will proudly commemorate the occasion of Peterson’s 100th birthday with a full evening of music celebrating the nearly 7-decade career of one of Canada’s most beloved national treasures.
Featuring a performance from the Oscar Peterson Centennial Quartet — Robi Botos, Mike Downes, Jocelyn Gould, and Jim Doxas — the evening will open with selections from Peterson’s extensive catalogue of original music as well as a few of the jazz standards that OP fans have been listening to for decades. Following this performance, the OPCQ will be joined by the Oscar Peterson Centennial Jazz Orchestra and very special guest director, GRAMMY Award-winning bassist, composer, arranger, and bandleader John Clayton. Maison symphonique will then be filled with the sounds of Peterson’s beloved Canadiana Suite (arr. John Clayton), which itself is celebrating its 60th anniversary this year.
The evening will conclude with a very special finale performance and the presentation of this year’s Oscar Peterson Award from Céline Peterson and a surprise guest.

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jazz / post-bop

Festival International de Jazz de Montréal : Avishai Cohen Trio with symphony orchestra à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Un spectacle mettant en scène le dynamique trio d’Avishai Cohen — contrebasse, batterie et piano —, enrichi par l’intégration sophistiquée et légitime d’un orchestre symphonique qui ajoutera une dimension additionnelle à sa sonorité distinctive.
Vous pourrez entendre des compositions de jazz contemporain et de musique du monde, des chansons traditionnelles hébraïques et ladino orchestrées, ainsi que des œuvres classiques, le tout, avec des arrangements qui couvrent des configurations pour solo, trio et orchestre complet.
Le résultat sera une expérience musicale exaltante, à la fois intime et percutante. Laissez-vous emporter par la beauté de la musique et perdez-vous dans le monde qu’Avishai Cohen et tous les musiciens ont créé pour vous.

A performance featuring the dynamic core trio of Avishai Cohen — double bass, drums, and piano — enhanced by the sophisticated, legitimate integration of a symphonic orchestra that lends an added dimension to their distinctive sound.
You will hear contemporary jazz and world music compositions, orchestrated traditional Hebrew-Ladino songs, as well as classical works — with all arrangements covering configurations for solo, trio, and full orchestra.
The result is an exhilarating musical experience, intimate yet with high impact! Let yourself be carried away by the beauty of the music and lose yourself in the world that Avishai Cohen and all the musicians have created for you.

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classique / Piano

Virée classique : Mozart et Elgar – métaphores amoureuses à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Avec sa technique impressionnante, l’originalité et la profondeur de ses interprétations, Martin Helmchen est l’un des pianistes les plus demandés sur la scène internationale. Écoutez-le dans le 24e Concerto de Mozart, une œuvre intense et passionnée. Quant à Beth Taylor, elle vous séduira avec sa voix profonde et émouvante, mettant en valeur toute la poésie de Sea Pictures d’Elgar.

His impressive technique and the originality and depth of his interpretations make Martin Helmchen one of the most sought-after pianists on the international stage. Hear him in Mozart’s intense and passionate 24th Piano Concerto. Then, let yourself be captivated by the rich and moving voice of Beth Taylor, who brings out all the wonderful poetry of Elgar’s Sea Pictures.

Programme

Wolfgang Amadeus Mozart, Concerto pour piano no 24, K. 491
Edward Elgar, Sea Pictures

Program

Wolfgang Amadeus Mozart, Piano Concerto no. 24, K. 491
Edward Elgar, Sea Pictures

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classique / période romantique

Virée classique : La Symphonie « Pastorale » de Beethoven à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

La Symphonie «Pastorale» invite à une immersion poétique dans la nature, capturant les sensations d’une promenade à la campagne. Surtout connu pour ses musiques de film et ses chansons, Theodorakis est également un compositeur grec prolifique de musique symphonique. Découvrez son attrayante Sinfonietta dans laquelle le piano et la flûte dialoguent avec élégance et entrain.

The “Pastoral” Symphony invites the listener to a poetic immersion in nature by vividly conveying the sensations of a countryside stroll. Best known for his film scores and songs, the Greek composer Theodorakis was also a prolific creator of symphonic music. Discover his alluring Sinfonietta, an elegant and spirited dialogue between the flute and the piano.

Programme

Míkis Theodorakis, Sinfonietta pour flûte, piano et orchestre à cordes
Ludwig van Beethoven, Symphonie no 6 « Pastorale »

Program

Míkis Theodorakis, Sinfonietta for Flute, Piano, and String Orchestra
Ludwig van Beethoven, Symphony no. 6 “Pastoral”

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classique / post-romantique

Virée classique : Le carnaval des animaux à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

L’Ensemble Obiora, sous la direction de Rafael Payare, vous invite à vivre un moment musical plein de surprises. De l’entrainante Irish Dance Suite de Quin Mason à l’incontournable Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns, plongez dans le monde fabuleux de nos deux compositeurs du jour et laissez-vous surprendre à rêver, rire et même danser? Une chose est sure : ce programme saura ravir, les petites comme les grandes oreilles!

The Ensemble Obiora conducted by Rafael Payare offers you a surprise-filled musical experience. With Quinn Mason’s rousing Irish Dance Suite and Camille Saint-Saëns’ beloved classic Carnaval des animaux, delve into the fabled world of our two composers du jour and surprise yourself as you dream, laugh, perhaps even dance! One thing is certain: this program is music to the ears of all ages!

Programme/program

Quinn Mason, Irish Dance Suite
Camille Saint-Saëns, Carnaval des animaux [The Carnival of the Animals]

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classique / post-romantique

Virée classique : Les mythiques Planètes de Holst à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

En route pour un périple musical à travers le cosmos avec Les planètes de Holst! De l’énergie explosive de Mars aux sonorités mystérieuses de Neptune, découvrez les planètes du système solaire sublimées par une orchestration riche et contrastée. Une œuvre iconique qui a inspiré plus d’un compositeur de musiques de film, dont John Williams pour Star Wars !

Embark on a grand tour of the cosmos with The Planets by Holst! From the explosive energy of “Mars” to the mysterious tones of “Neptune”, discover the solar system’s planets magnified by rich and contrasting orchestrations. A legendary work that has inspired several film scores, including John Williams’ Star Wars!

Programme/program

Gustav Holst, Les planètes/The Planets

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chant lyrique / classique occidental

Fleuranne Brockway, grande lauréate de Voix 2025 au CMIM

par Alexandre Villemaire

Ils étaient 348 à avoir appliqué l’automne dernier. De ce nombre, 24 concurrents ont été sélectionnés pour au terme de 11 jours d’épreuves vocales, pour n’être que dix demi-finalistes, puis cinq à tenter de rafler les grands honneurs. Devant un parterre à la Maison symphonique bien remplie, c’est la mezzo-soprano australienne, originaire de Perth, Fleuranne Brokcway qui a remporté les grands honneurs de l’édition Voix 2025 du Concours musical international de Montréal.

Après avoir débuté son épreuve avec l’air « Près des remparts de Séville » extrait de l’opéra Carmen de Bizet, qui avait commencé avec un léger grain dans la voix, c’est surtout dans sa musicalité et sa forte présence scénique que la jeune chanteuse originaire de Perth s’est illustrée. L’air des lettres de Werther de Massenet a été dressé tout en finesse et avec émotion alors que l’air de Roméo « Se Romeo t’uccise un figlio » tiré de l’opéra bel cantiste I Capuleti e Montecchi a mis en évidence l’étendu de son registre avec des graves appuyés et des aigus agiles et lyriques, comme en témoignent la cavatine concluant l’air. D’une valeur de plus de 75 000$, le 1er prix comprend un montant en argent de 30 000 $ offert en partenariat avec la Ville de Montréal, une bourse de développement de carrière Joseph-Rouleau d’une valeur de 40 000 $ offerte en partenariat avec la Fondation Azrieli; le Prix Aria de l’Opéra de Montréal d’une valeur de 5 000 $ offert en partenariat avec l’Opéra de Montréal et le Prix de l’Opéra de Montréal, soit un engagement pour un rôle dans un opéra dans la programmation subséquente de l’Opéra de Montréal.

Fortement ovationné, à la fois pour son programme audacieux et son timbre puissant, le seul ténor de cette finale, le Sud-Coréen Junho Hwang a entre autres livré l’air de Rodolfo de La bohème « Che geliba manina » avec un caractère incarné et un impressionnant contre-ut ainsi que l’air « Il était une fois à la cour d’Eisenach » fameux numéro des Contes d’Hoffmann plein d’espièglerie. Il s’est mérité la deuxième prix Pierre-Péladeau et Raymonde-Chopin d’une valeur de 25 000 $, comprenant un Prix en argent de 15 000 $ offert en partenariat avec Québecor et une bourse de développement de carrière Joseph-Rouleau d’une valeur de 10 000 $ offerte en partenariat avec la Fondation Azrieli.

Theodore Platt, baryton originaire du Royaume-Uni s’est quant a lui vu décerné le troisième prix comprenant un montant en argent de 10 000 $ offert en partenariat avec Stingray Classica et une bourse de développement de carrière Joseph-Rouleau d’une valeur de 10 000 $ offert en partenariat avec la Fondation Azrieli, pour un total de 20 000$.

Notons que Platt a été celui chez qui on pouvait déceler et un programme conçu de manière organique. Après « O vin dissipe la tristesse » du Hamlet d’Ambroise Thomas, il a enchainé avec une œuvre pour orchestre «  Ich atmet’einen linden Duft » extrait du cycle Rückert-Lieder de Gustav Mahler. Cette délicate mélodie a offert un moment de plénitude et de calme avant d’interpréter la très exigeante chanson d’amour « Ja vas lyublyu » (Je t’aime) extrait de l’opéra Pique Dame de Tchaïkovski. 

Comparable à Fleuranne Brockway  en termes de présence scénique, la soprano russe Julia Muzychenko-Greenhalgh, à offert un programme avec des traits virtuoses qui mettaient en valeur son agilité vocale, notamment dans l’air de Marfa « Ivan Sergeich, khochesh’, v sad poydyom? » tirée de La Fiancée du Tsar de Rimski-Korsakov ou encore le fameux Sempre Libera de La traviata de Verdi. Elle s’est cependant battue à un certain moment, surtout dans les passages le plus aigus, avec une certaine tension dans la voix. Ceci ne l’ a pas empêché de bien performer, mais a certainement freiné son potentiel expressif. Yewon Han de la Corée-du-Sud c’est quant à elle illustré dans une fine exécution de « Chacun le sait, chacun le dit » de La Fille du régiment de Donizetti, « Una voce poco fa » d’Il barbiere di Siviglia Rossini et « Ah! non credea mirarti » de La sonnambula de Bellini.

Malgré des performances honorables, les deux sopranos n’ont pas été retenus au classement final. Elles ont chacune reçu une bourse de 3000$.

Parmi les prix spéciaux à avoir été remis lors de cette soirée, la soprano française Fanny Soyer s’est vue octroyé le Prix du public ICI Musique d’une valeur de 5000$ ainsi que le Prix de la Résidence UdeM-McGill en piano -art vocal d’une valeur de 7500$. Avec ce prix, la jeune chanteuse sera amenée à travailler avec six jeunes étudiant·es de ce programme en accompagnement d’art vocal, en plus de présenter un récital dans le cadre de la résidence.

La soprano canadienne Arianne Cossette s’est quant à elle vu remettre le Prix André-Bourbeau de la meilleure artiste canadienne d’une valeur de 5 000 $ ainsi que le Prix de l’Observatoire québécois d’art lyrique d’une valeur de 1 000 $.

Le jury international.qui a évalué les performances de chacun est chacune des concurrents·es durant ces onze jours de concours était composé de membres reconnus mondialement pour leur expertise et leur expérience : Harolyn Blackwell, Iain Burnside, Étienne Dupuis, Anthony Freud, Roberto Mauro, Christina Scheppelmann et Delores Ziegler. Il était présidé par la soprano canadienne Adrianne Pieczonka.

Après une édition Voix 2025 haute en couleur, l’invitation est déjà lancée par le dynamique duo qu’est Chantal Poulin et Shira Gilbert, respectivement directrice générale et directrice artistique du CMIM, pour la prochaine édition 2026 qui sera dédiée au violon. La semaine du 27 mai au 4 juin 2026 est, assurément, déjà inscrite à notre agenda.

crédit photo : Tam Photography

chanson keb franco / folk orchestral

Émile Proulx-Cloutier symphonique à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

L’univers musical d’Émile Proulx-Cloutier, aux textes foisonnants et aux musiques envoûtantes, adapté en version symphonique le temps d’une supplémentaire à Montréal!
Une soirée à la Maison symphonique qui s’annonce aussi prodigieuse qu’excitante, alors qu’Émile sera magnifiquement accompagné de l’Orchestre de l’Agora, dirigé par le chef Julien Proulx.

The musical world of Émile Proulx-Cloutier, overflowing with rich lyrics and captivating melodies, comes to life in a symphonic adaptation for a special encore performance in Montreal!
An evening at the Maison symphonique that promises to be as prodigious as it is thrilling, with Émile brilliantly accompanied by the Orchestre de l’Agora under the baton of conductor Julien Proulx.

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Ce contenu provient du Quartier des spectacles et est adapté par PAN M 360

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