dream pop / électro-pop / pop symphonique

Ghostly Kisses et l’Orchestre FILMharmonique à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Éthéré, intime et profondément émouvant : l’univers dream-pop de Ghostly Kisses prend une tout autre ampleur avec l’Orchestre FILMharmonique, sous la direction de Francis Choinière Issu d’un univers délicat où la sensibilité règne, Ghostly Kisses – projet musical de la chanteuse et violoniste québécoise Margaux Sauvé et du compositeur et réalisateur québécois Louis-Étienne Santais – s’est d’abord fait remarquer avec des EPs empreints d’onirisme, dont The City Holds My Heart et Alone Together. Avec leur premier album Heaven, Wait paru en 2022, puis Darkroom en 2024, le duo a su toucher un public international grâce à une écriture introspective et à une esthétique à la fois électro-pop et profondément organique. Un pont entre l’intime et l’immense – voici la musique de Ghostly Kisses comme vous ne l’avez jamais entendue : immersive, lumineuse et inoubliable.

Ethereal, intimate, and achingly beautiful: Ghostly Kisses’ dream-pop universe takes on a breathtaking new dimension with the FILMharmonique Orchestra, under the baton of Francis Choinière. Born from a world where sensitivity reigns, Ghostly Kisses – the musical project of Québec singer and violinist Margaux Sauvé and composer and producer Louis-Étienne Santais – first drew attention with a series of dreamy EPs, including The City Holds My Heart and Alone Together. With their debut album Heaven, Wait released in 2022, followed by Darkroom in 2024, the duo has reached an international audience thanks to introspective songwriting and an aesthetic that blends electro-pop textures with a deeply organic, emotional core. A bridge between the intimate and the immense – this is Ghostly Kisses as you’ve never heard them before: immersive, luminous, and utterly unforgettable.

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classique / espagnol

OSM : Lalo et Debussy – éclats ibériques

par Rédaction PAN M 360

Un souffle hispanique traverse ce concert, un fil incandescent reliant nature, mythe et fascination pour l’ailleurs. La Symphonie n° 4 de Jimmy López, inspirée par l’éclipse solaire de 2024, traduit en musique la puissance primitive des phénomènes célestes : tremblements de lumière, ombres mouvantes, vertige du monde suspendu. Cette aura ensorcelante se prolonge dans la Danse mystique de Charlotte Sohy, où la nature devient rituel, éclat, enchantement. Dans ce décor surgit l’Espagne rêvée : celle, chatoyante, de Debussy dans Ibéria, et celle, hybride et singulière, de Lalo dans la Symphonie espagnole. Ni tout à fait concerto, ni tout à fait symphonie, cette œuvre mêle noblesse germanique, accents andalous et sensualité violonistique – un écrin idéal pour Kerson Leong, dont la sonorité magnifie chaque contour. Un programme où l’imaginaire s’embrase sous le soleil d’une Espagne mythifiée.

A hyspanic breath runs through this concert—a glowing thread linking nature, myth, and a fascination with the elsewhere. Jimmy López’s Symphony no. 4, inspired by the 2024 solar eclipse, translates the primal power of celestial phenomena into music: tremors of light, shifting shadows, the vertigo of a suspended world. That spellbinding aura continues in Charlotte Sohy’s Danse mystique, where nature becomes ritual, brilliance, enchantment. Then emerges an imagined Spain: the shimmering one of Debussy in Ibéria, and the singular, hybrid vision of Lalo in his Symphonie espagnole. Neither quite a concerto nor a symphony, this work blends Germanic nobility, Andalusian accents, and violinistic sensuality—an ideal setting for Kerson Leong, whose sound magnifies every contour. A program where imagination blazes under the sun of a mythic Spain.

Programme

Jimmy López, Symphonie nᵒ 4/Symphony no. 4, Eclipse, First Contact (16 min)
Édouard Lalo, Symphonie espagnole, op. 21 (33 min)
Charlotte Sohy, Danse mystique, op. 19 (13 min)
Claude Debussy, Ibéria, CD 118; L. 122 (20 min)

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classique / période moderne

OM : Classiques de Mozart à Stravinsky à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Que devient l’esprit du classicisme viennois lorsqu’il se réinvente? Ce programme en explore l’héritage et les métamorphoses. Mozart signe l’une de ses pages les plus lumineuses avec le Concerto pour piano n° 17, sublimé par la sensibilité de Louis Lortie, figure emblématique du piano au Québec. Haydn, dans sa Symphonie n° 44 « Funèbre », plonge quant à lui dans une gravité saisissante, révélant toute la profondeur de son langage. Dans Pulcinella, Stravinsky transforme des échos baroques en un ballet néoclassique pétillant qui s’illumine de fantaisie sous la direction de Louis Langrée. Schnittke joue avec les ombres du passé dans Moz-Art à la Haydn, mêlant fragments, citations et clins d’œil dans une partition inventive.

What becomes of the Viennese classical spirit when it reinvents itself? This program explores its legacy and transformations. Mozart’s Piano Concerto No. 17 shines as one of his most luminous works, brought to life by Louis Lortie, a Quebec piano icon. Haydn’s “Funeral” Symphony No. 44 plunges into striking gravity, revealing the depth of his musical language. Stravinsky’s Pulcinella transforms Baroque echoes into a sparkling neoclassical ballet, delightfully conducted by Louis Langrée. Schnittke plays with shadows of the past in Moz-Art à la Haydn, blending fragments, quotations and witty allusions in an inventive composition.

Programme

SCHNITTKE, Moz-Art à la Haydn
MOZART, Concerto pour piano n° 17, K 453
HAYDN, Symphonie n° 44 « Funèbre »
STRAVINSKY, Pulcinella (suite)

Program

SCHNITTKE, Moz-Art à la Haydn
MOZART, Piano Concerto No. 17, K 453
HAYDN, Symphony No. 44 « Mourning »
STRAVINSKY, Pulcinella (suite)

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classique / période romantique

OM : Der Rosenkavalier à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

L’amour peut‑il survivre à l’inévitable passage du temps ? Après plus de trente ans d’absence à Montréal, le chef-d’œuvre opératique de Richard Strauss, Le Chevalier à la rose (Der Rosenkavalier), revient en version concert dans une coproduction de l’Opéra de Montréal et de l’Orchestre Métropolitain. Nostalgique des valses viennoises autant que des comédies mozartiennes, Strauss déploie une musique dont l’élégance et l’expressivité ne cessent d’envoûter. Yannick Nézet-Séguin rassemble ici une distribution d’exception pour en faire un véritable événement générationnel. Diana Damrau incarne une Maréchale bouleversante de profondeur. Emily D’Angelo prête à Octavian la fougue de la jeunesse. Erin Morley anime Sophie d’une grâce cristalline, tandis que Peter Rose campe un Baron Ochs truculent. Tous ont triomphé dans ces rôles sur les plus grandes scènes du monde, de New York à Milan, et leurs noms sont désormais indissociables de ces rôles mythiques. Plusieurs autres grandes voix canadiennes et internationales se joindront à ces solistes. Rarement une distribution n’aura semblé aussi idéale !

Can love withstand the inevitable passage of time? Absent from Montreal stages for more than thirty years, Richard Strauss’s operatic masterpiece Der Rosenkavalier returns in a concert version co-produced with the Opéra de Montréal and the Orchestre Métropolitain. Nostalgic for Viennese waltzes as well as for Mozartian comedy, Strauss unfolds music of elegance and emotional richness that continues to captivate audiences. Yannick Nézet‑Séguin brings together an exceptional cast to create a true generational event. Diana Damrau embodies a Marschallin of remarkable depth. Emily D’Angelo lends Octavian the ardor of youth. Erin Morley gives Sophie a crystalline grace, while Peter Rose portrays a delightfully boisterous Baron Ochs. All have triumphed in these roles on the world’s greatest stages, from New York to Milan, and their names have become inseparable from these iconic characters. Several other great Canadian and international voices will join these soloists. Rarely has a cast seemed so ideal!

Programme/program

STRAUSS, Der Rosenkavalier

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Piano / post-romantique / swing

OSM : Marc-André Hamelin retrouve Gershwin

par Rédaction PAN M 360

Énergie, éclat et rythme : la danse est au cœur de ce programme électrisant qui nous plonge dans les ruelles animées de New York. Avec Coincident Dances, la compositrice Jessie Montgomery tisse un kaléidoscope urbain inspiré des rues de New York entre jazz, funk et musique classique. De son côté, Gershwin puise dans les clubs de jazz la matière d’un Concerto en fa qui fusionne le swing et l’élégance classique, résonnant avec panache sous les doigts de Marc-André Hamelin. S’échappant du tumulte de la ville, sur Long Island, Rachmaninov écrit ses Danses symphoniques, dernier éclat d’un romantisme en exil, empreintes de nostalgie et de grandeur. Sous la direction de Gemma New, l’OSM nous entraîne dans un voyage imaginaire à travers la ville qui ne dort jamais – tour à tour électrique, rêveuse et infiniment vivante.

Energy, brilliance, and rhythm: dance is at the heart of this electrifying program that plunges us into the bustling streets of New York. With Coincident Dances, composer Jessie Montgomery weaves an urban kaleidoscope inspired by the city’s streets, blending jazz, funk, and classical music. Gershwin, for his part, draws on jazz clubs for his Concerto in F, fusing swing with classical elegance—resonating with panache under the fingers of Marc-André Hamelin. Escaping the city’s tumult on Long Island, Rachmaninoff writes his Symphonic Dances, the last spark of an exiled Romanticism, steeped in nostalgia and grandeur. Under Gemma New’s direction, the OSM takes us on an imaginary journey through the city that never sleeps—by turns electric, dreamy, and endlessly alive.

Programme

Jessie Montgomery, Coincident Dances
George Gershwin, Concerto pour piano en fa majeur
Sergueï Rachmaninov, Danses symphoniques, op. 45

Program

Jessie Montgomery, Coincident Dances
George Gershwin, Piano Concero in F major
Sergei Rachmaninoff, Symphonic Dances, op. 45

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arabe / classique

OSM : Voyage musical avec Joseph Tawadros

par Rédaction PAN M 360

Après un accueil triomphal lors du concert d’été de la Virée classique 2024, le talentueux oudiste Joseph Tawadros fait son grand retour à l’OSM pour deux concerts exceptionnels. Il interprétera une œuvre vibrante inspirée des maqams, modes mélodiques du Moyen-Orient, offrant une expérience musicale riche en couleurs et en énergie. Cette pièce explosive se mêle parfaitement à l’intensité rythmique de la Symphonie n° 7 de Beethoven et promet une soirée unique au rythme effervescent.

Following his enthusiastic reception at the 2024 Virée classique summer concert, the talented oud player Joseph Tawadros makes his grand return to the OSM for two extraordinary concerts. He will be performing a dynamic piece inspired by the melodic modes of the Middle East, known as maqams, offering a vibrant and energetic musical experience. This powerful composition pairs seamlessly with the rhythmic drive of Beethoven’s Symphony No. 7, promising an evening filled with electrifying rhythms.

Programme

Maurice Ravel, Shéhérazade, Ouverture de féerie
Joseph Tawadros, Concerto for oud (25 min) (orch. Jessica Wells)
Ludwig van Beethoven, Symphonie no 7, op. 92 (36 min)

Program

Maurice Ravel, Shéhérazade, ouverture de féerie  (14 min)
Joseph Tawadros, Concerto for Oud (25 min) (orch. Jessica Wells)
Ludwig van Beethoven, Symphony No. 7, Op. 92 (36 min)

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classique

Ainsi ont parlé le trombone et le violoncelle

par Alexis Desrosiers-Michaud

Cette semaine à l’OSM, il n’y a pas un, mais bien deux concertos, avec deux solistes maison; le tromboniste James Box dans le Concerto « Yericho » de Samy Moussa et le violoncelliste Brian Manker dans Schelomo: Rhapsodie hébraïque d’Ernest Bloch. 
Le concerto de Moussa tient son nom de la ville de Jéricho, qui, selon le récit biblique, fut encerclée par Israël avant de tomber en une semaine. C’est une œuvre intense du début à la fin, qui ne laisse aucun repos à son interprète. Fortement inspirée de la musique minimaliste et la présence d’un orgue, la terreur se ressent dès les premières minutes de l’œuvre, avec un motif de deux notes descendantes (le contraire de Jaws) répété maintes fois sonne l’alarme, et dont le soliste sera le dernier à le jouer. S’en suit une série de séquences virtuoses tant pour l’orchestre que le soliste, qui mènera à des climax rappelant Chostakovitch avec l’abondante percussion et les cordes dans l’extrême aigu, notamment. James Box a livré une performance exceptionnelle alliant son puissant, registre très déployé et une coordination sans faille. Yericho tiendra le public en haleine jusqu’à la toute fin, qui se lèvera d’un bond pour féliciter orchestre, soliste et compositeur.

C’est d’une tout autre manière que Brian Manker se démarquera par la suite. Interprétant le Roi Salomon, ses proclamations musicales et son phrasé sont impeccables, si bien que l’orchestre massif derrière lui ne l’enterre jamais. Tout comme son collègue, sa technique est mise à l’épreuve, mais, tel un roi, Manker ne flanche pas. À l’instar de Yericho, Schelomo est une œuvre ininterrompue et plus fluide. Les musiciens jouent le rôle des fidèles à merveille, scandant à tout rompre dès que le roi se tait. 
Si on peut y noter un lien religieux évident dans les deux concertos, la comparaison s’arrête ici. D’une part parce que ni Richard Strauss et Friedrich Nietzsche n’était pas de confession juive, et de seconde part, parce que l’ouverture du concert était celle de l’opéra Tannhaüser de Richard Wagner, antisémite notoire. Celle version était très bien réussie, grâce à la justesse des bois et à la dextérité et cordes, mais aussi au son majestueux des cuivres dans le thème final.

La pièce de résistance de ce long concert était le poème symphonique de Richard Strauss Also sprach Zarathustra. La première minute a beau être archi-connue, il faut encore pouvoir affronter les 32 autres, surtout après 1h30 de concert. Le test d’endurance a été relevé avec brio. On aurait pu s’attendre à un relâchement de la puissance et de précision, surtout chez des cors et des cordes sur-utilisés, mais ce n’est pas arrivé. Cette (autre) partition techniquement très exigeante nous a donné droit à des contrastes très bien dosés entre les bois à l’arrière et les violons solos, ainsi que des interventions de solistes épars aux aguets. La valse était jouée avec verve, avant de replonger dans des douceurs abyssales auxquels Rafael Payare nous a habitués depuis son arrivée.

classique / jeunesse

OSM : Des bonbons ou un sort !

par Rédaction PAN M 360

Pensez-vous que la Maison symphonique puisse abriter des monstres et des vampires? Ou que la baguette de la cheffe d’orchestre soit capable de jeter des sorts? Bien sûr que non ! À moins que…la musique ait des pouvoirs magiques… Pour en avoir le cœur net, revêtez votre déguisement et préparez-vous à être transporté dans des mondes imaginaires où des créatures mystérieuses vous raconteront de drôles d’histoires. Vous laisserez vous ensorceler?

Have you ever wondered if the Maison Symphonique is haunted by monsters and vampires? Could a conductor’s baton double as a magic wand? What if music truly held magical powers? To find out, dress up in your best costume and step into a world of imagination, where you’ll hear strange tales told by mysterious creatures. Let the magic of music sweep you away!

Programme

Œuvres de Saint-Saëns, Goulet, Grieg, etc.

Program

Works by Saint-Saëns, Goulet, Grieg, etc.

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classique / période romantique

OSM : L’île des morts à l’OSM

par Rédaction PAN M 360

Pour cette nuit d’Halloween, plongez dans l’atmosphère irréelle de L’Île des Morts de Rachmaninov, avec la projection du film de van Woerkum où fantastique et angoisse s’entrelacent. La virtuosité débridée de l’œuvre de Liszt, Totentanz ou Danse macabre, interprétée par Goodwin Friesen, lauréat du Concours OSM 2022, ajoutera une touche de brillance effrayante, illustrant la lutte entre la vie et la mort. Une soirée de frissons et de mystère, suivie de festivités à la Maison symphonique.

To celebrate Halloween, step into the surreal atmosphere of Rachmaninoff’s Isle of the Dead, accompanied by van Woerkum’s film of the same name, where the realms of fantasy and fear intertwine. The wild virtuosity of Liszt’s Totentanz (Dance of the Dead), performed by Goodwin Friesen, winner of the 2022 OSM Competition, captures the chilling battle between life and death. Prepare for an evening of spine-tingling mystery and excitement, capped off with festivities at the Maison Symphonique.

Programme

Franz Liszt, Totentanz, S.126 (17 min)
Sergei Rachmaninov, L’Île des Morts (20 min) avec projection

Program

Franz Liszt, Totentanz, S. 126 (17 min)
Sergei Rachmaninoff, Isle of the Dead (20 min) with screening

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cinéma / classique

OSM : Le fantôme de l’opéra

par Rédaction PAN M 360

À 100 ans, Le fantôme de l’opéra n’a pas pris une ride! Redécouvrez ce chef-d’œuvre du cinéma fantastique de 1925 illustré musicalement par l’organiste Jason Roberts. Le Fantôme errant dans les coulisses d’un opéra parisien, est un prodige musical défiguré, fasciné par la musique et obsédé par une artiste. Ce mystérieux personnage incarne à la fois le génie incompris et la marginalisation. Un ciné-concert saisissant où suspense, puissance et improvisation à l’orgue se rencontrent!

The Phantom of the Opera is still captivating audiences a century later! Experience this 1925 fantasy film classic like never before, with musical accompaniment by organist Jason Roberts. Haunting the depths of a Parisian opera house, the disfigured phantom—both a musical genius and a tragic outcast—is consumed by his obsession with music and a particular singer. This thrilling film concert blends drama and suspense with masterful organ improvisation for an unforgettable cinematic experience.

Programme

Le fantôme de l’opéra, 1925 (114 min) avec projection

Program

The Phantom of the Opera, 1925 (114 min) with screening

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classique

OSM | La Neuvième de Mahler: adieu à un monde futile et effréné

par Judith Hamel

Mercredi soir, Rafael Payare a dirigé l’Orchestre symphonique de Montréal dans la continuation du cycle Mahler, cette fois-ci avec l’ultime symphonie achevée du compositeur, la Neuvième. Une œuvre très exigeante qui témoigne de la conscience d’un homme qui sait sa fin proche et qui fait ses adieux au monde.

Au moment de la composition de l’œuvre, Mahler se sait diagnostiqué d’une valvulopathie cardiaque et est hanté par la mort récente de sa fille. Craignant le mauvais sort associé aux neuvièmes symphonies (Beethoven, Schubert), Mahler avait évité de numéroter sa précédente œuvre symphonique, mais en vain : cette Neuvième sera bien la dernière symphonie qu’il achèvera.

Payare nous propose une lecture assez éloignée des interprétations classiques empreintes d’une grande tension dramatique que l’on associe à Mahler et ce, dès le premier mouvement.

Dans ce premier adieu à la vie, d’une trentaine de minutes, on peine à trouver une ligne directrice claire à laquelle s’accrocher. La direction de Payare évoque moins la gravité de cette fin imminente que le vertige de notre existence dans notre époque moderne où tout avance à grande vitesse et où tout est éphémère. En fait, sa proposition a quelque chose de profondément actuel. Celle d’un monde effréné, saturé, où la futilité s’installe.

Le deuxième mouvement, un Ländler, s’ouvre sur une section de bassons soudés et une section de cordes rugueuses. Ici, Payare choisit la rusticité et assume pleinement le caractère boisé, terrien. L’enivrante circularité du rythme, les roucoulements chaleureux des cors français et l’allure vacillante de la valse créent une atmosphère campagnarde, à la fois joyeuse et mélancolique. C’est un adieu aux plaisirs simples de la vie.

Le Rondo-Burleske est sarcastique à souhait. C’est un tourbillon sonore, une fête qui tourne à la frénésie. Chaque section de l’orchestre brille par sa densité et son énergie, contribuant à cette débauche orchestrale brillante et chaotique. Une célébration gargantuesque, portée par une fin volontairement pompeuse, assumée ironique.

L’Adagio final présente l’acceptation de quitter ce monde. La subtilité de Payare sert bien ce mouvement. Il y déploie une gestuelle plus sobre et intériorisée, adaptée à la délicatesse de ce dernier mouvement. Peu à peu, il laisse les sons respirer, jusqu’à ce que la peur de mourir s’efface. Dans ce long adieu qui clôt cette grande symphonie, le silence devient la dernière et la plus parlante des notes. 
Quelques secondes de silence à la fin de la symphonie ont été respectées. Ce silence a rempli l’espace, s’est imposé bruyamment. S’en est suivi une ovation bien sentie.

Crédit photo: Gabriel Fournier

fado

Mariza | L’étoile du Fado à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Pour le plus grand plaisir du public montréalais et de la communauté portugaise, la grande fadiste Mariza fait son retour à la Maison symphonique pour un concert attendu depuis plus de huit ans. Icône de la musique lusophone du XXIᵉ siècle, elle s’est imposée comme l’une des voix les plus puissantes et les plus émouvantes de la scène internationale. Depuis Amália Rodrigues, peu d’artistes portugaises ont connu une carrière internationale aussi brillante. Mariza s’est illustrée sur les scènes les plus prestigieuses du monde, recevant les éloges de la critique et accumulant de nombreuses distinctions internationales. Née au Mozambique et élevée dans la Mouraria, quartier historique de Lisbonne intimement lié à la naissance du fado, Mariza grandit dans un univers où les voix, les guitares et les récits de vie façonnent l’âme de cette musique. Très tôt, elle s’approprie cet héritage et le projette dans une dimension universelle. Dotée d’une voix exceptionnelle et d’un charisme naturel, elle conquiert d’abord Lisbonne avant de devenir rapidement un phénomène international. Depuis plus de deux décennies, Mariza parcourt les grandes scènes du monde, de l’Amérique du Nord à l’Asie, de l’Europe à l’Amérique latine, emportant avec elle l’âme et la sensibilité du Portugal. Sa carrière remarquable compte plus de cinquante disques de platine, plusieurs nominations aux Grammy Awards et une reconnaissance critique qui la place parmi les grandes voix de la musique du monde. Héritière de la tradition du fado, tout en regardant vers l’avenir, Mariza incarne une vision vivante de ce patrimoine musical. Sur scène, sa présence et la profondeur de son interprétation transforment chaque concert en une expérience rare, où l’émotion du fado se partage dans toute sa vérité.

To the great delight of Montréal audiences and the Portuguese community, the celebrated fadista Mariza returns to the Maison Symphonique for a concert eagerly awaited for more than eight years. An icon of 21st-century Lusophone music, she has established herself as one of the most powerful and moving voices on the international stage. Since Amália Rodrigues, few Portuguese artists have enjoyed such a brilliant international career. Mariza has graced the world’s most prestigious stages, earning critical acclaim and receiving numerous international awards and distinctions. Born in Mozambique and raised in Mouraria, the historic Lisbon neighbourhood closely linked to the birth of fado, Mariza grew up in a world where voices, guitars, and stories of life shaped the soul of this music. From an early age, she embraced this heritage and carried it into a universal dimension. Gifted with an extraordinary voice and natural charisma, she first captivated Lisbon before quickly becoming an international phenomenon. For more than two decades, Mariza has performed on the great stages of the world, from North America to Asia, from Europe to Latin America, carrying with her the soul and sensibility of Portugal. Her remarkable career includes more than fifty platinum records, several Grammy Award nominations, and critical recognition that places her among the great voices of world music. Heir to the tradition of fado while resolutely looking toward the future, Mariza embodies a living vision of this musical heritage. On stage, her presence and the depth of her interpretation transform every performance into a rare experience, where the emotion of fado is shared in all its truth.

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