Brésil / percussions

Lu Horta au Club Balattou

par Rédaction PAN M 360

Lu Horta est une artiste brésilienne installée à Montréal, chanteuse, compositrice et spécialiste des percussions corporelles. Co-fondatrice du groupe Barbatuques, elle a collaboré à des films comme Rio 2 et Le Garçon et le Monde (nommé aux Oscars). En solo, elle signe des albums acclamés et s’engage dans des projets artistiques et pédagogiques avec la scène locale.

Lu Horta is a Brazilian artist based in Montreal — a singer, composer, and body percussionist. Co-founder of the group Barbatuques, she has contributed to films such as Rio 2 and The Boy and the World (Oscar-nominated). As a solo artist, she has released acclaimed albums and actively collaborates on artistic and educational projects with the local scene.

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Afrique / percussions / traditionnel

Gass’Nay au Club Balattou

par Rédaction PAN M 360

Gass’Nay est un groupe musical inspiré par les rythmes et les traditions profondes de Madagascar. Porté par une énergie collective, le groupe est formé de musiciens passionnés qui mêlent instruments traditionnels (guitare, grelot, percussions) et arrangements modernes pour offrir une musique vivante, enracinée et universelle. Au-delà des sons, Gass’Nay incarne une mission : faire résonner l’âme de Madagascar au-delà des frontières, à travers des messages d’unité, de joie et d’identité culturelle. En avril 2024, leur participation au Festival International de Cinéma Vues d’Afrique à Montréal a marqué une étape importante dans leur parcours, où ils ont fièrement représenté leur pays dans le cadre d’un échange culturel vibrant. Gass’Nay continue d’explorer les scènes locales et internationales, en portant haut les couleurs de leur île et l’authenticité de leur art.

Gass’Nay is a musical group inspired by the deep rhythms and traditions of Madagascar. Driven by collective energy, the group is made up of passionate musicians who blend traditional instruments (guitar, tambourine, percussion) with modern arrangements to offer vibrant, rooted, and universal music. Beyond the sounds, Gass’Nay embodies a mission: to let the soul of Madagascar resonate beyond borders, with messages of unity, joy, and cultural identity. In April 2024, their participation in the International Film Festival Vues d’Afrique in Montreal marked an important milestone in their journey, where they proudly represented their country as part of a vibrant cultural exchange. Gass’Nay continues to explore local and international stages, proudly showcasing the colors of their island and the authenticity of their art.

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hip-hop / kompa / R&B

Only The Righteous au Club Balattou

par Rédaction PAN M 360

Les musiciens d’Only The Righteous allient leur passion pour des sons tels que le Hip-Hop, le Jazz ou le R&B, ou encore le Kompa, le Makossa ou le Bend skin. Ils proposent un spectacle plein de rythme et de chaleur, porté par des compositions et des reprises en français, anglais, créole ou médumba.

The musicians of Only The Righteous combine their passion for sounds such as Hip-Hop, Jazz or R&B, or even Kompa, Makossa or Bend skin. They offer a show full of rhythm and warmth, carried by compositions and covers in French, English, Creole or Medumba.

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Afrique / haïtien / kora

Jean Jean Roosevelt et Ballaké Sissoko : une connexion Haïti-Mali

par Sandra Gasana

Ce n’est pas souvent que les communautés africaines, aussi diverses soient-elles, et la communauté haïtienne se retrouvent dans le même espace pour un spectacle. Eh bien, c’était le cas hier soir, lors du concert au Balattou mettant à l’honneur l’artiste haïtien Jean Jean Roosevelt et son invité spécial Ballaké Sissoko, un virtuose de la kora originaire du Mali.

La soirée a d’abord débuté avec un volet solo de Jean Jean Roosevelt en mode guitare-voix, durant lequel il a joué « Dessine ta destinée ». Clairement, son fan club était bel et bien présent au Balattou puisqu’on les entendait chanter sur les morceaux les plus populaires de l’artiste comme « Agoye » ou encore « Acclimatisation ».

« Ce soir, je ne suis pas seul, j’ai l’honneur d’accueillir Ballaké Sissoko », annonce-t-il devant une salle en ovation, avant d’entonner « L’Île de Gorée ». Très humblement, le maitre de la kora s’est installé devant son instrument, avant de le mélanger à la guitare de Jean Jean. Le temps était suspendu, le silence régnait dans la salle de spectacles, mis à part quelques spectateurs bruyants qui dérangeaient leurs voisins à proximité.

À plusieurs reprises, Jean Jean faisait participer le public qui se prêtait plutôt bien au jeu. Il est l’un des rares artistes qui a contribué au rapprochement entre les peuples africains et le peuple haïtien. Cette initiative en est un exemple concret. On sentait la complicité entre les deux artistes et par moments, Ballaké émettait des sons comme « yeah », lorsque Jean Jean chantait, semblant approuver ce qu’il entendait.

Puis, est venu le tour de Jean Jean de nous laisser avec Ballaké afin qu’il ait également son moment solo. Et c’était reparti pour une session de planage. Son doigté sur les cordes de la kora était tout à fait éblouissant et berçant à la fois, ses mouvements de corps allant aux rythmes des sonorités émises par son instrument.

Mon moment préféré restera la chanson dans laquelle il rend hommage à sa fille de 13 ans, Maimouna, née prématurément. On ne voulait pas que le morceau s’arrête et lorsque c’était le cas, la salle s’est mise debout pour une deuxième ovation.

« Derrière ce concert, il y a une femme qui a rendu tout cela possible. Elle connaissait Ballaké, elle nous a mis en contact, et aujourd’hui nous sommes là ! », nous a raconté Jean Jean entre deux chansons, avant de nous présenter une certaine Nadine.

Le concert a terminé avec un retour en formule duo des deux artistes, entre guitare et kora, et cette fois-ci Jean Jean avait deux micros à sa disposition passant de l’un à l’autre selon les effets souhaités. Dans la chanson « Libres ensemble », il insère d’ailleurs le lingala, la langue parlée en République démocratique du Congo, autre indicateur de la curiosité et de l’ouverture artistique de l’artiste. Il semblait d’ailleurs très ému après la chanson qui lance un appel aux Africains afin qu’ils visient Haïti. Il a terminé en force avec « Pinga » qui a fait bouger le Balattou avant de clôturer la soirée. Tous les amateurs de kora et de musique ouest-africaine en général étaient présents et se sont rués vers Ballaké Sissoko pour des photos alors que le fan club de Jean Jean se pressait pour aller saluer leur artiste préféré. On devrait avoir plus de ces espaces de communion entre l’Afrique et Haïti, plutôt que de les percevoir comme des silos. Une chose est sûre: Jean Jean Roosevelt sera un des précurseurs.

Crédit Photo: Peter Graham

Afrique / kora / musique traditionnelle ouest-africaine / saxophone

Les Frères Cissoko, un trio à découvrir sans modération

par Sandra Gasana

On m’avait dit que les concerts des Frères Cissoko étaient toute une expérience et que c’était un MUST de les voir sur scène ! Et bien, c’est maintenant chose faite et je n’ai pas été déçue. Même si certains concerts avec kora peuvent être doux et calmes, cela n’était pas du tout le cas avec cette fratrie originaire du Sénégal. En effet, pour l’occasion, les Frères Cissoko étaient munis de deux koras, jouées par Noumoucounda et Sadio, alors que Fa était aux percussions. Avec eux, il y avait Raphaël Ojo à la batterie, Dauphin Mbuyi à la basse et David Mobio aux claviers.

C’est devant un Balattou quasi rempli que la formation s’est déployée, au grand plaisir des mélomanes qui semblaient être des habitués du trio. Débutant avec deux morceaux énergiques dont Mama Africa, ils ont poursuivi avec un morceau plus calme, au grand bonheur de ceux qui apprécient la kora jouée avec douceur.

« Vous pouvez danser, on est en famille ici ! », nous rappelle Sadio, entre deux chansons. Cela n’est pas entré dans l’oreille d’un sourd puisque plusieurs danseurs se sont succédé sur la piste de danse, entre autres Ginola, un artiste guinéen et deux danseurs professionnels qui faisaient des acrobaties durant le spectacle.

Nous avons également savouré les talents de chanteur de Noumoucounda, celui que tout le monde s’arrache, et qui figure notamment dans le plus récent vidéoclip du rappeur sénégalais Nix. Sa voix qui porte a rempli le Balattou, le faisant vibrer alors qu’il improvisait sous forme de dialogue avec son frère Sadio.

J’ai aperçu plusieurs artistes africains dans la salle, notamment Dicko Fils, du Burkina Faso et Carine au Micro, du Togo. Certains collègues de travail de Fa étaient également venus l’encourager, dansant sur la piste durant le spectacle.

Mon moment coup de cœur de la soirée était bien entendu lorsque le saxophoniste Alain Oyono, qui est dans notre métropole depuis quelques semaines, est monté sur scène à l’invitation des Frères Cissoko. « Je les connais tous très bien » m’a-t-il confessé avant de monter, muni de son instrument. Le mélange entre le saxophone et la kora est tout simplement magique. Ces deux instruments se complètent parfaitement et Alain a ainsi réussi à rajouter sa touche unique au spectacle. Malheureusement, cette magie n’a duré que le temps d’un morceau mais cela nous encouragera à aller suivre cet artiste qui se fait de plus en plus remarquer sur la scène artistique montréalaise. Un choix très judicieux de la part des Frères Cissoko.

Crédit photo: Les Production DO-LA

folk-pop / latino

Sara Curruchich en concert au Balattou : porteuse de modernité maya et féministe

par Frédéric Cardin

On vous avait parlé d’elle l’automne dernier alors qu’elle était programmée à Mundial Montréal, dans un entretien réalisé par le collègue Michel Labrecque (LISEZ L’ENTREVUE ICI). Descendante maya, spécifiquement du groupe Kaqchikel, et située au Guatemala, Curruchich défend non seulement les droits de son peuple, mais en bonne militante intersectionnelle contemporaine elle porte aussi la voix des femmes de son pays. Militante autochtone et féministe, donc, qui s’exprime à travers une musique folk-pop teintée de rock, mais surtout d’engagement et d’intensité. 

La dame était de passage hier soir au club Balattou. La même présence forte sur scène, celle qu’on avait remarquée au Mundial, est là, immanente et communicative. Il y a quelque chose de Llasa de Sela chez Sara, mais bien moins pudique, plus extravagant. Les mélodies sonnent justes, authentiques (et parfois elles le sont, pigées dans le folklore local ou plus largement latinoaméricain), mais sont pour la plupart sorties de la plume alerte de l’artiste. Elle est accompagnée d’une batterie, d’une basse et, surtout, d’un marimba qui apporte toute la couleur spécifique à cette musique. Curruchich chante et joue de la guitare, mais se joint parfois à sa collègue au dit marimba dans des élans vivifiants à quatre mains. 

La voix, parfois fragile mais généralement très juste, a ce petit côté éraillé trempé dans la nature et le terroir. Elle n’est cependant pas dénuée de puissance lyrique et, lorsque ces moments arrivent, la rondeur est belle, équilibrée. 

Voici une artiste qui titille autant les émotions que la conscience, d’une façon originale et personnelle. Souhaitons qu’elle soit de retour souvent. 

blues saharien

Nuits d’Afrique 2025 | La prochaine étoile mondiale du blues touareg est née, et elle est à Montréal

par Frédéric Cardin

Comme vous l’apprendrez dans l’entrevue dont le lien est plus bas, Boubé est installé à Montréal depuis à peine une année et quelques, mais a déjà conquis le cœur de la ville. Son blues du désert, celui des Touaregs, peuple nomade dont il est issu (plus spécifiquement du Niger) est enraciné dans la grande tradition de Moctar et Bambino, sources artistiques auprès desquelles il s’est abreuvé, est authentique, dynamique, accrocheur et excitant. Sur la scène du Balattou, dimanche soir, devant un public nombreux et empaqueté serré dans le petit espace, ce qui donne au club montréalais toute sa personnalité et son attrait, Boubé à décliné son répertoire déjà riche de hits et de verres d’oreilles qu’on aime réentendre le plus souvent possible. Extraits de son premier et seul album à date, le bien nommé Voyager, (LISEZ MA CRITIQUE ICI), les titres se sont succédé sous forme de crescendo d’intensité, réparti sur deux sets bien coffrés, menant à une finale débordante d’énergie et sublimée par des musiciens totalement investis : Sylvain Plante (extatique batterie!), Carlo Birri (force tranquille mais irrémédiable à la basse), Ibrahim Seydi (aux envolées de percus), Vincent Duhaime Perreault (excellent guitariste dont les duos enflammés avec Boubé ont quelque chose des grands shows rock), et bien sûr Boubé lui-même à la guitare et au chant. On avait déjà perçu le talent et le potentiel aux Syli d’Or 2024, ou il avait reçu celui d’argent. Mais depuis, la progression se fait assez rapidement et l’ouverture des portes du marché international, je le sens, ne saurait tarder. Vincent Duhaime Perreault, guitariste du band et aussi manager de Boubé, nous promet des projets importants à venir, sans pouvoir encore les nommer. On a très très hâte, car, à partir de Montréal qu’il dit aimer beaucoup et y avoir trouvé une famille et une maison chaleureuse, Boubé a tout ce qu’il faut pour devenir la prochaine star internationale du blues Touareg. 

ÉCOUTEZ L’ENTREVUE RÉALISÉE AVEC BOUBÉ PAR MA COLLÈGUE KEITHY ANTOINE

kora / musique traditionnelle ouest-africaine

Nuits d’Afrique 2025 | Sousou et Maher Cissoko : douceur et complicité

par Frédéric Cardin

Le concert de Sousou et Maher Cissoko, duo de guitare/kora/chant sénégalo-suédois, avait quelque chose de bienveillant et entièrement approprié. Pour la troisième fois de leur carrière, l’homme et la femme, couple dans la vie, a foulé la scène du club Balattou. On savait à quoi s’attendre, car leurs albums donnent une bonne idée du son et de l’ambiance, lesquels sont bien respectés en live. Quelques nouvelles chansons ont été offertes, celles qui risquent le plus de se retrouver sur un prochain album prévu (on ne sait pas trop quand encore). Sousou nous l’avait d’ailleurs promis dans l’entrevue qu’elle m’a accordée avant le concert. 

LISEZ L’ENTREVUE AVEC SOUSOU CISSOKO

Les deux artistes sont complices de vie et de musique, ça on s’en aperçoit. Les regards sont sincères, empreints d’amour et de tendresse, mais pas de façon ostentatoire, comme pour cogner sur le clou ou jouer le jeu. Non, c’est juste quelque chose que l’on détecte et que l’on sent. Cette énergie est transportée par et dans la musique, toujours d’énergie égale, comme un accompagnement à la promenade dans le temps et l’espace du monde des griots. Quelques pièces agitent un brin plus l’air du Balattou, mais ça reste essentiellement une musique qui fait du bien, qui ne cherche pas à surenchérir sur l’urgence et l’énervement. Une musique qui fait un bien fou en un temps de stress ambiant franchement fatiguant. 

Une musique qui, par sa nature même, mais aussi grâce à son couple d’interprètes authentiques et inspirants, traverseurs de frontières et passeurs d’humanisme, nous remplit d’espoir et d’optimisme.

musique traditionnelle ouest-africaine / soul/R&B

Nuits d’Afrique | Soul Bang’s, le roi de l’improvisation

par Sandra Gasana

Que ce soit en anglais, en français ou en bambara, Soul Bang’s arrive à improviser en s’inspirant du contexte du moment. Il le fait à plusieurs reprises durant son concert au Balattou, parfois en répondant à un commentaire venant du public, composé principalement de jeunes mais aussi des moins jeunes.

J’ai rarement vu le Balattou aussi plein. En début de concert déjà, les places assises se faisaient rares, mais tout au long de la soirée, les festivaliers continuaient à affluer jusqu’à remplir ce lieu mythique. N’ayant pas pu ramener son band, il s’est entouré de musiciens d’ici qui ont appris les chansons en amont, dont un jeune et talentueux claviériste, un batteur, un bassiste, un guitariste et un percussionniste.

Avec sa tenue traditionnelle incluant un sarouel chic, des baskets blanches et un chapeau assorti à la tenue, il entre sur scène tel une star, à en croire les cris du public. Plutôt qu’avec de la soul, il décide d’ouvrir le bal avec du dancehall, donnant le ton au reste de la soirée. En effet, il alterne entre dancehall et soul, à quoi il insère quelques rythmes traditionnels guinéens, avec une bonne maîtrise de sa voix.
Il interagit avec son public, le faisant chanter sur ses plus gros succès. « Aujourd’hui, c’est un jour spécial, c’est ma première fois au Canada, première fois au Balattou, une salle pleine d’histoires mais aussi, mon album Victoire, Chapitre 1 sort aujourd’hui », raconte-t-il, dont la première chanson est dédiée à sa défunte mère.

Par moments, on avait l’impression d’entendre de la kora à travers la guitare, surtout lors des solos, et d’autres fois la basse sonnait comme une guitare. J’ai appris par la suite que le guitariste était sénégalais.
La chanson Djere Lele, parue en 2023, semblait particulièrement plaire à mon voisin de droite. C’est d’ailleurs lui qui m’a donné le nom de la chanson. Toute la salle chantait en chœur et nous avons eu droit à d’autres moments similaires durant la soirée. Cette superstar guinéenne a plusieurs succès à son actif.
Même si le nouvel album Victoire est sorti vendredi 19 juillet, le même soir certaines personnes connaissaient déjà les paroles. Ça en dit long sur le statut de la star.

Sa dualité parfois soul et parfois dancehall/ragga lui permet de naviguer dans ces deux univers, mais la place donnée au traditionnel gagnerait à être plus exploitée.
Il a choisi la deuxième partie de la soirée pour inviter son épouse et chanteuse Manamba Kanté sur scène pour quelques morceaux. Cette dernière se produira sur la grande scène le 20 juillet, mais a donné un avant-goût au public de son époux, tout aussi ravi de la voir. Une voix profonde, digne de la griotte qu’elle est, descendante d’une famille de griots des deux côtés, nous a enchanté et cette voix est venue compléter celle de son mari.

Autre moment fort, la portion kompa du concert. Tout comme pour Blaiz Fayah, la foule a beaucoup apprécié cette allusion à ce style de musique qui ne cesse de gagner en popularité, depuis l’effet Joé Dwet Filé.

Est-ce qu’une collaboration entre Soul Bang’s et un artiste haïtien serait un bon move à votre avis ? Quelque chose à envisager.

Crédit photo: André Rival

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Afrique / blues saharien

Festival International Nuits d’Afrique : Boubé au Balattou

par Rédaction PAN M 360

“Essentiellement, des guitares, des basses et des percus propulsent des mélodies super accrocheuses et généreuses et la voix attachante du jeune musicien qui parle de sujets enracinés dans la nature nomade du peuple touarègue. Comme un sirocco qui frappe fort tout en apaisant l’âme” (PanM360, 2025). Surfant sur les titres de son dernier album Voyager (Disques Nuits d’Afrique/Believe, 2025), fier représentant de la culture Tamasheq qui a travaillé avec Bombino et Mdou Moctar, les figures les plus respectées de la musique Touareg, Boubé marque sa singularité en éventant son authentique blues du désert, rythme des nomades berbères du Sahara central. Le fougueux, attachant et charismatique auteur, compositeur et interprète, lauréat du Syli d’argent de la musique du monde en 2024, ondoie entre mélodies méditatives et rock indomptable, à la guitare, acoustique et électrique, aux percussions et à la batterie.

“Essentially, guitars, bass and percussion propel catchy, generous melodies and the engaging voice of the young musician, who talks about subjects rooted in the nomadic nature of the Tuareg people. Like a sirocco that hits hard but soothes the soul” (PAN M 360, 2025). Surfing on the sounds of his latest album, Voyager (Disques Nuits d’Afrique, 2025), Boubé is a proud ambassador of the Tamasheq culture; he has worked with renowned Tuareg musicians, Bombino and Mdou Moctar, and distinguishes himself with his authentic desert blues, following the rhythm of the central Saharan nomadic Berber people. To the sound of acoustic and electric guitar, percussion and drums, the spirited, engaging and charismatic singer-songwriter, winner of the 2024 Syli d’argent de la musique du monde, easily moves from meditative melodies to uninhibited rock.

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afro-funk / blues / rock

Festival International Nuits d’Afrique : Boulila Gnawa-rock avec Mourad Kebali au Balattou

par Rédaction PAN M 360

Le gnawa. Un rite, une musique, des danses. Un art inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco. La mémoire ancestrale, mystique, d’une ascendance d’Afrique sub-saharienne. Profondément ancrée dans la tradition, portée par les vibrations graves des cordes du guembri et le son claquant des karkabous, amplifiée par des répétitions entêtantes, ferment d’une transe libératrice, la musique de Boulila, lauréat des Syli d’or de la musique du monde 2021, renouvelle les codes de ce genre à la fois festif et thérapeutique par une instrumentation alliant guitare, saxophone, basse, piano et batterie, révélant l’africanité des musiques populaires occidentales.
La versatilité des rythmes marocains sera à l’honneur de ces trois soirées étoilées où Boulila jammera avec trois émissaires de la scène montréalaise.
Soirée gnawa-rock | avec Mourad Kebali: Avec ses allures de vieux routier du rock qui en a vu d’autres, Mourad Kebali crée un blues-rock lancinant, ponctué de vibratos et de longs accords de guitare distordus que ne renierait pas Santana. Une invitation à fermer les yeux et à se laisser porter par la musique en battant le tempo.

Gnawa. Ritual, music, dance. This artistic form of expression, inscribed on UNESCO’s Representative List of the Intangible Cultural Heritage of Humanity, stems from a distant and mystical cultural memory rooted in sub-Saharan Africa. Boulila’s music is strongly grounded in tradition, carried by the low vibrations of the guembri’s strings and the clinking of the krakebs, and is amplified by intoxicating repetition and the ferment of a liberating trance. Winners of the 2021 Syli d’or de la musique du monde, the group revisits the conventions of this festive and therapeutic musical genre with instrumentation that combines guitar, saxophone, bass, piano and drums, exposing the African roots of popular Western music.
The versatility of Moroccan rhythms will be the focus of these three star-studded evenings, as Boulila jams with three emissaries from the Montreal scene.
Gnawa-rock evening | with Mourad Kebali: Looking like a rock veteran who’s seen it all before, Mourad Kebali creates a haunting blues-rock sound, punctuated by vibratos and long, distorted guitar chords that Santana wouldn’t disavow. An invitation to close your eyes and let yourself be carried away by the music, beating out the tempo.

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cumbia / latino

Nuits d’Afrique | Less Toches: un mélange latino-montréalais à suivre

par Michel Labrecque

Le groupe montréalais de cumbia Less Toches s’est produit à trois reprises dans le cadre des Nuits d’Afrique. À chaque fois, des concerts différents, avec des invités spéciaux, qui nous permettaient d’approfondir la diversité de ce style…tout en faisant danser.

Tout a commencé le 13 juillet, par une soirée Vallenato, mettant en vedette Remberto Zuniga, un vétéran chanteur et percussionniste installé à Montréal. Les Vallenatos sont des sortes de griots colombiens, qui vont chanter de villages en villages.

Au bout de cinq minutes, plus personne n’était assis, bien que la foule était peu nombreuse en cette fin de soirée d’averses diluviennes. Il faudrait reprendre ce concert dans un autre contexte.

Le second concert du 14 juillet visait à rapprocher la cumbia de la musique traditionnelle québécoise. L’invitée spéciale était Alice Bro, banjoiste tatouée au sourire radieusement contagieux, à la voix rauque, qui offre une version Tom Waits du trad-keb. Le mélange n’était pas parfait mais très prometteur. A approfondir. La foule, nettement plus nombreuse que la veille, a swingué à fond, incluant une professeure d’université serbe, rencontrée par hasard. Ces concerts permettent des rencontres inédites.

Le troisième concert, celui du 15, est le seul que j’ai raté. L’invité était Ons Barnat, musicologue, professeur à l’UQAM et passionné de reggae et de musique dub. Une autre proposition audacieuse, qui a dû emmener beaucoup de monde sur la piste de danse du Balattou.

Less Toches sont des anthropologues de la cumbia. Daniel Rodriguez, le percussionniste, flûtiste, qui imite parfaitement les chants d’oiseaux, vous raconte, dans un français impeccable, des tas d’histoires sur les différents styles et leurs adaptations plus récentes. Un puits de connaissance sans fond.

Less Toches est une réunion de nouveaux Montréalais d’origine colombienne, mais aussi argentine, cubaine et mexicaine. Contrairement à d’autres propositions cumbia récentes, comme la Chiva Gantiva de Bruxelles, entendue aux Nuits d’Afrique le 8 juillet, Less Toches ne mélange pas la cumbia avec l’électronique. Ni même avec les cuivres. Le groupe est basé sur les percussions multiples et l’accordéon, avec une basse électrique en appui et parfois la flûte traditionnelle. Mais ça fait mouche.

Il sera intéressant de suivre Less Toches dans les prochains mois. Le groupe travaille en ce moment sur son premier véritable album. Entretemps, il se promène dans de nombreux festivals cet été. Soyez prêts à « cumbier »!

Crédit photo: M. Belmellat

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