Il y a quelque chose de très old school pop-jazz/singer-songwriter dans l’album Curtains of Light de la Torontoise Whitney Ross-Barris. La dame parsème ses compos d’accents folk, soul, et bien entendu jazz, ce qui ici nous rappelle certains élans à la Joni Mitchell des belles années, ailleurs Tammi Terrell, et souvent aussi quelque surdouée que Broadway aurait laissé échapper.
Les constructions de Whitney Ross-Barris sont enveloppées d’arrangements généreux avec profusion de claviers, du piano au Hammond, cuivres, cordes et chœur. Cela dit, ça ne franchit jamais la frontière vers le big band ou la pop ‘’with strings’’. Question rythme, Ross-Barris maintient un niveau d’énergie engageant qui, associé à la facture instrumentale étoffée, lui permet d’aborder des thèmes d’une intimité à laquelle on peut tous s’attacher et dans laquelle on peut se retrouver.
Je ne dirai pas que Ross-Barris a une belle voix, mais elle sait l’utiliser efficacement et transmettre une variété d’états d’esprit.
Curtains of Light est un album séduisant qui s’élève au-dessus de ses prémisses ‘’grand public’’.























