Public Enemy met fin à un hiatus de 13 ans (si on exclut le projet Enemy Radio) avec un album aux allures de « We are the world » du hip hop old school avec une pléiade d’invités qui, à défaut d’apporter quelque chose de nouveau au son de la formation, aura au moins servi à faire mousser l’intérêt pour un nouvel album d’un groupe qui a surtout fait parler de lui ces dernières années via les clickbaits de potins que par les vers d’oreilles. Sans rien enlever au premier extrait State of the Union (STFU), excellent cru de Public Enemy « classique » qui laissait présager de belles choses pour cet album, c’est sans aucun doute l’annonce des invités qui a clairement mis une petite étoile au cahier des aficionados encore au fait des choses. Mike D et Ad-Rock des Beastie Boys pour une première collaboration depuis la dissolution de la formation, Georges Clinton qui sort de sa retraite, Ice-T, Run DMC, Cypress Hill, Nas et PMD, bref, la liste est longue mais paradoxalement, ça n’apporte rien au son de Public Enemy, qui signe avec What You Gonna Do When The Grid Go Down? un album qui s’inscrit parfaitement dans sa discographie et qui plaira tant aux fans assidus qu’à ceux qui en gardaient un bon souvenir. Pour ce qui est de s’inscrire dans le présent du hip hop, on en est loin mais le propos est plus que jamais actuel; Chuck D a été et demeure encore l’un des meilleurs MC politisés de l’univers hip hop. La production est, quant à elle, assez classique, même anachronique par moment (la guitare à la Van Halen?) mais demeure dans la veine exploitée par Public Enemy depuis It Takes a Nation… et c’est tout à l’honneur du groupe d’y être demeuré fidèle. À voir si PE saura convaincre la nouvelle génération, mais il aura au moins fait plaisir aux nostalgiques qui pourront ajouter un nouveau disque dans le carrousel-laser sans crainte que ça détonne.
Tout le contenu 360
Interview rock/Chanson francophone
GA, la Série de shows | Nüshu à la Sala Rossa, vers le GAMIQ
Par Alain Brunet
Critique de concert classique occidental/classique
Fête de la musique 2026 | Les Étoiles du Conservatoire brillent à Tremblant
Par Alexandre Villemaire
Critique de concert classique/Europe de l'Est
Fête de la musique 2026 | Célébration balkanique
Par Alexandre Villemaire
Interview classique
Rentrée des ensembles Caprice et ArtChoral: La Flûte enchantée à la Maison symphonique
Par Alain Brunet
Critique de concert classic rock/classique/rock
Fête de la musique 2026 | Le classique rock de Wooden Shapes
Par Alexandre Villemaire
Interview classique occidental/classique
Colin Stetson : réinventer les paysages trad avec Brìghde Chaimbeul
Par Frédéric Cardin
Critique d'album classique occidental/classique 2026
Brìghde Chaimbeul et Colin Stetson – All the light in the world
Par Frédéric Cardin
Critique de concert Afrique/Antilles / Caraïbes/americana/hip-hop/jazz/rock
Souk du Sud 2026 | Une mosaïque musicale haute en couleur
Par Sandra Gasana
Critique de concert classique occidental/classique/guitare
Fête de la musique 2026 | Le lyrisme versatile de Cicchillitti et Cowan
Par Alexandre Villemaire
Critique de concert chanson/Chanson francophone
Fête de la musique 2026 | Pierre Lapointe charme les cœurs abîmés
Par Alexandre Villemaire
Critique de concert americana
FME 2026 I The Sadies et le cheval qu’ils nous ont fait monter
Par Charly Blais
Critique de concert rock
FME 2026 I Moiré, c’est du « slowcore » pour les esprits fatigués
Par Stephan Boissonneault
Critique de concert Afrique/Moyen-Orient / Levant / Maghreb
Fête de la musique | Lumineux Moneka Arabic Jazz
Par Alexandre Villemaire
Interview americana/folk
GA, la série de shows | Vers le GAMIQ, Smoke Spell ouvre le bal
Par Jonathan Martin-Belec
Critique de concert classique occidental/classique
Fête de la musique | Le saxophone en voyage avec le Duo Aster
Par Alexandre Villemaire
Critique de concert classique occidental/classique/musique de film
Fête de la musique 2026 | Timothy Chooi et son violon envoûtent Tremblant
Par Alexandre Villemaire
Critique de concert Experimental/percussions/rock
FME 2026 I Mek’Dr’Dr apporte des pelles et du post-punk décalé à Rouyn-Noranda
Par Stephan Boissonneault
Critique de concert























