Pays : Australie / États-Unis Label : Columbia Genres et styles : dance / électronique / indie Année : 2025

Tame Impala – Deadbeat

· par Stephan Boissonneault

Ça doit être bizarre d’être Kevin Parker, cet Australien multi-instrumentiste et producteur qui sait tout jouer, mieux connu sous le nom de Tame Impala. En puisant ton inspiration dans le psychédélisme des années 60, tu as contribué à lancer une nouvelle ère de rock psychédélique indépendant avec tes deux premiers albums, Innerspeaker et Lonerism, deux albums qui, à mon avis, ont encore toute leur place aujourd’hui et ont influencé d’innombrables autres projets indie psychédéliques chill. Puis tu t’es assombri et tu es revenu avec Currents (cet album est sorti il y a 10 ans et était vraiment partout), qui t’a permis de faire ton entrée avec succès sur la scène indie synth dance. Ensuite, tu as eu la chance de faire de la musique avec Quincy Jones et d’être classé par Rolling Stone parmi les musiciens les plus influents des dix dernières années – oui, ils l’ont dit une fois. Avec toutes ces distinctions, je suis sûr que ça te monte à la tête.

Tame Impala a de nouveau opté pour une ambiance indie synth dance pop avec The Slow Rush, sorti en 2020, qui était vraiment oubliable et fade. Même si mon Tame Impala restera toujours le prodige du rock psychédélique, je peux au moins comprendre l’attrait de Currents. The Slow Rush m’a semblé très bâclé, et je crois que je l’ai écouté deux fois ? Je ne peux citer aucune chanson de cet album. Et maintenant, nous avons Deadbeat, qui, à mon avis, ressemble à un truc psychédélique fait avec Ableton. Le titre de l’album correspond tout à fait à ce que l’on entend : un bavardage creux et insignifiant.

« No Reply » porte bien son nom : c’est le genre de morceau qui ne vous laisse rien, à part certains des pires vers écrits par Parker : « Tu es cinéphile, / Je regarde Family Guy, Le vendredi soir, sur un site web pirate », mais qu’est-ce que c’est que ça ? Pas grand-chose qui vaille la peine d’être retenu. Il faut aussi parler de « Dracula », qui donne l’impression que Parker a voulu composer à la va-vite une chanson d’Halloween inspirée des années 80. C’est tellement kitsch et ça ressort comme un morceau minable, effrayant et sans originalité, et aucune autre chanson n’est aussi mauvaise. Bon, peut-être que la dernière chanson, « End of Summer », veut désespérément être un hymne ensoleillé, mais elle finit par donner l’impression que Parker s’est enfermé dans un magasin de musique avec des synthés préréglés. Il n’y a vraiment rien à retenir comme exemplaire ou même bon. Ce beat 808 à la fin ? Je peux le faire tout de suite sans savoir comment utiliser une boîte à rythmes… Je m’attendais à plus de créativité de la part du membre de Currents. Et cette outro, cet effet vocal super agaçant. Pourquoi ?

Deadbeat est un monument à la faillite créative, une leçon magistrale sur la façon de gaspiller toute la bonne volonté que vous avez jamais acquise. S’il met cinq ans à sortir un autre album, Parker ferait mieux de se remettre à zéro. Parce qu’en ce moment, il touche le fond.

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