Širom est un groupe slovène totalement et irréductiblement original. Une bombe musicale, qui transforme le folklore de ce petit pays d’Europe centrale, en un mélange d’improvisations qui englobe plusieurs influences du monde entier.
J’avais déjà dit beaucoup de bien de leur album précédent, The Liquified Tyrone of Simplicity (2022). Avec cette nouvelle production, In the Wind of Night, Hard-Fallen Incantations Whispers, le trio de la Suisse de l’Europe centrale, la Slovénie, peuplée de 2 millions d’habitants, poursuit dans la même veine, tout en approfondissant sa proposition.
Disons-le : Širom n’est peut-être pas pour tout le monde. Il faut apprécier les longues pièces instrumentales, des bouillonnements musicaux qui plongent parfois dans le chaos ou dans l’extase, puis nous caressent en douceur. La première pièce dure plus de seize minutes. On en trouve une autre de dix-neuf minutes. Mais si on embarque dans cette aventure folle, nous sommes très hautement récompensés.
Širom est composé de Ana Kravanja, Itzok Koren et Samo Kutin, issus non pas du milieu folklorique, mais plutôt de la scène alternative. À trois, ils jouent près de vingt-cinq instruments, du violon aux cloches, en passant par le balafon africain, l’harmonium et un tas de percussions. Ce sont uniquement des instruments acoustiques, mais Širom a conçu un système qu’il a baptisé « résonateurs acoustiques », qui transforment complètement les sons. On croit souvent entendre des instruments amplifiés ou réverbérés.
C’est ça la magie de Širom. Nous baignons dans un univers musical hors normes, à la fois familier et totalement étranger. Une réinvention du folklore local en musique moderne et globale.
J’en profite ici pour faire un appel aux programmateurs de festivals musicaux québécois et canadiens. S’il vous plaît, invitez cet OVNI musical chez nous !























