Le vent dans les voiles, promu par les plus grands de l’industrie, Pop Smoke aspirait à redorer le blason brooklynois et à régner sur le rap américain. Le destin en a voulu autrement. Il a été assassiné en début d’année par quatre cambrioleurs dans sa luxueuse maison de Los Angeles. Prévoyant sortir son premier album studio incessamment, le rappeur new-yorkais âgé de 20 ans a laissé à son label une quantité importante de chansons. Quelques mois plus tard, ce très attendu opus voit le jour, non sans embûches. Première version de la pochette rejetée, titre critiqué pour sa connotation sirupeuse, date de sortie retardée, même les planètes semblaient s’être liguées contre Shoot for the Stars Aim for the Moon. Comptant sur le légendaire 50 Cent comme producteur exécutif, l’album parvient à rendre justice au talent impressionnant de Pop Smoke. Cependant, cette œuvre rap posthume est diluée dans une surabondance de collaborations, parfois répétitives, le tout devenant un ensemble peu homogène de 19 morceaux. Pionnier du drill, sous-genre du trap popularisé à Chicago et New York, le défunt rappeur brille dans ses changements soudains de flow et ses couplets chantés sans jamais se faire voler la vedette par les superstars invitées. Aussi long que son titre, l’album accumule les sons lourds et les hymnes à l’épicurisme, la spécialité de Pop Smoke. Ce serait toutefois un piège de ne s’attarder qu’à la superficialité de l’œuvre, alors que celui-ci est devenu un symbole important pour la jeunesse new-yorkaise défavorisée. En réalité, les grandes faiblesses de l’album résident dans les décisions prises par le label, qui a étiré le produit final indûment pour rentabiliser le décès de Pop Smoke au maximum. Une version « de luxe » est même déjà prévue…
Tout le contenu 360
Interview expérimental/expérimental / contemporain/folk/americana/jazz
Suoni 2026 | Voyage dans le temps avec Wendy Eisenberg
Par Joséphine Campbell-Lashuk
Interview Afrique/Chanson francophone/pop/rock
May Wells: battante, inspirée, émancipée
Par Alain Brunet
Critique de concert rock/Métal
Francos 2026 | Lancement de Fuudge : le feu prend
Par Florence Cantin
Critique de concert rock
Francos 2026 | Disiz impose son univers rock devant une foule immense
Par Sandra Gasana
Critique de concert
Francos 2026 | Dead Obies, un show réparateur au-delà de la nostalgie
Par Simon Gervais
Interview Asie du Sud/électronique/soul/R&B
Suoni 2026 | Sunken Cages, « musique bizarre et intéressante » de Ravish Momin
Par Alain Brunet
Critique de concert expérimental / contemporain
Suoni 2026 | Jardin botanique, pont céleste
Par Joséphine Campbell-Lashuk
Critique de concert chanson française/Chanson francophone/pop
Francos 2026 | Deux (albums de Pierre Lapointe) par deux rassemblés… et magnifiés
Par Alain Brunet
Interview expérimental / contemporain/expérimental
Suoni 2026 | Alex Motta, contrebassiste mexicain pour toutes les expressions contemporaines
Par Alain Brunet
Critique de concert americana/folk
Francos 2026 | Quebec Redneck Bluegrass Project et Alice Bro fusionnent au MTelus
Par Michel Labrecque
Critique de concert Chanson francophone/folk/americana
Francos 2026 | Marie-Pierre Arthur en douceur, superbe bivouac
Par Alain Brunet
Critique de concert americana
Francos 2026 | Gab Bouchard garde une trace de ses spectacles intimes
Par Samuel Lemieux
Interview rock/expérimental/expérimental / contemporain/jazz






















