C’est le second album des Stone Temple Pilots avec le chanteur Jeff Gutt, qui a remplacé Chester Bennington (décédé en 2017), lequel avait lui-même remplacé Scott Weiland (viré de la formation en 2013, il est décédé deux ans plus tard). La voix de Gutt ressemble étrangement à celle de Weiland, ce qui n’est pas pour déplaire aux fans de la première heure du groupe de rock alternatif originaire de la Californie. Perdida est un mot espagnol qui signifie perdu. Il semble que c’est aussi le meilleur terme pour décrire la réaction de certains mélomanes à l’écoute de cet album entièrement acoustique, constitué de dix nouvelles créations. Il faut rappeler que les Stone Temple Pilots ont livré, il y a deux décennies, le monument grunge Core (1992), qui renferme l’incontournable morceau Plush. En fait, cette huitième offrande studio, assez folk, n’est pas mauvaise. C’est joli et intelligemment fabriqué. Des arrangements de violon, violoncelle, saxophone, guitare, flûte tapissent les pièces de cette œuvre qui se retrouve juste à des années-lumière des productions précédentes. Perdida n’est pas génial pour autant. À la moitié de cet album mélancolique, on sent que les gars ont manqué de jus. Jeff Gutt chante bien, mais il n’apporte rien de singulier à ce projet pour que Stone Temple Pilots puisse revendiquer, avec pleine assurance, avoir trouvé une alternative aux ambiances grunge-rock de Creep, Vasoline ou Interstate Love Song chantées à l’époque par Scott Weiland. Évidemment, certains n’ont rien à faire des comparaisons avec Weiland, qui n’est plus. En particulier les membres du band. Pourtant, c’est difficile de faire autrement. Chose certaine, le groupe mérite une étoile pour son audace. C’est peut-être aussi un message envoyé à leurs fans : en 2020, les gars sont ailleurs.
Tout le contenu 360
Critique d'album classique 2026
Isabella d’Éloize Perron, Francis Choinière et l’Orchestre FILMharmonique – François Dompierre : Les quatre saisons du Québec
Par Frédéric Cardin
Interview électronique/expérimental / contemporain
MUTEK 2026 | 5 MUSTS de Vincent Lemieux
Par Alain Brunet
Interview électronique/expérimental / contemporain
MUTEK 2026 | 5 MUSTS de Marie-Laure Saidani
Par Alain Brunet
Interview Électronique
MUTEK 2026 | 5 MUSTS d’Alain Mongeau, directeur artistique et fondateur
Par Alain Brunet
Interview électronique/expérimental / contemporain/exposition
MUTEK 2026 : Quel est le son d’un laser dans la Super Galaxy Meow Meow ?
Par Ariel Rutherford
Critique d'album expérimental / contemporain/classique occidental/classique 2026
Olivier Alary – Vestiges
Par Frédéric Cardin
Critique d'album jazz 2026
Domas Žeromskas – Meditations on Providence and Perseverance, Vol. 2
Par Frédéric Cardin
Interview électronique/expérimental/expérimental / contemporain/rock
MUTEK 2026 | Trouver le « flow » avec Fennesz
Par Alain Brunet
Critique d'album classique occidental/classique 2026
Jocelyn Morlock – Artemis Sleeps
Par Frédéric Cardin
Interview classique occidental/classique/Romantic
Domaine Forget 2026 | Mathieu Lussier et la découverte de la musique française
Par Pietro Freiburger
Critique d'album classique occidental/classique 2026
WDR Sinfonieorchester Köln, Joseph Bastian – Mel Bonis : Orchestral Works
Par Frédéric Cardin
Critique d'album expérimental / contemporain/classique occidental/classique 2026
Jack M Campbell, Andreas Kahre, Alexander Varty – No Room For Error
Par Frédéric Cardin
Interview classique occidental/classique
Domaine Forget 2026 | Concert final aux accents de fleurs et de couronnes
Par Frédéric Cardin
Interview Asie du Sud























