L’Orchestre symphonique de Montréal a fait paraître plus tôt cet automne un album de la Symphonie Fantastique de Berlioz, enregistré en partie devant public. C’est un excellent album d’une œuvre bien rodée pour avoir été jouée maintes fois en tournée. Nous sommes très contents d’avoir enfin une version avec le cornet solo, trop souvent omis, dans le deuxième mouvement, Un bal. Représentant l’artiste qui erre, donc sans devoir être soliste de premier plan, on le perd trop souvent.
Là où cet enregistrement se distingue particulièrement, c’est dans les multiples effets demandés par Berlioz, notamment dans Scène aux champs. La distance entre le hautbois et le cor anglais est juste à point, tout comme l’orage à la toute fin.
Bien qu’on se questionne sur la reprise du quatrième mouvement (elle n’est ni dans la partition, ni dans les us et coutumes; c’est la Marche au supplice, on avance, donc.) celui-ci est très bien réussi avec des sons bouchés chez les cors qui alimente l’anxiété.
Bien sûr, les cloches acquises par l’OSM font toute la différence dans le Songe d’une nuit du Sabbat, qui sonne le glas (Le vrai Dies Irae grégorien) avant d’entraîner tout l’orchestre dans une ronde endiablée.























