Nashpaints est un artiste que j’ai découvert dans un rabbit hole profond de Reddit. Je ne me souviens plus exactement du contexte, mais quelqu’un y avait partagé un lien Bandcamp un peu mystérieux, et dès les premières notes de Molly, j’ai été plongé dans un paysage sonore flou et ambiant. Ce qui se déroule ensuite est plutôt une ambiance dreampop expérimentale qui me rappelle parfois les vieux morceaux de Tame Impala, Deerhunter et Dirty Beaches. Les morceaux, en particulier The Giver, donnent l’impression d’être assemblés à partir d’échantillons live enregistrés puis passés à travers un tamis fin, mais poussiéreux. Un autre critique musical, Gorilla vs Bear, qualifie l’ambiance de « dreampop désincarnée », et je ne trouve pas de meilleur terme que celui-là.
Dans l’ensemble, Everyone Good is Called Molly est plutôt agréable, avec ses arpèges de guitare lumineux et apaisants, ses percussions légères et ses voix façon transistor de radio. Pourtant, la seule description disponible sur le Bandcamp de l’album est inquiétante : « Three people will die while listening to this album.. Zzz they will end up in the same place.»
Boyfriend First propose en revanche une ambiance plus sombre et bruitiste, avec une basse lourde et saturée, des glissements de synthé étranges et d’autres voix féminines, créditées uniquement à Jenn. Après quelques recherches, j’ai découvert que Nashpaints est le projet du musicien irlandais Finn Carraher McDonald, qui collabore parfois avec Maria Somerville et un apparent supergroupe de rock expérimental appelé Princ€ss. Je ne connais pas ce dernier, mais si c’est dans la même veine incorporelle que Nashpaints, ça doit être une expérience intense.























