Il faut beaucoup d’assurance et de créativité pour concevoir une trilogie d’opus constante et évolutive. Avec le troisième et ultime – du moins, pour le moment – volet de Man On The Moon, Kid Cudi justifie son renom. Quelque onze années ont passé depuis la publication du premier chapitre de MOTM, qui contient les hymnes Pursuit of Happiness et Day ’N’ Nite. On ne retrouve peut-être pas de morceaux de ce calibre sur MOTM3, il s’agit toutefois d’une épopée de 18 chansons où Scott Mescudi livre des textes lourds sur des instrumentaux énormes. L’influence de Travis Scott se fait bien sentir par une utilisation parcimonieuse de l’Auto-Tune et de passages improvisés dynamiques (yeah !). Cudi ne renie cependant pas son ADN ni sa marque de commerce, ses enivrants fredonnements, annonciateurs sur les excellentes Solo Dolo III et Tequila Shots. L’artiste de Cleveland est reconnu pour ses prises de risque, ce qui lui a parfois attiré les foudres des critiques. Il semble avoir tiré des leçons de l’époque de Speedin’ Bullet 2 Heaven, ce piètre album pop-rock publié en 2015. Mise à part la tentative maladroite d’échantillonner The House of the Rising Sun sur Elsie’s Baby Boy (flashback), Cudi demeure dans sa zone de confiance sur MOTM3 et on s’en réjouit. Les collaborateurs invités se fondent bien dans l’œuvre ; Pop Smoke et Skepta ajoutent leur sauce drill et grime sur Show Out, tandis que Phoebe Bridgers est naturelle sur Lovin’ Me. À la mi-décembre, Kid Cudi publie in extremis l’un des événements hip-hop de l’année, dont tout amateur du genre pourra se régaler.
Tout le contenu 360
Interview americana/folk
GA-La série de shows | Vers le GAMIQ, Smoke Spell ouvre le bal
Par Jonathan Martin-Belec
Critique de concert
Fête de la musique | Le saxophone en voyage avec le Duo Aster
Par Alexandre Villemaire
Critique de concert
Fête de la musique 2026 | Timothy Chooi et son violon envoûtent Tremblant
Par Alexandre Villemaire
Critique de concert Experimental/percussions/rock
FME 2026 I Mek’Dr’Dr apporte des pelles et du post-punk décalé à Rouyn-Noranda
Par Stephan Boissonneault
Critique de concert
FME 2026 I Hologramme transforme le Petit Théâtre en discothèque torride
Par Stephan Boissonneault
Critique de concert
FME 2026 I Lou-Adriane Cassidy transforme la scène principale en son propre couronnement disco-funk
Par Stephan Boissonneault
Critique de concert
Fête de la musique 2026 | CordaVox et les voyages musicaux
Par Alexandre Villemaire
Critique de concert
L’Ensemble Caprice ouvre la Fête de la musique de Tremblant sur une note éclatante
Par Alexandre Villemaire
Critique de concert hip-hop/soul/R&B
FME 2026 I Muhoza apporte la joie, purement et simplement
Par Saleh Balfaqih
Critique de concert rock/jangle pop/Psychedelia
FME 2026 I Corridor, un Ouroboros psychédélique de rock indépendant
Par Stephan Boissonneault
Critique de concert rock
FME 2026 I Iguana Death Cult convertit les non-croyants
Par Stephan Boissonneault
Critique de concert Afrique/latino/traditionnel
Souk du Sud 2026 | Du erhu à la cumbia, un Souk Pro sous le signe des rencontres
Par Sandra Gasana
Interview latino/électronique
FME 2026 | RIZOMAGIC de Bogotá, futurisme tropical et accordage cosmique
Par Alain Brunet
Critique de concert rock
FME 2026 I Birds of Prrrey’s , chant des sirènes d’un autre type
Par Saleh Balfaqih
Critique de concert soul/R&B/jazz/rock
FME 2026 I Choses Sauvages, où se trouve l’indomptable
Par Lyle Hendriks
Critique de concert expérimental/expérimental / contemporain/pop
FME 2026 I Camilla Sparksss nous apporte le bruit sur un plateau d’argent
Par Stephan Boissonneault
Critique d'album classique occidental/classique 2026
Jackie Leung – Inside Out : Piano Music by Alvin Singleton
Par Frédéric Cardin
Interview électronique























