Pour soutenir ses artistes contraints d’annuler leurs tournées, le label indépendant Sacred Bones sort exclusivement sur Bandcamp une compilation dont la totalité des revenus sera versée aux artistes contributeurs. Fondé en 2007 à New York, le discret mais néanmoins influent label démontre un goût prononcé pour les musiques expérimentales sombres, mystérieuses ou cathartiques. Toutes les publications sont signées d’un triangle noir entouré par un ouroboros, interprétables comme des symboles de la sagesse divine omniprésente dans le monde. Chaque artiste possède une vision spirituelle profonde de l’existence, qui se manifeste par une esthétique ténébreuse, percée d’une lumière vitale intrinsèque. Les Biélorusses de Molchat Doma, dernières recrues du label, créent un son post-punk rétro et glacial sorti tout droit d’un poste de radio du bloc soviétique des années 1980. Dans la même veine, Black Marble offre des chansons lugubres de cold wave inspirées par New Order. Pour le côté noise, on trouve la collaboration entre Uniform et The Body, qui partagent leur philosophie nihiliste écrasante incarnée en un puissant mur du son apocalyptique, ou encore Pharmakon, avec son death-noise industriel (auto) destructeur. Moon Duo, un des premiers adeptes du label, nous propose une expérience spatiale de krautrock funky aussi colorée et contemplative qu’un trip sous hallucinogène. Le groupe chilien Föllakzoid crée un rituel gnostique hors du commun, où les réverbérations de techno minimaliste transcendent l’âme et effacent tout repère rationnel et spatio-temporel. On y trouve également du matériel de Blanck Mass, Jenny Hval, SPELLING et Hilary Woods, qui vient de sortir Birthmarks, un album de folk industriel poétique enregistré lors de sa grossesse. Durant la période sombre et pleine de doutes que nous vivons, cette compilation pourrait bien nous aider à trouver notre propre lumière spirituelle intérieure et, qui sait, peut-être en tomber amoureux.
Tout le contenu 360
Interview Asie du Sud
Découvrez Le Qafila : groupe de pop, fusion soufie, bhangra indienne à Montréal
Par Frédéric Cardin
Interview Maghreb/Moyen-Orient / Levant / Maghreb
Orientalys 2026 | Nuit blanche kabyle, « traversée sensible de la mémoire »
Par Alain Brunet
Interview classique occidental/classique
Domaine Forget 2026 | Vienne immortelle et classique : dialogues entre Haydn, Beethoven, Mozart…et Labadie
Par Alexandre Villemaire
Interview jazz/Maghreb/Afrique
Orientalys 2026 | Rakcha Band, jazz-funk-fusion de Tunisie transplanté à MTL
Par Alain Brunet
Interview Afrique/Moyen-Orient / Levant / Maghreb/classique/électronique/arabe
Orientalys 2026 | DJ Mina, du chant sacré au DJisme oriental !
Par Jeremy Fortin
Interview Asie centrale/Asie de l'Est/Asie du Sud/Moyen-Orient / Levant / Maghreb
Orientalys 2026 | Du 13 au 16 août, les meilleures prises du festival!
Par Alain Brunet
Interview autochtone/classique occidental/classique/Musique traditionnelle/traditionnel
Présence autochtone | En attendant la (vraie) Grande Paix de MTL, Forestare, Joséphine Bacon, Richard Desjardins et tant d’autres sur scène
Par Alain Brunet
Interview traditionnel
Orientalys 2026 | Qi Shen et Jasmine Xu, un duo erhu/piano, mère/fille, à découvrir
Par Frédéric Cardin
Interview autochtone/americana/hip-hop
Présence autochtone | Leonard Sumner, une autre perspective
Par Juliana Cortes
Critique de concert
Présence autochtone | Big Tones et DJ Shub, indigènes du présent et de l’avenir
Par Alain Brunet
Interview Asie centrale/Musiques du Monde
Orientalys 2026 | Alex Iskandar : porteur de traditions de l’Asie centrale à Montréal
Par Frédéric Cardin
Critique de concert pop/Indigenous Soul Music
Présence Autochtone I Anyma Ora envoûte la Place des Festivals
Par Michel Labrecque
Critique d'album classique occidental/classique 2026
Alain Trudel; Orchestre symphonique de Trois-Rivières; Élisabeth Pion; Valérie Milot – Ravel
Par Frédéric Cardin
Interview chanson/classique/pop
Domaine Forget 2026 | Marc Hervieux chante 35 ans de carrière
Par Alexandre Villemaire
Interview Hip Hop/Maori Traditional Music/rap
Présence autochtone I Rei: décoloniser par le rap maori, procurer du bonheur
Par Michel Labrecque
Interview autochtone/classique/trad québécois/traditionnel























