Trois jeunes femmes de vingt-trois ans, de Melbourne, en Australie, ont fondé ce trio au nom équivoque. Heide Perverdelle, Janis Pilkington et Gracie Sinclair se connaissent depuis l’école secondaire. Elle ont créé le trio en 2020, mais il aura fallu attendre 2025 pour voir émerger leur premier opus.
Ça valait la peine d’attendre. Les filles offrent un indie-folk humoristique, satirique, qui se distance du folk sérieux et engagé. Mais parce que la chimie entre elles, particulièrement au niveau vocal, est si intense, on pourrait finir par les prendre… au sérieux. Musicalement, on peut penser au groupe The Roches, au duo Indigo Girls, ou plus récemment à Boy Genius, à la Britannique Laura Marling, même à Crosby Stills & Nash. Mais les bitches ont leur son et leur univers. Même en se moquant d’elles et de leurs angoisses de vingtenaires, elles nous font passer par pleins d’ambiance musicale. Même dans l’ironie, elles touchent nos âmes.
Sans être époustouflantes, les harmonies vocales entre les trois chanteuses fonctionnent très bien. Autour de ces voix, il y a des guitares, acoustiques, électriques, réverbérées. Parfois, un violon apparaît. Il faut attendre la sixième pièce pour entendre une batterie. La pièce précédente est a capella.
Comme homme dans la soixantaine, je ne fais pas partie du public cible du Folk Bitch Trio. J’envie leur légèreté face à la vie. Mais à titre d’amateur de folk et d’harmonies vocales, j’ai pris un plaisir fou à écouter ces Australiennes. Qui, si on en juge par les réactions de la presse anglophone, n’ont pas fini de faire parler d’elles.























