Le mot latin « cantus » désigne le chant et l’expression « descant » signifie une mélodie tracée dans le registre aigu, généralement chantée ou jouée au-dessus d’une mélodie de base. Voilà un procédé polyphonique à deux voix mis au point à une lointaine époque, soit en France et en Italie il y a près d’un millénaire. Inspirée par ce concept très ancien, Sarah Davachi propose 17 pièces contemplatives, méditatives, sensuelles, propices au recueillement et à la relaxation. Sauf exceptions, le nouveau projet de la Californienne évoque de prime abord la musique sacrée des époques baroque et pré-baroque… ce qui n’est pas exact lorsqu’on s’y penche attentivement. L’usage fréquent des orgues à tuyaux mène à cette perception, mais on a tôt fait de réaliser que la linéarité minimaliste des propositions, la nature de leurs structures harmoniques et la surimpression d’autres sources électroniques ou instrumentales (mellotron, piano, synthétiseur modulaire, chant) témoignent d’une pensée compositionnelle vraiment actuelle. Cela étant dit, on observe aussi que ces œuvres de la musicienne sont très peu dissonantes, souscrivent généralement aux échelles mélodiques pré-contemporaines. Or, leur traitement textural n’a finalement que très peu à voir avec le Moyen-Âge ou la Renaissance. Depuis quelques années, d’ailleurs, force est d’observer que l’orgue effectue un retour en force dans le monde de la musique contemporaine (instrumentale ou électronique); Sarah Davachi s’inscrit assurément dans cette mouvance comme, par exemple, la compositrice canadienne Kara-Lis Coverdale. Encore une fois, on constate l’étonnante affinité de la musique ancienne avec la musique contemporaine, Sarah Davachi en fournit une preuve lumineuse.
Tout le contenu 360
Interview jazz/soul/R&B
Franky Freedom: et de deux pour la gloire du néo jazz fusion québécois
Par Alain Brunet
Interview classique occidental/classique
Esteban la Rotta : retour aux sources lointaines du luth
Par Frédéric Cardin
Interview jazz
On parle avec John Sweenie de Mysticism for Intellectuals, un album qui fera la liste des ‘’Meilleurs of’’ 2026
Par Frédéric Cardin
Interview classique occidental/classique
Beethoven et Brahms : premiers et derniers feux de passion musicale au 9e étage
Par Frédéric Cardin
Interview classique/pop
OSM | Tout sur la saison 2026-2027, les mots de la direction artistique et musicale
Par Alain Brunet
Interview americana/chanson française/pop
La Zarra de nouveau sur la ligne de départ
Par Alain Brunet
Critique de concert danse/classique occidental/classique
Stephanie Lake Company : symbiose de la frappe et du mouvement
Par Frédéric Cardin
Interview Chanson francophone/americana
Éric Dion, « L’origine du vent »… et de ses chansons gaspésiennes
Par Alain Brunet
Critique de concert latino/pop/rock/Europe de l'Ouest
Maruja Limón, arme de construction massive!
Par Alain Brunet
Critique de concert jazz
Hilario Durán et le Big Band de l’UdeM: caliente à la salle Claude-Champagne !
Par Michel Labrecque
Interview reggae
David Cairol et Taïro dévoilent “Ticket pour Mars”, un single reggae engagé
Par Sandra Gasana
Critique d'album classique occidental/classique 2026
Esteban La Rotta – Orbus Ille Germanus : L’art du luth allemand au XVe siècle
Par Frédéric Cardin
Critique d'album électronique/classique occidental/classique/expérimental / contemporain/musique de film 2026
Colin Stetson – Something Very Bad Is Going to Happen
Par Frédéric Cardin
Critique d'album classique occidental/classique/jazz 2026
Vision String Quartet – In the Fields
Par Frédéric Cardin
Critique d'album classique occidental/classique 2026






















