August McKinney est un pianiste basé à Montréal. Bien qu’il soit étudiant en jazz à McGill, il taquine aussi le chant folk/pop, tendance indie Montréal. C’est dans cette dernière esthétique que Wind se situe. Avec des arrangements économes, de facture classique, McKinney chante six titres plutôt feutrés, apaisants et intimistes. Une voix plutôt jolie, soyeuse, avec un petit grain pas désagréable.
La cohésion avec ses compagnons est bonne, bien que leur discrétion laisse toute la place à McKinney, sa voix et son piano (et quelques très occasionnels coloris électros). Julian Ferrer à la batterie, Sam Ripat à la contrebasse sont présents dans toutes les pièces (un format trio conventionnel, donc), et Dave Hjin et Daniel Marmer apparaissent à la guitare dans une chanson chacun. La pièce titre, Wind, se démarque clairement avec sa mélodie attachante et son optimisme baigné d’une lumière toute simple et d’une aisance qui invite à se laisser bercer.
Un album sans prétention, qui démontre de belles qualités qu’on aura plaisir à découvrir plus amplement dans des aventures jazz à venir.






















