Atlantis Jazz Ensemble est un ensemble mené, entres autres, par Pierre Chrétien, qui est aussi derrière le Souljazz Orchestra. Si vous aimez ce dernier, vous aimerez assurément le premier.
Atlantis se veut plus attaché à un écuménisme soul, plutôt que focalisé sur la branche funk comme l’est la phalange Souljazz. Disons que Atlantis est à Souljazz Orchestra, ce que le Comfort Food est à la Soul Food. Une vision plus large, plus inclusive de toutes sortes d’esthétiques. Un peu coltranien (dans ses explorations moites, comme sur Soultrane), un peu bossa, samba, très inclusivement groove, ce Mystic Suite poursuit sur la lancée de Oceanic Suite (2016) et Celestial Suite (2023).
Les trois forment une trilogie désormais complète sur des sujets aussi vastes que l’esprit musical est cohérent. Cela dit, des différences se manifestent entre les trois albums, particulièrement entre celui-ci et les deux précédents. Si Mystic déploie une énergie vive et un caractère relativement populiste, Celestial et Oceanic sont plus studieux, enracinés dans un jazz hard bop classique. Les couleurs et le sens général de la musique y sont présentés comme des héritiers d’une lignée remontant aux grands albums du tournant des années 60, ceux de Miles, de Wayne Shorter, de Lee Morgan, etc. Plus ‘’vrai jazz’’, disons.
Mystic Suite semble donc se présenter comme le petit frère ‘’séducteur’’ des deux aînés.
Le résultat, c’est qu’on aime déambuler dans la ville avec ce jeunot dans les oreilles. Peut-être Ottawa, lieu où est principalement basé l’ensemble, mais certainement Montréal, où votre humble chroniqueur véhicule agréablement ses journées. Imaginez la vôtre, et ça le fera.























