Le volume 9 d’Art Choral sorti cet automne met en lumière 13 œuvres a cappella écrites par 13 compositrices encore vivantes.
Il y a de tout dans cet album, de la musique chorale plus classique à la percussion corporelle et utilisation d’onomatopées. Chaque œuvre se distingue des 12 autres, soit par le style, le propos ou encore l’inspiration, c’est le point fort de cet album.
Dans le registre des pièces plus obscures, on retrouve Say the Names de Katya Pine, à propos de victimes d’un acte violent dans une communauté sikhe aux États-Unis. Cette œuvre se veut un hommage aux disparus, pour la plupart anonymes. C’est très touchant.
Dans le registre plus léger, A Minute to Mozart de Alice Ping Yee Hoo sur un texte de Sara Teasdale démontre une jolie habileté d’un chœur à 8 voix. Il y a aussi Dust the Water qui met en valeur la beauté du chant à voix égales (voix d’hommes et de femmes séparées).
Bien que cet album soit excellent, il y a, je crois, deux oubliés dans cet opus : le piano et le Québec (Sophie Dupuis est néo-brunswickoise). Pour un album qui se veut un « aperçu du paysage choral national, un portrait d’ici et d’aujourd’hui », on se questionne pourquoi des compositrices comme Ruth Watson-Henderson, Marie-Claire Saindon ou encore France Levasseur-Ouimet n’en font pas partie.























