Anthony D’Alessandro est un pianiste torontois qui a également des affinités avec New York. Neuf plages construisent un programme bien trempé dans un néo-bop de facture classique, coloré de swing et de quelques balades apaisantes. On y ressent l’excitation et l’énergie d’une urbanité souriante et optimiste. De nombreuses références à des expériences personnelles du musicien dans la Grosse Pomme touchent le mélomane également familier de la métropole états-unienne : un petit stand de tacos, une coupe de cheveu chez un coiffeur au hasard d’une promenade, les lumières de la ville la nuit, un hommage à un club de jazz mythique (le Village Vanguard) et plusieurs autres clins d’oeil que ceux et celle qui aiment fréquenter New York comprendront ressentiront entièrement.
D’Alessandro est appuyé impeccablement par des musiciens qui comprennent parfaitement ce qu’il souhaite transmettre comme émotion : Summer Camargo (trompette), Jacob Chung (sax ténor), Jonathan Chapman (contrebasse) et Ernesto Cervini (batterie). City Lights est un album superbement old school, tant dans le style que dans l’esthétique sonore et la façon de l’enregistrer. D’Alessandro était au Upstairs en octobre 2025 pour présenter l’album. Je regrette souverainement d’avoir raté cela. J’espère qu’il reviendra bientôt.
Bonne humeur et excellence artistique réunies sous un même toit, on en prendra en surplus par les temps qui courent.























